Trente-six communes de la region havraise s’impatientent.

Et le font savoir au préfet de région. Par un courrier du 29
octobre
, leurs représentants interpellent le préfet sur le projet
de fusion
qu’ils aimeraient voir aboutir.
Rappelons que ce projet consisterait
à redessiner un nouveau périmètre intercommunal regroupant
la communauté de l’agglomération havraise, la communauté
de communes de St Romain de Colbosc et celle du canton de Criquetot l’Esneval.

Dans une grande majorité (36 communes sur 54), ces
communes ont d’ores et déjà donné leur accord
(par un vote de leur conseil municipal) à ce périmètre. La Commission départementale de coopération
intercommunale de Seine-Maritime a elle-même formulé un avis favorable. Un comité
de pilotage a donc travaillé sur les questions de gouvernance, de compétence,
de fiscalité, et, ainsi que l’exige la loi, le projet de statuts a été
soumis le 4 juillet 2012 au préfet.

Tout pourrait donc être fin
prêt pour une fusion effective dès 2013. A une réserve près,
et non des moindres : manque la réponse du préfet. Comprendre : du gouvernement…

A qui profite ce silence gouvernemental ? cet immobilisme n’a rien d’anodin et s’apparente à un blocage
du processus

Certainement pas à la nette majorité de ces 54 communes normandes qui, depuis juin 2011, ont démocratiquement décidé du bien fondé de leur fusion. Seule cette "grande
agglomération" – correspondant au véritable
bassin de vie des habitants de la région havraise – leur permettra de relever les défis des mutations
économiques, des transports, de l’Axe Seine ou encore ceux de l’environnement et des
ressources publiques.

Certainement pas non plus à la France en général et à
toutes les collectivités locales en particulier qui ont tout à
gagner à réduire l’empilement administratif (région, département, pays, intercommunalité, commune) qui enserre nos territoires.
Dès
2014, ces collectivités verront en effet leurs dotations diminuer dans
le cadre de la nécessaire politique de réduction des dépenses
de l’Etat. Il est donc urgent de faire les réformes de structures qui s’imposent
pour une meilleure efficacité afin de faire face à cette réduction de ressources.
Ces réformes passent par la fusion d’agglomérations (et aussi par la suppression
des départements qui ne correspondent plus aux réalités
du terrain).

Ce silence profiterait-il au gouvernement ? Sans doute. Mais par ce courrier
cosigné, les maires, les conseillers généraux et les parlementaires
concernés ne manquent pas de lui rappeler le respect dû par l’Etat
à tout processus démocratique
.

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