Les bibliothèques mettent à disposition de leurs usagers une bonne centaine de revues et journaux. Un fonds parfois méconnu qui couvre pourtant de très nombreux thèmes : de l’actualité à la pêche, de la cuisine à l’informatique en passant par le sport et autres raretés. Il n’y a qu’à faire escale dans une maison de la presse pour percevoir le foisonnement de journaux et magazines en tout genre. Environ 4500 titres seraient édités actuellement en France, un chiffre qui rassemble à la fois les journaux professionnels qui ne touchent pas le grand public et ceux dédiés aux petites annonces. Après un sérieux élagage, on peut estimer à quelques centaines, le nombre de périodiques accessibles à tous.
Si les trois bibliothèques stéphanaises ne proposent évidemment pas un panel aussi large, à y regarder de plus près, l’offre est pourtant riche et mérite le détour. Pas moins de 130 abonnements sont contractés chaque année par le service pour un budget de 10 600 €. "Il y a bien quelques doublons, notamment sur des journaux ou des magazines d’actualités, mais pas tant que cela, précise la bibliothécaire Laurence Dalmont, avant d’ajouter, tous les ans, nous essayons de revoir notre politique d’acquisition pour tenter de répondre au mieux aux envies des usagers." Sans compter que le marché est en perpétuel mouvement, sans arrêt des titres naissent tandis que d’autres disparaissent.
Sur quels critères sont choisies les publications ? "Nous sommes avant tout un service public et le critère de qualité est important, rappelle Laurence Dalmont. On doit donc être pluraliste : nous avons par exemple cinq quotidiens nationaux différents."
Comme pour les livres, le fonds municipal de périodiques doit s’apprécier dans sa globalité : tous les titres ne sont pas disponibles dans les trois sites. Et ils ne sont pas toujours regroupés au même endroit. À Elsa-Triolet par exemple, le présentoir principal est situé à l’entrée, mais les titres consacrés à la musique ont pris place dans la… musithèque et ceux destinés aux enfants et adolescents se situent non loin des livres qui les concernent. Il faut donc être observateur et surtout – comme toujours – ne pas hésiter à interroger les professionnels lorsqu’on recherche une revue précise.
Parmi les valeurs sûres, celles qui rassemblent le plus de lecteurs fidèles, il y a bien sûr la presse quotidienne et du côté des magazines, les classiques ont toujours la cote : Que choisir ou 60 millions de consommateurs, Modes et travaux, les titres cuisine, jardinage ou informatique. De la même façon, chez les jeunes, on observe que les tendances n’évoluent pas beaucoup : J’aime Lire, Picoti ou Okapi sont toujours très appréciés. On notera aussi l’engouement pour Julie qui s’adresse aux préadolescentes. D’autres encore peuvent être littéralement victimes de leur succès. C’est le cas de Onze mondial, spécialisé dans le foot, qui a été retiré : il était systématiquement "dépouillé" par des fans de la discipline qui récupérait les posters et autres photos de leurs idoles. Parmi les nouveaux-venus, se trouvent par exemple des magazines de loisirs créatifs, de déco ou de grand reportage. Deux titres spécialisés dans les questions de développement durable complètent également l’offre de lecture.
Et puis il y a aussi quelques raretés, comme Le Pucheux qui s’intéresse à l’histoire et aux traditions normandes, Clara magazine dans une veine féministe ou encore Faites entrer l’infini, le journal des amis de Louis Aragon et Elsa triolet.