On n’est pas couché sur FRANCE 2: DEUX HAVRAIS sur le plateau TV hier soir…

Hier soir à son heure tardive habituelle sur France 2, le Havrais Rucquier recevait le député-maire UMP du Havre, Edouard Philippe pour une longue causerie de trente minutes touchant à de nombreux sujets, dont celui, évidemment! de la réunification normande et des rapports peu cordiaux entre Rouen et Le Havre…


 

Sur France 2, Edouard Philippe évoque les rapports entre Rouen et Le Havre

Le maire du Havre était l’invité la nuit dernière de « On n’est pas couché »  l’émission présentée par Laurent Ruquier

  • Par Richard Plumet
  • Publié le 14/12/2014 | 17:17, mis à jour le 14/12/2014 | 19:34
© France 2
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Humour et politique

Belle tribune et beau tremplin de popularité nationale hier soir (samedi 13 décembre) pour Edouard Philippe, le député maire UMP du Havre. Celui qui a fait ses débuts aux côtés d’Alain Juppé a eu près de trente minutes d’antenne suir France 2 (à un horaire nocturne cependant très tardif) dans l’émission « On n’est pas couché », présentée par un autre havrais : Laurent Ruquier.

Il a été question de la prochaine élection présidentielle, du retour de Nicolas Sarkozy, des primaires à l’UMP (Edouard Philippe est en charge de leur organisation) et de la réunification des deux Normandie.
Celui qui sait imiter à la perfection Giscard  a expliqué pourquoi il a voté pour la fusion des régions et a rappelé avec humour son engagement de traverser à la nage, non pas l’estuaire de la Seine, mais le bassin du commerce !

VIDEO : l’émission de France 2

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/2014/12/14/sur-france-2-edouard-philippe-evoque-les-rapports-entre-rouen-et-le-havre-612928.html


 

Commentaires de Florestan:

Mise à part le cas particulier de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, les seuls élus Normands ayant une notoriété nationale sont les grands élus de Haute-Normandie (Fabius, Philippe, Le Maire, Morin): voilà qui pèsera dans le rapport de force interne pour organiser la future Normandie unifiée sur la question de la « capitale » bien entendu (réseau coopératif équilibré ou réseau hiérarchique ?) mais aussi sur celle du pôle métropolitain de l’Estuaire qui doit équilibrer le poids de la future métropole rouennaise à partir d’une association entre les agglomérations de Caen et du Havre, de part et d’autre de l’estuaire de la Seine…

Sauf qu’on entend guère tant sur ce sujet que sur celui encore plus brûlant de la future organisation métropolitaine capitale, « l’huitre de la fin d’année », alias, Joël Bruneau, maire de Caen (à l’UMP lui aussi)  et président de l’agglo de Caen La Mer: Edouard Philippe a-t-il donc vraiment un interlocuteur valable de l’autre côté de l’eau?

Joël Bruneau mettra -t-il, lui aussi, un maillot de bain pour traverser à la nage le port de Caen? ( on ne lui demandera pas de traverser la baie de Seine jusqu’au Havre, c’est vraiment trop loin !) Ou se laissera t-il convaincre par la fausse bonne idée de ses amis (encombrants?) de l’UDI de créer un pôle métropolitain « occidental » avec les petites villes bas-normandes qui sont actuellement courtisées en ce sens?

DEBAT PUBLIC SUR LA FUSION NORMANDE: Lettre à un président de région en Normandie…

Les cycles de réunions publiques d’information sur la future unité normande qu’ici nous espérions tant et depuis trop longtemps, s’achèvent ce mois de décembre 2014 tant en Haute qu’en Basse-Normandie.

Ce double cycle organisé par les deux exécutifs régionaux normands actuels qui n’est unifié que par l’intermédiaire d’un site internet officiel commun, laissera les bons connaisseurs du dossier normand sur leur faim même s’il faut se réjouir que ces réunions furent des succès publics tant par la présence toujours importante de nos concitoyens que par leur adhésion à l’évidence normande qui ne fut que fort rarement contestée en tant que telle…

Cela veut donc dire que l’essentiel du débat nécessaire sur l’unité normande est ailleurs. Et il faut regretter que de cet essentiel là, il ne fut que peu question en dépit des remarques toujours pertinentes et récurrentes du public.

Ce n’est donc pas l’unité normande qui fait débat c’est l’organisation de la future région qui fait débat et c’est là le point « capital » !

Ayant assisté au titre du collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie » à la réunion publique de Flers du 5 décembre dernier organisée par le Conseil régional de Basse-Normandie et avant d’assister à la dernière réunion prévue en Basse-Normandie qui aura lieu mercredi 17 décembre au Mémorial de Caen à partir de 19h00, j’ai envoyé le message qui suit à Laurent Beauvais, président de région en Normandie depuis 2008 puisqu’il n’a jamais fait mystère de son soutien à la belle idée d’unité normande…


LETTRE à un président de région en Normandie…

 

Cher Monsieur,
Compte tenu de ce que nous pouvons savoir sur les enjeux de la Normandie unifiée que vous avez toujours défendu avec courage et authenticité, permettez moi de vous faire part des réflexions suivantes quant à l’organisation de la réunion de Caen du 17 décembre prochain:
Cette réunion sera effectivement plus difficile car le public qui pourra être présent sera certainement plus exigeant et pertinent sur les problématiques normandes (je peux en témoigner avec mon séminaire de l’UP Caen qui rencontre un franc succès).
Elle sera difficile aussi car il me semble urgent et important d’expliquer quel sera le nouveau rôle de Caen dans la Normandie nouvelle et unifiée de demain: on ne peut raisonnablement disjoindre la présentation d’un projet normand nouveau sans présenter l’organisation possible et souhaitable des pouvoirs dans le réseau urbain de tête puisque la Normandie urbaine est fondamentalement polycentrique à toutes les échelles urbaines: il faut poser et imposer le principe de réseau coopératif et d’équilibre gagnant- gagnant / donnant-donnant.
Si la présentation du projet normand est clairement associée à celle du projet de « capitale régionale » en réseau, alors la réunion publique sera utile et vous marquerez des points précieux: si on reste dans le flou, des polémiques inutiles, des rumeurs pourraient se répandre avec le risque que les inquiétudes ne l’emportent sur la dynamique positive normande que j’observe par exemple dans mes réunions de l’UP Caen, car aux questions précises nous donnons des réponses précises qui montrent que le pire n’est pas le plus certain et qu’il y a un très beau projet normand à mettre en oeuvre pour tous les Normands.
 
Les Caennais lucides et intelligents savent bien que le statut actuel de « capitale régionale bas-normande » est périmé: il correspond à l’Après Guerre, aux Trente glorieuses issues de la Reconstruction (1944 – 2014). Mais depuis la fin des années 1980, ce statut et le périmètre bas-normand ont montré leur limite pour stopper le déclin de la Normandie issue de la période précédente. A Rouen qui n’a pas été choisie en 1964 comme métropole d’équilibre et avec la mise en sommeil du grand projet Paris sur Mer du SDAU Basse Seine après les années 1970, ce fut même encore pire !
C’est pourquoi, je vous suggère une vraie montée en gamme dans la présentation que vous proposez en début de réunion: j’ai trouvé stupéfiant, par exemple, à Flers qu’il n’y ait jamais eu de carte de la Normandie projetée au public avec le réseau urbain, avec le potentiel économique pour amorcer la présentation d’un projet de territoire normand. 
 
Pour réussir à Caen, il faudrait donc être plus précis, plus efficace dans la présentation géographique de la Normandie pour que le public caennais, déjà bien informé des enjeux et réalités régionales, puisse se projeter clairement dans la future Normandie unifiée: ce serait même l’occasion de confier la présentation objective et précise des enjeux et potentiels normands à un géographe du collectif des Quinze par exemple…
Enfin, concernant l’avenir de l’agglomération de Caen, si devait se confirmer la répartition des rôles avec Rouen actuellement à l’étude, il faudra expliquer comment la Normandie unifiée va permettre à Caen de déployer totalement son profil et sa qualité de capitale intellectuelle, culturelle et universitaire de la Normandie, que « l’Athènes normande » est de retour en lien avec « Rouen notre Babylone » (Gustave Flaubert)
Que le couple Caen technopole / Rouen métropole est finalement le plus pertinent, que les politiques culturelles, de formation supérieure, de recherche développement ou fondamentale en Normandie peuvent être pilotées depuis Caen: vous qui avez travaillé avec Hubert Curien (ndlr: ministre de la Recherche et de la Technologie de 1984 à 1986),  il faut dire, à nouveau, que Caen peut être la « Grenoble  » de l’Ouest pour transformer enfin l’essai de 1971 lors des assises nationales de la recherche publique qui avaient eu lieu à Caen…
On pourrait même dire que Rouen métropole normande avec la préfecture et le siège de l’hôtel de région sera profitable au développement de la technopole caennaise car Rouen va se mettre enfin à l’école normande et s’obliger à filtrer enfin l’influence envahissante de la région parisienne sur la Normandie. (ex: pôles de compétitivité Movéo et Axe Seine)
 
Et les géographes pourraient expliquer que l’Etat déconcentré en région dans sa nouvelle organisation installera des directions spécialisées compétentes sur toute la Normandie à Caen en lien avec son profit technopolitain depuis une préfecture de région établie à Rouen.
Même chose pour le conseil régional qui gardera ses lieux de réunion actuels (abbaye aux dames et caserne Jeanne d’arc).
L’idéal serait aussi que Caen fasse un pôle métropolitain commun avec Le Havre mais cette question n’est pas de votre ressort… (histoire de rappeler leurs responsabilités à certains élus de droite)
Il faudra bien expliquer que vous êtes déjà au travail, que les mobilités se feront dans le respect de l’intérêt des personnels et de l’intérêt général de la Normandie: si la réunion donne des informations claires sur la nouvelle organisation des fonctions entre Caen et Rouen avec une présentation claire des enjeux (reconstruire une unité normande pour tous les territoires normands et piloter en Normandie l’enjeu national de l’Axe Seine), cette réunion sera réussie.
Enfin et pour finir ce message peut être trop long, sachez que je pense fermement que la seule petite chance que puisse exister pour que la future Normandie unie demeure à gauche en décembre 2015, c’est de mettre un authentique réunificateur normand en tête de liste, c’est à dire, vous !
Amitiés,
Philippe CLERIS,
P/O le collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie »

Philippe TORRETON: UNE BELLE PROFESSION DE FOI NORMANDE

Cela fait toujours plaisir de voir une grande figure intellectuelle ou culturelle normande ou d’origine normande prendre la parole publiquement pour défendre l’image de notre région…

Samedi 13 décembre, à l’auditorium du musée des Beaux Arts de Caen, l’académie des sciences, arts et belles lettres de Caen qui fit autrefois la réputation de « l’Athènes normande » décernait son prix annuel au comédien Rouennais Philippe TORRETON  pour son livre des souvenirs de son enfance normande. L’occasion était donc trop belle pour le célèbre comédien de clamer haut et fort son soutien de toujours à la réunification normande !

Merci à Philippe TORRETON !

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COUP DE COEUR DE L’ETOILE DE NORMANDIE

REFORME TERRITORIALE: la colère alsacienne prend de l’ampleur…

Samedi 13 décembre c’était près de 30000 Alsaciens qui étaient descendus dans les rues des grandes villes de la région pour manifester leur colère de voir l’Alsace disparaître: peu d’échos voire aucun dans les médias nationaux parisiens. Mais cela fait tout de même la une de Ouest France de ce lundi 15 décembre avec un article illustrée par une photographie qui vous rendra forcément perspicace…

Cette colère alsacienne est parfaitement légitime: dans sa cécité néo-jacobine, le gouvernement prend le risque de réveiller un régionalisme identitaire autonomiste pour disqualifier l’idée régionale à partir du maintien de la frustration bretonne et par la création d’une colère alsacienne.

