A l’heure où l’activité financière mondiale repose sur deux devises principales (le dollar et l’euro), on assiste à l’émergence de nombreuses monnaies locales. Plus qu’une nostalgie des monnaies nationales, elles portent tout un système de valeurs économiques et sociales.
En France, des monnaies comme l’Occitan (à Pézenas), le Sol (à Toulouse), La Mesure (dans le bassin de vie de Romans) ou encore la récente Sonantes (à Nantes) viennent confirmer un engouement pour des systèmes monétaires parallèles, n’utilisant pas les habituels pièces et billets de banque. Sur internet, le concept s’est lui aussi développé avec l’apparition en 2009 des "bitcoins", cette monnaie électronique uniquement présente sur la toile. Il s’agit à la fois d’une devise monétaire et d’un système de paiement dans cette devise.
Sans épiloguer sur la réussite ou non de ces monnaies, il est important de se demander ce que révèle cette demande, ce besoin de nouvelles monnaies. Et s’interroger sur leur rôle dans l’économie.
D'ailleurs, l'acharnement avec lequel les institutions contestent l'existence de ces valeurs d'échange locales montrent bien que ce concept remet en cause le système établi.
Le sauvetage des banques en 2007 puis en 2012 et l'absence totale de mesures d'assainissement des pratiques bancaires inquiète et pousse à trouver des alternatives à la monnaie officielle.
Enfin, le programme de François Hollande sur la séparation des banques d'affaire et des banques de dépôt, sur le programme d'investissements européen, sur la taxe Tobin, n'ont toujours pas eu le premier indice d'une application.
Comment ne pas comprendre que les citoyens puissent perdre confiance…