En feignant de montrer du doigt la CODAH qui compte 3 vice-présidentes sur 15, les élues du groupe PS du Conseil régional adressent en fait un message à la fédération socialiste de Seine Maritime qui montre peu d’empressement à favoriser concrètement l’accession des femmes à de véritables fonctions exécutives dans le département.
Ces élues PS savent en effet parfaitement que, dans le cadre de son fonctionnement consensuel et respectueux des communes, la CODAH confie principalement ses vice-présidences aux Maires de l’agglomération havraise. Lorsque les communes peuvent prétendre à plusieurs vice-présidences, la parité s’exerce de fait. C’est le cas pour Le Havre qui a proposé 2 femmes et deux hommes pour assurer les 4 fonctions de vice-présidents qui lui reviennent.
Le problème que soulèvent ces élues socialistes est celui d’une triple absence:
– L’absence de femmes têtes de liste PS aux Municipales dans l’agglomération havraise :
En investissant Camille Galap au Havre, Jérôme Dubost à Montivilliers, ou encore Eric Le Maistre à Sainte-Adresse, le Parti socialiste n’a pas souhaité donner sa chance à des femmes aux dernières municipales ;
– L’absence d’une loi instaurant la parité au sein des bureaux des Agglomérations :
Mmes Troalic, Hurel, Pane, Chauvel et Gaouyer sont parlementaires mais aucune n’a jugé utile de modifier la loi pour instaurer la parité au sein des instances intercommunales ;
– L’absence de parité à la tête des principaux exécutifs locaux :
Toutes socialistes, les présidences du Conseil régional, du Conseil général, de la CREA ou encore celle de la Municipalité de Rouen sont exercées par des hommes, jusqu’à la présidence de la fédération socialiste de Seine Maritime.
La parité, ce sont d’abord des actes !
Au Havre, les quatre conseillers généraux de l’opposition départementale sont des femmes. Au Havre, les fonctions d’adjoints au Maire chargés des domaines essentiels que constituent l’éducation, la sécurité, les affaires sociales ou la culture sont exercées par des femmes.
Au final, force est de constater qu’au sein du groupe PS du Conseil régional de Haute-Normandie, la parité entre sérieux et démagogie est loin d’être respectée …