Retour vers le futur.
Il existe des sites internet où l’on peut tenter de retrouver ses anciens copains. Il y a des associations d’anciens élèves qui se réunissent pour évoquer « le bon temps »… Le projet de l’équipe éducative du collège Fernand Léger et de ses élèves est plus ambitieuse et novatrice : référencer le parcours d’anciens élèves afin de constater ce qu’ils sont devenus, cinq, dix voire quinze ans après leur passage à Fernand Léger. « Cet établissement a une histoire, un vécu » témoigne Régis Delabrière le proviseur adjoint, « ainsi qu’une réputation qui n’est pas le reflet de ce qu’il est devenu après la démolition des anciens locaux et la reconstruction, en coeur de ville, de ce bel outil! ». En effet, selon des témoignages d’élèves partis étudier sur la rive droite de la Seine, Fernand Léger semble toujours souffrir d’un certain déficit d’image. « Notre projet, initié par notre collègue Olivier David, professeur d’histoire/géo depuis 13 ans chez nous, vise à un partage de l’identité du collège, un peu comme ce qui pourrait se faire aux Etats-Unis où l’on est fier d’être passé par telle ou telle école » poursuit Régis Delabrière. « Convivialité, fierté, réussite, initiative et dialogue seront les maître-mots de ce défi » annonce Olivier David. Nous allons lancer une vaste enquête pour localiser ces anciens et voir ce qu’ils sont devenus. Leurs parcours pourront être des exemples pour nos jeunes élèves et, pourquoi pas, leur servir de référence. Le projet est ambitieux car nous partons à la pêche mais élèves actuels, parents et professeurs serviront de relais dans cette quête. Un premier point sur les retours de questionnaires sera fait en cours d’année et pourrait déboucher, dans plusieurs mois, à la création d’une fresque géante représentant ce passé si présent ». Cette initiative des enseignants s’inscrit dans le cadre d’une qualité qui, peu à peu, s’est instaurée au sein de ce collège de quartier. Ainsi, en début d’année, les professeurs principaux n’hésitent-ils pas à recevoir en entretien individuel, chaque élève. Pour renforcer la cohésion, nombreux sont ceux qui participent à l’élaboration du journal interne « le petit Léger ». « Cette disponibilité et la totale adhésion de l’équipe enseignante porte ses fruits » admet Caroline Geste, la principale, « preuve en est : nous sommes passés, en 5 ans, de 64 à 79% de réussite au DNB (brevet des collège) et de 45% à 61% d’orientation en seconde générale! ».