Vendredi 18 juillet – Maromme
Ce matin, à l’Ehpad « Le Villâge des Aubépins », je retrouve Laurence Rossignol, Secrétaire d’État chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie que nous accueillons avec David Lamiray, ainsi que Marie-Françoise Gaouyer, sénatrice de Seine-Maritime, et Caroline Dutarte, vice-présidente du Département en charge des solidarités. Dans le cadre de ses déplacements sur le terrain, elle a souhaité se rendre dans la commune pour découvrir l’équipement marommais et échanger avec les résidents. Ce moment est aussi l’occasion de retrouver Paulette Guinchard, Présidente du Conseil de Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA). C’est une grande dame qui a, comme élue locale et comme parlementaire, comme secrétaire d’Etat chargée des personnes âgées dans le gouvernement de Lionel Jospin, contribué à renforcer et moderniser les politiques publiques dans notre pays pour toujours mieux prendre en compte nos aînés, leur accorder la place centrale qu’ils doivent avoir. Retrouver Paulette et Laurence aux Aubépins, dans ce lieu de vie où les résidents ont emménagé il y a un peu plus d’un an, en juin 2013, c’est un symbole fort.
Nous sommes réunis pour la remise du Prix CNSA Lieux de vie collectifs & Autonomie de la réalisation médico-sociale pour personnes âgées et du concours d’idées. Cette distinction remise à l’Ehpad de Maromme est une reconnaissance du projet porté par la municipalité, du travail de conception du maître d’ouvrage et des architectes, du partenariat regroupant la ville, le Département de Seine-Maritime, l’Agence régionale de santé (ARS), l’Ademe et d’autres acteurs encore ; une reconnaissance du bâtiment lui-même, de l’organisation de ses espaces, du choix des matériaux, des services dispensés ; une reconnaissance aussi, bien sûr, du travail des personnels, dans l’accompagnement et dans les soins, sous l’autorité de Mme Mongaux-Masse, directrice de l’établissement ; une reconnaissance du lieu de vie qu’en ont fait les résidents et les aidants. L’Ehpad est au cœur de la ville – non loin de l’hôtel de ville et de la future médiathèque, à deux pas de l’espace culturel Beaumarchais – et la ville est au cœur de l’Ehpad – plusieurs commerces et services font le lien entre la rue et le hall d’accueil, dont un salon de coiffure, un espace bien être, un café, etc. Le lieu accueille quatre-vingt résidents sur 1 700m2, allie le verre et le bois, ce qui le rend lumineux et spacieux. Laurence Rossignol a consacré une large part de la visite à échanger avec les résidents, à écouter leurs témoignages, à prendre en compte leurs messages.
Dans son intervention, elle a évoqué concrètement et précisément le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement, rendant hommage au travail mené par Michèle Delaunay, qui l’a précédée dans ces fonctions et qui s’était rendue dans notre circonscription, notamment ici-même, à l’automne dernier. « Cet Ehpad incarne ce projet de loi et ce que le Gouvernement souhaite faire à travers ce moment fort », c’est-à-dire mobiliser la société tout entière autour des enjeux liés à l’autonomie. Cela suppose d’anticiper les enjeux, d’adapter la société – urbanisme, logement, transports… – et les politiques publiques aux besoins et aux attentes de nos aînés et avec eux, accompagner les personnes, avec une attention particulière pour celles qui ont des revenus modestes et moyens. Lorsque le texte législatif sera en discussion à l’Assemblée, je reviendrai en détail sur ces questions dans ce blog.
Jeudi 17 juillet – Elbeuf
Aller-retour entre l’Assemblée, où j’ai participé ce matin aux travaux de la mission d’information sur la mise en œuvre du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi dont je suis membre et où je retournerai dans la soirée pour l’examen du projet de loi sur la délimitation des régions, et Elbeuf pour le dixième anniversaire d’Adventech, une PME industrielle de notre bassin d’activité, en présence de nombreux salariés et partenaires. Son dirigeant, M. Pelletier, m’avait invité en février dernier, lors d’un débat où nous avions échangé sur les métiers industriels et l’enseignement professionnel et de la voie technologique. L’entreprise, créée en 2004, s’est spécialisée dans la conception, la fabrication et la pose de matelas d’isolation pour applications thermiques industrielles. « Nous fabriquons des robes thermiques, de la haute couture pour l’industrie », expliquent ses dirigeants. L’entreprise, qui emploie actuellement 25 personnes, compte de nombreux clients dans les secteurs de la chimie, de la pharmacie, de la cosmétique, de la pétrochimie, du nucléaire, du chauffage urbain. L’entreprise pratique les trois « i » : innovation – technologique mais aussi sociale à travers le dialogue dans l’entreprise pour améliorer les conditions de production et de travail, réduire la pénibilité, développer le travail en réseau et en collaboratif -, investir – dans de nouvelles applications des textiles techniques, avec les sacs ergonomiques et esthétiques -, internationaliser l’activité – Corée du Sud, Russie, Europe, etc. La qualité et la haute valeur ajoutée des produits, fondées sur le savoir-faire humain et la capacité à produire du sur-mesure à taille industrielle – sont cœur du développement de l’entreprise. Ce moment fut aussi pour moi l’occasion d’évoquer la priorité nationale que constitue le redressement de notre appareil productif à travers la mise en œuvre d’une stratégie globale pour la croissance, la montée en gamme et l’emploi.