Dans son émission en direct avec les Français, ceux qui étaient devant leur écran et ceux qui étaient sur le plateau de télévision et qui l’ont interrogé, le Président de la République a parlé avec cœur, détermination, humilité, avec sens du concret et hauteur de vue, à la fois de la vie quotidienne des Français et de l’avenir de la France. Alors que nous sommes à mi-chemin du quinquennat, il a fait preuve de clarté dans l’explication et de volonté dans la projection.
1) François Hollande a indiqué le sens de l’action et de sa mission : faire entrer et faire gagner la France dans la mondialisation, la moderniser tout en consolidant ce qu’elle est, une République sociale forte de ses valeurs et de son modèle. La mission historique de la gauche aux responsabilités du pays est de permettre à chaque Français de maîtriser son destin en conjuguant solidarités collectives et aspirations individuelles et à la France d’avoir toute sa place dans ce nouveau monde, avec ses nouvelles puissances, ses nouvelles techniques, ses nouveaux enjeux. Le Chef de l’État a rappelé les atouts magnifiques de notre pays qu’il faut valoriser et renforcer, les défis qu’il faut relever, les faiblesses qu’il faut combler. Cet esprit de conquête, lucide et mobilisateur, c’est le sens même de la politique, loin des discours déclinistes et fatalistes, celui de l’extrême droite qui n’a pour dessein que le repli et l’isolement avec la sortie de l’Europe et du monde, celui des libéraux-conservateurs qui n’ont pour programme que le démantèlement des solidarités.
2) C’est ce projet – la République sociale qui entre et qui gagne dans la mondialisation, qui lui donne un sens aussi, celui de la gauche et du progrès – qui met en perspective les mesures prises depuis l’alternance. Le soutien à la production, à l’innovation, à la compétitivité des entreprises pour créer la croissance durable et des emplois, notamment dans l’industrie. L’investissement dans l’éducation et la formation car dans le nouveau monde, le savoir sera la première des matières premières. Le soutien au pouvoir d’achat des ménages modestes et des classes moyennes avec les réductions d’impôts qui vont se concrétiser en 2015 avec, notamment, la suppression de la première tranche de l’impôt sur le revenu. La lutte contre les inégalités avec l’action en faveur du logement, de la santé, de la sécurité, de la justice, de l’égalité femmes-hommes, de l’organisation des territoires. Le redressement commencé des comptes publics que la droite a gravement détériorés pendant dix ans. La réorientation de l’Europe pour la croissance, l’emploi, l’investissement. L’engagement de notre nation au service de la paix et de la sécurité du monde. La démocratie renforcée avec le non-cumul des mandats et la transparence de la vie publique. Le Président de la République sait les attentes des Français, attente de résultats avant tout, il connait les réalités dans les territoires. Il reconnait aussi certaines erreurs, avec franchise, évoquant la courbe du chômage qui ne s’est pas inversée en 2013. C’est pourquoi il a fallu mettre les bouchées doubles pour que la France renforce sa compétitivité pour créer des emplois.
3) L’horizon de la deuxième moitié du quinquennat a été fixé, autour de priorités qui améliorent le présent et qui préparent l’avenir. L’éducation et la formation avec un objectif : pas un jeune qui sorte du système scolaire sans une solution, une perspective – revenir à l’école, en stage, en apprentissage. Le numérique avec un grand plan national à l’école, notamment. La transition énergétique avec la volonté – nous avons tous les savoir-faire et tous les atouts y parvenir – de faire de la France le premier pays pour l’efficacité énergétique, des emplois d’avenir verts dédiés à la performance thermique des logements jusqu’à la conférence internationale sur le climat à Paris dans un an pour lutter contre le réchauffement climatique. La santé, parce que la France dispose d’un système de soins, de médecins et personnels soignants, de chercheurs, d’entreprises et de laboratoires parmi les meilleurs du monde. La justice sociale avec, par exemple, les mesures en faveurs des seniors qui sont au chômage, qu’il s’agisse des conditions d’indemnisation ou d’un contrat aidé. La participation démocratique et citoyenne avec, notamment, la réflexion sur le service civique universel sur la base du volontariat pour donner un peu de son temps, deux ou trois mois, à autrui. Le rayonnement de la France, avec la volonté d’organiser de grands événements dans dix ans, comme par exemple une candidature à l’Exposition universelle de 2025.
Le cap de l’action a été fixé pour le pays jusqu’à la fin du quinquennat : réformer la France pour améliorer la vie quotidienne des Français, soutenir la croissance durable et l’emploi dans le pays et en Europe, préparer l’avenir.