(fil-fax 11/12/14)
La transformation des 28 hectares de l’ancien hippodrome des Bruyères en Parc naturel urbain, sur les communes de Sotteville-les-Rouen et Saint-Etienne du Rouvray, devrait débuter à la fin 2016 pour une ouverture à une date… indéterminée. Le démarrage des travaux sera une étape de la longue mutation d’un projet qui a beaucoup évolué. En 2007, la communauté d’agglomération de Rouen avait repris cet espace très vaste appartenant à la ville-centre sans être sur son territoire, avec un programme d’aménagement qui a rapidement soulevé des oppositions enflammées de riverains, dans un climat tendu sur ce sujet entre les deux maires, le communiste Hubert Wulfranc à Saint-Etienne du Rouvray et le socialiste Pierre Bourguignon à Sotteville-lès-Rouen.
Encalminée, l’idée d’une reconversion de cet espace exceptionnel en zone urbaine a repris vie avec le lancement d’une consultation très ouverte, « une co-construction », explique Bertrand Masson, chef de projet à la CREA, future Métropole Rouen Normandie.
Réunions avec les riverains conduites par l’agence d’urbanisme Ville Ouverte, jeu en ligne pour « construire son propre parc » qui a débouché sur la conception de 800 parcs, fête d’Automne sur le site… Il est apparu que ces 28 ha, bien qu’abandonnés par les chevaux, restaient la “propriété“ de ses habitués, promeneurs ou sportifs. Sans compter les projets associatifs comme celui de la ferme urbaine, Le Champ des Possibles, porté par un groupe surprenant où écologistes et chefs d’entreprises se côtoient. Si la Métropole prévoit toujours d’y investir 15 M€ – et non plus 30 M€ pour l’initial projet tout ficelé -, son président Frédéric Sanchez (PS) répète à l’envie que « tout est ouvert. Nous devons créer un imaginaire, un lieu où on viendra de loin », espère-t-il. Les seules règles seront de perpétuer et développer la mémoire du lieu, pour sa flore, sa faune, l’histoire du cheval…
En septembre 2015, le concepteur du parc sera choisi selon une procédure de concours et après une période d’études, les travaux commenceront fin 2016, début 2017, prévoit Bertrand Masson.
C’est à ce moment que les appels à projets, agricoles, culturels, ludiques, équestres, s’intègreront progressivement dans ce qu’il convient d’appeler « parc naturel urbain », et non « parc urbain naturel », comme l’a exigé une association pointilleuse. Le parc, bien que clos la nuit, restera ouvert dans la journée.