8,1 millions d’euros

C’est le montant que la compagnie aérienne low cost Ryanair devra payer comme dommages et intérêts pour « travail dissimulé ». Une cour d’appel française a confirmé mardi la culpabilité de la compagnie irlandaise, la condamnant aussi à 200 000 euros d’amende.

la mondialisation ne fait pas tout, et l’Europe ne casse pas tout, au moins pas la justice!

100 millions de dollars

C’est le montant du don (soit 79 millions d’euros) que va offrir le milliardaire américain et cofondateur de Microsoft Paul Allen afin de combattre l’épidémie d’Ebola. Une partie de ces dons servirait à financer le développement et la fabrication de deux unités d’évacuation sanitaire pour permettre au département d’Etat américain d’évacuer le personnel médical d’Afrique de l’Ouest.

Buisson, l’amertume vengeresse

Au fond, Patrick Buisson n’est pas un homme aussi curieux qu’on le croit. Il ne faisait pas partie des 9 millions de personnes qui ont regardé Nicolas Sarkozy annoncer son retour sur France 2, le dimanche 21 septembre. Mais très vite, on lui a rapporté les propos de l’ex-président à son égard. Une heure plus tard, il a visionné l’interview en replay sur internet.

Alors seulement, l’ancien conseiller officieux de Sarkozy à l’Elysée a entendu la fameuse phrase qui le concernait : « Des trahisons, dans ma vie, j’en ai connu beaucoup. Mais comme celle-là, jamais. » Buisson trouve que Sarkozy a eu tort de prononcer cette phrase. Vraiment tort. « Ça ne m’a pas fait plaisir », remarque-t-il au téléphone, un après-midi de la fin septembre. Le ton est posé, calme. D’une voix égale, il ajoute, sibyllin : Il n’aurait pas dû dire ça. » Pour lui, c’est évident : si Sarkozy a prononcé cette phrase à la télévision, c’est pour « décrédibiliser par avance les analyses que je pourrais faire par la suite, les jugements que je pourrais porter sur sa campagne ». Buisson n’a pourtant pas attendu l’entrée en campagne de son ancien client pour se faire une idée.

Début septembre, il jugeait déjà que Nicolas Sarkozy « ce sybarite », était mal parti. Sybarite !… Buisson en est convaincu : comme les habitants de Sybaris, cette ville de la Grèce antique réputée corrompue et amollie par le luxe, l’ancien président n’aurait « psychologiquement plus envie de se battre. Il aimerait être élu et continuer la vie agréable qu’il mène actuellement ». On ne l’attend pas dans le rôle du rempart contre le FN avec un discours centriste. Le centre, ce n’est pas son genre de beauté, ça ne marchera pas. » Et même quand Sarkozy met la barre à droite, dans une interview au « Figaro magazine », deux semaines après son entrée en campagne, Buisson ne change pas d’avis. La mayonnaise ne prend pas. Il est seul. Y a plus de jus. Plus rien. » Donc, « les choses sont maintenant claires : il sera mort politiquement avant de l’être judiciairement »…

Après la stupéfiante révélation, début mars, de ses curieuses méthodes de travail, Patrick Buisson avait jugé bon de se mettre au vert. Traqué par la presse jusque dans son repaire vendéen, il avait laissé son avocat reconnaître que, oui, il avait bien enregistré des dizaines de réunions à l’Elysée comme « documents de travail ». Sans compter des conversations privées dont le site Atlantico avait publié quelques extraits. Condamné en juillet pour atteinte à la vie privée après la plainte du couple Sarkozy il avait alors disparu des écrans radars.

Depuis la fin de l’été, Patrick Buisson s’active de nouveau en coulisses. Invisible, mais pas muet. Il se répand en confidences très calculées dans Paris. Silencieux du genre bavard, l’ancien directeur de « Minute » a mis au point une riposte graduée à ce qu’il estime être « un rodéo contre sa personne ». Car il n’accepte pas d’avoir été écarté par l’ancien chef de l’Etat. Il ne digère pas d’être désormais indésirable. A l’entendre, cette affaire d’enregistrements « n’a été qu’un prétexte pour habiller un changement de ligne politique », voilà tout. D’autant plus, selon lui, que Sarkozy, comme tout un chacun, « n’aime pas les gens à l’égard desquels il a une dette. Il ne supportait plus qu’on parle de ‘ligne Buisson' ». Conclusion : « C’est un assassinat politique. »

Ce que ne dit pas Patrick Buisson, c’est qu’il y a d’autres raisons à sa colère. A la fin de l’été, il a été contraint de payer les 10.000 euros de dommages et intérêts qu’il devait à Carla Bruni-Sarkozy après sa condamnation le 3 juillet. Jusqu’au bout, il a espéré que cette dernière ne ferait pas exécuter la décision, mais l’ex-première dame s’est montrée inflexible. C’est alors qu’il a commencé à donner de ses nouvelles. Le 21 août, dans un article de « Paris Match » consacré à la nouvelle vie des « Bannis de la République », on apprend que, selon un de ses amis, il écrit « des centaines de pages sur l’Elysée, sur Sarkozy et sur la France », reclus dans sa maison des Sables-d’Olonne.

Début septembre, Buisson concentre ses tirs sur l’épouse de l’ancien président. Il n’a pas changé d’avis depuis l’Elysée : c’est une artiste gauche caviar, une bobo, politiquement nuisible à son mari. « On ne fait pas de campagne gagnante avec Carla et NKM. »

Malgré le caractère tranché de ses jugements, il ménage encore Nicolas Sarkozy dont il se contente alors de critiquer la ligne politique. Buisson ne s’aventure pas sur d’autres terrains. Pour le moment en tout cas. Est-ce parce que l’ancien chef de l’Etat, contrairement à sa femme, n’a pas exigé le paiement de son dû ? S’il l’avait fait, Buisson aurait été obligé de s’acquitter de 10000 euros supplémentaires…

Contradictoire, il prédit que Hollande et Sarkozy vont couler tous les deux, car ils font système », Aujourd’hui, Patrick Buisson, proscrit de la sarkozie, partage son temps entre son domicile du 17e arrondissement, son bureau à la chaîne Histoire, dont il est le directeur général, et sa maison de Vendée. Jeudi 23 octobre, il présentait en avant-première « Si je mourais là-bas », son dernier film, qui retrace le rôle des écrivains engagés au front lors de la Première Guerre mondiale.

Ecotaxe, reddition en rase campagne?

Dans un entretien aux Echos, l’écologiste craint de voir de nombreux projets de développement durable être à leur tour ajournés. Nicolas Hulot, envoyé spécial du président François Hollande pour la protection de la planète, estime que l’abandon de l’écotaxe pose «un vrai problème démocratique», dans un entretien au journal Les Echos de mardi. «Je le regrette profondément. Cela entraînera l’ajournement de nombreux projets dans le transport durable», explique le défenseur de l’environnement après la suspension sine die de l’écotaxe et du péage de transit poids lourds. Pour Nicolas Hulot, «le principe pollueur-payeur est bafoué et il y a un vrai problème démocratique». «Fallait-il renoncer, au prétexte que les routiers allaient paralyser nos grandes villes ? A ce compte-là, aucun dossier écologique ne passera jamais, même d’intérêt général», regrette-t-il, ajoutant que «face aux lobbies, il n’y a qu’un moyen de faire avancer les choses : afficher un front républicain».

