Pas de repreneur pour Atlas

Le magasin d’ameublement Atlas du Château blanc a fermé définitivement ses portes lundi 27 octobre.
Aucune offre de reprise n’a été retenue par le tribunal. Les quelque 8 000 mètres carrés d’Atlas sont désormais vides de marchandises et de leurs seize salariés. Le magasin d’ameublement stéphanais était l’un des 95 sites des enseignes Fly, Atlas et Crozatier détenus en direct par la famille Rapp (Mobilier européen), dont le siège social est à Kingersheim (Haut-Rhin).
D’abord placé en procédure de sauvegarde de l’emploi (PSE) en juin, le numéro quatre de l’ameublement français avait été placé en redressement judiciaire le 17 septembre par le tribunal de Mulhouse. Le magasin stéphanais avait fait l’objet d’une offre de reprise, comme les 24 autres magasins et leurs 288 emplois sous enseigne Atlas détenue en direct par les Rapp. Cette offre émanait de la société Arum fondée par Patrick Werner, l’ex-président du directoire de la Banque postale, mais ce dernier a retiré son offre entre les deux tours, préférant "laisser le champ libre à l’offre Fly [présentée par l’ancien directeur financier du groupe, ndlr] qui permettrait de sauver davantage d’emplois."
En l’absence d’un autre repreneur, les magasins Atlas devraient donc fermer leurs portes, à l’exception de 4 d’entre eux repris par But, de 8 autres repris par Conforama en mars dernier, et des 22 autres magasins indépendants sous franchise.
Dominique Joubert, le directeur du magasin stéphanais, se dit "sous le choc" de cette nouvelle. "Le magasin est rentable", plaide-t-il, même s’il reconnaît que le tassement du marché du meuble et l’ouverture d’Ikea à Tourville-la-Rivière avaient rendu la situation plus tendue, "mais c’est un magasin viable, doté d’un personnel excellent".
Les seize salariés du magasin désormais en attente de leur lettre de licenciement déplorent le manque d’information de la part du siège alsacien. Dans un mail que leur avaient adressé le 10 octobre les cousins François et Philippe Rapp, les 2076 salariés du groupe étaient invités à "accepter de subir une zone d’incertitude jusqu’à début novembre" et se voyaient proposer un numéro de téléphone de soutien psychologique.
"Du vent", dénonce l’un des salariés. L’incertitude plane sur l’avenir des locaux désormais vides.

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