Au Brésil, duel serré pour l’élection présidentielle

Un événement important pour le Brésil se déroulera dimanche, avec l’ouverture du premier tour de l’élection présidentielle, un duel qui sera très disputé.

Si l’actuelle présidente, Dilma Rousseff, incarne la continuité et le progrès social, elle est, en revanche, « fragilisée par un maigre bilan économique et une poussée de l’inflation qui pèse sur les ménages ».

Face à elle, la popularité de Marina Silva, qualifiée d' »Obama brésilienne » ou de « Lula en jupon » ne cesse de croître. La candidate socialiste fait des émules parmi les Brésiliens, « qui soutiennent son combat pour la défense de l’environnement » et « raffolent de ses discours aux accents parfois messianiques ». Il faut souligner sa propension à gagner le soutien de l’électorat, car, « mieux que n’importe quel autre homme politique au Brésil, elle sait ce qu’avoir faim signifie », en raison de ses origines modestes.

Le candidat vert Eduardo Jorge – crédité de seulement 1 % dans les sondages – a égratigné les deux candidates dans une reprise musicale de Don’t worry, be happy, en chantant : « Marre de ces ondes de droite ; Dilma, personne ne peut l’encadrer. » Même virulence envers Marina Silva, qu’il accuse de revirement sur le mariage pour tous.

Elle était pour, jusqu’à qu’elle se fasse « réprimander » par un pasteur de l’Eglise évangélique à laquelle elle appartient. C’est sans doute l’ultime candidat de poids dans cette campagne : l’Eglise catholique a un fort potentiel de persuasion en détenant 600 chaînes de télévision et de radio, et 63 élus de confession évangéliste sur les 513 que compte la chambre basse.

Un retour laborieux….

56% des Français contre le retour de Sarkozy Seuls 32% des sondés se déclarent favorables au retour de l’ancien président sur la scène politique. Seuls 25% des sondés souhaitent que l’ancien président soit élu président de l’UMP. Une majorité de Français (56%) n’est pas favorable au retour en politique de Nicolas Sarkozy, contre 32% qui sont pour, selon un sondage YouGov/Le « Huffington Post »/iTélé publié jeudi 2 octobre. 12% « ne savent pas ». Sans surprise, les sympathisants de l’UMP sont dans une proportion écrasante (84%) favorables au retour de l’ancien président de la République. 48% de l’ensemble des sondés ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy soit élu à la présidence de l’UMP, 25% le souhaitent, 27% se déclarent indifférents. Dans l’électorat UMP, 78% appellent de leurs voeux son élection à cette fonction. Enfin, 80% des sondés, soit quatre sur cinq, portent un jugement défavorable sur l’action du gouvernement, une proportion inchangée par rapport à septembre.

2 023,7 milliards

C’est le montant, en euros de la dette publique de la France, atteinte à la fin du deuxième trimestre. Elle a augmenté de 28,7 milliards d’euros en un trimestre, grimpant à 95,1 % du PIB, selon l’Insee. Le niveau de la dette n’a jamais été aussi élevé.

La terreur en marche?

Le Front Al-Nosra, branche syrienne d’Al-Qaïda, a annoncé des représailles « dans le monde entier » contre les pays de la coalition anti-djihadiste menée par Washington, qui multiplie les frappes en Irak et en Syrie.

Les derniers raids aériens, effectués samedi par les Etats-Unis, la Jordanie, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis, ont visé sept cibles en Syrie et trois en Irak, selon le commandement américain chargé du Moyen-Orient et de l’Asie centrale (Centcom).

Dans une vidéo diffusée sur Internet, le Front Al-Nosra a qualifié les opérations de la coalition de « guerre contre l’islam » et a fustigé un « axe du mal » dirigé par « le pays des cow-boys ». « Ces Etats ont commis un acte horrible qui va les mettre sur la liste des cibles des forces jihadistes dans le monde entier », affirme dans la vidéo le porte-parole d’Al-Nosra, Abou Firas al-Souri. « Nous sommes engagés dans une longue guerre » qui « pourra durer des décennies », déclare-t-il.

La coalition a étendu depuis quelques jours ses frappes aériennes à la Syrie. Les Etats-Unis ont annoncé mardi y avoir « éliminé » des membres de Khorassan, un groupuscule islamiste proche d’Al-Qaïda qui s’apprêtait selon Washington à lancer des « attaques majeures » aux Etats-Unis et en Europe.

D’après le Pentagone, Khorassan est lié au Front Al-Nosra. En revanche, des militants et l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), proche de l’opposition syrienne, soutiennent que le groupe visé est le Front al-Nosra lui-même, apparu dans le conflit syrien en 2012. Des tweets envoyés par un djihadiste semblent confirmer que le chef présumé du groupe Khorassan, Muhsin al-Fadhli, aurait été tué dans des frappes, a annoncé samedi SITE, le centre américain de surveillance des sites islamistes.

Les frappes aériennes les plus récentes ont notamment visé la région syrienne d’Aïn al-Arab, où un bâtiment de l’EI et deux véhicules blindés ont été touchés. Malgré ces raids (les deuxièmes menés par la coalition internationale cette semaine dans ce secteur), les djihadistes de l’EI ont attaqué à la roquette la ville kurde d’Aïn al-Arab (Kobané en kurde), poussant plusieurs centaines d’habitants à se réfugier en Turquie voisine, selon l’OSDH. L’avancée des djihadistes vers cette ville, qu’ils assiègent désormais de trois côtés, avait auparavant poussé 160.000 personnes à fuir en Turquie. Les frappes de la coalition ont par ailleurs endommagé « un aéroport tenu par l’EI, une garnison et un camp d’entraînement près de Raqa », le fief du groupe extrémiste sunnite en Syrie, a ajouté le Centcom.

Dispositif d’urgence Abri 76

Le logement, c’est un enjeu majeur pour les Seinomarins. Pour défendre un habitat durable, solidaire et un logement de qualité pour tous, le Département de Seine-Maritime soutient la construction et la rénovation de logements sociaux, aide les particuliers qui souhaitent améliorer l’efficacité thermique de leur logement, facilite le maintien à domicile des personnes âgées, aide les jeunes à se meubler et s’équiper à travers le Pass’Installation et favorise l’accès et le maintien au logement des personnes défavorisées. Il peut également s’appuyer sur la collaboration de son partenaire privilégié, Habitat 76, office départemental représentant plus de 1/5ème de l’offre de logements sociaux en Seine-Maritime.

La Commission permanente réunie le 22 septembre 2014 sous la présidence de Nicolas Rouly, Président du Département de Seine-Maritime, a décidé d’accorder 55 000 € à Habitat 76, office public de l’habitat du Département de Seine-Maritime, pour le financement du dispositif ABRI 76.

Le dispositif ABRI 76. Il a été créé en 1994 par le Département de Seine-Maritime et est mis en oeuvre par Habitat 76. Il consiste à mettre à disposition des communes qui en font la demande, des structures mobiles constituant une solution temporaire au profit de ménages nécessitant un relogement en cas, par exemple, de détresse sociale, d’insalubrité, de péril ou d’incendie. Ces structures mobiles ne peuvent être installées que lorsqu’une solution de relogement définitif a préalablement été identifiée, mais dont la mise en oeuvre nécessite un certain délai (ex : réhabilitation du logement existant, construction d’un logement adapté).

A ce jour Habitat 76 possède 20 modules et prend en charge le fonctionnement de cette action : stockage, déplacement, entretien, réparation des modules et coût du personnel inhérent. Bilan de l’activité 2013 : 6 nouveaux ménages ont pu bénéficier d’un Abri 76, tous à la suite d’incendie. Parallèlement, 2 modules ont été libérés, permettant ainsi à deux familles de regagner leur logement (5 personnes) après travaux ou dans le cadre d’une solution de relogement durable.

Depuis sa création, le dispositif Abri 76 a permis l’accueil de 392 familles (soit 1597 personnes). 230 familles ont été relogées pour des raisons accidentelles et 165 pour des motifs sociaux,

Golf, le début d’une identité?

dimanche 28 septembre à 18 h 50, l’Europe gagne la Ryder Cup. Quelles images étonnantes où l’on voit des Anglais, des Ecossais, des Galois brandir la larme à l’œil le drapeau Européen!

Les joueurs des Etats Unis sont mieux classés et techniquement plus forts, mais l’esprit d’équipe des Européens leur permet de se sublimer et de gagner. C’est une véritable énigme pour les Américains qui n’arrivent pas à comprendre…

Et en plus, ces joueurs qui gagnent des millions de dollars viennent jouer pour rien et pleurent quand ils marquent un point pour leur pays, l’Europe!

Peut-être aurions nous du commencer la construction européenne par le sport…

1 milliard

C’est le montant, en dollars, que la France va verser pour alimenter le Fonds vert des Nations unies, a déclaré hier François Hollande à l’ONU. Les dirigeants mondiaux se sont engagés hier à redoubler d’efforts contre le réchauffement climatique. Au total, le Fonds n’a récolté pour l’instant que 2,3 mds, ce qui est très loin de l’objectif, qui est de réunir 10 mds de dollars d’ici à la fin de l’année, et 100 mds par an à partir de 2020.

Après Sakozy, revoila Paul Bismuth!

