Régulièrement donc, des opérations d’envergure, style « coups de poing » qu’affectionnait tant un ancien ministre de l’intérieur, sont mises sur pied, à des heures où les cambrioleurs sont censés opérer. Il s’agit de quadriller tout une zone réputée sensible en matière de vols par effraction. Avec des moyens adaptés, quand celà est possible.
4 hommes à bord d’une voiture suspecte
Ce jeudi 30 octobre, c’est dans le secteur de Pont-Audemer, qui a la particularité de se trouver sur un axe autoroutier très fréquenté, que la gendarmerie a mobilisé ses forces sur le terrain, dont l’hélicoptère de la section aérienne de la gendarmerie (SAG) basé à Villacoublay (Yvelines).
Le résultat ne s’est pas fait attendre : dès la mise en place du dispositif, vers 17 h 15, à Rougemontiers, le véhicule de lecture automatique des plaques d’immatriculation (LAPI), engagé lui aussi dans l’opération, détecte un véhicule recherché. Il s’agit d’une Citroën Xsara qui est « placée sous surveillance » : sa présence a été signalée récemment lors d’un vol en réunion à Gap (Hautes-Alpes). Elle est susceptible d’être utilisée pour faire un « mauvais coups ». L’objectif est d’intercepter le véhicule suspect ainsi que ses quatre occupants.
Stoppés à un barrage de gendarmerie
Une mission pas si simple : la Citroën prend la fuite pourchassée par les gendarmes du peloton de surveillance et d’intervention (PSIG) de Pont-Audemer. Au cours de la course-poursuite, les suspects se débarrassent de plusieurs sacs tout en essayant de semer les gendarmes.
Mais la partie est bientôt perdue pour les malfaiteurs qui, à hauteur de Eturqueraye, se heurtent à un barrage routier mis en place par les gendarmes de Routot et ceux du peloton d’autoroute de Bourg-Achard. Les occupants du véhicule, quatre homme âgés de 46, 45, 36 et 21 ans tous de nationalité roumaine, sont alors interpellés, sans opposer de résistance.
Ils étaient toujours en garde à vue ce vendredi en fin d’après-midi. Ils seront déférés demain samedi au palais de justice d’Evreux pour être présentés à un magistrat du parquet.
« Les sacs abandonnés dans le feu de l’action contenaient plus de 80 articles d’une célèbre marque de cosmétique vraisemblablement dérobés dans une grande surface », précise la gendarmerie.