C’est littéralement jeter de l’huile sur un feu qui n’existait pas avant et que des pompiers pyromanes  ( Le rapporteur du projet devant la commission des Lois de l’Assemblée Nationale, Carlos Da Silva député PS de l’Essonne suppléant de Manuel Valls pour ne pas le nommer…) n’aillent l’allumer !

Les élus Alsaciens envisagent désormais toute une série de recours pour constester la légalité constitutionnelle de la nouvelle carte territoriale (recours auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme entre autres) voire un blocage du fonctionnement de la future région ALCA / « ACHLOR » (ça nous rappelera à nous Normands, le blocage du nouvel Etablissement Public Régional de Haute Normandie par les élus de l’Eure de 1972 à 1982 au nom de la réunification normande…)

Enfin, les élus Alsaciens espèrent qu’une alternance à droite dès les élections régionales de 2015 ou l’alternance présidentielle de 2017 pourront permettre de revoir une carte régionale légitimement inacceptable sauf pour … la Normandie qui devient la seule vraie région à taille humaine et disposant de son vrai nom historique prestigieux reconnu dans le Monde entier et de son vrai territoire géo-historique: la Normandie étant la seule région fusionnée qui soit totalement légitime !


 

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Mieux vaut en rire ! (suite): Jean QUELLIEN, HISTORIEN approximatif et oublieux…

Suite du  désopilant feuilleton que nous propose Yves LOIR, président de l’Union pour la Région Normande, consacré à la renommée d’une gloire passée de l’université de Caen, fondée, rappelons-le en 1432 par le roi d’Angleterre Henry VI et qui rayonnait sur l’ensemble de la Normandie puis sur une académie de Caen étendue sur les cinq départements normands et la Sarthe jusqu’à l’orée des années 1970…

Après les mésaventures normandes de Jean Quellien historien apprenti géologue, voici celles de Jean Quellien historien approximatif et oublieux embourbé dans la matière normande…

Jean Quellien fumant le calumet de la paix avant de déterrer une hache de guerre contre la Normandie

http://normandie.canalblog.com/archives/2014/11/27/31038401.html

L’HISTOIRE NORMANDE REVUE 

  ET CORRIGEE PAR MONSIEUR QUELLIEN

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La perspective de fusion des deux régions normandes fait l’objet d’un consensus national Droite-Gauche comme en attestent les votes au Parlement, le Sénat et l’Assemblée nationale n’ayant divergé entre elles que sur le nombre de régions (15 dans un cas et 13 dans l’autre ) mais ne remettant aucunement en cause, ni l’un ni l’autre, le regroupement normand. En Normandie, la fusion normande fait également consensus même si certains positionnements ont été plus tardifs que d’autres. Pourtant, certains esprits chagrins – très isolés à vrai dire- ont exprimé leur scepticisme face à la perspective inéluctable de l’unification normande. Le quotidien breton « Ouest-France » du 26 Novembre a ainsi donné la parole à l’un d’entre eux, l’Historien Jean Quellien, qui s’est évertué à prouver que la Normandie n’était une « évidence » ni sur le plan « géologique » ( ? ) ni sur le plan historique . Concernant ce dernier point, Monsieur Quellien a tenté de prouver que l’entité Normandie a rarement été unifiée dans le passé .

-Certes, il concède que, pendant 3 siècles – de 911 à 1204 – la Normandie a constitué un quasi-Etat unifié mais cette unité a été remise en cause -selon lui- notamment par l’Edit royal de Cognac (1542) créant deux Généralités en Normandie (Caen et Rouen). Monsieur Quellien devrait savoir que la création des Généralités par François 1er avait une origine fiscale (les caisses de l’Etat étaient vides (déjà)!) et qu’il fallait « optimiser » de cette façon la rentrée des impôts. La création des généralités, qui s’appliquait d’ailleurs à d’autres provinces françaises, n’avait donc aucune dimension politique. Quant aux termes de « Haute » et de « Basse » Normandie dont l’emploi a été quelquefois utilisé autrefois, Monsieur Quellien devrait savoir qu’ils font référence à des notions de géographie physique et qu’ils n’ont jamais eu de traduction administrative ou politique dans le passé.

La suite de la « démonstration » de Monsieur Quellien est de la même veine et s’appuie le plus souvent sur de grossières contre-vérités historiques ou d’ « oublis » qui ne sont pas – bien entendu – le fruit du hasard.

Revenons y brièvement:

Croyant stigmatiser l’origine du concept de Normandie unifiée,  Monsieur Quellien fait allusion à la soi-disant re-création des provinces par le Régime de Vichy en 1941 avec l’instauration des Préfets régionaux. Là encore l’universitaire breton fait preuve de sérieuses lacunes sur le sujet. Parmi d’autres, un historien authentique, Pierre Barral a montré en 1974 (in « Revue française de Science politique ») en quoi consistait la soi-disant « régionalisation » Pétain qui visait, en réalité, à accentuer le caractère centralisé et autoritaire du régime et notamment, son caractère policier (création des Intendants régionaux de Police ). M. Barral fait, par ailleurs, incidemment allusion dans l’article qui vient d’être mentionné, aux particularités du cas breton dans le cadre de la « régionalisation » Pétain et montre les limites de celle-ci. En effet Vichy dut s’opposer sur ce point avec les occupants allemands qui, eux, soutenaient certains mouvements régionalistes bretons.

Monsieur Quellien indique, par ailleurs, que le Préfet de Rouen était mal perçu par les Bas Normands (sous entendu -insinue t-il – parce qu’il était de Rouen ). Nous pouvons lui indiquer qu’il était également mal perçu par les Haut Normands dans la mesure ou l’un des objectifs principaux de ce personnage était de traquer les opposants (et notamment les Résistants). Monsieur Quellien pourra peut-être nous préciser les régions de France où ces représentants du Régime étaient bien perçus ? Par ailleurs, nous tenons à la disposition de Monsieur Quellien toutes les informations relatives à l’accueil triomphal réservé par les populations du Calvados et de la Manche en octobre 1944 au Commissaire régional de la République pour la Normandie, Henri Bourdeau de Fondenay , qui était basé à Rouen sans que cela ait suscité la moindre opposition ni réserve à Caen, Saint-Lô, Cherbourg, Coutances…

Cette éloquente tranche d’histoire n ‘a pas retenu l’attention, décidément très sélective, de l’éminent historien.

A côté d’ une vision très « personnelle » de quelques séquences de l’histoire normande revue et corrigée par Monsieur Quellien ainsi qu’on vient de le voir, on peut relever également dans sa « démonstration » un certain nombres d’inexactitudes factuelles :

– Les 23 régions de programme françaises (dont les deux régions normandes) n’ont pas été crées par un décret du 2 juin 1960 mais en 1956 (Arrêté du 26 novembre)

– La loi du 2 mars 1982 relative aux droits et libertés des communes des départements et des régions, créant les Conseils régionaux, n’a pas remplacé les CODER mais les EPR ( Etablissements publics régionaux ) crées par la loi du 5 juillet 1972 portant création et organisation des régions …

A la connaissance très lacunaire et orientée qu’a Monsieur Quellien de l’histoire de la Normandie, s ‘ajoute le fait qu’il ait aussi « oublié » de mentionner dans sa « démonstration » quelques institutions unitaires normandes (et non des moindres!) comme la « Coutume de Normandie » qui a eu force de loi en Normandie jusqu ‘au début du XIX ème siècle ou le Parlement de Normandie (succédant à l’Echiquier en 1515) supprimé en 1790.

(Ndlr: on pourrait évoquer l’Alma Mater de l’Athènes normande qui a nourri, sa carrière durant, cet historien d’origine bretonne bien ingrat !)

Ces institutions considérables qui furent associées étroitement à la vie quotidienne des Normands pendant près de huit siècles ont échappé aussi à l’attention de Monsieur Quellien. La légèreté de sa « démonstration » telle qu’elle vient d’être évoquée jointe à ses défaillances de mémoire très sélectives suffisent à en montrer la vacuité.

 

Yves LOIR

 

 

 

 

REFORME TERRITORIALE : La guerre des capitales est partout annoncée mais la solution est NORMANDE !

Vendredi 12 décembre, avait lieu la première des quatre réunions publiques organisées à Rouen (amphi 150 de la faculté de droit) par le collectif des quinze géographes universitaires normands. Celle de vendredi dernier avait pour thème la: « naissance d’une nouvelle région, la Normandie »…

Le doyen du collectif, le professeur émérite François Gay nous propose ce bref mais éclairant compte-rendu:

« Un écho de la  présentation de notre projet Normand à la faculté de Droit de Rouen : amphi plein  , public intéressé et qu’on ne voit pas souvent dans ce genre de débats, une soif de participer, bien entendu aucun ténor de la politique sauf l’ancien maire de Rouen (Albertini ) et Bourguignon en disgrâce du PS ancien maire de Sotteville . Brennetot et Granier ont été très bien ainsi que le juriste…

Une belle journée
 Nous attendons le GRAND Forum de Rouen / Liberation  mardi16  décembre toute la journée sur les Métropoles avec beaucoup de grands noms  (Michel Bussi y intervient  ) »
Le 6 janvier prochain, à Caen, le séminaire de l’Université populaire aura l’occasion d’accueillir nos amis géographes sur ce thème essentiel de l’organisation de la future Normandie à commencer par la question de la « capitale régionale » et des solutions intelligentes et alternatives que l’on peut proposer (par exemple: un réseau coopératif de villes).
Sauf qu’à Caen, aucun responsable politique ne se sent capable d’assumer l’abandon de l’actuel statut de « capitale régionale administrative » pour inventer autre chose (par ex: capitale universitaire culturelle et scientifique, technopole régionale dans un réseau de villes avec la métropole de Rouen et le port du Havre).
La dernière réunion publique programmée par Laurent Beauvais en tant que président de région le 17 décembre prochain au Mémorial de Caen sera t-elle l’occasion d’en finir avec certains secrets de polichinelle?
En attendant, le collectif des Quinze nous propose leur dernière synthèse disponible, (le n°4) consacrée à la Normandie qui n’est pas dans la future métropole en réseau et où habitent la moitié des 3,3 millions de Normands: c’est une Normandie péri-urbaine ou rurale où l’on trouve une petite ville de moins de 10 000 habitants tous les 20 km et un gros bourg rural tous les 10 km… ( à lire très prochainement ici sur l’Etoile de Normandie)
L’ultime vote sur la nouvelle carte régionale aura lieu en fin de semaine prochaine à l’Assemblée Nationale: il est fort peu probable que la carte évolue encore malgré l’amertume bretonne et la colère alsacienne (encore 8000 manifestants ce samedi 13 décembre à Strasbourg).
Ainsi, dans cette nouvelle carte des régions de France, la Normandie va devenir la seule vraie région géo-historique à taille humaine, pouvant porter dès à présent son nom définitif, un nom historique et prestigieux connu dans le Monde entier.
Une autre avance normande réside dans le fait que la Normandie était véritablement la seule région qu’il fallait légitimement fusionner et que la réflexion sur les conséquences d’une fusion régionale y est ancienne et aboutie. Ainsi la réflexion sur l’idée d’un réseau coopératif de villes pour faire une métropole à trois pôles avec Caen, Rouen et Le Havre même si cette réflexion scientifique et objective quant aux réalités de la géographie urbaine normande doit tenir compte de rapports de force politique qui voudraient ignorer la réalité pour imposer une solution hégémonique parfaitement inadaptée.
Plus que jamais, la Normandie est le cas d’école de la réforme territoriale. Mais quelques grands élus Normands sont aussi les meilleurs cancres du cas d’école normand!