Et revoilà Paul Bismuth. Quelques jours après son « retour » en grande pompe, Nicolas Sarkozy voit une des affaires judiciaires les plus délicates pour son avenir politique ressurgir sur le devant de la scène. « Libération », France 3 et France Inter ont ainsi révélé lundi 22 septembre le contenu sensible d’un rapport de police et de procès-verbaux d’audition, dont celui de l’ancien chef de l’Etat, dans le cadre de l’enquête sur l’affaire dite des écoutes. Une affaire dans laquelle Nicolas Sarkozy, après avoir été placé en garde à vue, a été mis en examen le 1er juillet pour trafic d’influence, corruption passive et recel de violation du secret professionnel.

Il est reproché à l’ancien président de la République, et à son avocat Thierry Herzog – mis sur écoute à leur insu -, d’avoir tenté d’obtenir des informations confidentielles auprès d’un magistrat de la Cour de cassation, Gilbert Azibert, sur un arbitrage en cours et qui visait à définir si les agendas présidentiels de Nicolas Sarkozy, saisis dans le cadre de l’affaire Bettencourt, pouvait être versés à d’autres dossiers sensibles (affaire Tapie ou financement de la campagne 2007).

Une décision potentiellement cruciale pour l’ancien président de la République, qui va conduire Sarkozy et Herzog à utiliser, à partir de janvier 2014, des lignes téléphoniques secrètes et des pseudonymes mystérieux (dont le désormais fameux « Paul Bismuth ») pour élaborer leur plan présumé dans le plus grand secret.

Objectif : obtenir auprès de Gilbert Azibert, ami de 20 ans de Thierry Herzog, des informations sur la procédure en cours au sein de la juridiction, et tenter d’influencer la décision finale. En contrepartie de son aide, le magistrat convoite lui, grâce à l’appui de Nicolas Sarkozy, un poste prestigieux à Monaco.

Les conversations enregistrées entre Thierry Herzog, Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert sont claires sur leurs intentions, et leurs propos ne suscitent pas d’interrogation quant à leur volonté et leurs attentes : Gilbert Azibert est sollicité pour obtenir des informations et démarcher des conseillers à la Cour de cassation. En contrepartie, Nicolas Sarkozy accepte de l’aider à obtenir un poste à Monaco. Ces faits sont constitutifs du trafic d’influence, qui rappelons-le, prévoit l’influence réelle ou supposée », établit clairement Christine Dufau, chef de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), dans ses conclusions datées du 2 juillet.

Pour dresser ces conclusions, les enquêteurs s’appuient notamment sur les écoutes de la ligne baptisée « ligne Bismuth » sur laquelle plusieurs conversations vont attirer leur attention. Et notamment celle du 29 janvier 2014 – dont le contenu avait été révélé par le « Monde » en juillet – lors de laquelle Thierry Herzog explique à Nicolas Sarkozy que « Gilbert » a « bien bossé ». C’est la première fois que le magistrat est nommément cité, selon les éléments rapportés par « Libération ».

Herzog à Sarkozy : « Surtout, ce qu’il a fait, c’est le truc à l’intérieur quoi… » C’est cette remarque de l’avocat qui va finir de convaincre les policiers sur le rôle suspect de Gilbert Azibert. Pour eux, il s’agit ici forcément de « l’intérieur de la Cour de cassation ». D’autant que le lendemain, et c’est l’un des points clés, comme le raconte « Libé », Thierry Herzog précise à Nicolas Sarkozy qu’il a eu accès à l’avis du rapporteur, « qui ne sera jamais publié ».

Un avis secret, non consulté par les avocats ou le procureur général, qui conclut au retrait de toutes les mentions relatives aux agendas présidentiels et auquel l’avocat de l’ancien chef de l’Etat n’aurait jamais dû avoir accès. « Tu sais que là, c’est du boulot », ajoute d’ailleurs Herzog au téléphone. Renvoi d’ascenseur Le 5 février, Nicolas Sarkozy interroge pour la première fois son avocat – toujours sur leur ligne secrète – pour savoir comment renvoyer l’ascenseur au magistrat. « Il m’a parlé d’un truc sur Monaco, parce qu’il voudrait être nommé au tour extérieur », lui répond Herzog. « Appelle-le aujourd’hui en disant que je m’en occuperai, parce que moi je vais à Monaco et je verrai le prince », lui rétorque l’ancien président. Et Nicolas Sarkozy confirme ses intentions à Thierry Herzog quelques semaines plus tard, le 24 février : Tu peux lui dire que je fais la démarche. Que je vais faire la démarche auprès du ministre d’Etat demain ou après-demain. » Une rencontre actée le lendemain : « Je voulais te dire, pour que tu puisses le dire à Gilbert, que j’ai rendez-vous à midi avec Michel Roger, le ministre d’Etat de Monaco. »

Dans son rapport, Christine Dufau écrit ainsi : « Thierry Herzog et Nicolas Sarkozy ont bénéficié au cours de la journée du 25 février 2014 d’une information leur ayant permis de savoir que des investigations étaient menées en liaison avec la ligne Bismuth. » Et de conclure que « les informations dont ils ont bénéficié n’ont pas permis de dérouler normalement des investigations ». Ce qui n’aura pas empêché des perquisitions le 4 mars dernier dans les bureaux des deux hommes, trois jours avant les premières révélations du « Monde » et une semaine avant la décision de la Cour de cassation, défavorable à l’ancien chef de l’Etat puisque la saisie de ses fameux agendas a finalement été jugée légale.

réseaux sociaux, une arme…

Depuis des mois, les combattants de l’Etat islamique ont fait des réseaux sociaux, et plus particulièrement de Twitter, l’un de leurs principaux canaux de propagande. Mais après la diffusion en grand nombre de la vidéo de l’assassinat du journaliste américain James Foley, le réseau social a entrepris depuis quelques jours de faire le ménage parmi ces profils.

Si plusieurs dizaines de comptes affiliés à l’Etat islamique, diffusant parfois des images extrêmement violentes, y sont toujours actifs, nombre d’utilisateurs ont été bloqués par le réseau, poussant les djihadistes à trouver des alternatives pour diffuser leurs messages. Leur préférence est allée à Diaspora. Plusieurs centaines de comptes ont été créés depuis quatre jours par des membres ou des sympathisants de l’Etat islamique sur ce réseau social.

Diaspora, lancé en 2010, veut prendre le contre-pied des réseaux sociaux comme Facebook : là où ce dernier concentre et gère lui-même toutes les données de ses utilisateurs, Diaspora est complètement décentralisé. Chaque utilisateur peut rejoindre un « pod » de Diaspora : chacun de ces nœuds est installé sur des serveurs gérés séparément par des contributeurs. Ainsi, les données sont dispersées et ne sont pas toutes concentrées entre les mains d’un géant américain qui les exploite via la publicité. Mais cette belle idée a pour effet de rendre la suppression de contenus bien plus délicate que lorsque les données sont sous le contrôle d’un acteur unique. Il faut en effet que chaque propriétaire d’un « pod » procède lui-même à la suppression des contenus, selon ses propres règles, celles de la communauté ou, en dernier ressort, des lois de son pays.

Devant l’afflux de djihadistes utilisant la plate-forme, la fondation Diaspora, qui s’occupe du développement du code faisant fonctionner le réseau, a dû réagir : « Diaspora ne dispose pas de serveur central, il n’y donc aucun moyen pour l’équipe qui s’occupe du projet de retirer des contenus d’un nœud spécifique du réseau. C’est sans doute une des raisons qui ont attiré les activistes de l’EI sur notre réseau. » Les responsables de Diaspora ont donc fait appel aux membres du réseau social afin d’« alerter les administrateurs des nœuds » sur des contenus potentiellement litigieux.

Une liste de plus de 150 comptes liés à l’EI a également été dressée par la fondation, qui a ensuite alerté les administrateurs des serveurs concernés. La plupart des comptes de combattants de l’EI initialement identifiés et présents dans cette liste ont ensuite été supprimés. Une information confirmée par l’administrateur d’un des principaux « pod » hébergés en France. Mais Christophe Gallaire, photographe et utilisateur régulier du réseau social, ayant alerté très tôt sur l’arrivée de l’EI sur le réseau social, nuance quelque peu ce constat : « Certains comptes ont été préservés par les administrateurs, et d’autres n’ont rien diffusé publiquement. Certains continuent à échanger en privé. » Le message qui s’affiche lorsqu’on tente de se connecter à un compte supprimé de Diaspora

Un contributeur au projet Diaspora, Flaburgan (il insiste pour n’être identifié que par ce pseudonyme), se félicite quant à lui de la méthode adoptée par la communauté : « Nous avons mis en place les moyens techniques pour rester dans la légalité et éviter que les appels à la haine se propagent. » Contrairement à ce que l’organisation très décentralisée du réseau aurait pu laisser penser, les djihadistes n’ont pas eu les coudées franches sur le réseau, sans doute grâce à la petite taille et à la réactivité de la communauté. C’est également le cas sur d’autres petits réseaux sociaux, comme Friendica ou Quitter, un temps utilisé par l’EI. Les comptes de ces derniers ont ainsi été promptement supprimés, tant sur le premier que sur le second.

provocation ou réalité?

