(fil-fax 16/12/14)
Le conseil régional de la Haute-Normandie a adopté lundi matin le volet “recettes“ de son budget primitif 2015 qui sera le dernier de la mandature et de la collectivité avant la fusion avec la Basse-Normandie en 2016. Présenté par le socialiste Nicolas Mayer-Rossignol, il a été adopté par les seules voix socialistes, radicales de gauche et écologistes d’EELV. L’opposition de droite Pour une Nouvelle Normandie (UMP, UDI, DVD) et le Front national ont voté contre alors que le groupe Front de gauche a choisi de s’abstenir pour dénoncer les « coupes dans les dotations » de l’Etat. Le porte-parole du groupe, Jean-Luc Lecomte (PCF) a fermement attaqué une décision d’un « gouvernement socialiste qui frappe durement le peuple de France et les haut-normands en particulier ». Une position que le président de Région a jugée en décalage avec l’objet même du budget régional. La droite a elle aussi invoqué la baisse des dotations de l’Etat pour s’opposer au budget primitif.
Le budget 2015 s’élèvera donc à 866,32 M€ (+1%). L’épargne brute se maintient à un niveau équivalent de celui de 2013 à 156 M€. L’endettement de la Région est en diminution (221,79 M€ contre 238,1 M€).
L’ouverture de cette séance budgétaire a été marquée par une manifestation de salariés de la papeterie Chapelle-Darblay du groupe finlandais UPM, à Grand-Couronne, qui protestent contre le projet de leur direction de suppression d’une ligne de fabrication et la suppression de 196 postes. Une délégation de la CGT s’est exprimée sans incident dans l’hémicycle du conseil régional mais les quelque deux cents manifestants restés à l’extérieur ont copieusement arrosé les façades de l’hôtel de région d’œufs, de farine, et répandu des rouleaux de papier dans tout le quartier.
Le président du conseil régional a annoncé qu’il avait reçu du Premier ministre un courrier demandant au Ministre de l’Economie et de l’Industrie de « lui faire des propositions ». Une table ronde rassemblant l’ensemble des acteurs devrait être organisée prochainement. Un chargé de mission national sera également nommé pour élaborer « un contrat stratégique de la filière cellulose ». Pour les salariés de UPM, il y a « urgence. Il faut des réponses concrètes avant la fin de l’année » a exigé Gérard Sénécal, délégué CGT de UPM.