28,5 milliards d’euros

C’est le coût que pourrait atteindre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest d’ici à la fin de l’année 2015 si le virus se propageait bien au-delà de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone, a estimé la Banque mondiale mercredi. « L’énorme fardeau économique pour les pays touchés et le monde de l’actuelle épidémie aurait pu être évité en investissant de façon prudente et continue pour renforcer les systèmes de santé », a déclaré Jim Yong Kim, le président de l’institution.

Une équation redoutable

Déficit public en hausse, dépenses publiques en baisse, croissance en berne… le gouvernement mène une opération vérité sur les comptes publics. Et ce n’est pas reluisant. A chaque rentrée parlementaire, le refrain est le même : le budget s’annonce comme l’un des plus compliqués de la Ve République. Les déclarations de Michel Sapin montrent néanmoins l’ampleur réelle des défis auxquels le gouvernement est confronté cette année. Avant la présentation du projet de loi de finances le 1er octobre, le gouvernement a cru bon de clarifier ses objectifs. Nous ne changeons pas de trajectoire, a assuré le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll à la sortie du conseil des ministres. Le sérieux budgétaire reste l’engagement qui a été pris depuis le début, le sérieux budgétaire avec la réduction des dépenses publiques reste la ligne qui sera suivie. » C’est la première tranche des 50 milliards d’euros d’économies que le gouvernement s’est engagé à réaliser durant les trois dernières années du quinquennat. Et c’est un bel effort. Car les éléments ne sont pas favorables. Notamment l’inflation. Elle est plus faible que prévue, ce qui ralentit la hausse naturelle théorique des dépenses publiques, par rapport à laquelle les économies sont calculées. On s’attendait à ce que le gouvernement annonce 19 milliards d’euros d’économies, quitte à repousser une partie de l’effort au budget 2016. « On ne peut pas avoir les mêmes objectifs avec une inflation qui devient très faible », avait plaidé Michel Sapin le 2 septembre. « Les deux milliards d’économies qui ne seront pas réalisés à cause de la faiblesse de l’inflation seront donc compensés », a-t-il corrigé mercredi. Et de détailler : « Les dépenses de l’Etat et de ses opérateurs diminueront de plus de 1 milliard d’euros, quand naturellement elles auraient progressé de 6 milliards. La baisse des dotations aux collectivités locales sera confirmée à hauteur de 3,7 milliards. S’agissant de la sécurité sociale, plusieurs milliards d’économies ont déjà été votées ou négociées. » Le gouvernement va aussi devoir compenser les dépenses supplémentaires annoncées cet été, notamment en faveur du bâtiment ou des ménages modestes, le ministre des Comptes publiques évoquant « d’autres mesures complémentaires ». C’est la deuxième grande nouvelle de ce mercredi. Et elle n’est pas bonne : le déficit public augmente cette année. Il était de 4,2% fin 2013, il sera de 4,4% à la fin de l’année. En cause : d’abord un changement des normes comptables au niveau européen, qui fait grimper le déficit de 0,2 point en raison de la prise en compte du Crédit d’impôt compétitivité emploi distribué aux entreprises. Cela ne suffit toutefois pas à expliquer l’écart avec les 3,8% annoncés initialement. « L’essentiel de la hausse est évidemment dû à la dégradation du contexte économique », a expliqué Michel Sapin mercredi matin. Le gouvernement prévoit désormais un déficit de 4,3% en 2015 et la France repousse pour la troisième fois l’objectif de 3%, cette fois en 2017. Pourquoi cette nouvelle trajectoire ? Impossible d’augmenter les impôts. « L’efficacité, ce n’est pas de chercher à atteindre à toute force et coûte que coûte l’objectif de déficit initial, quelles qu’en soient les conséquences sur notre tissu économique ». L’exécutif ne souhaite pas non plus renoncer au Pacte de responsabilité. « L’efficacité, ce n’est pas de prendre des mesures qui reviendraient à aggraver encore la panne de croissance que nous connaissons et à ralentir encore un peu plus l’inflation », explique Michel Sapin. Quant à aller plus loin dans la réduction des dépenses publiques : Le gouvernement a revu sa prévision de croissance de 1% à 0,4% cette année, et de 1,7% à 1% l’année prochaine. La cause de cette croissance morne ? « L’effort de réduction des déficits mené ces dernières années à travers toute l’Europe a continué de peser sur l’activité », explique Michel Sapin. L’absence de croissance plombe aussi les recettes fiscales, ce qui ralentit la réduction des déficits… Le gouvernement s’est-il montré trop optimiste ? « La panne de croissance de la zone euro au deuxième trimestre a surpris, répond Michel Sapin. Le recul de l’activité en Allemagne et en Italie a déjoué toutes les prévisions. Tous les observateurs avaient prévu une accélération de la croissance en cours d’année grâce à des taux d’intérêt très bas et des conditions budgétaires moins dures que par le passé. Ce n’est pas ce qui s’est produit. De nouveaux facteurs d’incertitude, notamment géopolitiques, sont apparus. » Le ministre des Finances rappelle notamment que le Haut Conseil des finances publiques avait confirmé au mois d’avril la prévision du gouvernement, jugée « réaliste ». Pour l’année prochaine, Michel Sapin qualifie cette fois sa prévision de « prudente ».

15,72

C’est la température moyenne, en degrés Celsius, du mois de septembre, le plus chaud dans le monde, sur Terre et à la surface des océans depuis 1880, selon un rapport de la NOAA. 2014 pourrait être l’année la plus chaude depuis 135 ans.

Dons des Français

 Les dons aux grandes associations et fondations ont progressé en 2013, mais se sont tassés au premier semestre 2014, a rapporté jeudi le syndicat professionnel France générosités. En 2013, le don moyen par chèque a progressé de 4,1 %, pour atteindre 59,7 euros. Par prélèvement automatique, il a crû de 1,5 %, pour s’élever à 12,7 euros, et le montant moyen pour un don en ligne a connu une hausse de 7,5 %, à 95 euros.

Une course de vitesse vitale

«Soit nous arrêtons Ebola maintenant, soit nous devrons affronter une situation sans précédent et pour laquelle nous n’avons pas de plan», s’est alarmé un haut responsable des Nations unies.

Selon l’OMS, on pourrait atteindre en décembre 5 000 à 10 000 nouveaux cas par semaine. Le monde est en train de perdre la course contre le virus Ebola et il ne parvient pas à freiner l’épidémie mortelle, a averti mardi un haut responsable des Nations unies. «Ebola a une longueur d’avance sur nous», a déclaré Anthony Banbury, chef de la mission des Nations unies chargée de coordonner la réponse d’urgence à Ebola (UNMEER), lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à l’épidémie.

L’épidémie d’Ebola «est loin devant nous, elle va plus vite que nous et elle est en train de gagner la course», a-t-il estimé par vidéoconférence depuis Accra où la Mission a son quartier général. «Si Ebola gagne, nous, les peuples des Nations unies, nous perdrons énormément», a-t-il déclaré. «Soit nous arrêtons Ebola maintenant, soit nous devrons affronter une situation sans précédent et pour laquelle nous n’avons pas de plan».

Rappelant les dernières prévisions de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui tablent sur 5 000 à 10 000 nouveaux cas par semaine en Afrique de l’Ouest à partir de décembre, Anthony Banbury a ajouté : «Cela signifie que nous avons besoin de 7 000 lits dans les centres de traitement, mais à cette date selon nos prévisions, nous n’en aurons que 4 300 environ», et sans le personnel nécessaire pour les gérer.