A l’heure où l’Allemagne, si souvent citée en exemple par les organisations patronales, décide de créer un salaire minimum, le patronat français choisit de le remettre en cause. Le Medef a beau affirmer haut et fort que la question du Smic ne figure pas dans la version définitive de ses propositions pour créer un million d’emplois, le document révélé par « Les Echos » a déjà produit l’effet d’une bombe lundi 15 septembre. D’ailleurs, au moins dans une version intermédiaire du texte « Comment relancer la dynamique de création d’emplois en France », il était bien question d’obtenir des dérogations sur le salaire minimum.

Au printemps, Pierre Gattaz avait déjà agité cette arme, dans ses premières annonces autour de la création d’1 million d’emplois. Et, immédiatement, l’idée de toucher au Smic avait provoqué un tollé, jusque dans ses propres rangs : Laurence Parisot, patronne du Medef avant lui, évoquait alors une « logique esclavagiste ».

Dans la version consultée par « Les Echos », la proposition consiste à mettre en place un salaire inférieur au Smic pour les « populations les plus éloignées de l’emploi, et qui pourrait être complété par des allocations sociales afin de garantir un pouvoir d’achat équivalent au Smic. » Un dispositif qui prend étonnamment l’allure des emplois aidés tant décriés par le Medef.

Lors de sa présentation en avril dernier, Pierre Gattaz proposait ainsi ce Smic intermédiaire autour de 600 ou 700 euros net par mois, alors que le Smic actuel est à 1.130 euros net. Le Medef préconisait un abondement de l’Etat pour atteindre entre 1.000 et 1.100 euros. Qu’en penser ?

Pour les tenants de ce Smic intermédiaire, les subventions à l’embauche peuvent avoir un effet durable grâce à l’expérience acquise avec ce premier emploi. Ses détracteurs estiment au contraire que subventionner des populations éloignées de l’emploi peut conduire les employeurs à réduire l’emploi des populations non subventionnées. Mais la mesure est-elle véritablement créatrice d’emplois ?

Selon l’organisation patronale, qui dit l’avoir remisée pour le moment, elle représente entre 50.000 et 100.000 emplois créés en cinq ans. « Cela revient à baisser significativement le coût du travail donc oui, il peut y avoir un effet sur l’emploi », admet Mathieu Plane, chercheur à l’OFCE. « Accompagner la flexibilité d’une baisse du Smic crée des emplois mais des emplois précaires », relative-t-il. Et ce n’est pas tout : Cet effet est à mettre en regard avec ceux sur l’économie et les transferts.

Si c’est l’Etat qui finance, on fait comment, on augmente la TVA ? Ce seront donc les ménages qui paieront. » Prêt à tout pour obtenir une baisse des coûts du travail, « le Medef oublie les efforts consentis sur le Smic avec le CICE et le Pacte de responsabilité », affirme un spécialiste proche du dossier. Le Pacte prévoit pour 2015 l’exonération des cotisations patronales versées aux Ursaff jusqu’à 1,6 fois le Smic. A partir de 2016, les cotisations famille seront abaissées de 1,8 point pour les salaires compris entre 1,6 et 3,5 Smic. A partir de 2017, avec le CICE, le coût du travail doit ainsi être allégé de 30 milliards d’euros. « C’est un effort historique, surtout dans une période de restrictions budgétaires », analyse cet observateur.

Pour lui, le Smic reste le meilleur outil de lutte contre l’émergence des travailleurs pauvres : « Il permet de limiter les dégâts ». Il rappelle que toute une frange de salariés touche déjà moins que le Smic, dans l’apprentissage notamment : « 25% des jeunes qui travaillent sont déjà payés sous le Smic. » Le Medef semble donc prêt à faire profil bas pour cette fois :la piste du Smic est écartée dans son projet « 1 million d’emplois ». Mais il a pris au passage le pouls des partenaires sociaux. A la suite de la fuite du document polémique dans « Les Echos », les syndicats ont immédiatement remis les pendules à l’heure : « outrance pour Jean-Claude Mailly de FO, « provocation » selon Laurent Berger de la CFDT. Autrement dit, déroger au Smic, c’est niet.

L’emploi, la première des solidarités

Le Département soutient l’emploi par ses dispositifs d’insertion et d’avances remboursables . Agir pour l’insertion et l’emploi et favoriser l’égalité des chances sont des objectifs prioritaires pour le Département de Seine-Maritime. A travers le financement notamment du RSA, des chantiers d’insertion et de l’Aide Départementale à l’Emploi Insertion (ADEI), le Département se mobilise en faveur de l’insertion et de l’emploi.

La Commission permanente réunie le 22 septembre 2014 sous la présidence de Nicolas Rouly, Président du Département de Seine-Maritime, a pris les décisions suivantes en matière d’insertion et d’emploi : 

20 000 € ont été alloués à l’Union Régionale des Entreprises d’Insertion de Normandie (UREI) pour l’année 2014 pour sa fonction de création, développement et coordination des entreprises d’insertion en Seine-Maritime. L’UREI Normandie coordonne une grande majorité des Entreprises d’Insertion et des Entreprises de Travail Temporaire d’Insertion (ETTI) du territoire de Seine-Maritime ce qui en fait une des « têtes de réseau » associatives dans le domaine de l’insertion. 

24 000 € ont été alloués au titre de l’Aide Départementale à l’Emploi Insertion (ADEI) et dans le cadre des contrats d’objectifs et de moyens négociés avec les entreprises prévus dans le Contrat Régional de Développement Economique en lien avec la Région Haute-Normandie. Ces aides permettent la création de 3 emplois en CDI dans 3 entreprises : BOUCHERIE LA LEZARDE EI à Harfleur (un emploi créé) ;

EDGAR SARL à Lillebonne (un emploi créé) ;

MAGAM SARL Enseigne PUB CONTACT à Sainte-Marie-des-Champs (un emploi créé). 

212 799 € d’avances remboursables ont été accordés à 10 commerces seinomarins : un crédit de 600 000 € a été inscrit au budget 2014 du Département en faveur du fonds d’Avances Remboursables à l’Artisanat, au Commerce et aux Services (ARACS). Les ARACS facilitent l’accès des TPE au système bancaire traditionnel, donnant une véritable impulsion aux projets de développement d’un commerçant-artisan. Les avances attribuées se répartissent comme suit : 

20.000€ à l’entreprise individuelle « David LEGER » sous l’enseigne « Charcuterie de l’Hôtel de Ville » pour la rénovation intérieure et extérieure de sa charcuterie située à Sotteville-lès-Rouen 

30.000€ à l’enseigne « Boucherie Fresnay YC » pour la rénovation intérieure et extérieure de sa charcuterie située au Mesnil-Esnard 

30.000 à l’entreprise individuelle « David LECOINTRE » sous l’enseigne « Le Garage du Plateau » pour l’agrandissement de l’atelier de son garage situé à Senneville-sur-Fécamp 

20.000€ à l’entreprise individuelle « Laurent DEHAYE » sous l’enseigne « La Boucherie du Centre » pour la rénovation intérieure et extérieure de sa boucherie située à Barentin 

8.235€ à l’entreprise individuelle « Eric BANCE » sous l’enseigne « L’Olivier St Julien » pour la réfection des deux salles du rez-de-chaussée de son restaurant situé à Rouen 

7.192€ à l’entreprise individuelle « Jean-Marie GUILLEMER » sous l’enseigne « Boucherie Guillemer » pour des investissements (chambre froide et travaux de toiture) de sa boucherie située à Caudebec-en-Caux 

20.000€ à la SARL « DAFMAL » sous l’enseigne « Speedwash » pour l’acquisition d’un nouveau portique de lavage et travaux d’amélioration de sa station de lavage automobile située à Dieppe 

17.372€ à l’entreprise individuelle « Ludovic BROSSARD » sous l’enseigne « Charcuterie Brossard » pour le réaménagement intérieur et extérieur de sa charcuterie située à Offranville 

30.000€ à l’entreprise individuelle « Pascal MARIAGE » sous l’enseigne « CAFE DE LA POSTE » pour l’aménagement intérieur et extérieur de son commerce situé à Gainneville 

30.000€ à l’entreprise individuelle « Fabrice LEGRAS » sous l’enseigne « OCEANE CHOCOLATS » pour l’aménagement intérieur de son commerce de chocolats-confiseries-dragées-thés-cafés situé à Gonfreville-l’Orcher

rien ne marche!

Pont des Arts : la fin des cadenas d’amour Pour tenter d’empêcher l’accumulation des « cadenas d’amour » jugés disgracieux et dangereux pour la sécurité, la Mairie de Paris a posé la semaine dernière deux panneaux de verre le long du pont des Arts, à Paris. Depuis cette installation, un autre problème esthétique se pose : les panneaux ont été tagués…

Qui est le menteur?

Est-ce que je peux vous demander d’être précis ?

 » Nicolas Sarkozy n’a pas ménagé Laurent Delahousse, qui l’avait invité sur le plateau de France 2 dimanche 22 septembre pour son retour en politique. « Vous êtes tellement drogué à l’actu que vous avez perdu la mémoire ?, a-t-il lancé au journaliste mal à l’aise.

Monsieur Delahousse, je vous respecte, mais pourquoi ne pas être précis ? » L’ancien président de la République ne s’est pourtant pas montré très rigoureux lui-même. La preuve en 8 citations décryptées.