Si l’Assemblée a adopté mardi en seconde lecture la carte établissant une France à 13 régions, les tractations politiques autour des capitales de régions ne font que commencer.

Les députés ont adopté ce mardi en deuxième lecture la réforme territoriale. Mais la bataille des régions ne fait que commencer. L’une des prochaines étapes consistera à désigner une capitale à chacune de ces méga-régions. Comment seront-elles choisies et par qui? Éléments de réponse.

Désignation des capitales régionales: ce que dit la loi

D’après l’article 2 du projet de loi, la désignation de la capitale régionale se fera en deux temps. D’abord, un chef-lieu provisoire sera déterminé en 2015 et fixé par décret gouvernemental après consultation des villes et des conseils régionaux concernés. Ensuite, le choix définitif n’interviendra qu’après les élections régionales de décembre 2015. À ce moment-là, le conseil régional nouvellement élu proposera au gouvernement le choix d’un chef-lieu définitif, qui sera fixé par décret en Conseil d’État avant le 1er juillet 2016. Quoi qu’il en soit, c’est finalement l’État qui aura le dernier mot et qui devra arbitrer en cas de désaccord.

Strasbourg, déjà fixée sur son sort

Situation exceptionnelle: sur la région Champagne-Ardenne-Alsace-Lorraine, Strasbourg a déjà raflé la place de première capitale régionale. Sur la base d’un amendement PS, les députés ont désigné cette ville par avance, jeudi dernier, pour apaiser les élus alsaciens mécontents de la réforme territoriale, aux dépens de Metz et de Châlons-en-Champagne. Cette désignation implique implicitement que Strasbourg abritera bien la préfecture de région. Le lieu de l’hôtel de région restera en revanche déterminé par le conseil régional, tout comme le ou les lieux de tenue des réunions du conseil régional.

Batailles en perspectives

Pour les autres régions, tout reste à faire. Au total, une vingtaine de villes souhaitent décrocher la place très convoitée de capitale régionale. Un enjeu de taille pour les agglomérations en lice qui, une fois choisies, se retrouveront à la tête de méga-régions concentrant d’importants pouvoirs. «Qui seront les nouveaux barons? On peut imaginer qu’il va y avoir d’énormes rapports de force pour décrocher le titre de capitale, commente un habitué du dossier qui voit déjà les tractations politiques. Il y a fort à parier que des négociations auront lieu pour trouver un terrain d’entente», estime-t-il.

Des villes gagnantes et perdantes

Si aucune décision n’a encore été prise, certaines agglomérations s’imposent déjà. C’est notamment le cas de Lyon sur la méga-région Auvergne-Rhône-Alpes ou de Lille sur le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, Clermont-Ferrand et Amiens faisant difficilement le poids face à ces deux métropoles. De même, difficile d’imaginer que Limoges (pour le Limousin) et Poitiers (pour le Poitou-Charentes) puissent l’emporter face à Bordeaux. En revanche, le jeu sera plus serré dans trois méga-régions: en Normandie, les deux villes de Rouen et de Caen se disputent depuis plusieurs mois le titre de capitale. Même combat entre Montpellier et Toulouse ou Dijon et Besançon, deux villes de poids relativement similaire. Enfin, il ne devrait y avoir aucun suspense du côté des régions qui n’ont pas fusionné: Paris (pour l’Île-de-France), Rennes (pour la Bretagne), Nantes (pour Pays-de-la-Loire), Marseille (pour PACA) et Ajaccio (pour la Corse) resteront sans surprise capitales régionales.

L’avenir des capitales perdantes en question

Pour éviter les querelles de clochers, des élus proposent que les grandes villes se répartissent les compétences afin qu’aucune ne soit lésée. «Rien n’oblige à mettre tous les œufs dans le même sac et de concentrer tous les pouvoirs dans la même agglomération», commente un autre connaisseur du dossier. «On peut très bien imaginer, par exemple, que Montpellier et Toulouse se partagent des attributions pour former deux villes complémentaires». Autrement dit, l’une pourrait faire office de capitale politique (hôtel de région, préfecture, etc.) quand l’autre pourrait constituer le pôle économique de la région (siège d’entreprise, chambres de commerces et d’industrie, etc.). Au final, tout ne sera qu’une question de négociations entre villes concurrentes. Metz, Châlons-en-Champagne et Reims n’ont d’ailleurs pas tardé à réclamer des compensations depuis que Strasbourg a été désignée capitale régionale.

Des critères de sélection encore inconnus

Sur quels critères ces capitales seront-elles choisies? Pour l’heure, difficile de le savoir puisque le projet de loi fait volontairement l’impasse sur cette question. On peut imaginer que les poids économique et démographique des villes pèseront dans la balance. «Bien que ce ne sera pas forcément la ville la plus puissante qui sera retenue, estime un proche du dossier. Il faudra surtout tenir compte des critères d’avenir et du potentiel économique de la ville».


Commentaires de Florestan:
Rappelons pour que cela soit bien clair que la réforme territoriale (grâce aux amendements du député PRG normand Alain Tourret) fait éclater la notion actuelle de « capitale régionale » en trois éléments distincts qui peuvent être soit rassemblés au même lieu ou être placés dans des lieux différents:
1) Le « chef-lieu » : désigne la ville qui sera le siège de l’Etat en région, donc la préfecture régionale et le préfet de région
2) L’hôtel de région: désigne le siège de l’administration du Conseil Régional qu’il faut distinguer du …
3) lieu de réunion de l’assemblée plénière régionale
Cet éclatement de la notion de « capitale régionale » convient donc parfaitement au cas normand !
L’Etat désignera, en effet, au printemps prochain à l’occasion d’un « schéma de l’Etat déconcentré en régions » une liste provisoire des chefs lieux sachant que ce sera à la future assemblée régionale élue en décembre 2015 (avec la haute probabilité d’un changement de majorité politique dans de nombreuses régions) de décider du siège de l’hôtel de région et des lieux définitifs de réunion de l’assemblée régionale, ce avec une majorité des 3 /5ème et décision finale du Conseil d’Etat en cas de désaccord des élus avant le 1er juillet 2016.
Donc pour la Normandie, nous aurions deux possibilités:
1) Caen « chef-lieu »: préfecture régionale et Rouen métropole: conseil régional avec une antenne à Caen et deux lieux de réunion (Abbaye aux Dames et Caserne Jeanne d’Arc): c’est la solution la plus équilibrée et ce fut l’objet d’ailleurs d’un « ballon d’essai » fabiusien lancé en septembre dernier juste après les Jeux Equestres Mondiaux mais lancé d’une façon tellement cavalière qu’il fut repoussé par les élus caennais…
2) Caen « technopole » capitale universitaire, scientifique et culturelle avec antennes spécialisées de la préfecture et du conseil régional. Rouen métropole « chef-lieu » : avec préfecture et conseil régional. C’est la solution qui serait la plus conforme au profil actuel des deux capitales normandes voire d’un certain rapport de force politique (le poids de Laurent Fabius en faveur de Rouen) mais c’est une solution déséquilibrée.

SNCF: EFFONDREMENT DU SERVICE PUBLIC FERROVIAIRE EN NORMANDIE !

Alors que la S.N.C.F. est devenue en conséquence d’une guerre civile du rail aussi stérile qu’absurde avec R.F.F la Société Nationale du Cocufiage Ferroviaire (ici grand jeu con et court pour trouver une nouvelle signification au sigle SNCF),  alors qu’un fauteuil nommé LE VERN continue d’occuper un placard dans un poste d’aiguillage à la direction nationale de ladite SNCF, alors que l’Association de Promotion de la Ligne Nouvelle Paris Normandie que nous soutenons ici pour son suivi exigeant et perspicace du dossier de la LNPN (qui n’est pas encore morte, tenez-le pour dit !), s’apprête à réunir son Assemblée Générale le 19 décembre prochain, l’Etoile de Normandie publie la tribune sans concession et parfaitement objective de Didier PATTE président du Mouvement Normand, sur la situation désastreuse de la Normandie ferroviaire:

Faudra t-il que tous les lanceurs d’alerte ferroviaire de Normandie en viennent à appliquer des méthodes bretonnes (donc brutales) pour qu’enfin, la direction nationale de la SNCF s’aperçoive et se convainque du véritable EFFONDREMENT du service public ferroviaire en Normandie?

L’ancienne gare de triage de Sotteville-les-Rouen, ou le plus grand cimetère ferroviaire de France !

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SURRENDETTEMENT: La demi-région Haute-Normandie seconde région de France ! Triste record…

Sans surprise, nous avons une nouvelle fois la confirmation que l’actuelle demi-région de Haute -Normandie est une région riche avec une population pauvre et relativement jeune.

La partie orientale de la Normandie est celle qui est, à la fois, la plus industrialisée, la plus urbanisée (avec les agglomérations du Havre et de Rouen) et, bien entendu, la plus proche géographiquement de la région parisienne via la Basse-Seine: il s’en suit ce constat sempiternel de géographie sociale que les territoires urbanisés et « métropolisés » (qui plus est, directement placés sous l’influence de la région parisienne) sont, à la fois, plus riches et plus pauvres (dans les valeurs extrêmes) que la moyenne nationale.

Ce triste constat de ce record « Haut-Normand » en matière de surrendettement domestique démontre l’urgence de faire l’unité normande pour mettre en oeuvre une politique régionale cohérente en terme de solidarité entre tous les territoires normands:

Si l’on conserve l’héritage LE VERN, à savoir deux schémas régionaux de territoire divergents et deux contrats de plan Etat-Région différents, il faudra donc  encore attendre la Réunification normande longtemps après la date officielle de la réunification, attendre que le lent poison de la division s’épuise dans ses longs, très longs effets !

En attendant, tant Haute qu’en Basse, il faudra répondre à l’urgence sociale des ménages Normands qui connaissent de plus en plus les difficultés quotidiennes du surrendettement !

Avec des revenus médians mensuels Normands légèrement inférieurs à la moyenne nationale (autour de 1600 euros par mois) le moindre accident de la vie (décès, divorce, accident, maladie, licenciement) vous précipitera dans la spirale infernale du surrendettement.


 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/2014/12/11/surendettement-des-menages-la-haute-normandie-2eme-region-la-plus-touchee-610942.html

Surendettement des ménages : la Haute Normandie, 2ème région la plus touchée

Le chômage, la solitude et des accidents de la vie à l’origine de cette situation. La région Haute-Normandie arrive deuxième au classement des ménages les plus endettés.

  • Par Didier Meunier
  • Publié le 11/12/2014 | 14:51, mis à jour le 12/12/2014 | 15:12
© Laurent Lagneau
© Laurent Lagneau

Selon une étude de la Banque de France, on comptait près de 10 000 dossiers de surendettement dans la région en 2013.

L’engrenage du surendettement 

Pour le CSF (Confédération Syndicale des Familles), les « accidents de la vie » sont souvent au départ de ces situations de surendettement.
Un divorce, une séparation et tout s’enchaîne : des factures, des crédits, des saisies sur salaire, des dettes qui s’accumulent et auxquelles le surendetté doit faire face seul(e) souvent.

Le profil des surendettés a évolué en 20 ans
Aujourd’hui, les personnes aux salaires moyens sont aussi touchées par le surendettement.

