Trois mois après l’incendie qui a détruit l’unité de production de l’entreprise Copak, le site a été
débarrassé de la ferraille et des gravats. Une étape importante avant d’envisager la reconstruction. Dès la fin octobre, deux entreprises ont investi le site de l’entreprise Copak pour faire table rase des débris qui envahissaient la dalle depuis le sinistre survenu le 25 juillet 2014. Prestosid, la première, s’est chargée de la démolition et des tonnes de ferraille de la structure de l’ancien bâtiment. Sita, la seconde, s’est occupée du tri des produits d’hygiène et d’entretien qui étaient en cours de fabrication ou déjà conditionnés. Coût total de l’opération, y compris les pertes liées au sinistre, dix millions d’euros. "Il était temps. Je commençais à en avoir assez d’avoir ce paysage de désolation sous les yeux", lance Patrick Darroux, le directeur de Copak.
Dans le même temps, la réintégration de l’activité conditionnement se prépare sur Saint-Étienne-du-Rouvray et devrait avoir lieu d’ici la fin novembre pour une vingtaine de salariés. "Nous tenons notre calendrier avec toujours en ligne de mire la perspective de rouvrir une entreprise flambant neuve pour le mois de juillet 2015. Tout juste un an après l’incendie." Une partie du pari semble gagnée mais Patrick Darroux ne relâche pas pour autant la pression. Au contraire… "On sort de la phase d’improvisation durant laquelle il fallait réagir au jour le jour. Maintenant, il faut vraiment que nous soyons acteurs et organisateurs de notre propre sauvetage. Les clients qui nous ont fait confiance attendent des solutions et des réponses. C’est peut-être le cap le plus critique en fait." Malgré tout, Copak, en plein sauvetage, parvient encore à séduire de nouveaux clients. "C’est une satisfaction certes mais teintée néanmoins de frustration car nous ne sommes pas encore en mesure de pouvoir les servir à 100%", reconnaît Patrick Darroux.
Dans tous les cas, la motivation ne fait pas défaut.