La dernière année de mon quinquennat, en 2011, la croissance est de 1,7%. Dire que la croissance était de 0 à la fin de mon quinquennat, c’est inexact. Fin 2012, après 6 mois d’augmentation des impôts, la croissance était de 0, oui. »

MAUVAISE FOI. La croissance du PIB français a été de 2,1% en 2011, et non de 1,7%. Quant à la dernière année du quinquennat de Nicolas Sarkozy, c’est bien 2012. Et la croissance a été de 0,3% cette année-là. Certes, le mandat de l’ancien président s’est achevé en mai. Cependant, difficile de considérer que Nicolas Sarkozy et sa majorité n’ont aucune responsabilité dans les sombres performances de l’économie française. Après la récession de 2009, l’Etat a engagé de nombreuses dépenses pour relancer l’économie, ce qui dopé la croissance en 2010 et en 2011, mais qui a creusé les déficits publics. A partir de 2011, Nicolas Sarkozy a fait voter des hausses d’impôt, pour près de 30 milliards d’euros, ce qui a participé au ralentissement de la reprise. En 2012, ce sont des hausses d’impôts votées en 2011 par la majorité de droite qui se sont appliquées, même si la majorité socialiste en a modifié la trajectoire à partir de juin. C’est la poursuite de cette politique de réduction des déficits publics qui a continué à plomber la croissance ensuite.

L’Allemagne est prospère, l’Europe n’est pas en crise »

CONFUS. Croissance atone, chômage de masse, endettement… difficile de considérer que l’Europe n’est pas en crise. C’est le continent qui enregistre la plus faible progression dans l’économie mondiale. C’était l’un des sujets de préoccupation pour les vingt plus grandes puissances de la planète, dont les ministres des Finances se sont réunis au G20 à Cairns ce week-end. Nicolas Sarkozy semble vouloir aller à contre-courant en matière d’analyse économique. A moins qu’il ne veuille faire porter entièrement la responsabilité des mauvaises performances de l’économie française sur l’actuelle majorité ? « La zone euro ne peut pas continuer sans croissance », a-t-il lui-même reconnu plus loin. Quant à l’Allemagne, il est vrai que c’est un pays prospère. Mais de moins en moins. L’économie allemande a subi un brutal coup de frein au 2e trimestre de cette année : son PIB a reculé de 0,2 %, ce qui inquiète tous les économistes et laisse espérer une inflexion de la doctrine allemande pour l’Europe.

Plus largement sur la politique économique en Europe : on ne peut pas avoir comme objectif de lutter contre l’inflation alors qu’il n’y a plus d’inflation. »

INEXACT. L’ancien chef de l’Etat fait référence à la politique de la Banque centrale européenne (BCE). Les traités lui donnent, il est vrai, uniquement un objectif sur l’inflation, et non sur l’emploi comme d’autres banques centrales dans le monde. Mais contrairement à ce que dit Nicolas Sarkozy, l’objectif de la BCE n’est pas de lutter contre l’inflation mais d’atteindre un taux d’inflation « en-dessous mais proche de 2% ». En période de forte inflation, lorsqu’elle est supérieure à 2%, cela revient à lutter contre l’inflation. Mais en période de faible inflation, comme aujourd’hui, cela consiste à encourager l’inflation. C’est d’ailleurs ce que fait la BCE, qui mène une politique très volontariste pour soutenir la croissance, en faisant baisser le niveau de l’euro et en soutenant le secteur financier.

J’ai un peu honte quand on demande au meilleur de la classe d’apprendre moins bien ses leçons pour que ceux qui sont derrière puissent avoir une meilleure note »

DISCUTABLE. Nicolas Sarkozy fait référence à l’Allemagne, considérée comme la meilleure élève parce qu’elle n’a plus de déficits publics, et à qui de nombreux pays européens demandent d’investir ou de soutenir sa consommation afin de favoriser la croissance européenne. Le rééquilibrage de sa politique fait débat en Europe, car en consommant davantage l’économie allemande serait moins performante. Mais à la différence des notes des élèves d’une classe, les résultats des membres de la zone euro sont intimement liés. Si l’Allemagne ne consomme pas, il est difficile pour ses voisins de lui vendre des produits. Et si l’Allemagne soutient ses voisins, elle y gagne aussi.

Il nomme ministre des Finances un banquier, qui traite des ouvrières d’analphabètes. »

APPROXIMATIF. Nicolas Sarkozy fait référence à Emmanuel Macron, ancien conseiller économique de François Hollande à l’Elysée et ancien banquier d’affaires. Celui-ci vient en effet d’être nommé ministre dans le gouvernement Valls II. Mais il n’est pas ministre des Finances, responsabilité qui incombe à Michel Sapin. Emmanuel Macron est ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique. Il a récemment fait l’objet de nombreuses critiques pour avoir dit publiquement que des salariés d’une entreprise en difficulté auraient du mal à trouver un emploi ailleurs car ils étaient non pas analphabètes, mais illettrés. Ce qui est différent.

La campagne de Nicolas Sarkozy n’a pas coûté un centime au contribuable. (…) On nous a donné zéro franc, zéro centime. »

FAUX. Avant l’affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a vu ses comptes de campagne invalidés, en conséquence de quoi il n’a été remboursé que d’environ 10 millions d’euros, soit la moitié de ses dépenses officielles. Cet argent est financé par le contribuable. Ce n’est pas tout. Pour tenter de réduire les dettes de l’UMP, Nicolas Sarkozy a également fait appel aux dons des militants, qui ouvrent droit à des déductions d’impôts. Sur près de 10 millions, les contribuables ont participé à hauteur de quelque 6 millions d’euros. Soit 600 millions de centimes. Bien entendu, il s’agit d’euros, et non de francs.

Avec François Fillon, j’ai travaillé pendant 5 ans sans aucun nuage.  »

SIMPLISTE. Il n’est pas certain que l’ancien Premier ministre en garde le même souvenir. Et pour cause, trois mois à peine après son arrivée à l’Elysée, en août 2007, Nicolas Sarkozy qualifie le chef du gouvernement de « collaborateur » et ajoute « le patron, c’est moi ». La sortie passe mal du côté de Matignon. « Il arrive à chacun de commettre des imprécisions de vocabulaire », commentera, quelques jours plus tard, François Fillon. On apprendra par la suite, dans un livre, que le Premier ministre avait à ce moment-là envisagé de démissionner. Les années suivantes, le climat se dégrade entre les deux hommes. En 2009, Nicolas Sarkozy désavoue François Fillon sur la taxe carbone. En 2010, le Premier ministre déclare : « Nicolas Sarkozy n’a jamais été mon mentor ».

Je n’aime pas l’injustice. Toute la campagne présidentielle, on a raconté aux Français que j’étais mouillé dans l’affaire Bettencourt, que j’avais extorqué de l’argent à une vieille dame, deux ans et demi d’enquête, quatre perquisitions… 22 heures d’interrogatoire. A l’arrivée : non-lieu. »

PARTIEL. Dans la foulée, Nicolas Sarkozy cite l’affaire Karachi : « 10 ans d’enquête. On m’a même suspecté d’être complice de la mort de nos compatriotes. Les pauvres. Aujourd’hui je suis lavé. Qui me rendra mon honneur ? » Sur ces affaires Bettencourt et Karachi, l’ancien président ne dit pas tout. Si un non-lieu a été prononcé au sujet d’un éventuel financement de sa campagne de 2007 par Liliane Bettencourt, Nicolas Sarkozy a été mis en examen pour « corruption active » et « trafic d’influence », avec son avocat Me Herzog et le magistrat Gilbert Azibert dans le cadre de l’affaire dite « des écoutes « , en marge de l’affaire Bettencourt. Idem pour l’affaire Karachi. Comme l’a déjà noté « Libération », les juges parisiens en charge du volet financier n’étant pas compétents pour enquêter sur les ministres, ils ont demandé en février la saisine de la Cour de justice de la République (CJR) : « Il appartient à la CJR d’entendre Nicolas Sarkozy comme témoin assisté, en qualité de ministre du Budget. » Et surtout, au-delà de ces deux affaires, quid de l’affaire Tapie, de l’affaire des sondages de l’Elysée, et des soupçons de financement de sa campagne 2007 par l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi ? Nicolas Sarkozy « oublie » tout bonnement de les évoquer.

Comment imaginer que ces faits puissent s’évaporer comme par magie et redonnent une virginité politique au plus grand mystificateur du 21°siècle?

Education numérique nationale?

La France reste à la traîne dans les classements européens sur les usages numériques à l’école. Si l’informatique est désormais une matière obligatoire dans les collèges et lycée, le numérique peine à s’installer dans le primaire et les équipements ne suivent pas. Avec environ un ordinateur pour 9 élèves et moins d’une classe sur quatre équipée en tableau interactif (TNI), les écoliers français restent mal lotis avec de grandes inégalités entre les niveaux d’enseignements et les territoires.

On recensait en janvier 2014 environ 76.000 tablettes en expérimentation dans les établissements scolaires (écoles, collèges et lycées), prêtées par des fournisseurs de service et de contenus ou, comme à Versailles, acquises par le réseau d’accompagnement pédagogique de l’Académie. Mais alors que l’équipement des ménages en tablettes double chaque année, la réflexion porte désormais sur l’intégration du matériel personnel des élèves au sein de l’école. Une piste qui permettrait certes de faire des économies, mais qui se heurte encore « à l’hétérogénéité du parc et les problèmes de compatibilité technique inhérents, comme à celle des moyens financiers des parents », remarque Fabienne Petiard, inspectrice de l’Education nationale.

