(fil-fax 18/07/14)
Cet accord pourrait apparaître comme une collection de vœux pieux mais il a au moins le mérite d’exister : Areva, l’UIMM, l‘Etat, Pôle emploi et les syndicats dont la CGT viennent de signer une convention pour favoriser le « développement de l’emploi durable » et « le dialogue social » dans les usines d’éoliennes marines qui verront le jour au Havre en 2017. L’industriel qui prévoit d’embaucher directement 750 salariés s’engage à informer ses partenaires « sur ses besoins envisagés en matière de sous-traitance ». L’UIMM de son côté affirme sa volonté « d’adapter son offre de formation à l’évolution des besoins en compétences d’Areva ». Tous s’engagent à « mieux communiquer » sur les métiers industriels et rendre « plus attractives » les filières de formation préparant à ces professions.
Selon cette convention, les recrutements devront s’opérer sous le signe de « la diversité », synonyme d’enrichissement pour les signataires. Les parties se sont accordées autour de quatre engagements : l’emploi d’handicapés, la diversité sociale et culturelle, la diversité des âges et la mixité entre les femmes et les hommes. Les usines devront engager 5% de personnes « éloignées de l’emploi « (jeunes sans diplômes, demandeurs de plus de 55 ans, chômeurs de longue durée…).
Côté dialogue social, Les signataires s’engagent à faire respecter le droit pour tout salarié « d’adhérer au syndicat de son choix » sans que cet engagement n’ait de conséquences sur sa carrière. Ils soutiennent que l’égalité professionnelle passe également par « une meilleure représentation des femmes dans les différentes instances représentatives du personnel et au sein des organisations syndicales ». Les organisations syndicales (la CGT, la CFDT, FO, la CFE/CGC et la CFTC) se sont ainsi engagées à assurer la représentation des femmes « en position éligible » sur les listes de candidats lors des futures élections professionnelles qui seront organisées « le plus rapidement possible ».