Le conseil municipal s'est tenu jeudi 16 octobre dans une atmosphère d'unanimité. L'ensemble des groupes politiques a en effet approuvé la plupart des délibérations, y compris celles ajoutées en urgence.
Une de ces délibérations en urgence portait sur une aide au Croissant rouge destinée à soutenir les villes kurdes de Turquie frontalières de la Syrie, où affluent des milliers de réfugiés fuyant, indique le texte de la délibération, « les combats et les atrocités commises par les djihadistes » de l'organisation État islamique.
Une autre délibération concernait une demande de « dotation de développement urbain ». Cette subvention de l'État destinée aux villes françaises les plus pauvres permettra d'équiper les écoles des quartiers Hartmann-La Houssière et Thorez-Grimau de tableaux numériques, ainsi que de rénover et d'agrandir la bibliothèque municipale Louis-Aragon.
Un vœu « relatif aux dotations aux collectivités locales » a également recueilli l'assentiment de l'ensemble des groupes du conseil. Ce texte proposait d'associer le conseil stéphanais à la motion de l'Association des maires de France protestant contre « la réduction de 11 milliards d'euros de dotations aux collectivités territoriales » qui, à court terme, poursuit le texte voté, remet notamment en cause dans leur qualité et dans leur ampleur « le fonctionnement des services délivrés aux habitants », ainsi que « l'investissement public générateur d'activité économique ».
Le texte requiert enfin des élus à la communauté d'agglomération « de soutenir la présentation et l'adoption de cette motion au titre de l'intérêt des communes » et interpelle la députée de la circonscription (Luce Pane, maire de Sotteville-lès-Rouen) « afin qu'elle s'engage à défendre la demande de révision de cette décision et s'oppose, si besoin est, par vote, au volet de la loi de finances prévu à cet effet ».
Le conseil a été également marqué par le débat d'orientation budgétaire auquel le numéro 193 du Stéphanais (à paraître jeudi 23 octobre) consacrera une page. Le premier adjoint, Joachim Moyse, a souligné que les dotations de l'État « ont baissé régulièrement entre 2008 et 2014 » pour un total de 800 000 euros et de 300 000 euros pour la seule année 2013-2014.
« Le transfert des compétences voirie et urbanisme à la Métropole impactera sur notre capacité à déployer de nouveaux foyers fiscaux », a-t-il indiqué, relevant que « la baisse des dotations » était « sans précédent » et qu'elle n'était pas compensée par l'augmentation du taux d'imposition locale resté stable depuis cinq ans.
Dans le contexte de difficultés budgétaires auquel doit faire face Saint-Étienne-du-Rouvray comme l'ensemble des communes, le maire Hubert Wulfranc a néanmoins annoncé une bonne nouvelle. La résidence pour personnes âgées Ambroise-Croizat bénéficiera d'un financement de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) afin de suppléer à la perte du financement de l'État initialement prévu sur cette opération. Le maire a tenu à souligner que le dossier stéphanais avait été retenu par la Cnav parmi 264 dossiers au national et devrait être d'un montant de 687 084 € assorti d'un prêt à taux zéro de la Carsat.
Les dernières délibérations ont porté sur la solidarité. Francine Goyer, deuxième adjointe, a exprimé l'inquiétude du conseil sur « la situation de précarité qui augmente sur la commune », ajoutant la nécessité de renforcer la politique de solidarité face à un chômage des jeunes en augmentation de 12,68% sur la commune depuis mai 2012. La deuxième adjointe a en outre alerté sur le fait que le CCAS de la commune avait vu recourir à son aide 2 262 nouvelles familles en 2013.