«Il y a beaucoup de mauvaises nouvelles sur Ebola, mais la bonne nouvelle est que nous savons comment l’arrêter», a toutefois déclaré Anthony Banbury. «Nous devons vaincre Ebola et nous devons le faire vite», a-t-il martelé, «chaque jour qui passe voit le nombre de malades augmenter.» L’épidémie continue de progresser en Afrique de l’Ouest et on pourrait atteindre début décembre «5 000 à 10 000 nouveaux cas par semaine», a indiqué mardi le docteur Bruce Aylward, directeur général adjoint de l’OMS. Il a mentionné un nouveau bilan global de l’épidémie à 4 447 morts pour 8 914 cas recensés.

Le Département engagé pour le Devoir de Mémoire

Le Département, dans le cadre de sa politique mémorielle, soutient les acteurs institutionnels et associatif seinomarins valorisant la mémoire et la connaissance des deux conflits mondiaux. En cette année mémorielle particulière (Centenaire de la Grande Guerre et 70ème anniversaire de la Libération), le Département a proposé deux expositions commémoratives sur la Première et la Seconde Guerre Mondiale. À travers les collections des Archives Départementales, des témoignages sonores et des documents prêtés par des particuliers, ces expositions ont présenté le sort des populations dans l’épreuve.

Dans le cadre de ces expositions, ont également été organisées des actions pédagogiques avec des classes de collèges et lycée et avec le Conseil Départemental des Collégiens.

Nombreux sont les acteurs institutionnels et associatif seinomarins à s’investir quotidiennement pour valoriser la mémoire et la connaissance des deux conflits mondiaux. Le Département réaffirme son engagement pour une politique mémorielle autour du Devoir et Travail de Mémoire, à travers la mise en place d’une enveloppe exceptionnelle destinée à soutenir les propositions pertinentes dans le domaine historique, pédagogique, patrimonial et touristique en lien avec ces commémorations.

La Commission permanente réunie le 13 octobre 2014 sous la présidence de Nicolas Rouly, Président du Département de Seine-Maritime, a décidé d’accordé au titre de la politique mémorielle un total de 17 800 € se répartissant comme suit : 

3 700€ pour l’association des Commémorations du centenaire 1914/1918 et de la présence belge 

300 € pour l’association de la Sidi Brahim 

500 € pour l’association des Anciens Combattants et appelés de Vieux Rouen sur Bresle 

300 € pour l’association des Anciens Combattant de Motteville 

1 000 € pour le Musée Août 44 – Château du Taillis à Duclair 

300 € pour l’association Grugny Motors Collections 

1 000 € pour l’Office Central de la Coopération à l’Ecole (OCCE) de Seine-Maritime – Ecole d’application Saint-Exupéry à Mont-Saint-Aignan 

2 500 € pour Normandy Day 

600 € pour la Fédération André Maginot groupement 72ème du Havre 

300 € pour l’Ecole Publique de Boudeville 

500 € pour l’Office du Tourisme de Blangy-sur-Bresle 

1000 € pour l’association 89ème DIUS 1945 

1 000 € pour l’association Mémoires Normandes Contemporaines 

1 500 € pour l’association Jubilée 

500 € pour l’Amicale Départementale des Anciens Sapeurs Pompiers de Paris de Seine-Maritime 

1 400 € pour l’Association des Anciens Militaires et Anciens Combattants (A.M.A.C) du Havre et de sa région 

400 € pour l’Union Départementale des Sections de la Médaille Militaire de Seine-Maritime.

500 € pour l’Association des Amis du Général de Vassoigne

Eric Zemmour, intox ou incompétence?

Les dernières semaines, le polémiste bien connu s’ est répandu sur tous les plateaux médiatiques en invoquant des chiffres incontestables, puisqu’issus de l’INSEE.

Si l’on voulait bien le croire, l’identité nationale et la vie même des français étaient menacés par une déferlante arrogante venant du sud de la Méditerrannée.

12 millions d’immigrés

30% de la population

7 millions d’enfants issus de l’immigration

Après vérification auprès de l’INSEE, ces chiffres sont faux!

En effet, il n’y a que 3,7 millions d’immigrés, qui ne représentent que 13% dela population. Quand aux enfants, il est né en France que 2,4 millions d’enfants les 3 dernières année! On voit mal comment les chiffres avancés pourraient refléter la réalité

Zemmour croit que les Français sont prêts à prendre des vessies pour des lanternes, parce qu’ils sont inquiets. Ces méthodes ressemblent furieusement aux méthodes de l’extême droite…..

 

Plan anti tabac

« C’est une grande date aujourd’hui, cela fait des années que nous attendions ce plan ! » A l’issue de la présentation du plan national de réduction du tabagisme par la ministre de la santé, Marisol Touraine, jeudi 25 septembre, Jacqueline Godet, la présidente de la Ligue contre le cancer, ne cache pas sa satisfaction. « Ce plan représente un engagement politique extrêmement fort de la ministre, dit-elle. Il correspond à ce que la Ligue demandait. » Même satisfaction du côté du Comité national contre le tabagisme (CNCT). « Il s’agit d’un très bon plan pris en dépit des pressions exercées continuellement par les lobbyistes de l’industrie du tabac et de la Confédération des buralistes », se réjouit Emmanuelle Béguinot, la directrice du CNCT. M. Audureau confesse par ailleurs qu’il attendait « un encadrement plus clair » de l’usage de la cigarette électronique, notamment dans les restaurants et dans les bars. Le plan dévoilé par Marisol Touraine ne prévoit en effet aucun encadrement spécifique de l’usage de l’e-cigarette dans les cafés et restaurants. Des lieux qui sont pourtant des « espaces clos collectifs de travail », où il sera à l’avenir interdit de vapoter. « Les salariés des restaurants n’ont-ils pas droit à la même protection que les autres ? », feint de s’interroger Yves Bur, le président de l’Alliance contre le tabac, une coalition d’une trentaine d’organisations. « Ce n’est pas un signal clair, juge-t-il. Cela va débattre sur les détails lors de l’examen du texte au Parlement. » Cette réserve mise à part, l’ancien député UMP du Bas-Rhin salue lui aussi un plan « courageux, audacieux » et le qualifie de « déclaration de guerre contre l’industrie du tabac et l’industrie de la mort ». « La position du ministère de la santé est extrêmement floue, notamment en ce qui concerne les lieux de travail collectif », souligne dans un communiqué la Fédération interprofessionnelle de la vape (Fivape), la structure qui représente les professionnels de la cigarette électronique en France. La Fivape regrette par ailleurs « des mesures allant dans la mauvaise direction et qui menacent les efforts des vapoteurs et des professionnels français désireux de tourner la page de l’épidémie du tabagisme ». L’Association indépendante des utilisateurs de la cigarette électronique (Aiduce) annonce qu’elle contestera devant les tribunaux la disposition visant à interdire le vapotage dans les lieux de travail collectif. « Comment expliquer qu’un produit sans tabac, sans combustion et sans effet délétère sur l’entourage puisse faire l’objet d’une quelconque législation pour en restreindre l’usage ? », demande l’association, pour qui « une politique meurtrière vient d’être dévoilée ». « Renvoyer les salariés vapoteurs d’une entreprise avec leurs collègues fumeurs, à l’extérieur du bureau, c’est les exposer à la tentation de la cigarette. C’est aussi, les exposer directement aux dangers de la fumée et au tabagisme passif », regrette dans un communiqué le Syndicat national des professionnels de la cigarette électronique.

Quel avenir pour l’assurance chômage?

Six Français sur dix (59%) sont favorables à ce que l’allocation chômage devienne dégressive, selon un sondage réalisé par Odoxa pour CQFD-I-Télé et le Parisien/Aujourd’hui en France publié samedi 11 octobre.