« Parce qu’elles touchent trop, elles bénéficient de moins ou d’aucune aide »

Le chômage en cause

Selon la banque de France, c’est le fort taux chômage qui explique cette mauvaise place de la Haute-Normandie. Les revenus sont trop faibles pour permettre aux surendettés de s’en sortir.
De ce fait : plus de la moitié des cas de surendettement ne trouvent pas de solution. 

VIDEO : le reportage de Jean-Marc Pitte et Laurent Lagneau, avec des interviews de :

  • Peggy, aide-comptable
  • Frédérique Tajournel, de la Confédération Syndicale des Familles 
  • Jean-Christophe Ehrhardt, directeur régional de la Banque de France

 

Comme d’habitude, l’information proposée par FR3 est hémiplégique pour la Normandie:

Voir ci-après un lien intéressant qui rend compte d’une conférence qui a eu lieu à Alençon en avril 2012 sur un état des lieux en Basse-Normandie à partir du bilan des commissions de surrendettement:

http://www.canal-u.tv/video/la_forge_numerique/le_surendettement_des_menages_point_de_vue_des_commissions.9720

 

BLAGUE BRETONNE: Marché de Noël breton avec musique normande !

Parce qu’on commence à ne plus trouver drôles certaines blagues normandes qui se répètent trop souvent, sans aucune imagination !

La preuve encore à Falaise ce samedi 13 décembre en cette bonne ville de Guillaume le Conquérant…

blague_bretonne

 

Bien évidemment nous avons des nouvelles des activités de ce « bagad » incrusté depuis des années dans le bocage virois et animé par des fonctionnaires Bretons qui se sentent exilés à la sous-préfecture de Vire ou à la préfecture de Saint-Lô grâce à la Pravda ligéro-bretonne: la réunification normande aura pour enjeu la fin de ce déplorable britannotropisme bas-normand propre aux territoires symboliquement dominés par d’autres !

LOI MACRON et nullité de la SNCF… Et si les « COURRIERS NORMANDS » faisaient leur grand retour?

Dans le projet de loi proposé par Emmanuel MACRON, ministre de l’Economie, projet un peu fourre tout et qui fait polémique notamment sur la question du travail dominical, il y a un volet dont on parle peu, à savoir la libéralisation du secteur jusqu’à présent très réglementé du transport en autocar. Les compagnies d’autocaristes n’attendent, en effet, que cela, à commencer par Eurolines, filiale de Transdev, qui propose déjà des trajets européens trans-internationaux. La SNCF a été contrainte finalement d’accepter l’ouverture des liaisons inter-régionales et inter-cités françaises, car, franchement, les « trains d’équilibre du territoire » proposent le pire rapport qualité/ prix en matière de service !

On parle donc d’ouvrir des grandes lignes d’autocars express circulant sur le réseau autoroutier entre Lyon et Bordeaux et entre Paris et les principales métropoles régionales: le temps de trajet sera plus long qu’en TGV mais le billet serait deux à trois fois moins cher…

Evidemment, avec l’arrivée de grandes régions nécessairement multipolaires et compte tenu du centralisme ferroviaire parisien qui ne profite qu’aux grandes lignes TGV au détriment des liaisons inter-régionales, il va devenir intéressant pour les futurs conseils régionaux de développer des lignes d’autocars régionales ou interrégionales… Là encore, la Normandie malade de sa crise ferroviaire qui semble sans fin, pourrait faire école.

Avec 7 trains aller/retour par jour entre Caen et Rouen, plus de 1h30 de trajet et des billets parfois très onéreux par rapport à la qualité du service proposé; avec la nécessité de vivre une odyssée ferroviaire pour un trajet Caen- Le Havre de plus de 3heures ou l’absence de train entre Rouen et Evreux, le recours à l’autocar devient urgent pour assurer des liaisons rapides, cadencées, peu onéreuses et sécurisées entre Caen, Rouen et Le Havre ou les autres grandes villes normandes. Histoire de nous faire patienter avant l’arrivée de la LNPN d’ici 2025 voire 2030, il serait urgent d’organiser le grand retour des « COURRIERS NORMANDS »!

1948 Renault 215 D Amiot

 

 

IL FAUT SAUVER LE CANARD DE DUCLAIR

Après avoir évoqué la gastronomie caennaise dominée par les succulentes et célébrissimes tripes « à la mode de Caen » (avec de bonnes carottes) il faut évoquer la gastronomie dominée par le magnifique canard au sang « façon Félix Faure » dont la haute tradition est toujours pratiquée au restaurant de l’hôtel de Dieppe en face la gare rive droite à Rouen.

Mais le célèbre « avocat », alias le canard de Duclair, est en voie de disparition.

La métropole de Rouen dont une partie notable du territoire est agricole a donc lancé un programme spécifique de sauvetage de cette race de canard, fleuron du patrimoine animal normand dans le cadre d’une politique innovante de reconstitution de l’ancienne ceinture maraichère et agricole qui entourait autrefois, la « Babylone normande »…


 

http://www.normandie-actu.fr/le-canard-de-duclair-une-variete-patrimoniale-de-normandie-qui-se-developpe_101690/

Le canard de Duclair, une variété patrimoniale de Normandie, qui se développe

Il faut sauver le canard de Duclair. Cette espèce normande, à l’origine de la recette du canard au sang, a une histoire légendaire. Entre aviculture et gastronomie, explications.

Dernière mise à jour : 07/12/2014 à 07:37

Le canard du Duclair, une espèce trop méconnue. (Photo CSRAN)

Le canard du Duclair, une espèce trop méconnue. (Photo CSRAN)

Le Parc naturel régional des boucles de la Seine Normande et le Club de sauvegarde des races avicoles normandes ont mis en place un plan de sauvegarde du canard de Duclair. Développé par une poignée d’éleveurs, le but de ce plan est d’introduire à nouveau ce canard dans la production locale, pour favoriser la biodiversité, en développant un produit gastronomique tout en le liant à une activité économique.

Quelles origines ?

Son origine reste néanmoins obscure. Il est dit qu’il serait le fruit de la reproduction de canes des basses-cours existant à l’abri des falaises de craie blanche entourant Duclair et des canards sauvages de passage, au cours de leurs migrations. Mais ceci relève de la légende populaire.

« L’avocat »

Le canard de Duclair est un cousin du canard de Rouen. Leurs zones géographiques d’origine n’est éloignée que d’environ 20 kilomètres et ils sont tous les deux le fruit d’une sélection locale. Ils se différencient par un détail marquant : le Duclair a un jabot blanc sur son plumage noir. Cela lui vaut le surnom d’ « avocat ». Il est aussi plus petit que le Rouen et pourrait être à l’origine de la recette du canard au sang. Sa chair aurait un goût plus prononcé que celle du canard de Rouen.

Cette photo met bien en avant le jabot blanc caractéristique du canard de Duclair. (Photo Alain Aubry/Conseil Général 76)

Cette photo met bien en avant le jabot blanc caractéristique du canard de Duclair. (Photo Alain Aubry/Conseil Général 76)

Les origines d’une recette

L’origine de la création de cette recette normande qu’est le canard au sang serait presque accidentelle si on en croit le récit populaire. En effet, les vendeurs de volailles de la rive gauche de Rouen mettaient leurs canards dans des caisses de transport pour aller au marché de Duclair qui avait lieu le mardi. Les animaux étaient tellement tassés que certains mourraient étouffés. Ceux-ci étaient alors déposés à l’Hôtel de la Poste où ils étaient ensuite servis aux clients.
En fait, il semble que l’étouffement de canard ait été pratiqué bien avant cela, par facilité, mais aussi pour une question de goût. Le fait que l’animal conserve son sang permettrait à sa chair d’avoir un goût meilleur.

Standardisé en 1923

Il est cité dans les écrits avicoles dès la fin du XIXe siècle, comme variété autochtone normande. Néanmoins, il faut attendre le 11 novembre 1923, pour qu’il obtienne son standard par Mme Bodinier-Poché, le Docteur Ramé et M. Chevallier. D’autres variétés européennes lui ressemblent, comme le belge de Termonde, le canard suédois ou le canard de Poméranie.

Le standard

Les particularités du Duclair sont nombreuses : bec de couleur vert noir, il a la tête ainsi que l’arrière du cou de couleur vert bronzé, avec une certaine brillance. Il possède aussi deux trait blancs au-dessus des yeux et à la base du bec. Son corps est recouvert de plumes brunes sur le dessus, et noires sur le dessous. Le plumage de la femelle diffère. Il est gris et brun. La cane possède un bec plus foncé.

Infos pratiques
Club de la Sauvegarde des races avicoles de Normandie, 156 route du four à pain, 76750 Bosc-Roger-sur-Buchy

 

CAEN CAPITALE DE LA GASTRONOMIE NORMANDE

Parmi les nombreux signes qui démontrent que la bonne ville de Caen s’est réveillée, que la page de l’Après Guerre se tourne enfin, il y a la réaffirmation de Caen comme une ville rayonnante quant à la qualité gastronomique de ses restaurants. Pour reconstruire une ville après une table rase guerrière il faut 70 ans: après les ruines et les cadavres, les gravats et les murs de pierre ou de béton, la restauration des grands monuments, les églises, les infrastructures, les institutions, les industries et les services essentiels, vient seulement la reconstruction culturelle, symbolique, l’image même de la ville…

Prenons donc l’exemple des restaurants:

Avant-Guerre et jusqu’en 1951, la grande table caennaise qui faisait la réputation de la cité normande loin à l’extérieur c’était le « CHANDIVERT » la table préférée de Georges Simenon…

Le grand bâtiment en béton datant de 1931 de style « art déco » existe toujours: il a perdu tous ses décors extérieurs, le cinéma vient de fermer et seul le RDC est encore occupé par deux modestes boutiques de chaussures…

Depuis la fermeture du « Chandivert » en 1951, Caen n’a plus de grande brasserie de tradition qui pourrait être l’ambassadrice gastronomique de la ville.

Sauf que par delà cette dent creuse symbolique héritée du traumatisme collectif des destructions massives de 1944, s’est développé un réseau de restaurants qui ne cultive plus ce lien étroit que l’on trouve partout ailleurs avec l’hyper centre ville: faute d’avoir pu rétablir la qualité urbaine d’avant guerre des places publiques, les restaurants se sont d’abord repliés sur les restes des quartiers anciens piétonnisés dans les années 1970 pour profiter du peu de pittoresque qui a survécu à la normalisation rationnelle de la Reconstruction: dans le charmant quartier du Vaugueux, qu’importe la qualité de l’assiette, ce qui compte c’est le cadre.

Puis vint la fin des années 1990 et la reconquête urbaine et piétonne du quai longeant le port avec un mélange de restaurants à la mode et de bars: là encore, la recherche d’ambiance l’emporte sur la qualité gastronomique. Puis vint les années 2000 avec une remarquable eflorescence de tables tenues par de jeunes chefs étoilés enfin soucieux de la qualité gastronomique et de la noblesse des produits issus des terroirs normands. Une géographie qui reste très éclatée sur la ville et qui continue de démontrer que les meilleures tables ne sont pas forcément dans l’hypercentre où la friche du « Chandivert » attend sa renaissance…

Si dans le cadre de la future Normandie unifiée, Caen redevient l’Athènes Normande en s’affirmant, sans complexes, la capitale culturelle, intellectuelle, scientifique et créative de la future région, cette montée en gamme, cette reconquête de Caen par elle-même ne pourra qu’être stimulée…

Gastronomie_normande_1

Gastronomie_normande_2

Soupe_des_chefs_1

Soupe_des_chefs_2

Débat TENDANCE OUEST: Ils sont 5, ils devaient être 4 mais ils ne furent que… 3

L’idée de la rédaction caennaise de Tendance Ouest était pertinente et innovante: anticipant le nouveau cadre régional normand unifié, la station multi-médias proposait la première grande émission de talk show politique normande au nez et à la barbe de Ouest-France et de FR3 HNBN. L’idée était d’inviter les cinq présidents de départements normands. Au départ, quatre répondirent positivement à l’appel: Alain LAMBERT (Orne, DVD); Jean-François LEGRAND (Manche, UMP); Nicolas ROULY (Seine-Maritime, PS) et Jean-Léonce DUPONT (Calvados, UDI).

