Avec le retour de l’ex-président, la direction du PS espère trouver un peu de répit face aux critiques.
Si la manœuvre qui consiste à désigner l’ennemi extérieur pour reconstituer l’unité du groupe est un classique en politique, dans la bouche de Jean-Christophe Cambadélis, elle a pris, dimanche, un tour plutôt maladroit. « C’est une mauvaise nouvelle pour la France (…) mais une bonne nouvelle pour la gauche », a commenté le premier secrétaire du Parti socialiste, s’agissant de l’élection de Nicolas Sarkozy à la tête de l’UMP. Laissant entendre que ce qui est bon pour la gauche peut être mauvais pour la France… « Les Français ne seront plus dans la situation que nous avons connue pendant deux ans, où il n’y avait personne face au PS », a-t-il tenu à préciser. Manière d’espérer qu’avec le retour possible du pire, nos concitoyens sauraient se contenter du mauvais. Et faire taire les critiques qui arrivent de tous bords sur la politique menée par le gouvernement.