En annonçant un nouveau « grand plan numérique », mardi 2 septembre, François Hollande a promis des moyens pour « l’arrivée du très haut débit » dans les établissements. Essentiel pour optimiser l’usage des nouveaux outils numériques, le développement du réseau internet est un casse-tête pour les collectivités. L’inquiétude sanitaire autour du WIFI et le principe de précaution a longtemps ralenti les installations. Le passage à la fibre optique désormais envisagé règle le problème, mais les équipements en très haut débit coûtent extrêmement chers et peu de municipalités sont encore prêtes à mettre la main au porte-monnaie. Sans compter les problèmes de maintenance, qui affectent aussi les équipements en nouvelles technologies.

Le gouvernement a bien lâché une enveloppe de 5 millions d’euros pour équiper 9.000 établissements dépourvus de connexion à la rentrée 2014, mais on est encore loin du compte. En effet, seulement 64% des écoles élémentaires disposent actuellement d’un débit supérieur à 512 Kb et 93% n’ont aucune ressources éditoriales en ligne mises à disposition des élèves. Par ailleurs, le ministère prévoit de conduire une étude spécifique sur les problématiques liées à la protection des mineurs et au filtrage de contenus. Quasiment 100% des établissements utilisent un système de protection des contenus qui, dans la pratique, limitent l’accès aux ressources disponibles.

Mais pour passer à la vitesse supérieure dans le déploiement des outils numériques, encore faut-il que les professeurs ne soient pas eux-mêmes déroutés par ces nouveaux supports pédagogiques. La formation des enseignants devrait ainsi être une priorité du dernier « grand plan numérique » du gouvernement. Pas du luxe, car de l’avis des syndicats, elle reste encore très insuffisante pour ce qui concerne l’utilisation des supports digitaux. Une carence qui pourrait expliquer les réticences de certains professeurs à passer au numérique.

Il faut mettre en place des politiques de recherche et développement adaptées aux enjeux de demain, qui soient beaucoup plus ambitieuses pour pouvoir maîtriser l’avenir, et ne plus être en complète réaction à chaque fois qu’il y a une innovation numérique. » Une piste qui pourrait inspirer la nouvelle ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem. Elle devrait s’exprimer dans les prochains jours pour présenter le « grand plan numérique ». Mais gare au cyber-enfumage, le ministère prévient déjà que le plan ne débutera pas avant 2016 !

Le Département pour sa part a déjà adopté un schéma d’infrastructures numériques qui doit amener le Haut débit partout sur le territoire dans un délai de quelques années ( Schéma Des Aménagements Numériques, SDAN) et prépare un schéma des usages numériques ( SDUN) Le conseil consultatif départemental a réalisé un travail sur ce thème et a Rédigé une contribution.

Thomas Piketti, quelle influence?

Impossible de passer à côté : « Le Capital au XXIe siècle » de Thomas Piketty est l’un des best-sellers de cette année 2014. En tête des ventes dans sa catégorie sur Amazon pendant des semaines, nouveaux tirages commandés par l’éditeur ; le livre est un franc succès. Ce qui fait certainement moins l’unanimité dans « Le Capital » de Piketty : sa quatrième partie. Dans cette dernière, Piketty dessine les solutions qu’il préconise face aux constats et problèmes développés dans les 600 précédentes pages. Le rendement du capital est supérieur à celui du travail et son accumulation empêche une redistribution plus juste ? Qu’à cela ne tienne – renouant avec une certaine tradition anglo-saxonne du début du XXe siècle, Piketty propose en substance d’accroître la pression fiscale sur le capital. Théoriquement, une taxation de la rente de l’ordre d’un tiers permettrait de brider la logique exponentielle et consanguine de la croissance du patrimoine. Plus réaliste, Piketty prescrit des taux de l’ordre de 10 % et ce dans le monde entier : seul le caractère international de cet impôt promet son efficacité afin d’éviter la concurrence fiscale. Dans la foulée émergerait ipso facto le référencement du capital – au même titre que les revenus du travail. L’impôt mondial sur le capital n’arrivera pas d’une impulsion divine et le professeur sait bien qu’il va devoir mouiller la chemise s‘il veut espérer voir un jour sa solution inscrite sur l’agenda politique Piketty n’est pas un novice en la matière. Engagé en tant que conseiller personnel de Ségolène Royal lors de la présidentielle de 2007 et proche du PS, il avait appelé à voter Hollande en 2012. Depuis, on l’entend à discrétion s’exprimer contre l’inexpérience du gouvernement et il ne cache pas sa déception face aux socialistes au pouvoir. En substance, comment un parti ayant passé 10 années à essayer de reconquérir le pouvoir peut-il être aussi mal préparé à gouverner ? Où est la boîte à idées, où est le projet ? Thomas Piketty et Camille Landais sont déçus. Le projet qu’ils portent à bout de bras depuis des années aura eu besoin pour qu’on l’évoque enfin, d’une tentative désespérée d’un premier ministre sur le déclin pour récupérer un peu d’air – tentative qui se heurtera à l’immobilisme du staff de Bercy. Certes le professeur a le vent en poupe depuis le carton du « Capital au XXIe siècle » mais le risque de volte-face est important. D’autres avant lui s’y sont cassé les dents ; l’économiste qui se politise en prônant des solutions en marge de la doxa prend le risque d’être marginalisé. Probablement en bonne position pour prétendre au sacro-saint prix Nobel d’économie, Piketty ne peut se risquer d’exploser en vol d’ici là. Son dernier ouvrage a suscité des louanges de tout bord – mais surtout en dehors du territoire. Sorti beaucoup plus tôt en France, « Le Capital » de Piketty circulait essentiellement dans les milieux initiés et n’était certainement pas un best-seller à emporter sur les plages cet été. Elu, Piketty sera perçu comme un technocrate dès qu’il annoncera son entrée en politique. Un succès électoral pourra faire taire les sceptiques et lui accorder un bien meilleur écho populaire. On imagine pourtant mal Thomas Piketty briguer un poste à Bercy. Non pas qu’il n’en ait pas les capacités, loin de là. Jamais notre président ou Premier ministre n’ira s’aventurer sur ce terrain – Emmanuel Macron est un choix tellement plus Medef-compatible. À Bercy, les ajustements se font à la marge – Piketty veut renverser la table. Sans marge de manœuvre, le poste ne vaut rien. L’épisode de la réforme fiscale imaginée par le conseiller du candidat Hollande en est l’exemple canonique Au mieux, Hollande pourrait lui proposer de présider un groupe de travail ou lui commander un rapport – très improbable au demeurant. Piketty ne pourra que refuser – il sait qu’il s’agirait de capitaliser sur son image et que le travail sera vite enterré. Surtout, ces rapports existent déjà : « Le Capital » évidemment, mais sur un plan moins théorique et plus proche des problématiques franco-françaises, « Pour une révolution fiscale » est disponible gratuitement sur son site internet, à côté d’un outil de simulation documenté et accessible au plus grand nombre. Piketty est parfaitement bilingue et son profil international n’est plus à démontrer. Il a étudié au Royaume-Uni et travaillé aux États-Unis, où l’écho de son récent ouvrage est le plus massif. Ses solutions ne peuvent fonctionner que si celles-ci sont appliquées à un niveau au moins européen. À l’échelle mondiale, seule une nomination au FMI semble réellement envisageable. La France y est bien représentée – on pensera évidemment à Christine Lagarde ou Dominique Strauss-Kahn, mais aussi à l’économiste en chef Olivier Blanchard. Depuis les accords de Bretton Woods, la Banque mondiale reste généralement sous contrôle américain alors que la direction du FMI est tacitement accordée aux Européens. Le FMI a récemment distingué le Français : Thomas Piketty fait partie, avec 24 de ses collègues, des économistes qui auront « la plus grande influence dans les années à venir dans la compréhension de l’économie ». Sans nécessairement envisager le mandat de directeur, il pourrait néanmoins prétendre à un poste important au sein de l’institution. Après le sacrifice des quelques trublions de gauche du gouvernement sur l’autel de l’orthodoxie libérale, ou encore le retrait du médiatique Mélenchon de la présidence du parti de gauche, l’électorat de gauche est orphelin. Ce créneau est à prendre car la gauche pourrait bénéficier d’un nouveau visage auquel s’identifier afin de remobiliser ses troupes. Thomas Piketty sait ce qui lui reste à faire.

Fraude sociale

Entre 16,8 et 20,8 milliards d’euros C’est la somme estimée que représente la fraude aux cotisations sociales en 2012, révèle la Cour des comptes dans un rapport à paraître ce mercredi. Soit le double comparé à 2007. Mais une fois élargie à l’Assurance-chômage et aux retraites complémentaires obligatoires, cette fraude sociale s’élèverait entre 20,1 et 24,9 milliards d’euros.

La gauche a-t-elle oublié la France populaire ?

Les vraies classes populaires, celles de la France périurbaine mais aussi rurale, ne votent plus pour la gauche. Une gauche bobo-diversité qui l’aurait bien mérité, à force d’oublier le peuple au profit des métropoles et des banlieues, affirme Christophe Guilluy, qui, après Fractures françaises en 2010, publie ce mercredi la France périphérique, comment on a sacrifié les classes populaires.Jusque-là rien de très nouveau ni de très polémique.