A la question, « Pensez-vous que l’allocation chômage doit devenir dégressive », 59% des personnes interrogées répondent « oui » et 41% « non ». « Cette proposition est massivement approuvée par les sympathisants de droite (72%) mais l’enquête indique qu’elle a aussi des partisans à Gauche (40%) », précise le quotidien.

Le ministre du Travail, François Rebsamen, a considéré hier comme un « échec » pour le gouvernement et Pôle emploi le fait que certains chômeurs ne cherchent pas d’emploi, comme le montrent les premiers résultats d’une expérimentation menée par l’opérateur.

« C’est tout à la fois un constat d’échec pour nous, pour Pôle emploi, parce que ça veut dire que des gens, des chômeurs abandonnent », a-t-il déclaré au Talk-Le Figaro, rappelant que les chômeurs ont « des droits et des devoirs ».

Manuel Valls avait jugé mercredi devant les députés que le débat sur l’assurance chômage était « légitime ». Lors de leur prochaine négociation sur le sujet prévue « au plus tard » en 2016, les partenaires sociaux devront se poser « la question des devoirs des chômeurs associés à leurs droits, de l’accompagnement de ces chômeurs par Pôle emploi, et la question de l’incitation à la reprise la plus rapide d’une activité », a souhaité le Premier ministre.

Comment sauver la démocratie?

Depuis un mois et demi, malgré les proclamations de principe et les bombardements sur les positions clés de l’État islamique, celui-ci ne paraît nullement affaibli. Au contraire, les multiples pressions n’y font rien et le monde découvre avec inquiétude que ce proto-État ne sera jamais réductible sans forces terrestres. La grande coalition semble paralysée par l’inefficacité des frappes aériennes. La Turquie ne s’engage qu’à reculons pour obtenir des gains au nord de la Syrie, gains dont les Kurdes feront les frais prochainement.

À terme, la Jordanie peut elle aussi être menacée, tout comme le Liban l’est déjà. Le Front al-Nosra a cessé depuis septembre toute attaque contre l’État islamique et il faut craindre une réconciliation entre les deux mouvements. Localement, les populations syriennes continuent de soutenir al-Nosra contre les bombardements et les tribus de la province irakienne d’al-Anbar ne semblent pas prêtes à se retourner contre le califat. On ne sait pas ce que l’on détruit L’étude de la localisation des frappes de la coalition depuis le mois d’août contraint à réévaluer la menace de Daesh et sa nuisibilité. Malgré les effets d’annonce sur la précision et l’ampleur des bombardements, un recul critique sur la masse d’informations transmises par le Département américain de la Défense, ainsi que par des organismes semi-privés comme l’Institute for the Study of war, laisse songeur. Entre le 8 août et le 6 octobre, au moins 250 frappes ont eu lieu en Irak et 90 en Syrie.

En réalité, on ne brise que du matériel, des bâtiments éloignés des centres urbains et des colonnes de véhicules trop visibles. Les djihadistes se mélangent en permanence à la population et nul ne sait réellement ce que les missiles occidentaux détruisent à 5.000 pieds. Les images sont faussement parlantes. L’EI ne cesse d’avancer Bien sûr, on cible des centres vitaux de l’EI : Raqqa, Deir al-Zor en Syrie, ou encore Mossoul, Sindjar, Haditha et Falloujah en Irak, autant de sites sous contrôle djihadiste depuis plusieurs mois. Mais près de 30 % des opérations de l’aviation américaine concernent les quartiers d’Erbil, Kirkouk, Amerli et Bagdad, villes que l’on disait pourtant encore épargnées par Daesh. Est-ce à dire qu’elles ne le sont plus ?

De violents accrochages ont eu lieu au sud de Kirkouk avec les Peshmergas kurdes les 2 et 3 octobre. Dans cette ville, des bâtiments de la 12e armée irakienne ont été soufflés par une explosion le 6 octobre. La veille, la ville de Hît, au sud de Haditha, était passée sous contrôle de Daesh dans le plus grand silence médiatique. Entre le 1er et le 7 octobre, la pression des combattants s’est accrue à l’ouest de Bagdad, sans que les frappes américaines puissent déserrer leur emprise. L’EI est désormais solidement implantée à 40 km de la capitale. Le 6 octobre, l’EI a affronté la police et les milices shiites près de Aziz Balad, à quelques dizaines de kilomètres au nord de Bagdad. Ramadi, la dernière ville de la province d’al-Anbar à obéir au gouvernement central, devrait bientôt tomber, ainsi que la base aérienne d’al-Asad, non loin de Hît.

La plupart des cartes d’implantation de l’État islamique proposées dans les revues françaises et américaines sont erronées (à dessein ?). En effet, elles présentent souvent les territoires concernés sous trois appellations : « Zones sous contrôle de l’EI », réduites à de minces fils comme ceux d’une toile d’araignée ; « zones d’attaques récurrentes de l’EI » et « zones de soutien de l’EI ». Or, personne d’autre que Daesh n’a d’autorité sur ces deux derniers espaces. Ces « zones de soutien » sont plus qu’un réservoir de terres à conquérir, elles sont de facto les territoires de Daesh. Les réduire à de simples lignes le long des axes n’a aucun sens : les espaces intersticiels ne relèvent ni de Bagdad ni des États-Unis, mais seulement du Califat.

L’Occident et ses vieilles tactiques uniformisées La guerre médiatique lancée par les États-Unis et l’ONU contre l’État islamique cacherait-elle la puissance de cette pieuvre qui s’adapte à son ennemi ? De fait, cette organisation terroriste est totalement décentralisée, chaque bataillon a son autonomie d’action et multiplie les opérations périphériques, sans nécessairement de concertation. À un Occident réduit à de vieilles tactiques aériennes uniformisées et prévisibles (la guerre « hors-sol ») s’oppose un djihadisme multipolaire, réactif et enraciné. En outre, la communication militaire de la coalition a souhaité focaliser l’attention de l’opinion publique mondiale sur Kobané et la question syrienne, alors que la situation est d’une autre gravité en Irak : quinze tragédies de Kobané s’annoncent ici…

Pourquoi ce choix ? Les États-Unis ont une prédilection pour le théâtre syrien dont ils veulent écarter Bachar al-Assad depuis des années, quitte à faire intervenir la Turquie en lui donnant des gages, malgré son manque de fiabilité.

Kobané tombera de toute façon, même avec l’aide velléitaire d’Ankara. En attendant, on ne songe plus à l’Irak où la menace grandit. Tous les gouvernements occidentaux répètent désormais la même excuse : sans troupes au sol, on ne peut rien faire. Les opinions publiques sont ainsi progressivement familiarisées à la prochaine étape : l’envoi de soldats ou de commandos en Syrie, et non en Irak.

Toujours sans solution politique et refusant obstinément d’ouvrir la porte des négociations à l’Iran et à Damas, les États-Unis s’enferrent donc dans une stratégie sans horizon qui contribue à la crise du Proche-Orient.

Seule la France avait vu juste au début de la révolution démocratique en Syrie en  voulant une intervention immédiate. Les Etats Unis nous ont laché et ils sont aujourd’hui responsables de l’impasse.

 

Schwarzenegger rebaptisé "visionnator" par Fabius

En portant haut et fort le combat contre le changement climatique, l’ex-star d’Hollywood et ancien gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger, est passé de « Terminator » à « innovator » et « visionnator », a salué samedi le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius.