L’émission s’est déroulée lundi 8 décembre 2014 à midi dans les locaux de la rédaction de Tendance Ouest Caen, avenue du Six juin… Sauf qu’ils n’étaient plus que trois devant les micros, Jean-Léonce DUPONT s’étant décommandé à la dernière minute, illustrant, en cela, de façon symbolique, l’incapacité de certains « grands » élus, notamment en Basse-Normandie à assumer la Normandie en tant que telle et toutes ses conséquences, à commencer par la nécessité de penser activement et positivement un nouveau statut et de nouvelles fonctions pour l’agglomération de Caen dans le cadre de la future Normandie. Puisque à écouter les trois présidents de département restants, faisant en cela une belle unanimité gauche-droite, Rouen déjà métropole sera la capitale régionale (siège du futur conseil régional).

Jean- Léonce DUPONT pourtant si prompt et ardent à défendre Caen a préféré laisser sa chaise vide au risque de laisser cancanner n’importe quoi sur l’avenir de Caen en Normandie: minable !

Les_trois_pr_sidents

Mieux vaut en rire ! Jean QUELLIEN, HISTORIEN ou GEOLOGUE ?

Laurent BEAUVAIS, président de région en Normandie depuis sa première élection puisqu’il a toujours défendu le principe et le projet d’unité normande, a bien raison de fustiger le « défaitisme » bas-normand.

Ce « défaitisme » bas-normand se fait d’autant plus virulent ces dernières semaines que l’année 2014 restera dans la longue histoire normande comme celle de la mort du serpent de mer de la Réunification (apparu en 1972) pour enfin laisser place à l’aventure stimulante et enthousiasmante de reconstruire concrètement l’unité de la Normandie pour le XXIe siècle et ses enjeux.

L’Etoile de Normandie a repéré depuis longtemps la source, le foyer de négativité continu, obstiné, opiniâtre, périmé de ce défaitisme bas-normand qui pourrait s’apparenter à un vrai « bourrage de crâne »:

Ouest-France, le quotidien ligéro-breton dont la rédaction caennaise est pilotée depuis Rennes, est manifestement déstabilisé par un coup qu’il n’a pas vu partir…

La renaissance d’une belle et grande région, la Normandie en l’occurrence, sur le flanc Nord-Est d’un Grand Ouest dominé par le couple métropolitain Nantes-Rennes, dans le cadre d’une réforme territoriale imposée par l’Etat au prix du maintien de l’amputation bretonne et de la disparition de l’Alsace, les deux régions identitaires françaises, déstabilise nos grands décideurs ligéro-bretons et leurs affidés locaux: d’où une certaine agressivité anti-normande qui peut conduire à dire et à diffuser des âneries disqualifiant l’idée d’unité normande.

Notre ami Yves LOIR, président de l’Union pour la Région Normande, mais ici à titre personnel, n’a vraiment pas du tout apprécié les approximations et les insinuations anti-normandes qui affleuraient dans l’entretien accordé à Ouest France, le 26 novembre dernier par Jean Quellien, professeur émérite d’Histoire à l’université de Caen… Nous avions déjà ici traité (et malmené) ces auxilliaires de la Pravda ligéro-bretonne: Yves Loir y revient donc, avec humour, la seule arme que l’on puisse opposer à la bêtise !

Jean QUELLIEN, historien ou géologue?

Rappel des épisodes précédents sur l’Etoile de Normandie:

http://normandie.canalblog.com/archives/2014/12/03/31077022.html

http://normandie.canalblog.com/archives/2014/11/27/31038401.html


 

Monsieur QUELLIEN  ET  L’  « EVIDENCE » GEOLOGIQUE

                                                   

        L’exemplaire du 26 Novembre 2014 du quotidien rennais « Ouest-France » sera à conserver. En effet une interview y  consacre la naissance d’ un nouveau concept en géographie humaine : l’identité géologique.

En effet l’universitaire Jean  Quellien (le patronyme est très fréquent en Bretagne notamment dans les Côtes d’Armor ) se livre à une « démonstration » contre l’  « évidence »  d’une région normande unifiée ( tout lien avec l’actualité étant bien entendu le fruit d’une coïncidence) .

Le titre de l’interview se suffit à lui-même : «  La Normandie ,c’est loin d’être une évidence … »  M. Quellien entreprend une « démonstration »  de sa thèse en l’appuyant sur deux séries d’ « arguments »: la première se fonde sur la géologie , la seconde  sur l’ Histoire. Examinons ces argument« géologiques »: M. Quellien nous fait savoir tout d’abord qu’il y a deux Normandie, celle de  l’Ouest qui appartient au Massif armoricain ( c’est un scoop) et une autre à l’Est, qui appartient au Bassin parisien (autre scoop).

Faisant une nouvelle découverte, il affirme plus loin que dans  ces deux  parties «les sols ne sont pas les mêmes ». La carte géologique  de la Normandie jointe à l’interview de Mr Quellien montre que le comble  du désordre géologique et géographique normand est atteint quand la légende de la carte  indique au surplus, qu’à l’intérieur des deux zones en question, on trouve des enclaves argileuses, limoneuses, calcaires …C’est bien la preuve que -comme l’affirme Monsieur Quellien- « La Normandie c’est loin d’être une évidence ».

On peut penser que dans la logique de la découverte du brillant universitaire, il faut probablement regrouper les territoires selon leurs affinités géologiques.

A partir de là tout pourrait s’éclairer, doit penser Monsieur Quellien : la partie occidentale de la Normandie faisant partie du Massif armoricain, l’éminent professeur doit logiquement être amené à penser qu’il faudrait l’intégrer à un territoire qui  lui serait davantage géologico-compatible  -vous voyez lequel probablement ? C’est un argument auquel n’ont pas pensé pendant plusieurs décennies les promoteurs du « Grand-Ouest » à la sauce bretonne qui rêvaient d’absorber de la sorte la demi-région bas normande.

    Faut-il prendre au sérieux la thèse de Monsieur Quellien ? Non bien sûr ! . C’est pourquoi, dans la continuité de ce qu’il faut bien appeler cette « loufoquerie »,  nous lui suggérons donc de la soumettre à l’O.N.U en arguant du fait que nombre de pays du Globe géologiquement hétérogènes ne sont pas, pour reprendre son propre terme, des « évidences » et qu’il conviendrait d’y mettre bon ordre. Mr Ban Ki Moon va avoir du travail !

Yves LOIR


 

Commentaire de Florestan:

On pensera en rigolant au très très méchant dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert et à cette curiosité de la pseudo science humaine déterministe qui affirmait doctement, au début du XXe siècle, que les terrains granitiques produisaient des curés et donc des électeurs de droite et que les terrains calcaires produisaient des instituteurs et donc des électeurs de gauche… Foutaises que tout cela !

  

 

 

 

TRIBUNE SUR LA REUNIFICATION NORMANDE: LA DROITE REPOND A LA GAUCHE

La politique en Normandie fait penser à un match de tennis en double de la coupe Davis:

Coup droit et revers GAUCHE / DROITE et HAUTE / BASSE…  Dédoublement général au risque du strabisme, manque de vision globale du nouveau terrain de jeu, de nombreuses balles de match perdues !

Mise à part les écologistes Normands qui ont décidé de fusionner leurs deux fédérations régionales normandes en une seule, ou les élus normands du PRG qui ont pris l’habitude de travailler ensemble, les élus PS et UMP-UDI demeurent incapables d’organiser une réunion de travail commune et au clivage GAUCHE / DROITE, il faut ajouter le clivage géographique HAUTE / BASSE.

Pour combien de temps encore?

Car finalement bien peu encore, au delà de grandes déclarations d’intention générales (on a eu celle des élus socialistes après le vote historique à l’Assemblée Nationale le 25 novembre dernier, voici venir ce 10 décembre, celle des élus régionaux de la droite républicaine, réponse de la bergère au berger…) veulent ou peuvent intellectuellement et politiquement assurmer le nouveau territoire normand avec toutes ses conséquences :

par exemple, la capitale régionale normande, le fameux serpent de mer qui rode sur ce terrain de jeu normand depuis 1972 et dont aucune personnalité politique normande n’a été capable depuis, de tordre le coup tant il fallait se faire violence pour y arriver: il a fallu attendre la violence élyséenne, plus de quarante années plus tard pour enfin leur imposer l’évidence d’une circonscription régionale normande. Sinon, nous aurions pu attendre encore quarante années de plus !

Mise à part un « bébé Fabius » de 37 ans, il n’y aurait personne donc pour assumer réellement la Normandie et ses conséquences, à commencer par imaginer un nouveau statut pour Caen dans la nouvelle Normandie unifiée car être la capitale régionale d’une Basse Normandie aussi périmée que la Haute, ce sera bientôt fini !

On regrettera donc vivement qu’à l’instar du grand pensum teinté de faux enthousiasme normand servi il y a quelques jours par les élus socialistes, il ne nous soit proposé aucun début de commencement de réflexion ou de proposition pour solutionner le principal problème d’organisation de la future région normande, à savoir la répartition des fonctions de direction entre Caen, Rouen et Le Havre: sur ce point essentiel, ce n’est pas la classe politique régionale normande (qui n’existe donc toujours pas) qui propose, c’est la société civile normande (par exemple, le collectif des Quinze géographes et vous-mêmes ici sur ce site). Mais c’est l’Etat qui va disposer sous la forme d’un décret qui devra être pris avant le 1er juillet 2016.

Pour le reste, le texte que nous publions ci-dessous développe un argumentaire plutôt salutaire sur la question sensible des doublons entre les deux demi-régions normandes actuelles engendrés par le long et obstiné refus d’Alain Le Vern de coopérer réellement avec son collègue et camarade socialiste de Basse-Normandie.

Mais il eut été plus juste et finalement plus efficace de ne pas s’en prendre à Laurent Beauvais qui a précisément tout fait en son temps pour qu’un seul schéma régional de territoire normand ou qu’un seul contrat de projet normand avec l’Etat soient enfin possibles en temps utile: les élus régionaux de droite enfin réunis ensemble pour leur premier coup d’essai ratent ainsi leur cible !

Dommage…


 

 

Réunification : la tribune de l’opposition régionale

09h20 – 10 décembre 2014

« Arrêtons les faux-semblants ». C’est le mot d’ordre d’une tribune que les conseillers régionaux d’opposition viennent de publier au sujet de la réunification.

Ils sont 27 élus haut et bas-normands à signer le texte, dont les trois présidents de groupe UDI / UMP-CPNT / UMP-UDI-DVD : Philippe Augier, Sophie Gaugain et Bruno Le Maire.

Les signataires expliquent se réjouir de « cette réunification que nous avons défendue et prônée depuis tant d’années »

« Si les contours de bien des régions font débat, méritant les réserves portées par les parlementaires normands, notre Normandie nous satisfait. La fusion des deux régions administratives normandes a toujours été pour nous une priorité, car elle est porteuse de perspectives d’avenir pour les Normands. Cette grande Normandie fait partie de notre ADN.

