(fil-fax 01/11/14)
Les contours de la nouvelle usine dont la Compagnie française de la literie (Cofel) a entamé ces jours-ci la construction à Criquebeuf-sur-Seine commencent à se dessiner. Elle s’étendra sur 37.000 m2 sur un terrain de 85.000 m2 offrant des possibilités d’extension et représente un investissement de 30 M€ dont 22 pour l’immobilier et 8 pour les machines. Ces chiffres montrent que l’opération dépasse la simple reconstruction de l’usine initiale située à Perriers-sur-Andelle et qui a été endommagée par un incendie en 2012. Le groupe qui est depuis 2009 une filiale de l’Espagnol Pikolin disposera au premier semestre d’un outil ultra-moderne à la capacité supérieure de 80%. « Bien que de même taille au sol que la première, cette usine sera plus compacte et plus compétitive », assure Luis Flaquer, directeur général de la Cofel dont le siège est à Paris.
Le groupe connu pour ses marques Mérinos, Bultex et Epéda et a longtemps hésité avant de faire le choix d’une nouvelle construction. Mais l’usine de Perriers-sur-Andelle qui produit 180.000 matelas par an est obsolète car enclavée dans le tissu urbain, avec des bâtiments dispersés, les uns en propre et les autres en location, sans possibilités d’extension et avec des flux logistiques difficiles à rationaliser. Cofel a même envisagé de quitter la région en répartissant la production sur les quatre autres sites français ou en la transférant en Espagne où les usines sont en sous-activité. Les collectivités ont pesé en faveur d’un maintien local même au prix d’un déménagement à Criquebeuf-sur-Seine toutefois mal perçu par les élus de Perriers-sur-Andelle. Elles ont accordé des aides d’un montant total d’un peu plus d’un M€ apporté principalement par la Région Haute-Normandie. Mais selon Luis Flaquer, l’entreprise n’a validé le choix du déménagement qu’après avoir obtenu l’assurance des élus du personnel que les salariés accepteraient de suivre, malgré la distance de 35 km qui sépare les deux sites.
Avec cette usine qui devrait compter dès son ouverture 25 salariés de plus que l’effectif actuel (165) le groupe va pouvoir absorber la croissance attendue de la production, déjà significative ces dernières années. « Le chiffre d’affaires des matelas Epéda dont la production est essentiellement réalisée à Perriers sur Andelle a doublé depuis sept ans », assure Luis Flaquer. Mais cette marque est essentiellement vendue en France alors que le groupe veut se lancer à l’export. Il vise dans un futur proche l’Europe limitrophe, l’Europe de l’Est, l’Afrique francophone le Moyen-Orient et la Chine. De quoi changer de dimension pour un groupe qui produit actuellement un million de matelas et 350.000 sommiers chaque année et qui est numéro un sur le marché français avec 200 M€ de chiffre d’affaires.