« On le connaît comme Terminator mais il est assez rare qu’un Terminator puisse être en même temps un innovator et un visionnator », a-t-il déclaré. Le chef de la diplomatie participait à un « sommet des régions pour le climat » organisé vendredi et samedi à Paris à l’initiative notamment de Arnold Schwarzenegger qui a fondé en 2010 l’organisation R20 « Regions of climate action ». Ce dernier, qui a rencontré la veille François Hollande dans la perspective du grand rendez-vous climat de 2015 à Paris où la communauté internationale s’est engagée à sceller un accord ambitieux pour limiter le réchauffement, a également fait allusion à son passé de héros de film d’action pour mieux alerter sur l’urgence à agir. « Le changement climatique, ce n’est pas de la science-fiction (…) C’est le défi de notre temps », a-t-il lancé. Insistant sur les progrès réalisés en matière de développement durable et notamment d’efficacité énergétique en Californie,

Arnold Schwarzenegger a martelé qu’il n’y avait « pas à choisir entre l’économie et l’écologie », tout en assurant qu’il avait dû mener une « très grosse bataille » contre les lobbies de tous poils et les climato-sceptiques. En revanche, « ne rien faire coûtera une fortune », et « il ne faut pas attendre l’Etat ou un accord international pour agir », a-t-il encore lancé. Une « déclaration de Paris » devait être officiellement signée samedi après-midi par tous les participants à cette réunion -venus du Québec, du Nigeria ou encore de l’Etat de Rio au Brésil-, les représentants des Etats fédérés, des régions et des villes s’engageant à agir concrètement pour lutter contre le réchauffement climatique.

L’objectif des organisateurs est d’atteindre la barre symbolique des 1.000 régions, villes et gouvernements locaux des cinq continents signataires de cette déclaration avant la conférence de Paris en 2015. L’un des dossiers épineux des négociations internationales sur le climat est l’aide financière aux pays du Sud pour faire face aux effets du changement climatique. Un Fonds vert est désormais opérationnel pour acheminer cette aide mais Laurent Fabius a déclaré « regretter que les engagements financiers ne soient pas au rendez-vous ». Selon le chef de la diplomatie française, il ne contient pour l’heure que 2,3 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) dont 1 milliard versé par la France et un autre par l’Allemagne, quand il faudrait « entre 10 et 15 milliards d’ici la fin de l’année ».

Oui, mais lesquels?

 Les Européens plus riches après la crise ! La fortune des ménages européens est revenue l’an passé à des niveaux supérieurs à ceux d’avant la crise, selon une étude publiée jeudi par la banque privée suisse Julius Baer, qui met cependant en lumière une évolution contrastée d’un pays à l’autre. En 2013, la fortune cumulée des ménages européens a atteint un niveau record de 56 000 milliards d’euros, enregistrant une hausse 1,7 % par rapport à 2012, selon son rapport sur le patrimoine intitulé Wealth Report Europe.

Deux prix Nobel!

A travers Patrick Modiano et Jean Tirole, nous voilà clairement réhabilités : la France n’est pas cette nation rabougrie dont la culture se serait éteinte et le génie dilué. Cette péninsule à l’extrémité de l’Eurasie n’est pas seulement capable de ne fabriquer que de la neurasthénie à la finlandaise. La France sait aussi créer, inventer, innover « Il s’agit d’une ‘fierté’ (dixit François Hollande), autant que d’un paradoxe. Il y a une certaine ironie à voir la France gratifiée d’un prix Nobel d’économie, alors même qu’elle risque de voir son budget retoqué par la Commission européenne ! De la distance entre théorie et pratique…La France sait tout de l’économie mais elle semble trop souvent ne rien y comprendre. Les mauvaises langues auront vite pensé que les Français savent mieux parler économie que la gérer. Aux yeux de l’étranger, le Nobel de Jean Tirol sonne un peu comme le prix Sakharov des droits de l’Homme, que l’on décerne chaque année à un dissident incompris et maltraité dans son pays.

2 milliards d’euros

C’est le montant des économies prévues dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour réduire le déficit en 2015 et présenté aujourd’hui en conseil des ministres. Le gouvernement espère ainsi réduire le déficit du régime général à moins de 10,5 milliards d’euros.

On ne donne même plus les chiffres du déficit cumulé et malgré tout, les indicateurs de santé restent dans le rouge, les hôpitaux ne peuvent plus gérer les urgences et la médecine de ville ne fonctionne plus dans certaines zones désertifiées.

L’Objectif national des dépenses de l’Assurance maladie (ONDAM) est baissé à 2,1%, soit un niveau historiquement bas. Cela nécessitera un effort d’économies de 3,2 milliards d’euros.

Parmi les axes d’économies définis, figure l’amélioration de la dépense hospitalière, via des mutualisations entre établissements et des économies sur les achats hospitaliers, « où des marges très importantes demeurent ». Le gouvernement veut aussi développer la chirurgie ambulatoire (qui permet un retour au domicile le jour de l’intervention) et agir sur les produits de santé, avec un milliard d’économies sur les médicaments.

Un autre axe d’économies passe par l’amélioration de la pertinence de prescriptions ou d’actes par les cliniques ou les hôpitaux. Les agences régionales de santé (ARS) disposeront d’outils de riposte graduée en cas de non respect de contrats, établissant des objectifs de nombre de prescriptions et d’actes. Par exemple, une pénalité financière pourra être imposée à un établissement qui pratiquerait trop d’appendicites par rapport à une moyenne….

A propos du budget de la Sécu 2015, la CGT santé a dénoncé « une cure d’amaigrissement sans précédent pour la santé et l’action sociale », appelant à manifester le 16 octobre. Les cliniques (FHP) ont pour leur part déploré « la logique de sanctions » et les industriels pharmaceutiques (Leem) ont regretté que le médicament soit « lourdement pénalisé par le refus d’engager de véritables réformes de structure ».

La démographie des professions de santé, la libre installation, la solvabilisation des revenus des médecins par l’Etat sans aucune contrepartie, l’irresponsabilisation complète des citoyens sont des sujets qu’il va falloir un jour mettre sur la table pour éviter de continuer d’aller dans le mur…..