C’est pour cela que nous regardons d’un œil circonspect les ralliés de la dernière heure, ces socialistes qui n’ont jamais œuvré dans le sens de la réunification, qui s’y sont opposés de tout leur poids, et qui aujourd’hui affirment l’avoir réalisée.

Pourtant, jusqu’au bout, en sous-main, ces mêmes socialistes ont tenté de freiner les propositions de leur propre camp, sur la carte des Régions : alors que le Président du Conseil régional de Basse-Normandie se distinguait déjà par son manque de combativité et d’imagination, les socialistes haut-normands – président du Conseil régional de Haute-Normandie, ancien président du Conseil général de Seine-Maritime, Laurent Fabius, etc., se projetaient, par un excès contraire, dans une méga-région, allant pour certains jusqu’au Nord. Sans oublier l’hostilité récurrente de l’ancien Président de la Haute-Normandie à l’égard de toute proposition avancée par les élus régionaux de la Droite et du Centre dans la perspective de la réunification.

Maintenant que la carte est fixée (mais pas les compétences, pierre angulaire de ce projet), il faut réussir la fusion de nos deux Régions.
Il faudrait pour cela une méthode claire et réfléchie, afin d’y associer les élus, les services de nos collectivités, les habitants…
Combien de citoyens se sentent aujourd’hui concernés par cette réforme majeure, tant en Normandie que dans le reste du pays ?

Tous ont besoin d’être portés par une ambition, par une vision claire et encourageante de leur avenir et de celui de leurs territoires.
Comme nos Présidents de Régions, le Gouvernement, par son manque de stratégie et de rigueur politique, est responsable de l’indifférence d’un nombre trop important de Français. A défaut, les socialistes sont passés maîtres dans l’art des faux-semblants, et la Normandie prend, encore une fois, du retard.

Les deux Présidents de Région socialistes, avec une autosatisfaction démesurée, affirment avoir saisi par lettre cosignée les deux CESER (Conseil économique, social et environnemental régional) afin de préparer cette fusion. C’est oublier que les CESER avaient déjà travaillé sur cette question mais que les avis et propositions de ces assemblées consultatives n’avaient pas été suivis d’effets…

Ils se targuent de préparer un budget régional commun pour 2016, mais il s’agit là du minimum indispensable au 1er janvier 2016. Le budget n’est qu’un outil au service d’une stratégie, d’une ambition, d’un projet qui n’existent pas. Et à ce jour, il serait bien difficile de donner les lignes de force d’une future feuille de route commune…

Les élus socialistes normands mettent en avant, comme une preuve de leur attachement à la grande Normandie, les coopérations déjà existantes, mais le compte n’y est pas et l’absence de stratégie à l’échelle normande est patente.
La preuve avec les futurs Contrat de Plan Etat-Région (CPER) 2014-2020 : n’aurait-il pas été pertinent de négocier un seul Contrat de Plan Etat-Normandie ?

Au lieu de cela, les discussions se poursuivent à Rouen et à Caen pour aboutir à la conclusion de deux CPER séparés.
La contractualisation avec l’Etat était pourtant une excellente occasion de partager une vision commune de la Normandie de demain afin de mobiliser les crédits nationaux sur des objectifs et des projets structurants.

Alors que nous l’avons maintes fois réclamé dans la perspective d’une réunification, la Normandie n’est hélas pas dotée d’un unique Schéma d’Aménagement et de Développement du Territoire (SRADT).

Cette ambition commune n’existe pas non plus en matière de développement économique, là aussi, malgré nos demandes répétées d’un schéma régional de développement économique normand. Il sera pourtant indispensable dans la perspective du renforcement probable du pouvoir économique des Régions !

Les élus socialistes sont aujourd’hui des beaux parleurs qui peinent à travailler ensemble et affirment haut et fort le contraire.
Leur volte-face ne trompera personne et surtout pas les Normands qui se rendent compte que leur Région aurait pu prendre une longueur d’avance si elle avait été préparée comme nous l’avons tant de fois réclamé, propositions et projets à l’appui.

Les socialistes, qui invitent toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à porter avec eux ce grand projet, seraient bien inspirés de commencer par y associer l’ensemble des élus régionaux. Peut-on croire qu’aucune rencontre n’est à ce jour prévue pour faire travailler ensemble les conseillers régionaux de Basse et Haute-Normandie ?

Pour nous, élus de la Droite et du Centre,

L’important, c’est l’ambition que l’on donne à la Normandie ;

Le principal, c’est le projet que l’on bâtit pour les Normands ;

L’essentiel, c’est la stratégie que l’on doit élaborer ensemble pour faire de la Normandie cette grande Région industrielle et rurale, innovante et productrice d’énergie, porte d’entrée maritime ouverte sur le monde, riche de sa culture et forte de son identité et de son histoire ».

Vingt-quatre conseillers régionaux normands de la Droite et du Centre sont aussi signataires : 

Ludovic ASSIER, Jean BAZIN, Anne-Marie COUSIN, Hubert DEJEAN DE LA BATIE, Bertrand DENIAUD, François DIGARD, Coumba DIOUKHANE, Valérie EGLOFF, Jean-Baptiste GASTINNE, Jean-Louis GERARD, Pascal HOUBRON, Elisabeth JOSSEAUME, Sylvie LANGEARD, Blandine LEFEBVRE, Jean-Marc LEFRANC, Xavier LEFRANCOIS, Christian LEMARCHAND, Brigitte LUYPAERT, Florence MAZIER, Valérie NOUVEL, Marie-Agnès POUSSIER, François-Xavier PRIOLLAUD, Jean-Louis VALENTIN et Didier VERGY.


 

Commentaires de Florestan:

 1) Bruno Le Maire signe une tribune régionale mais préfère y mettre une chaise vide…

2) Puisqu’il y aura, par la force des choses, des listes d’union UMP-UDI aux régionales de décembre 2015 et que l’UMP au plan national a très certainement laissé la Normandie à l’UDI, nous aurions en décembre 2015 un match de tennis en simple messieurs:

Nicolas Mayer-Rossignol VS Hervé Morin !

Mais comme ça fait longtemps que je ne me suis pas ennuyé devant un match de tennis à la télé, j’espère pouvoir encore me tromper !

 

 

 

FACEBOOK BILAN 2014: La NORMANDIE est en … 7ème POSITION MONDIALE !

La Normandie est le second nom de région le plus connu dans le Monde après la Californie:

Le rayonnement international de la Normandie peut être désormais mesuré par les audiences d’un réseau social bien connu… Le résultat n’étonnera que quelques pisses froids qui travaillent pour un grand quotidien ligéro-breton !


 

En 2014, la Normandie au cœur des discussions, sur Facebook

http://www.normandie-actu.fr/en-2014-la-normandie-au-coeur-des-discussions-sur-facebook_104170/

Facebook, le réseau social de Mark Zuckerberg, a passé au crible les dix articles les plus lus sur son media en 2014. Surprise : entre Stromae et Hollande, figure la Normandie.

Dernière mise à jour : 10/12/2014 à 08:54

Photo : http://www.le70e-normandie.fr/

 

 

 

 

 

Alors que 2014 touche à sa fin, les classements vont bon train. Destinés à établir un bilan de l’année écoulée, ils permettent de dresser un rapide panorama des temps forts de 2014. Sans surprise, la Coupe du monde de football, François Hollande, et Pharrel Williams (qui, avec son tube planétaire, Happy,  a fait danser le monde entier) caracolent en tête du top 10 français des articles les plus lus sur le réseau social Facebook, après analyses, par les équipes de Zuckerberg, des données de la plate-forme. Si la majorité des papiers arrivant en tête concernent des actualités people, surprise : la Normandie arrive en 7e position.

Les 70 ans du Débarquement : star du net

Entre Stromae, Games of thrones et le suicide très médiatisé de Robin Williams, se trouve la Normandie qui a su séduire les lecteurs français avec les festivités organisées dans le cadre du 70e anniversaire du Débarquement. Même si ce sujet n’est pas spécialement « glamour », les grands de la planète s’étaient retrouvés pour l’occasion ; ce qui explique l’intérêt porté par les internautes à cet événement qui célébrait la bataille de la Normandie et la Libération par les alliés. Les 9e et 10e positions sont occupées par le conflit à Gaza et le défi du seau d’eau glacée (Ice Bucket challenge), défi auquel s’est prêté Joël Bruneau, le maire de Caen (Calvados). Au niveau mondial, la Coupe du monde, le virus Ebola, les élections au Brésil et le Ice Bucket Challenge dominent le classement.

 

TOUR DE FRANCE 2016: MONUMENTAL DEPART POUR L’UNITE NORMANDE !!!

C’est donc confirmé officiellement, le Tour de France cycliste 2016 s’élancera depuis le Mont Saint Michel avant d’enchainer deux étapes en bord de mer ou à travers le bocage du Cotentin qui s’annoncent superbes !

On ne pourra que s’en réjouir ! Pour une fois la Normandie sera sous les feux médiatiques et présentée magnifiquement au grand public qui découvrira qu’à l’Ouest de Paris, il n’y a pas que la Bretagne à être dotée d’un bord de mer sublime !

Cependant, n’oublions pas que l’année 2016 s’annonce, une nouvelle fois, exceptionnelle pour la Normandie: la mise en oeuvre de l’unité régionale que nous attendions depuis plus de 40 années; le retour du festival « Normandie Impressionniste » (3ème édition consacrée au portrait); le départ normand du Tour de France et à l’automne les célébrations officielles tant normandes que britanniques du 950ème anniversaire du couronnement de Guillaume Le Conquérant roi d’Angleterre et de la bataille d’Hastings (1066-2016).

Mais d’ici, là on aimerait surtout avoir des nouvelles du prochain tour cycliste de Normandie de mars 2015 qui risquerait d’être annulé si la Gendarmerie continue de proposer ses tarifs exorbitants pour assurer la sécurité de cette épreuve sportive emblématique de l’unité normande: le dossier serait, dit-on, sur le bureau du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, dont l’ancienne ville sera visitée par le Tour de France à l’été 2016.


 

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/2061182/accueil/monumental-depart-

Cyclisme : le Tour de France 2016 partira au pied du Mont-Saint-Michel

Publié le 09/12/2014 á 23H00
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Le Tour de France 2016 partira au pied du Mont-Saint-Michel puis sillonnera le département de la Manche pendant trois jours avec des arrivées à Utah Beach et à Cherbourg et des départs de Saint-Lô et Granville.

Cyclisme : le Tour de France 2016 partira au pied du Mont-Saint-Michel
Laurent Beauvais, président de région, Jean-François Legrand président du conseil général et Christian Prudhomme directeur de la société du Tour de France posent devant le Mont Saint Michel
Dix-neuf ans après le grand départ de Seine-Maritime et plus spécialement de Rouen, le Tour 2016 prendra son envol depuis la Manche, sur l’autre versant de cette Normandie qui n’en formera alors plus qu’une. « Ce sera un bel acte de baptême pour cette nouvelle région», soulignait hier Laurent Beauvais, le président de la Basse-Normandie, lors de la présentation officielle de ce grand départ, organisée au Mont-Saint-Michel, plus particulièrement sous les voûtes de la salle des Hôtes de l’abbaye. Même si elle fut déjà à l’honneur en 1990 (victoire au sprint de Johan Musseuw), la Merveille tire profit de la précédente visite du Tour, en 2013. Sous un ciel limpide, les dirigeants d’ASO avaient été conquis par la beauté du site, théâtre final d’un contre-la-montre individuel remporté par Tony Martin devant Christopher Froome.
Le monument servira cette fois de rampe de lancement pour la première étape, le samedi 2 juillet, en direction de Sainte-Marie-du-Mont (188 km), précisément sur le site d’Utah Beach, à quelques encablures du Calvados. Ce sera un hommage au sacrifice des alliés lors du débarquement de juin 1944 avec un crochet par Sainte-Mère-Eglise. Il n’y aura donc pas de prologue au menu, comme à Liège en 2012 ou de contre-la-montre un peu plus long tel que l’an prochain à Utrecht aux Pays-Bas (14,7 km).

