« La bonne intégration sociale des personnes handicapées est une préoccupation citoyenne fondamentale. Rouen, signataire de la charte Ville Handicap, apporte un soin particulier à cette cause ».
Une affirmation que l’on peut lire sur le site de la Ville. Mais pour autant, la réalité vécue au jour le jour par les handicapés ne correspond pas toujours à ces belles phrases.
On pourrait bien sûr parler de la pénurie de logements adaptés, des chaussées déformées, de l’accessibilité des bâtiments …….. Nous n’aborderons ici que le problème du stationnement.
A Rouen, l’offre globale de stationnement est de 44 165 places mais la municipalité ne réserve que 400 places à destination des handicapés quand elles devraient être de presque 900 si l’on raisonnait au titre de la loi qui impose pour les nouveaux parkings publics de créer au minimum 1 place handicapés pour 50 autres.
Si entre 2006 et 2007 le nombre de nouvelles places dédiées étaient en constante augmentation passant de 55 à 140, avec le changement de municipalité, la tendance s’inverse : de 97 places en 2008, il n’y en aura que 24 en 2009 et seulement 20 en 2010.
Pourtant, depuis 2007, l’attribution de la carte de stationnement pour personnes handicapées est dorénavant décidée en fonction des difficultés de déplacement de la personne et cela indépendamment du taux d’incapacité reconnu afin que les personnes âgées puissent aussi en disposer si leur médecin la sollicite. Une modification des critères qui augmente alors considérablement le nombre de personnes ayant le droit à ces cartes.
Il devient donc urgent, à l’heure où l’on souhaite rendre la Ville accessible à tous, que celle-ci ne soit pas réservée aux seuls valides, et qu’on en facilite l’accès à celles et ceux qui ne peuvent malheureusement pas marcher .
La bonne intégration sociale des personnes handicapées est une préoccupation citoyenne fondamentale, alors prouvons le !