comment se couper un bras

L’Assurance maladie et l’Etat ont décidé de ne plus financer les mesures d’éducation à la santé bucco-dentaire en milieu scolaire au cours de trois prochaines années, à l’exception de quelques actions menées dans les écoles des zones défavorisées. L’UFSBD (Union française pour la santé buccodentaire) appelle le gouvernement à revenir sur cette décision, estimant que la sensibilisation collective est complémentaire de la prévention individuelle. – pour atteindre tous les enfants : « L’intervention en milieu scolaire prouve, depuis plusieurs années, sa pertinence pour atteindre la population ciblée, puisque 96 % des enfants dans les classes visitées ont assisté aux séances de sensibilisation ». – pour former les enseignants : « La participation des encadrants est également très importante, puisque, au-delà de la séance collective, 84 % des enseignants y acquièrent les outils nécessaires pour réaliser des actions relais autour de la thématique bucco-dentaire tout au long de l’année scolaire, principalement sous forme d’ateliers et leçons de sciences ». – pour sensibiliser la sphère familiale : « 92 % des enfants en parlent avec leurs parents, et les parents interrogés déclarent que leur enfant est plus attentif à son hygiène bucco-dentaire après la séance de sensibilisation collective à l’école. De plus, en santé bucco-dentaire, l’impact de la prévention est immédiat : elle engendre un changement de comportement dont les bénéfices sont rapidement visibles en bouche ». Dans la Convention d’objectifs et de gestion (COG) signée entre l’Etat et la Cnamts (Caisse nationale d’Assurance maladie des travailleurs sociaux) pour les 3 années à venir (2014 à 2017), le budget alloué aux actions de prévention et d’éducation bucco-dentaire à l’école est nul. Autrement dit, les mesures de sensibilisation pour la santé des dents réalisées auprès des élèves, des parents et des enseignants sont supprimées par défaut de financement, et ce au moins jusqu’en 2017. La Cnamts a donc choisi de recentrer ses actions de prévention buccodentaire (programme M’T dents) en améliorant le remboursement des examens et des soins, et en favorisant les actions locales dans les ZEP (zones d’éducation prioritaires) et dans les IPDI (Institut de prophylaxie dentaire infantile). Une position incompréhensible et incohérente pour l’UFSBD, qui se dit « choquée » : « cette décision montre à l’évidence les discordances entre les propos du gouvernement et ses actes ». Pour l’UFSBD, la sensibilisation collective, concrétisée par le dispositif de prévention en milieu scolaire, est complémentaire du suivi individuel réalisé au cabinet dentaire. « La prévention collective passe par l’école qui se doit d’assurer aux élèves un lieu d’éducation à la santé », estime l’organisme qui représente les 38 000 chirurgiens-dentistes. Le volet scolaire pour tous du programme de prévention buccodentaire M’T dents organisé par la Cnamts est donc principalement visé, bien que l’Assurance maladie réaffirme, dans la COG, sa volonté de « renforcer les initiatives existantes avec les services de santé scolaire et universitaire qui pourraient être formalisées dans le cadre de conventions avec le ministère de l’Education et de l’enseignement supérieur. » Elle précise son intention de maintenir jusqu’en 2017 « l’effort réalisé en 2013 en matière de santé dentaire des enfants dans les écoles de ZEP et veillera à sensibiliser les parents et les enseignants à cet enjeu. » L’UFSBD déplore cet hyperciblage en zone défavorisée. Selon son estimation, seuls 100 à 250 enfants par départements (soit 10 classes) pourront bénéficier d’une prévention collective, alors qu’en 2013, 250 000 enfants étaient concernés. L’UFSBD rappelle que « la maladie carieuse est avant tout une maladie liée à un comportement individuel inadéquat, face à sa santé buccodentaire, car non ou mal acquis ». C’est pourquoi l’organisme souhaite que des efforts soient à nouveau conduits pour l’accompagnement en milieu scolaire dans ce domaine. L’UFSBD appelle donc le gouvernement à reconsidérer sa position, rappelant notamment que la prévention devait être un des principaux piliers de la nouvelle Loi de santé Publique prévue pour les prochains mois : « ne supprimons pas l’éducation à la santé bucco-dentaire dans les écoles, il en va de la santé globale des futures générations et, plus globalement, de l’avenir de notre société : une société qui se doit d’être responsable, solidaire et préventive ». Le programme M’T Dents est proposé par la Cnamts depuis 2007. Il s’adresse à tous les enfants et vise à améliorer la santé buccodentaire et à prévenir le risque de caries. Dès l’âge de 6 ans et jusqu’à 18 ans, les enfants et adolescents sont invités (un mois avant la date d’anniversaire) à réaliser régulièrement un examen bucco-dentaire (rendez-vous à 6, 9, 12, 15 et 18 ans). Ces visites sont offertes, sans avance de frais. Les soins consécutifs sont alors pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie. Ce programme comporte également un volet de sensibilisation scolaire, évoqué ci-dessus et qui pourrait donc être supprimé.

info ou intox sur les parents d’élèves?

A la veille des élections des représentants de parents d’élèves qui se tiennent les vendredi 10 et samedi 11 octobre, des opposés à la prétendue « théorie du genre » à l’école, se seraient porté candidats sur des listes indépendantes.

« 600 parents du primaire nous ont contactés pour savoir comment ils peuvent participer au débat et se faire entendre « , affirme Arnaud Alziari (27 ans), coordonnateur avec Esther Pivet du collectif Vigi Gender, qui s’engage à « promouvoir une école excluant le Gender comme fondements des programmes et activités scolaires et périscolaires ». Une rhétorique caricaturale, proche de celle de la Manif pour tous, qui agite comme elle la menace d’un effondrement de la société traditionnelle.

« Ces parents sont démunis », poursuit Arnaud Alziari. Troisième voie ?… Ils ne se retrouvent pas sur le programme de la FCPE [Fédération des conseils de parents d’élèves, classée à gauche, NDLR] qui a adhéré de manière cash aux ABCD de l’égalité, amplifiés à cette rentrée avec le Plan égalité. Ni sur celui de la PEEP [Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public, qui n’y était pas formellement opposée.

Mais Vigi Gender n’a ni liste, ni label, ni adhérent. « On n’est pas dans une démarche politique. On se contente d’informer et de soutenir les demandes, en renvoyant les parents à notre site », poursuit le consultant en stratégie, lui-même « futur parent ».

Le collectif a un référent dans une quarantaine de département et fournit sur son site une boîte à outil pour parents « Vigi Gender ». Au rang desquels une série de conseils …

A l’inverse de ce mouvement qui prône l’engagement dans l’école, la militante Farida Belghoul, enseignante dans le Val d’Oise et actuellement en congé maladie, invite au boycott des élections. L’année dernière, cette proche de l’idéologue d’extrême-droite Alain Soral, avait déjà appelé les parents à des « Journées de retrait de l’école », pour dénoncer les programmes de sensibilisation aux discriminations sexuelles du ministère de l’Education.

Cette année, sur le site de la toute nouvelle « Fédération des associations de parents engagés et courageux » (Fapec) qu’elle a créée au printemps, Farida Belghoul recommande aux parents de ne pas voter aux élections. Ou à tout le moins, s’ils le font et qu’ils sont élus, de pratiquer la « politique de la chaise vide », et de mettre en place des « délégations de parents » extérieures aux conseils d’école.

Les fédérations historiques minimisent le phénomène, tout en gardant un œil sur lui. « Je n’ai rien de concret, aucune interpellation d’associations départementales dans ce sens », assure Valérie Marty, présidente de la PEEP, qui représente 2,47% des parents dans le primaire. Mais il faut se méfier, parce que ces parents se présentent sans afficher leurs convictions ».

La FCPE (15,49% de parents) n’a pas plus de remontée de terrain. « On ne les repère pas, ils rentrent à visage couvert », reconnaît Paul Raoult, son président. « Mais on va être très vigilant par rapport aux discours qu’ils pourraient tenir dans les conseils d’école, pour agir dès qu’il y a une dérive ». Et la FCPE veille à éviter tout débordement. En effet, seules des parents d’élèves peuvent participer à ces élections. Ils peuvent le faire sur des listes indépendantes, comme 59,85% des parents dans le primaire. Mais il leur faut rester dans les clous.

La FCPE a par exemple alerté le Rectorat au sujet d’une association à Sigean (Aude), aux couleurs de l’anti-gender, dont les membres ne seraient pas exclusivement des parents d’élèves. « On portera plainte devant le tribunal administratif si cela s’avère vrai », dit Paul Raoult.

Surveillance aussi de la Fapec de Farida Belghoul, qui ne peut pas s’appeler « fédération de parents d’élèves » telle qu’elle est définie par le décret d’août 2006, puisqu’elle s’ouvre aussi aux « anciens et futurs parents d’élèves », autrement dit à tout le monde.