« Il y a le sport, la légende, les champions et naturellement les paysages et les monuments, souligne Christian Prudhomme, le patron de l’épreuve. C’est ce qui fait la force du sport cycliste c’est ce mariage exceptionnel avec la télévision. Que peuvent faire les plus beaux courts de tennis du monde, les plus beaux stades, les plus beaux circuits face aux compétitions cyclistes: pas grand-chose. Le Tour, c’est la mise en valeur des terroirs, des gens qui y travaillent…»

Dans un souci de plus en plus prononcé d’« esthétisme», cette virée de trois jours dans « ce jardin vert aux contours bleus », selon la définition de Jean-François Le Grand le président du département, épousera surtout le littoral, depuis le Mont jusqu’à Lessay lors de la première étape.

Sacrée côte de la Glacerie

La deuxième mènera le peloton de Saint-Lô, ville étape inédite, à Cherbourg-Octeville (182 km) pour un périple dans le bocage puis de nouveau en bord de mer, à partir de Lessay, par-delà Port-Bail et Barneville-Carteret, sur une route casse-pattes. « Si le vent d’ouest se lève, il y aura des vallons qui peuvent causer des soucis aux coureurs», indique Thierry Gouvenou, le patron technique de l’épreuve. Il faudra sans doute une bonne vieille tempête pour écrémer un peloton de professionnels affûtés comme jamais. En revanche, les sprinters pur beurre resteront sans doute « encalminés » dans les trois derniers kilomètres, dans la côte de la Glacerie. Un passage à 14 % pourrait faire le jeu de Philippe Gilbert, Peter Sagan ou de Vicenzo Nibali qui a profité d’un relief comparable pour s’imposer à Sheffield l’été dernier dès la 2e étape.

Le lundi 4 juillet, la 3e étape s’élancera de Granville qui n’a accueilli l’épreuve qu’une seule fois (victoire d’André Darrigade en 1957), pour une destination inconnue. « Les candidats ne manquent pas », indique Thierry Gouvenou, qui, au milieu des années 80, faisait régner la terreur dans le sud Manche dans les courses cadets.

DE NOTRE ENVOYé SPéCIAL AU MONT-SAINT-MICHEL, ALAIN GESLIN

Moinard : « Ce sera magnifique »

Anthony Delaplace (Bretagne Séché): « En 2016, il va falloir que mon équipe soit invitée par ASO. Il n’y a pas de raisons, j’ai déjà participé aux quatre dernières éditions. Ce sont les rêves qui font avancer mais je ne me vois pas à la maison en juillet 2016. Je suis originaire du Theil, à 10 kilomètres de Cherbourg, et je rêve de réaliser une échappée dans l’une des deux premières étapes. J’ai toujours l’habitude de partir dans des coups, trois ou quatre fois sur un Tour. On ne choisit pas forcément son étape mais l’ultime bonheur serait d’aller chercher le maillot de meilleur grimpeur à Cherbourg. Je pense que ça sera tendu dans les marécages de Carentan et en bord de mer. Ce sera un beau terrain de jeu. »

Amaël Moinard (BMC): « Certes, je suis parti dans le sud, du côté de Nice, pour pouvoir bénéficier de meilleures conditions d’entraînement mais mon cœur reste dans la Manche (NDLR : il est originaire d’Equeurdreville). Mes sœurs et mes amis habitent là. Dès que je rentre, j’adore me promener dans la Hague, sur les plages, faire le tour à vélo. Je suis tombé amoureux de ce coin-là depuis tout petit. Je suis toujours licencié ici, cette année au Vélo Club des Pieux. Je suis d’ailleurs spécialement monté pour cette présentation. Je connais très bien la fin de la deuxième étape et il est clair que ce sera magnifique. Et puis d’un niveau sportif, ceux qui font du vélo dans la Manche savent qu’il n’y a pas de plat et toujours du vent. Même pour un pro, ce sera compliqué à gérer avec un final assez scabreux vers Cherbourg, avec deux côtes dont une arrivée de trois kilomètres pour arriver à l’hippodrome de la Glacerie. Ça peut être comparable au Mont-des-Allouettes en 2011 ou aux côtes du Yorkshire cette année. »

Daniel Mangeas (ancien speaker du Tour de France): « C’est un beau parcours qui me paraît sélectif. Si le vent s’en mêle, on peut avoir des bordures. Ce sera une vraie carte postale qui sera diffusée dans le monde entier… Je ne regrette pas d’avoir arrêté de commenter le Tour car quand on est chez soi, on est toujours plus tendu qu’ailleurs. Je vais regarder ces étapes avec le regard du gamin que j’étais… La Manche et le Tour, c’est beaucoup d’histoires. En 1994, entre Cherbourg et Rennes, Greg LeMond a mis pied à terre aux Loges-Marchis (à la sortie de Saint-Hilaire-du-Harcouët) et n’est plus jamais remonté sur un vélo en compétition. Cherbourg, c’est aussi la victoire de l’Italien Guido Bontempi que l’on ne pensait pas capable de s’imposer au sommet de la bosse. Quand je le revois, il me dit toujours que c’est l’un de ses plus beaux souvenirs. Et puis, il y a les frères Pélissier à Coutances dans les années 20 (1924). Ils étaient partis avec plusieurs maillots et ils n’avaient pas le droit de s’en délester. Vexés, ils avaient abandonné à Orval, s’étaient réfugiés au café de la Gare à Coutances et Albert Londres avait écrit ce fameux article : les Forçats de la route. »

PROPOS RECUEILLIS PAR ALAIN GESLIN

CARTERET: LE BON AIR DU LARGE ET DE LA LANGUE NORMANDE…

Etoiliennes et Etoiliens amis de la Normandie, faisons une petite pause ! Respirons un peu de ce bon air du large à réveiller les morts et les vivants, dissipons les miasmes urbaines et métropolitaines du débat politico-mesquin de la « capitale ». Petit détour par Carterêt proposé par nos amis de l’association MAGENE à l’occasion d’un très beau livre en langue normande à laisser prochainement au pied du sapin de Noël pour celles et ceux que vous aimez !


 

Rémi Pézeril

Président de l’association Magène

Merci de bien vouloir annoncer ou faire connaître la parution de ce livre en normand. L’objet de notre association Magène est de faire vivre une langue minorisée (ce livre ne reçoit aucune aide publique ni privée).

             Jeaun de la Py-Ouitte Fuules cartrétaises Mes viages

 Promenades et voyages. Éditions Magène, 2014. 216 p. 120 photos, la plupart sont de l’auteur.

 

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   Jean-Claude Léger a appris le normand avec sa grand-mère.

   Il est l’un des auteurs d’un Dictionnaire français-normand édité en 2013 (et déjà épuisé).

   Il joue ici avec les mots du Cotentin, les expressions et les dictons populaires. Le vocabulaire différent du français est traduit en notes à chaque bas de page.

   Enraciné dans ses dunes de Hatainville, perché dans sa maison sur le cap de Cartret, Jeaun de la Py-Ouitte observe et « hale en portrait » les corbins qui nichent dans la falaise, les « mâorouns »,…

   Mais il migre aussi comme les cigognes chaque saison vers les continents les plus lointains : l’Amérique, Madagascar ou l’Océanie…

   Il partage depuis longtemps ses viages en normaund d’aveu ses amins du « Préchi normaund » de Sant-Georges-de-la-Rivyire», « des Amis du Donjon » de Bricbé / Bricquebec et de Magène dont il est un des piliers.

   Soixante poèmes et récits sont ici rassemblés dans ces Feuilles cartrétaises. Une invitation au voyage et à la réflexion sur notre société qui oublie trop souvent la nature…

Jeaun de la Py-Ouitte, Fuules cartrétaises, Mes viages / Promenades et voyages. 2016 pages, 20 €. Éditions Magène La Luzerne de haut 50260 Bricbé / Bricquebec.

A paraître le 19 décembre 2014. (frais de port : 3 €). www.magene.com.        

 

 

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Pour la dernière fois: l’Europe aide une moité de Normandie plus « pauvre » qu’une autre… moitié !

C’est la dernière fois que l’on aura à lire, nous l’espérons, ce type d’information et surtout cette façon hémiplégique de présenter les enjeux normands les plus essentiels dans les médias régionaux (ne rêvons pas de trop hélas !):

Nous devrions nous réjouir que l’Europe à divers titre octroie 282,4 millions d’euros à la demi-région bas-normande sous prétexte qu’elle serait une région « en transition » en raison de sa relative pauvreté, sa taille, son PIB, sa population, ses besoins et fragilités, etc…

Il ne s’agit pas de remettre en cause l’action européenne et volontariste de Laurent Beauvais à la tête du CRBN pour aller chercher, avec les dents, le maximum de subventions européennes possibles pour la seule Basse-Normandie, bien au contraire !

Mais si les élus « socialistes » fabiusiens Haut-Normands avaient été moins stupidement sectaires et égoïstes avec leurs camarades socialistes de Basse-Normandie, en expérimentant ensemble, dès qu’il fut possible de le faire, la gestion directe des fonds européens, en allant ensemble à Bruxelles, défendre les dossiers et intérêts normands, ( en supprimant par exemple l’ambassade normande qui est en trop à Bruxelles…) il est certain que la somme des subventions européennes eut été globalement plus importante pour l’ensemble de la Normandie et donc, relativement, pour les deux moitiés de Normandie…

Mais, hélas, l’égoïsme de circonscription trop longtemps entretenu par un certain Alain LE VERN qui se vantait d’être un expert et un innovateur en matière de gestion des dossiers européens a contraint les responsables régionaux Bas-Normands a se débrouiller tous seuls comme des grands à Bruxelles: et le résultat est plutôt honorable, malgré tout !

Mais que d’amertumes et de temps perdu, voire, de gâchis d’initiatives en terme de dynamique normande à l’échelle européenne !

Si la fusion normande qui doit enfin se réaliser dans moins de deux ans devait avoir un impact positif majeure c’est bien sur les politiques publiques régionales à destination de l’Europe pour plus d’efficacité, de lisibilité au service d’un magnifique potentiel normand.


 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2014/12/09/l-europe-donne-2824-millions-d-euros-la-basse-normandie-609780.html

L’europe donne 282,4 millions d’euros à la Basse-Normandie

 282,4 millions d’euros c’est la somme accordée par l’union européenne pour 2014-2020 à la Basse-Normandie. Cette aide financière est allouée par l’UE dans le cadre des fonds européens de développement régional et le fond social, le FEDER et le FSE.

  • E.F
  • Publié le 09/12/2014 | 17:43, mis à jour le 09/12/2014 | 17:48
Que de millions pour ce quinquagénaire français. © PIXABAY
© PIXABAY Que de millions pour ce quinquagénaire français.

Recherche et innovation, PME, numérique, transition énergétique, préservation des ressources, formation professionnelle des demandeurs d’emploi…Voilà pour les domaines d’intervention où la région compte intervenir avec le fonds FEDER et FSE (fonds européens de développement régional et le fond social). Au total 282,4 millions d’euros vont être alloués par l’union européenne pour 2014-2020 à la Basse-Normandie. En effet, la région est considérée « en transition ». Elle fait partie des plus pauvres de France. L’UE se base sur le produit intérieur brut par habitant pour établir cette hiérarchie et attribuer des allocations.

