A la recherche de l’ultime précision.
« Je n’aime pas les armes à feu… ». Malgré ce paradoxe avoué, Frédéric Pélican vient de participer pour la première fois aux épreuves du championnat du monde de tir « 22 hunter » qui se sont déroulées à Volmerange-les-Mines (57), près de la frontière avec le Luxembourg. S’il n’est pas monté sur un podium, cet événement n’en a pas moins été une sorte de consécration pour cet Osselien de 56 ans, venu sur le tard à la pratique de cette jeune discipline. « J’ai commencé le tir il y a 5 ans. C’était une idée d’une amie. Nous avons alors intégré l’Association de tir de Criquebeuf sur Seine (ATCS). Pendant un an, j’ai fait des cartons avec une carabine à plomb ! C’est un noviciat obligatoire pour tous les débutants. Et comme je l’ai précisé, je n’aime pas les armes à feu, ce qui fait du bruit, qui semble violent… Je suis plutôt dans la recherche de la performance, de la méticulosité. La pratique du « 22 hunter » correspondant parfaitement à ces aspirations ». Littéralement « chasseur au 22 long rifle », si ce tir sportif n’est apparu en France qu’à à la fin des années 70 comme dans la plupart des pays européens, il existait depuis fort longtemps dans l’Ouest américain sous la forme de concours d’habilité et de précision. Il s’agissait alors de tirer sur de petits animaux sauvages. Il est pratiqué chez nous par une centaine de tireurs. Plus de la moitié des tireurs français sont d’ailleurs d’un niveau international.
« Mais nous ne sommes pas des cowboys » précise Frédéric Pélican, « c’est même tout le contraire ! Nous sommes vraiment dans l’univers de la balistique. Plein de facteurs sont ainsi à prendre en compte afin d’effectuer le tir parfait. Vitesse du vent, hygrométrie, température, qualité de la munition, assise et position de l’arme et, surtout, un mental à toute épreuve. Calme, relaxation, concentration… ». Effectivement, sur le pas de tir, Frédéric mettra de longues minutes avant d’obtenir par sa recherche et son approche technique, la précision absolue. Il disposera alors de 30 minutes pour « faire mouche » sur les 25 cibles, minuscules à 50 mètres. « Dans la recherche de la perfection, le but du jeu est de se poser toujours et encore les même questions… ». Pour assouvir sa passion, Frédéric s’entraîne à l’Association de tir de Criquebeuf sur Seine qui dispose d’installations couvrant de nombreuses pratiques allant du tir au plomb à 10 mètres jusqu’au tir longue distance à 300 mètres. Fort de ces centaines d’adhérents, le club présidé par Michel Chambron offre ainsi une palette complète de moyens pour les éventuels compétiteurs intéressés. Plus de renseignements au 06.25.03.13.62.