Inspiré par le lieu.
Ancien professeur de sciences physiques, Daniel Roger a été touché par l’artistique il y a plus de trente ans. « A l’époque, je fabriquais des ronds en papier, je m’inspirais des boules de paille posées sur les champs, j’appelais ça le « Roll-Art ». Un ami me dit alors : « tu devrais élever tes ronds ». Dubitatif, je laissais cette proposition en retrait. Puis et petit à petit, l’idée du volume trottait dans ma tête. La préparation d’une exposition au Cloître des Pénitents à Rouen me dirigea vers la fabrication des premières casemates. La matière première et privilégiée fut le papier. Il a toujours été présent dans mon travail (peinture, dessin et ensuite sculpture). Cette matière s’est imposée naturellement et sans questionnement pour la fabrication des casemates. Pour les premières, j’ai commencé à faire ma pâte à papier et par la suite un ami papetier me fournissait la pâte. Depuis ma technique s’est enrichie par des mélanges avec différents matériaux argile, chaux, huile de lin etc.… aussi suite à des lectures par lesquelles j’ai trouvé une recette datant du Moyen-âge : le papier pierre. Les maçons l’utilisaient pour restaurer certaines structures des édifices religieux, par exemple : les gargouilles des cathédrales ». Habitué des galeries ou des salles d’exposition, Daniel Roger a dû, pour cette installation, dialoguer avec le lieu. « Je suis entré dans cette chapelle, j’ai touché les murs, j’ai respiré, j’ai senti la beauté du lieu et j’ai été bouleversé. Cela a été Ma promenade ». – Promenades de Daniel Roger – Jusqu’au 1er juin 2014 – Chapelle Saint-Julien – Entrée libre.