Réforme du droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU

 La France a tenté de relancer jeudi 25 septembre les débats sur une limitation du droit de veto des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies en cas de « crimes de masse ». Mais, l’initiative de Paris, déjà soutenue en 2013, a reçu peu d’écho chez ses partenaires. « Nous avons des comptes à rendre à l’opinion publique. Nos populations ne comprennent pas le mode de fonctionnement du Conseil de sécurité », a estimé le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. « Le droit de veto n’est pas un privilège, c’est une responsabilité », a renchéri son homologue mexicain José Antonio Meade Kuribrena, co-organisateur d’une réunion consacrée à cette question, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York. La proposition française vise à obtenir un engagement des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie) à ne pas recourir au veto lorsque des crimes de masse sont commis (génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre). Il s’agit d’éviter la paralysie, souligne Paris, qui s’appuie sur l’exemple syrien pour pousser son initiative. Depuis le début de la guerre en Syrie, qui a fait quelque 200 000 morts en trois ans et demi, Russie et Chine ont opposé à quatre reprises leur droit de veto à des résolutions prévoyant des sanctions contre le régime de Bachar Al-Assad. « Nous sommes réalistes, ça ne se fera pas à court terme », a reconnu une source diplomatique française, qui reconnaît les réticences de certains partenaires et en évoque un « travail de longue haleine, de pression et de conviction ». Une vingtaine de pays ont participé à cette réunion, dont les Etats-Unis, la Chine et la Grande-Bretagne. Les Russes n’étaient pas représentés.

Le point Godwin

Les habitués des réseaux sociaux et des forums en ligne, connaissent tous cette expression: «le Point Godwin». Le point Godwin c’est le point que l’on marque quand, au cours d’une discussion qui dégénère, on en vient à invoquer le IIIème Reich ou la figure d’Adolf Hitler pour noircir son contradicteur, le disqualifier définitivement.

Récolter un point Godwin revient donc à nazifier l’adversaire et de ce fait, le plus souvent, à se disqualifier soi-même tant le qualificatif semble exagéré, hors de proportion, ridicule.

Un jeune philosophe, François de Smet, s’est penché sur ce phénomène dans un livre qui vient de paraître à cette rentrée: «Reductio ad Hitlerum. Une théorie du point Godwin», publié aux PUF. Sous les apparences ludiques d’un folklore venu d’Internet, le Point Godwin permet en effet de soulever toutes sortes de questions troublantes sur notre époque. La question de notre rapport au mal, celle de la place envahissante prise par le nazisme dans l’imaginaire contemporain, mais aussi celle de la spécificité des débats en ligne, plus instantanés, plus rapides, qui nous conduisent souvent à donner autant de poids à des mots écrits en temps réel, proches du langage parlé, qu’à des phrases longtemps mûries et réfléchies.

Comme on l’apprend dans le livre, c’est Mike Godwin, avocat new-yorkais, usager des premiers réseaux sociaux au début des années 90, qui donna son nom à cette «règle» qu’il énonça ainsi: «Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de un.» S’approche de un, c’est-à-dire devient absolument certaine.

Ainsi, 70 ans après sa défaite, le nazisme continue à fournir le cadre référentiel, le point de butée, l’impasse de toute discussion. Joseph Goebbels, patron de la propagande hitlérienne, l’avait prédit en son temps: «L’Histoire se souviendra de nous: nous aurons été les plus grands hommes d’Etat de tous les temps, ou les plus grands criminels.» On a maintenant la réponse à cette question qui le hantait: c’est bien en tant qu’épouvantails et non en tant que héros que ses amis et lui sont restés. Mais la question reste aujourd’hui entière de savoir si cette colonisation des imaginaires par les fantômes du nazisme est le signe que nous sommes devenus incapables de penser le mal au-delà de cette référence. Ou si elle est au contraire le signe qu’un processus de désacralisation, de banalisation, de la référence au IIIème Reich est en cours.

Le paradoxe du « Point Godwin », ce bonnet d’âne de l’internaute, cette médaille de la honte du web, c’est tout de même que ce réflexe de pensée revient à faire passer systématiquement pour un agité du bocal celui qui convoque le souvenir des années 30 pour penser le présent, celui qui, à la manière de Marx, estime que ne pas se remémorer l’histoire «c’est se condamner à la revivre». A force de craindre la paralysie du débat intellectuel par les oripeaux du IIIème Reich, on en vient à banaliser des propos, des idées, qui hier encore auraient posé problème, telle est bien la crainte de François de Smet.

Il y a une spécificité des débats sur les réseaux sociaux parce que le rapport à l’écrit a considérablement changé. Internet – comme le SMS privilégie un écrit bref, instantané, proche du langage parlé, mais qui est reçu et compris comme un écrit sanctifié et signé. C’est l’une des causes des dérapages quotidiens sur les réseaux sociaux: on fait revêtir à des propos de comptoir parfois dignes de l’insulte échappée au volant, la valeur normée d’un écrit, et possiblement du délit de presse classique. Le web est un espace juridique qui engage tout locuteur; mais il ne faut pas éluder non plus que la «pensée parlée» propre à la Toile se heurte aux excès de l’immédiateté. Or la pensée, écrite ou parlée, est par nature ambivalente et évolutive. Si les émetteurs se doivent d’être plus prudents et réfléchis, les receveurs devraient être plus indulgents par rapport au poids réel qu’une parole en ligne ou qu’un tweet a dans l’esprit de l’intéressé.

Au-delà de cette banalisation, il y a bel et bien une singularité de l’insulte «nazi». Traiter quelqu’un de Khmer – ou d’ayatollah -, c’est viser une radicalité jugée excessive de son discours et dénoncer des oeillères idéologiques fleurant bon l’intégrisme. Avec le nazisme, on est dans une transgression supplémentaire, plus enfouie et plus inavouable: l’amour de la force, la volonté de puissance s’imposant au conformisme des faibles, et, en funeste filigrane, l’ombre de la solution finale, c’est-à-dire le paroxysme culturel et historique du crime de l’homme contre l’homme.

Le nazi, c’est le «méchant» universel qui fascine autant qu’il horrifie, parce qu’il incarne l’icône de la consistance et de l’homogénéité, que l’être humain admire avec honte et refoulement. Comme toute borne, la légitimité d’un point Godwin s’étiole dès qu’elle vous empêche de réfléchir. Il y a deux problèmes :

D’une part, toute comparaison est par nature un exercice incomplet et condamné. Confucius nous rappelle que l’expérience est une lampe dans le dos qui n’éclaire que le chemin déjà parcouru. L’idée que l’Histoire se répète est une antienne postmoderne rassurante qui nous cache la contingence et l’imprévisibilité complète des événements, aussi désagréable soit-elle.

D’autre part, le traumatisme du nazisme vient de l’imposition graduelle du totalitarisme et du caractère progressif de la mise en place de la solution finale; cela inocule chez l’homme moderne le virus du soupçon permanent, invitant à repérer la menace dans ses premiers balbutiements – ce qui amène parfois, hélas, à criminaliser des intentions et non des actes, à contre-courant de notre conception juridique classique. Tous les débats liés à la liberté d’expression et aux lois pénalisant le racisme se réduisent à cette question des intentions, dont il faut à chaque fois décortiquer le contexte au scalpel.

Comme la menace est considérée comme redoutable par le miroir de l’Histoire, les restrictions de la liberté d’expression s’en trouvent justifiées. Les nazis ont pour eux les attributs d’une fascination morbide et rituelle qui a pu galvaniser les foules: uniformes, marches aux flambeaux, chants, gestuelles, saluts… Tout cela mobilisé au nom d’une idéologie fondée sans complexe sur la haine et la puissance.

