Aïkibudo: la voie de ses maîtres

Pour la saison 2014-2015, l’Association stéphanaise d’aïkibudo et de kobudo mise sur la formation de ses cadres afin de toucher un public plus large, en particulier du côté des étudiants du campus du Madrillet. Art martial à part entière, même s’il est moins médiatisé que le judo ou le karaté, l’aïkibudo n’en finit pas de séduire de nouveaux disciples. L’Association stéphanaise d’aïkibudo et de kobudo (Asak) atteste de cet intérêt malgré un nombre de licenciés qui peut sembler modeste. "Notre club compte vingt-quatre licenciés, âgés de 14 à 74 ans, qui partagent tous la même envie et le même sens du partage, quel que soit le niveau du partenaire", explique Redouane Dahmani, l’un des professeurs.
Au-delà de l’intention, il y a aussi le résultat puisque l’Asak ne compte pas moins de huit ceintures noires parmi lesquelles Serge Jeanne qui dispense son savoir depuis de nombreuses années mais aussi François Le Mauff et Nadia Boubèche qui viennent de décrocher leur diplôme de moniteur fédéral en kobudo. Un vivier à exploiter. "Renforcer notre équipe d’encadrement est un bon moyen de prendre en charge un public plus large y compris chez les jeunes. Nous réfléchissons aux moyens d’attirer les étudiants du campus du Madrillet. Et pourquoi pas imaginer une section spécifique qui s’adapte à leurs emplois du temps? La plupart de nos ceintures noires sont prêtes à franchir le pas de l’enseignement."
À mains nues ou avec armes, l’aïkibudo et le kobudo ne manquent pas de vertus pour convaincre les parents et les enfants. "Ce sport a changé ma vie", confie Erwann Lefebvre, 25 ans, qui a rejoint le club récemment. "J’ai plus confiance en moi, je suis plus ouvert sur les gens. Physiquement, j’ai gagné en souplesse et en tonus musculaire." Michel Lemaire, un des vétérans, acquiesce. "J’ai débuté à 40 ans passés et, vingt ans plus tard, je tiens encore ma place. L’aïkibudo permet de continuer à progresser sans risquer de se blesser."
En appui sur ces solides piliers, l’Asak est plus que jamais prêt à s’engager dans la transmission de ses valeurs.
• Parc omnisports, Youri-Gagarine, avenue du Bic Auber. Tél.: 06.35.24.75.58.

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