Mais le propos dérange quand, au nom du peuple et sous couvert d’une étude sociospatiale des inégalités, le géographe articule sa démonstration avec un «constat» clairement ethnicisé et identitaire. Réel contre idéologie bien-pensante, ce credo est aussi porteur que clivant, à coups de formules chocs, comme celles-ci servies au Figaro : «Le multiculturalisme à 5 000 euros, ce n’est pas la même chose qu’à 500 euros par mois.»

D’ouvrage en ouvrage, Christophe Guilluy a pulvérisé l’image d’une France tranquille des pavillons. Et d’une classe moyenne, certes paupérisée, mais qui passait globalement entre les gouttes. Brossant les contours d’une nouvelle géographie sociale, axée sur la notion de «France périphérique», où vit 60% de la population. Ouvriers, employés, commerçants de la petite classe moyenne composent cette France populaire, qui habite les zones désindustrialisées, en grande banlieue pavillonnaire, à Guéret (Creuse) ou à Brignoles (Var).

Ce sont eux qui souffrent : «La question sociale n’est pas circonscrite de l’autre côté du périph, mais de l’autre côté des métropoles, dans les espaces ruraux, les villes moyennes, dans certains espaces périurbains qui rassemblent aujourd’hui près de 80% des classes populaires», affirme Guilluy, qui se pose en porte-voix d’une France déconnectée, privée de services sociaux, de transports collectifs ou d’enseignement de qualité. Dans des zones non ou mal desservies par les services publics, où aller en voiture au travail à 20 km coûte 250 euros par mois – un quart du Smic.

Exclus des grandes villes et des petites couronnes sous la pression immobilière, une partie de ces classes populaires a aussi choisi un certain entre-soi culturel, dans des zones de plus en plus éloignées des centres villes dynamiques et créateurs d’emplois. Dès lors, constate Guilluy, «les catégories populaires, déjà peu mobiles, sont piégées», isolées, décrochées. Dans des territoires objectivement sortis des radars.

. Cette France des oubliés, à laquelle Marine Le Pen semble être la seule à s’adresser, serait «une contre-société qui contredit un modèle mondialisé « hors sol »» au service d’une «machine économique» qui a autant besoin de cadres supérieurs et d’«ouvriers de service», souvent d’origine immigrée. C’est à ces deux seules catégories que profiterait l’économie mondialisée.

«Pour la première fois dans l’Histoire, note Guilluy, les classes populaires ne sont pas là où se créent les richesses : 60% de la population n’habite plus là où cela se passe.»

De la géographie, Guilluy passe volontiers à la politique : «L’émergence d’une nouvelle carte électorale, opposant France des métropoles et France périphérique, accélère l’implosion du système politique.» La France populaire – et majoritaire – qu’il décrit serait abstentionniste ou frontiste. Ce vivier électoral en pleine «insécurité culturelle» tiendrait entre ses mains la recomposition d’une classe politique sourde à ses colères et ses peurs. En milieu populaire, la référence gauche-droite n’est plus opérante depuis au moins deux décennies

Ces nouvelles classes populaires «portent la vague frontiste», partageant «le même refus de la mondialisation et de la société multiculturelle», affirme celui chez qui le déterminisme spatial et électoral est une constante. 

Pour Guilluy, ces fractures territoriales redessinent les clivages partisans : «Le vote pour l’UMP et pour le PS est de plus en plus celui des protégés (retraités et fonctionnaires) ou bénéficiaires (catégories supérieures) de la mondialisation, tandis que l’électorat FN est celui des catégories qui sont […] au front de la mondialisation (ouvriers, employés, chômeurs).»

Seul le vieillissement du corps électoral permet de «maintenir artificiellement un système peu représentatif, les plus de 60 ans étant en effet ceux qui portent massivement leurs suffrages vers les partis de gouvernement.»

Au final, le paradoxe du livre est de vouloir mettre en garde la gauche sur ses impensés, ses abandons coupables, tout en légitimant le discoursidentitaire d’une partie de la droite et de l’extrême droite

Mardi devant les députés, Manuel Valls a évoqué ces «abandonnés de la République», qui «tous essayent comme ils le peuvent de trouver la protection que nous ne savons plus leur offrir».Tenir ces deux bouts, c’est tout l’enjeu pour la gauche.

Le bon sens!

Il n’est pas vrai de dire qu’on va rendre six milliards d’euros aux Français en libéralisant les professions réglementées, a déclaré mercredi 17 septembre le ministre de l’Economie Emmanuel Macron à rebours des affirmations de son prédécesseur Arnaud Montebourg.

« Les professions réglementées c’est un tout petit bout de cette réforme pour l’activité de cette loi pour la croissance », qui « sera soumise au Parlement en début d’année prochaine », a précisé Emmanuel Macron.

Le 10 juillet Arnaud Montebourg avait annoncé la préparation d’une « loi pour la croissance » essentiellement centrée sur la réforme des professions réglementées et l’assouplissement du travail le dimanche. Arnaud Montebourg avait affirmé que la libéralisation des professions réglementées telles que celles de notaire, huissier ou pharmaciens permettrait de rendre aux Français 6 milliards de pouvoir d’achat par une baisse significative du coût de leurs services.

« Illusion » « On ne va pas résoudre les problèmes des Français en sacrifiant les notaires ou les pharmaciens. Il ne faut pas raconter d’histoires. Je ne vais pas dire qu’on rendra 6 milliards de pouvoir d’achat aux Français, ce n’est pas vrai, c’est une illusion », a lancé Emmanuel Macron. « L’objectif est de créer de l’activité partout où c’est possible et donc c’est une série de petits déverrouillages sur plein de sujets », a-t-il expliqué, évoquant un élargissement de ces réformes à une série de mesures concrètes contre des blocages tels que le coût élevé et la durée importante d’obtention d’un permis de conduire.

« On ne fera rien qui ne soit perceptible par les gens », a-t-il dit. Les notaires se mobilisent ce mercredi contre ce projet de loi lors de rassemblements devant les préfectures. Les huissiers s’étaient mobilisés lundi.

Opération vérité sur les comptes publics

Et ce n’est pas reluisant. A chaque rentrée parlementaire, le refrain est le même : le budget s’annonce comme l’un des plus compliqués de la Ve République. Les déclarations de Michel Sapin mercredi 10 septembre montrent néanmoins l’ampleur réelle des défis auxquels le gouvernement est confronté cette année.

Si l’exécutif affiche sa détermination à maintenir le cap à travers ses arbitrages, ce qu’il dit des comptes publics traduit bien les difficultés économiques de la France. C’est la première tranche des 50 milliards d’euros d’économies que le gouvernement s’est engagé à réaliser durant les trois dernières années du quinquennat. Et c’est un bel effort. Car les éléments ne sont pas favorables. Notamment l’inflation. Elle est plus faible que prévue, ce qui ralentit la hausse naturelle théorique des dépenses publiques, par rapport à laquelle les économies sont calculées.

On s’attendait à ce que le gouvernement annonce 19 milliards d’euros d’économies, quitte à repousser une partie de l’effort au budget 2016. « On ne peut pas avoir les mêmes objectifs avec une inflation qui devient très faible », avait plaidé Michel Sapin le 2 septembre. « Les deux milliards d’économies qui ne seront pas réalisés à cause de la faiblesse de l’inflation seront donc compensés », a-t-il corrigé. Et de détailler : « Les dépenses de l’Etat et de ses opérateurs diminueront de plus de 1 milliard d’euros, quand naturellement elles auraient progressé de 6 milliards. La baisse des dotations aux collectivités locales sera confirmée à hauteur de 3,7 milliards. S’agissant de la sécurité sociale, plusieurs milliards d’économies ont déjà été votées ou négociées. » Le gouvernement va aussi devoir compenser les dépenses supplémentaires annoncées cet été, notamment en faveur du bâtiment ou des ménages modestes, le ministre des Comptes publiques évoquant « d’autres mesures complémentaires ».

C’est la deuxième grande nouvelle. Et elle n’est pas bonne : le déficit public augmente cette année. Il était de 4,2% fin 2013, il sera de 4,4% à la fin de l’année. En cause : d’abord un changement des normes comptables au niveau européen, qui fait grimper le déficit de 0,2 point en raison de la prise en compte du Crédit d’impôt compétitivité emploi distribué aux entreprises. Cela ne suffit toutefois pas à expliquer l’écart avec les 3,8% annoncés initialement. « L’essentiel de la hausse est évidemment dû à la dégradation du contexte économique », a expliqué Michel Sapin mercredi matin. Le gouvernement prévoit désormais un déficit de 4,3% en 2015 et la France repousse pour la troisième fois l’objectif de 3%, cette fois en 2017.

Pourquoi cette nouvelle trajectoire ? Impossible d’augmenter les impôts. « L’efficacité, ce n’est pas de chercher à atteindre à toute force et coûte que coûte l’objectif de déficit initial, quelles qu’en soient les conséquences sur notre tissu économique ». L’exécutif ne souhaite pas non plus renoncer au Pacte de responsabilité. « L’efficacité, ce n’est pas de prendre des mesures qui reviendraient à aggraver encore la panne de croissance que nous connaissons et à ralentir encore un peu plus l’inflation », explique Michel Sapin.

