Les historiens estiment entre 20 et 40 % le nombre de bombes larguées lors du Débarquement qui n'auraient pas explosé. (Photo d’illustration)
Un promeneur a alerté les gendarmes, dimanche 24 février 2013, alors qu’il se trouvait en forêt de Roumare, près de Rouen, après avoir découvert un obus allemand de 20 centimètres de long et de cinq centimètres de diamètre, une roquette plus exactement, datant de la Seconde Guerre mondiale.
« Il allait photographier les chevreuils »
« Ce promeneur est un amoureux de la Nature. Il a l’habitude d’aller photographier les chevreuils en forêt. Quand il est tombé sur la roquette, il nous a immédiatement alertés : elle était intacte », indique l’adjudant-chef Levasseur, de la brigade de gendarmerie de Déville-lès-Rouen.
Aussitôt alertés, les militaires ont donc pris contact avec la Préfecture, qui a appelé le service de déminage de Caen. Les démineurs sont arrivés sur place mardi 26 février au matin pour prendre en main les opérations de ramassage des munitions.
Une opération de routine pour les démineurs
« Pour les démineurs, c’est une opération de routine. Il semble que ces roquettes pourraient provenir d’un site de munitions que les Allemands auraient voulu détruire avant de partir », précise encore l’adjudant-chef Levasseur, qui explique que ce type de munitions remonte souvent à la surface, avec le passage des sangliers qui retournent le sol.
Il faut savoir que ce type d’engin est régulièrement découvert en Seine-Maritime : le service de déminage traite en effet près de 200 interventions de ce type chaque année : 165 pour l’année 2012 pour être précis.
« C’était effectivement une opération de routine, loin des opérations de déminage lourde qui peuvent nécessiter la mise en place d’un service de mise à l’abri ou d’évacuation quand des bombes sont retrouvées », soulignent les membres du service de déminage de Caen.
Ne jamais manipuler un obus !
Quoi qu’il en soit, la découverte de ces munitions a fait l’objet d’une procédure définie avec les élus concernés et les forces de l’ordre.
« Dans tous les cas, il s’agit pour la personne qui découvre ce genre d’engin, de le signaler sans le manipuler. Ce sont les forces de l’ordre qui évaluent ensuite le danger au regard de l’environnement et qui sollicitent le service de déminage via le SIRACEDPC (Service Interministériel Régional des Affaires Civiles et Economiques de la Défense et de la Protection Civile) ».
La préfecture de Seine-Maritime invite en tous les cas chacun à prendre connaissance des conseils de prudence à observer en cas de découverte d’un obus. La fiche : les conseils de prudence