Après plus de trois années de croissance atone, l’économie égyptienne ressemble à un gros paquebot à la dérive. Abdel Fatah al-Sissi, alors candidat à la présidence de la République, s’était prémuni de tout reproche en soulignant la dureté de sa mission à venir. Amarrer le bateau prendra plusieurs années et demandera le concours des 87 millions d’Égyptiens. « Tout ce dont j’ai besoin, c’est du temps, car il existe un fossé entre vos souhaits et les capacités de l’État », déclarait-il début mai.
Un an plus tôt, la gestion désastreuse de la crise économique figurait dans la liste des reproches faits au président islamiste Mohamed Morsi.