Quant à aller plus loin dans la réduction des dépenses publiques : Le gouvernement a revu sa prévision de croissance de 1% à 0,4% cette année, et de 1,7% à 1% l’année prochaine. La cause de cette croissance morne ? « L’effort de réduction des déficits mené ces dernières années à travers toute l’Europe a continué de peser sur l’activité », explique Michel Sapin. L’absence de croissance plombe aussi les recettes fiscales, ce qui ralentit la réduction des déficits…

Pauvreté et niveaux de vie en France

Le taux de pauvreté a légèrement reculé en 2012, mais dans un contexte de baisse générale des niveaux de vie et de hausse du chômage, qui a notamment touché les familles monoparentales, souligne mardi une étude de l’Insee. En 2012, 8,5 millions de personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé par convention à 60 % du niveau de vie médian de la population, qui s’élevait à 987 euros par mois

5 conseils pour survivre en classe prépa

« Depuis une semaine maintenant, les nouveaux élèves de classe préparatoire ont rejoint les bancs du lycée. Nuits courtes, cernes qui s’agrandissent à vue d’œil (c’est le cas de le dire), devoirs maisons à foison et premiers DS (devoirs surveillés) : les réjouissances ont commencé. Difficile pour beaucoup de nouveaux étudiants de trouver un bon rythme de travail dès les premiers jours… Mauvaises habitudes du lycée (couramment appelées glande), peur face aux devoirs qui s’accumulent (ça arrive…) : il faut réussir à dépasser le choc psychologique des premières semaines. Car en prépa, tout est une question d’endurance. Pour y arriver, mieux vaut être paré à courir un marathon que s’être entraîné pour un petit footing… Je n’ai pas la prétention de donner un guide pour ‘réussir en prépa’. Cela serait prétentieux de ma part. Cependant, fort de mon année passée en MPSI, je vous ai réuni 5 conseils pour survivre en prépa et éviter le Burn-Out

Retour du voyage solidaire « Microcrédit en 4L »

Ce samedi 13 septembre, Nicolas Rouly, Président du Département de Seine-Maritime, a accueilli, à l’Hôtel du Département, Nicolas Auber et Matthieu Tordeur, de retour de leur voyage solidaire destiné à soutenir l’entreprenariat par le microcrédit dans les pays en développement.

Le projet « Microcrédit en 4Licrocrédit en 4L», est soutenu par le Département Maritime et de nombreux acteurs de la micro finance.

Nicolas et Matthieu sont partis le 1er septembre 2013 Mont -Saint -Aignan en 4L avec pour objectif de verser 25 000 €, sous forme de prêts 000 €, sous forme de prêts 000 €, sous forme de prêts 000 €, sous forme de prêts 000 €, sous forme de prêts de 150€ , afin d’aider un maximum de personnes à créer leur propre entreprise. Ils sont rentrés Ils sont rentrés Ils sont rentrés Ils sont rentrés Ils sont rentrés en Seine -Maritime le 1er août dernier. Leur projet visant à Leur projet visant à Leur projet visant à « soutenir la création d’entreprises par le microcrédit », en faisant tour du monde en un an, au volant d’une Renault 4L de 1986 a été soutenu par le Département à travers une subvention de 4. 000€.

Ce soutien s’inscrit dans le cadre du dispositif JAVA (Jeunes Actifs dans la vie associative) dont l’objectif est d’aider les initiatives collectives des jeunes Seinomarins de 13 à 25 ans. Depuis le 1er janvier 2014, , le Département a ainsi soutenu 38 projets de jeunes, 25 demandes sont en cours d’instruction.

Le parcours : d’Est en Ouest, en voiture de Rouen jusqu’en Inde, puis sur la route Panamericana des États-Unis au Brésil avant de traverser l’Atlantique sur un porte-conteneurs et de rentrer en Europe en passant par l’Afrique ce qui représente 50 846 kms parcourus à travers 40 pays sur 5 continents.

Leur témoignage: « Nous avons rencontré 9 Institutions de Micro-finance (IMF), organismes locaux qui octroient les prêts. Le microcrédit consiste en un apport de capital à des entrepreneurs qui ne peuvent pas bénéficier de prêts dans des banques classiques. Ils sont en effet soit trop pauvres, illettrés ou vivent dans des zones trop reculées. Ces personnes sont donc exclues du système bancaire classique, les IMF leur permettent d’avoir accès à un capital pour développer une activité ou en créer une. En fonction des pays, les modalités des prêts varient mais le montant reste faible (de 60 euros en Inde à 1500 euros au Pérou par exemple) et les taux d’intérêts raisonnables. Les organismes rencontrés pratiquent un microcrédit solidaire qui a pour but le développement d’une région et non l’enrichissement d’investisseurs. Les bénéficiaires sont sélectionnés (capacité de remboursement, enquête de moralité auprès du voisinage, pas de surendettement) puis accompagnés, soit par des formations poussées pour les plus pauvres, soit par de simples rendez-vous avec des agents de crédit.

Grâce à la sélection puis à cet accompagnement, les taux de remboursement sont excellents et nous avons pu constater que le microcrédit solidaire est un formidable levier de développement ». Cette rencontre a été l’occasion pour Nicolas Auber et Matthieu Tordeur de nous faire partager les expériences

Stop ou, encore?

Instabilité ministérielle, déballage de la vie privée, sondages calamiteux font souffler un vent de panique sur le président de la République et le gouvernement Valls 2 et ce, seulement neuf jours après la formation de sa nouvelle équipe.

La cote de popularité de François Hollande au lendemain de son élection, en mai 2012, n’atteignait pas des sommets. La droite a, dès le départ, été massivement contre lui De plus, les deux premières années du quinquennat Hollande ont été marquées par la déception croissante de son propre électorat. La politique menée par Jean-Marc Ayrault puis Manuel Valls, non seulement ne produit pas de résultat, mais apparaît aux yeux d’un nombre croissant d’électeurs ayant voté en 2012 pour François Hollande, comme une politique contraire aux engagements pris à l’époque par le candidat socialiste.

Le président de la République paie à la fois son impuissance et sa « trahison ». Enfin, la succession d’affaires mettant en lumière son manque d’autorité, comme les épisodes de ces derniers jours, de l’affront de Montebourg et Duflot au règlement de comptes de Trierweiler, en sont l’illustration.

Pour la Gauche, dix ans d’opposition semblent n’avoir servi à pas grand-chose. Au Parti socialiste, très peu de travail a été fait pendant cette période pour penser le monde en général, la société française en particulier, avec un logiciel rénové. Le début de réflexion entamée sous Martine Aubry avant la présidentielle de 2012 n’a pas suffi à rattraper le temps perdu.

L’enjeu pour François Hollande aujourd’hui n’est pas d’être élu en 2017, c’est d’être en situation d’être candidat. Le fait que le PS ait habitué ses électeurs en 2006 puis en 2011 à dorénavant choisir ses candidats à la présidentielle par le biais d’une primaire, rend la chose très compliquée pour François Hollande. Compte tenu de sa très faible légitimité, s’il participe aujourd’hui à une primaire, il n’est absolument pas dit qu’il l’emporterait.

La question de la dissolution ne devrait pas être posée tant qu’il n’y a pas, objectivement, un blocage de la majorité à l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, cette majorité existe, chaque fois, elle a été au rendez-vous, malgré le bruit fait par les frondeurs. Mais ce qui est vrai institutionnellement ne l’est pas forcément politiquement. On le voit bien aujourd’hui : la gravité de la crise est telle que le soutien d’une majorité parlementaire fragile est un rempart bien faible pour le chef de l’Etat. On peut le déplorer, mais nous sommes aujourd’hui dans une démocratie d’opinion où la légitimité d’un pouvoir se mesure aussi à l’aune des sondages. Ceux-ci sont aujourd’hui tellement calamiteux que la question se pose d’une nécessaire opération de relégitimation démocratique d’un pouvoir qui semble n’être plus que l’ombre de lui-même.

Les parlementaires socialistes sont très embêtés par cette affaire. Ils sentent bien d’un côté qu’en soutenant bec et ongles le gouvernement, ils se coupent de leur base. Mais, de l’autre côté, ils savent que s’ils vont trop loin dans la « fronde », que s’ils ne votent pas la confiance à Manuel Valls, le 16 septembre, donc que s’ils prennent le risque de priver le gouvernement de majorité, François Hollande pourra alors être tenté de dissoudre. Or, vu les résultats des municipales et des européennes, et vu les sondages aujourd’hui, des élections législatives anticipées auraient toutes les chances de conduire à une Berezina électorale. Les socialistes sont encore traumatisés par les législatives du printemps 1993, dont seulement 58 d’entre eux avaient réchappé.

Y-a-t-il encore une solution applicable et capable de retourner la situation en 2 ans ? Notre économie de production est sérieusement à la peine, sans perspectives d’investissement ni dans l’outil de production ni dans la recherche. Notre filière formation, tant initiale que continue, est en pleine restructuration.

Enfin, notre société est en plein désarroi. Des impôts qui augmentent pour les plus modestes malgré les promesses, plus d’emploi et des déclarations qui menacent les sans-emplois ont jeté le trouble. D’autre part, les dividendes aux actionnaires qui n’ont jamais été aussi élevés, l’impôt sur la fortune qui augmente et l’étalage des signes de richesse par les plus fortunés poussent les citoyens à la révolte et au Front National qui n’en demande pas tant !