C’est cela qui fait résonner le nazisme comme la représentation directe et simple de l’insulte infamante, parce qu’elle incarne l’angoisse même contre laquelle se construit notre civilisation : que le fort écrase le faible et que le monde le permette. Dès lors, dans un chaos où ne subsiste plus de candidat au bien ou au juste apte à faire consensus, il est normal que la boussole du mal que constituent les nazis fasse recette ; elle est notre dernière certitude, car elle s’est forgée dans l’irréductibilité de l’expérience. C’est parce que nous croyons moins à l’évanescence des idées qu’à l’âpreté des faits que Hitler a pu revêtir un costume d’Antéchrist du mal fort commode à une époque dépourvue de consensus sur le bien.

La Suède va reconnaître l’état de Palestine

La Suède va reconnaître l' »Etat de Palestine », a annoncé vendredi 3 octobre le Premier ministre Stefan Löfven, ce qui serait une première pour un pays occidental de l’UE. Une solution à deux Etats suppose une reconnaissance mutuelle et la volonté d’une coexistence pacifique. C’est pourquoi la Suède va reconnaître l’Etat de Palestine », a déclaré Stefan Löfven dans son discours de politique générale. Cela doit se faire dans le respect « des exigences légitimes à la fois des Palestiniens que des Israéliens quant à leur autodétermination et leur sécurité », a-t-il précisé.

Selon un décompte de l’AFP, au moins 112 pays dans le monde ont reconnu l’Etat de Palestine. D’après l’autorité palestinienne, ils seraient 134, dont sept membres de l’Union européenne : la République tchèque, la Hongrie, la Pologne, la Bulgarie, la Roumanie, Malte et Chypre. Le nouveau gouvernement formé vendredi, qui allie sociaux-démocrates et Verts, est plus favorable à la cause palestinienne que le précédent, qui suivait la ligne des grands pays d’Europe de l’Ouest sur la question.

Cette décision de la Suède a été jugée « prématurée » par les Etats-Unis. La porte-parole du département d’Etat, Jennifer Psaki, a réaffirmé le « soutien » de Washington au principe d’un « Etat palestinien », mais par le biais d’un processus de paix, d’une « solution négociée » et de « reconnaissance mutuelle » entre Palestiniens et Israël.

Les Etats-Unis et leur secrétaire d’Etat John Kerry, artisans entre juillet 2013 et avril dernier de la reprise du dialogue direct entre les deux camps, ont toujours milité pour une « solution à deux Etats vivant côte à côte », a rappelé Jennifer Psaki. Mais « ce sont les parties qui doivent vouloir et pouvoir aller de l’avant », a plaidé la porte-parole.

Le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat a salué cette décision « courageuse ». « Nous saluons l’annonce faite par le Premier ministre suédois », a-t-il dit, « nous espérons que tous les pays de l’Union européenne prendront la même décision courageuse et remarquable que la Suède puisqu’il n’existe aucune raison de ne pas reconnaître l’Etat de Palestine ».

Bygmalion, les pigeons, c’est nous!

L’UMP est accusée d’avoir organisé un système de fausses factures pour que les dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy pour l’élection présidentielle de 2012 restent inférieures au plafond autorisé par la loi.

En clair : une partie des frais occasionnés par la campagne de M. Sarkozy n’était pas réglée par son association de financement, l’Association pour le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy, comme cela aurait dû être le cas. Bygmalion, l’entreprise prestataire de la campagne, les facturait en réalité à l’UMP, au prétexte d’événements plus ou moins fictifs. Le principe permettait à la campagne de M. Sarkozy de ne pas dépasser le montant de dépenses autorisées, tout en bénéficiant de prestations (l’organisation de meetings notamment) indûment facturées au parti.

Officiellement, au lieu des meetings de campagne, ce sont donc des conventions thématiques organisées pour l’UMP qui ont été facturées. Les révélations successives dans la presse ont montré que ces dernières présentaient un coût largement exagéré, parfois même fictives, certains de leurs participants – des élus de l’UMP – n’en ayant aucun souvenir.

Ce présumé montage financier n’a pas empêché la défaite de M. Sarkozy. En outre, le Conseil constitutionnel, confirmant une décision de la Commission nationale des comptes de campagne et du financement de la vie politique, a constaté un dépassement des plafonds autorisés de la campagne de Nicolas Sarkozy et a choisi en juillet 2013 de ne pas autoriser le remboursement des dépenses.

Mais les « sages » étaient loin des montants révélés par l’enquête : 18 556 175,95 euros de fausses factures, selon les conclusions de l’enquête préliminaire dont Le Monde a pu prendre connaissance. Soit une campagne au coût total d’environ 41 millions d’euros, bien au-delà du plafond légal de 22,509 millions d’euros.

Le plus étonnant en la matière est que Sarkozy va faire disparaitre l’UMP et que 58% des adhérents le voit à la tête de leur parti

En plus, les fonds versés par les adhérents et sympathisants sont déductibles de leurs impôts et vont donc être payés par nous pour moitié, pour financer une campagne présidentielle menée par un truqueur….

On est pas très loin des républiques bananières.

Martine Aubry, une voix de révolte..

Elle n’a pas été tendre. Martine Aubry tenait ce vendredi midi sa conférence de rentrée dans sa ville de Lille. L’ancienne première secrétaire du Parti socialiste n’a pas épargné la politique de rigueur menée par le gouvernement Valls, évoquant «une pensée unique archaïque». Sa ligne : «Il faut réduire le déficit sans casser la croissance.»

La maire de Lille s’indigne par exemple des économies faites sur le dos des allocations familiales, avec la prime de naissance divisée par trois. «On ne ne voit que l’aspect financier. Une politique familiale doit donner les mêmes moyens à chacun selon ses revenus», et pas tailler dans le vif sans distinction. Mais elle approuve le congé parental partagé entre père et mère, pour promouvoir une meilleure égalité entre homme et femme.

Cassandre, elle ne prévoit pas moins qu’une «catastrophe sociale cet hiver», avec des licenciements en masse dans le secteur du BTP. La cause ? La baisse de 11 milliards d’euros sur trois ans des dotations versées par l’Etat aux municipalités, annoncée dans le projet de budget. «Toutes les villes arrêtent leurs investissements», explique Martine Aubry, ce qui nuit à la construction de logements et de routes.

Son poids politique au sein du parti ne lui permettrait-elle pas de peser sur la décision gouvernementale ? Elle hausse les sourcils : «Franchement, ma voix ne sert à rien. Ils sont dans une logique qui est une catastrophe.» Et enfonce le clou : «Le pays s’enfonce dans une vraie crise morale, il pense qu’il est en décadence».

«Manuel Valls, je veux qu’il réussisse.» Non, elle ne le hait pas, insiste-t-elle, même si elle n’a pas avalé la «manipulation» qu’a représenté la nomination de Patrick Kanner, homme du Nord, président du conseil général, au poste de ministre de la Ville : «Ils voulaient faire croire à l’entrée d’un aubryiste au gouvernement, mais il n’a jamais été de mes amis politiques.»

Sa réaction face à la punition des frondeurs à l’Assemblée nationale, obligés de quitter les commissions où ils siégeaient ? Elle cherche ses mots, pour éviter d’être trop méchante : «Il y a une demande de débat, on leur répond par des mesquineries», finit-elle par lâcher. François Hollande est prévenu : «la femme de gauche», comme aime à se présenter Martine Aubry, ne se taira plus.

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