Il faut revoir le logiciel de toute urgence ! Les assises du Socialisme qui se préparent font revivre l’espoir. Il ne faudrait pas qu’elles se résument à des effets de manches ou à des stratégies de positionnement interne ! S’il ne s s’y passe rien de révolutionnaire dans notre conception du monde, alors, s’en est fait du socialisme !
 

Coupables renoncements

La situation paraît aujourd’hui hors de contrôle. Après les Shebab qui contrôlent la Somalie et menacent le Kénya, après AQMI qui a failli prendre le contôle du Niger, après Bokoarham qui menace le Nigéria, après l’Etat Islamique qui prend le contrôle de la Syrie et de l’Irak, la Lybie sombre dans le chaos institutionnel.

Toutes ces entités ont aujourd’hui le contrôle de réserves pétrolières considérables qui vont générer des revenus stables, capables de financer des moyens militaires et terroristes.

Nos sociétés occidentales démocratiques sont directement menacées et fragilisées parce que démocratiques.

Devant l’hostilité de nos opinions publiques, les occidentaux ne prennent pas leurs responsabilités et laissent s’installer un pouvoir terroriste qui croît et embellit.

La France a été en la matière le seul pays à tenter d’intervenir et n’a pas su à l’époque aller au delà des renoncements des Etats Unis…

on voit aujourd’hui les coséquences dramatiques de ces hésitations…

n’est-il pas trop tard?

 

Télépathie….

Des chercheurs affirment avoir transmis pour la première fois un message mental simple entre deux personnes séparées par des milliers de kilomètres, selon une recherche récemment publiée dans la revue américaine PLOS one.

Pour cette expérience, un des sujets en Inde porte des électrodes sur la tête transmettant via internet ses activités cérébrales comme un électroencéphalogramme, alors qu’il pense des messages très simples comme « bonjour » ou « salut ». Un premier pas vers d’autres moyens de communication L’ordinateur convertit ces impulsions électriques en code binaire, le langage machine, avant de les envoyer à un autre ordinateur qui les transmet au cerveau d’une autre personne en France sous forme de flash lumineux, expliquent ces scientifiques.

Le sujet ne pouvait ni entendre ni voir les mots eux-mêmes mais a été capable d’interpréter les signaux lumineux pour saisir le message. En fait cela revient à transmettre un message par télépathie. « Nous voulions voir s’il était possible de communiquer directement entre deux personnes en lisant les activités cérébrales de la première puis en les transmettant à une autre et ce sur de vastes distances via les systèmes de communication existants comme internet », a expliqué Alvaro Pascual-Leone, professeur de neurologie à la faculté de médecine de Harvard, co-auteur de cette expérience.

Des chercheurs de l’université de Barcelone et de la firme espagnole Starlab ainsi que de la société française Axilum Robotics ont également participé à cette recherche parue dans PLOS One daté du 19 août. Selon ces scientifiques il s’agit d’un premier pas dans l’exploration d’autres moyens de communication. Interfaces directes entre les ordinateurs et le cerveau humain

« Nous pensons que des interfaces directes courantes entre les ordinateurs et le cerveau humain seront possibles dans un avenir pas si éloigné, permettant une communication directe de cerveau à cerveau de façon routinière (…) et créant de nouvelles possibilités dans les relations sociales », concluent ces chercheurs.

Parmi les applications potentielles, ils citent la possibilité de communiquer avec des personnes paralysées et incapables de parler après un accident vasculaire cérébral. Les scientifiques travaillent depuis une dizaine d’années sur les communications télépathiques.

En 2013, des neurobiologistes de l’Université Duke en Caroline du nord (est des Etats-Unis) étaient parvenus à faire transmettre par une forme de télépathie des informations entre deux rats.

Les inégalités se sont encore accrues aux Etats-Unis

Les revenus des 10 % les plus riches ont augmenté de 10 % entre 2010 et 2013 pour s’inscrire à 397 500 dollars par an (307 000 euros). Dans le même temps, ceux des 40 % les moins aisés, ajustés de l’inflation, ont décliné, indique le rapport publié tous les trois ans.

Pour les vingt premiers centiles situés au bas de l’échelle, la chute atteint 8 % à 15 200 dollars annuels. Si le revenu moyen global a augmenté de 4 % au cours des trois dernières années, le revenu médian (c’est-à-dire le revenu qui divise la population en deux parties égales : l’une gagnant plus, l’autre moins), lui a chuté de 5 %. Une tendance qui « correspond à un accroissement de la concentration des revenus durant cette période », indique la Fed.

Ainsi, les 3 % les plus riches américains concentrent 30,5 % du revenu total en 2013 contre 27,7 % en 2010. Par ailleurs, cette catégorie des 3 % les plus riches détient 54,4 % de la richesse globale (revenu plus patrimoine) contre 44,8 % en 1989. A l’autre bout de l’échelle, les 90 % les moins riches ont vu leur part tomber à 24,7 % contre 33,2 % en 1989.

Derrière ces chiffres se dessine une reprise économique à deux vitesses. Ceux disposant d’un portefeuille en Bourse ou d’un patrimoine immobilier ont bénéficié d’un effet richesse substantiel au cours des trois dernières années. L’indice Standard & Poor’s 500 a ainsi grimpé de 47 % durant cette période. Celui qui mesure l’évolution de l’immobilier, le S&P/Case Shiller Index, lui, a fait un bond de 13,4 %.

Pour ceux qui ne disposent ni de l’un ni de l’autre, la notion de reprise a été beaucoup plus évasive dans un contexte de stagnation des salaires et de fragilité du marché de l’emploi. Car si le taux de chômage n’a cessé de baisser depuis 2010, il n’offre qu’une vision partielle du marché du travail dans la mesure où de plus en plus d’Américains renoncent à rechercher un emploi.

En novembre 2013, lors de son audition au Sénat, Janet Yellen, alors qu’elle s’apprêtait à être nommée à la tête de la Fed, avait qualifié l’accroissement des inégalités comme « un problème très profond », indiquant néanmoins que beaucoup de facteurs sous jacents du phénomène échappaient au domaine d’action de la Banque centrale américaine. Il faut néanmoins noter qu’une bonne partie de l’effet richesse qui a profité aux plus aisés a été alimentée par les colossales injections de liquidités décidées par la Fed depuis trois ans pour relancer l’économie. Dans un contexte de taux d’intérêts proches de zéro, cet argent est venu s’investir principalement dans les actions et l’immobilier.

Par ailleurs, le rapport indique que le taux de propriétaires de leur logement parmi les ménages américains est tombé à 65,2 %. Il s’agit du plus bas niveau constaté depuis 1995. Quand aux familles propriétaires de leurs entreprises, le pourcentage est tombé à 11,7 %. Du jamais vu depuis 25 ans.

Des mesures concrètes

Tous les étudiants pourront désormais bénéficier d’une caution locative, garantie de l’Etat pour faciliter l’accès des jeunes au logement, a annoncé lundi 8 septembre la secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur Geneviève Fioraso.

Le dispositif de caution locative étudiante, appelée la « CLé », permet aux étudiants de moins de 28 ans de bénéficier d’une garantie de l’Etat et d’être dispensés du paiement de la caution. En cas d’impayés, le propriétaire a la garantie d’être dédommagé par un Fonds de garantie. La « CLé » est « généralisée à tous les étudiants qui n’ont pas de garants, quels que soient leurs revenus, leur situation familiale, leur nationalité », a expliqué Geneviève Fioraso à l’AFP, confirmant ses propos rapportés dans « Le Parisien ».

La difficulté de l’accès au logement ne doit pas être un obstacle à la poursuite d’études et à la réussite des étudiants », a-t-elle justifié, souhaitant « rétablir l’ascenseur social dans notre pays et accueillir, dans de bonnes conditions, les étudiants étrangers », qui sont une des cibles « prioritaires ». Inspirée par un dispositif en vigueur en Aquitaine depuis 2006, la « CLé » a été expérimentée pendant l’année universitaire 2013-2014 dans quatre régions (Ile-de-France, Nord-Pas de Calais, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur).

Les jeunes isolés, ceux issus de familles monoparentales âgés de moins de 28 ans et les étudiants étrangers étaient jusqu’à alors la cible prioritaire du dispositif. Les conditions d’octroi de la « CLé » imposent que le loyer soit « plafonné à 500 euros pour une personne seule en province, 600 euros en Ile-de-France et 700 euros à Paris ». « Pour les couples, ce plafond sera majoré de 60 % », a précisé le ministère de l’Enseignement supérieur.

En contrepartie, les étudiants bénéficiaires verseront une cotisation équivalente à 1,5% du loyer. La « CLé » est financée par l’Etat et la Caisse des dépôts à hauteur de 600.000 euros et les régions partenaires, qui investissent 100.000 euros. La secrétaire d’Etat Geneviève Fioraso a précisé ses mesures lors de l’inauguration du Forum du logement étudiant, au Crous de Paris.

811 510

C’est le nombre de bébés nés sur le territoire français (hors Mayotte), selon une étude de l’Insee. C’est 9 500 naissances de moins qu’en 2012, mais bien plus qu’au milieu des années 1990. Avec un taux de fécondité de 1,99 par femme, la France demeure parmi les pays les plus féconds d’Europe, et ce malgré la crise et le chômage.

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