Le budget recherche et innovation s’élève à 76 millions d’euros. Dans ce secteur, la région propose de soutenir Cyceron, une plateforme d’imagerie biomédicale spécialisée dans le domaine des neurosciences. Hippolia, le centre au service de la santé et de la performance équine est également évoqué. Un soutien aux laboratoires travaillant sur les énergies marines renouvelables aussi. 

31 millions d’euros sont destinés à développer l’offre numérique. L’objectif est d’installer le très haut débit dans les zones non couvertes du territoire régional. Le paiement sans contact, la télésanté et la formation à distance font partie aussi des pistes à explorer.
74 millions d’euros seront consacrée à la transition énergétique et la préservation des ressources. Seront ainsi financés la rénovation thermique des logements sociaux, des chaufferies bois, l’extension du tramway caennais et côté patrimonial l’aménagement du port d’Arromanches, et les travaux au haras du pin. Enfin, 38 millions d’euros seront consacrés à la formation professionnelle des demandeurs d’emploi.

RYANAIR veut atterrir à Deauville: une bonne nouvelle pour la Normandie ?

On connait la réputation sulfureuse de la trop célèbre compagnie aérienne irlandaise « low cost »: refus d’appliquer le droit du travail français; conditions de travail « plancher » dans les avions; jeu régulier avec la ligne jaune en matière de sécurité aérienne… et surtout la mauvaise habitude d’aspirer l’argent public en profitant de toutes les aubaines possibles. Etc, etc…

Question: l’aéroport régional de Deauville Saint-Gatien déjà habitué au trafic très particulier des « yearling » (ces jeunes chevaux de course de moins d’un an acheminés par voie aérienne pour les ventes internationales de Deauville) a-t-il vraiment intérêt à accueillir des bétaillères du ciel logotypées d’une harpe celtique?


 

http://www.ouest-france.fr/node/3038633

Aéroport de Deauville-Normandie. Ryanair devrait s’y implanter

Deauville – 09 Décembre

 

La compagnie irlandaise low-cost devrait annoncer son arrivée à l’aéroport de Deauville-Normandie jeudi, lors d’une conférence de presse.

Si l’on ne connaît pas encore la/les destination(s), l’annonce d’une conférence de presse à l’aéroport jeudi en présence d’Audrey Legaigneur, responsable Adjointe Ventes & Marketing France de Ryanair, de Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Région Haute-Normandie et président du Syndicat mixte de l’aéroport de Deauville-Normandie laisse imaginer que la compagnie aérienne va bien s’implanter dans le pays d’Auge..  

Il ne faut cependant pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué puisqu’en 2007 la même compagnie aérienne avait fait faux bon à l’aéroport deauvillais après avoir annoncé la création d’une ligne à bas coût Deauville – Londres-Stansted…

TRANSPARENCY INTERNATIONAL: La Normandie n’est pas épargnée par la corruption…

L’association (ONG) de lutte contre la corruption qui pour habitude de s’en prendre, non sans raison, aux pays autoritaires ou en « voie de développement » a décidé de braquer ses projecteurs vers nos vieilles démocraties développées habituées aux pratiques de l’Etat de droit: grand bien lui en a pris car il se confirme bien que notre honorable 5ème République Française peut s’apparenter sur certains territoires à une république bananière: l’association « Transparency International » publie donc ce jour une carte de France qui montre la concentration des affaires de corruption instruites par les autorités judiciaires…

Sans surprise, cette carte colle à celle de la métropolisation française avec l’Ile de France et la « côte d’Azur » comme territoires français où la corruption serait la plus active. Mais l’Ouest n’est pas épargné (comme pourrait le titrer Ouest France…) à commencer par la Bretagne (faudrait-il pour autant verser dans les pratiques corruptrices l’habitude de collusions d’intérêts construites sur la connivence culturelle bretonne?). Mais la Normandie est concernée aussi: Caen et son agglomération semble tout particulièrement concernée. Comme quoi, la corruption a besoin de discrétion pour prospérer en toute tranquilité !


 

http://lci.tf1.fr/politique/lutte-contre-la-corruption-transparency-international-veut-8530190.html

Voici la carte de la corruption en France

Scandale politique.

Alors que la classe politique est de plus en plus discréditée aux yeux de l’opinion par les affaires politico-financières, l’ONG Transparency International publie une cartographie de la corruption en France. Elle invite également les citoyens à se mobiliser davantage.

Les citoyens sont-ils démunis face à une classe politique dont certains représentants ne respectent pas la loi ? La réponse est non pour l’ONG Transparency International, qui lance ce mardi un portail d’action citoyenne, dans le cadre de la journée mondiale contre la corruption. Le but, donner aux citoyens des outils pour tenter d’en finir avec les scandales politico-financiers. « Il n’y aura pas de progrès contre la corruption en France sans plus d’exigence, de vigilance et d’engagement de la part de chacun d’entre nous », plaide Transparency International.
 
Parmi ses outils, un guide pratique à l’usage de tout citoyen désireux de lancer une alerte. Il comprend les principales références juridiques utiles pour obtenir la protection de la loi en cas de dénonciation de faits illicites ou dangereux touchant à l’intérêt général.
 
L’ONG a également créé une cartographie de la corruption en France consultable en cliquant ici. Elle localise les condamnations d’élus prononcées dans des affaires de corruption ou d’atteinte à la probité. Il s’agit de la base de données la plus exhaustive jamais constituée. Elle recense environ 250 décisions de justice, toutes relatées par la presse. L’objectif est d’avoir « une vision précise des formes que prend la corruption, des catégories de personnes et des régions les plus touchées ou encore des sanctions prononcées », souligne Transparency International.

 

UNE NOUVELLE GUERRE DU RAIL (rebelote avec la SNCF!)

Et c’est reparti pour un tour avec le Service National du Cocufiage Français…

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/12/08/97002-20141208FILWWW00378-sncf-la-region-normandie-brandit-la-menace-d-un-gel-des-paiements.php

SNCF: la région Normandie brandit la menace d’un « gel des paiements »

Le président PS de la région Haute-Normandie, qui s’est élevé récemment contre les grosses difficultés rencontrées dans les trains Intercités vers Paris, a brandi aujourd’hui la menace d’un gel des paiements à la SNCF si la situation n’était pas améliorée pour la fin janvier.

« Je suis comme Saint Thomas, je ne crois que ce que je vois », a déclaré à l’AFP Nicolas Mayer-Rossignol, qui avait écrit en novembre au président de la SNCF Guillaume Pepy, avec son collègue de Basse-Normandie Laurent Beauvais, pour se plaindre des conditions difficiles que connaissent les voyageurs entre la capitale et les grandes villes normandes.

Après avoir convoqué vendredi dernier le directeur de la SNCF pour la Normandie Roland Bonnepart, qui lui a fait un certain nombre de promesses d’amélioration de la situation dès le 15 décembre, le président haut-normand a affirmé qu’il voulait désormais « des actes » sur la ponctualité des trains, sur leur composition (des voitures sont parfois supprimées, ndlr) et sur la question des toilettes souvent fermées. « La région verse à la SNCF entre 50 et 60 millions d’euros pour les TER qui eux fonctionnent bien. Si sur d’autres lignes (les Intercités qui dépendent seulement de la SNCF, ndlr) le service n’est pas rendu d’ici à la fin janvier, nous sommes prêts à prendre des mesures financières comme le gel des paiements », a-t-il affirmé.

« Les Normands ne sont pas des vaches à lait », a-t-il ajouté, estimant qu’ils sont contraints de voyager vers Paris « dans des conditions qui ne sont pas dignes de notre siècle ». Depuis des mois, des associations d’usagers se plaignent des conditions de voyage sur les lignes Paris-Rouen-Le Havre en Haute-Normandie, Paris-Caen-Cherbourg et Paris-Granville en Basse-Normandie.

Le directeur régional avait annoncé fin novembre à l’AFP que les premières améliorations se feraient sentir dès le 15 décembre et qu’elles se poursuivraient au printemps puis dans le courant de l’année 2015, au fur et à mesure de l’achèvement de gros travaux de rénovation des infrastructures ferroviaires.


 

Commentaire de Florestan:

Les lignes SNCF de Normandie ne sont pas des grandes lignes mais des lignes de grande banlieue: il en pense qui le fauteuil LE VERN égaré depuis un an dans un poste d’aiguillage d’une compagnie ferroviaire nationale?

Quant à la LNPN elle est, pour l’instant, dans les limbes du Mantois: on aura plus d’informations le 19 décembre prochain à Rouen à l’occasion de l’assemblée générale de promotion de la LNPN: nous y serons pour l’Etoile de Normandie.

EN FINIR AVEC LE CRETINISME DE CLOCHER VERSION 2.0

Alors que la Normandie va être enfin réunifiée, ils avaient osé faire leur petite popote entre eux à l’ombre tutélaire de leurs grands clochers respectifs:

Un plan numérique planplan à Caen (où pourtant des innovations fortes sont à l’oeuvre), un plan numérique planplan à Rouen et un autre aussi planplan au Havre.

Puis vint le passage devant le tribunal de la certification nationale du label « French Tech » qui autorise la seule chose qui compte:

Les pépètes pour faire cuire la popote à plus gros bouillons… Sauf que l’arrivée des trois petites gamelles normandes, version 2.0 du crétinisme de clocher le plus abouti, a crée une grande rigolade en cette enceinte habituée à plus de sérieux.

Dépités et penauds, nos Ténardiers normands se sont finalement résignés à créer un « comité de pilotage » commun aux trois agglomérations de Caen, Le Havre et Rouen soutenu par les deux régions normandes qui préparent leur fusion.

Le crétinisme de clocher qui affecte nos élus locaux vivrait-il ses derniers jours?

Parce qu’au delà des frontières étroites des agglos de Caen, Rouen et Le Havre, du point de vue normand, du point de vue de Paris ou de la France, voire, du point de vue de Bruxelles, de l’Europe, ou du reste du monde, le crétinisme de clocher normand n’est compréhensible que par … les crétins concernés!

cr_tinisme_de_clocher_version_2


 

Commentaire (supplémentaire) de Florestan:

Prochain enjeu pour tester la survivance maladive du clochemerle normand:

Y aura t-il un seul pôle métropolitain normand (Caen- Rouen- Le Havre) voire deux (pôle de l’Estuaire Caen- Le Havre et Rouen-Elbeuf-CASE) ou, soyons fous ! trois? (un pôle autour de Caen, un autre autour du  Havre, et un autre autour de Rouen). Là encore, ça devrait pas mal rigoler au comité de validation: le ministère de l’Intérieur ! Et pas certain qu’un certain Bernard Cazeneuve apprécie tant que cela l’humour de clocher normand !

REUNIFICATION de la NORMANDIE: Le point de vue de la CFDT

Contrairement à Force Ouvrière qui se positionne vainement contre la réalité de l’évidence normande au nom d’un jacobinisme surrané, saluons la position de la CFDT qui par le tract distribué à l’occasion des réunions publiques d’information proposées par le Conseil régional de Basse Normandie, pose, positivement, quelques grands principes pour bâtir un vrai projet de territoire normand. En cela la CFDT rejoint la CGT qui dispose d’une expérience d’analyse des réalités socio-économiques et industrielles de la Normandie depuis 1982. Via leur représentation dans les deux CESER Normands, les syndicats doivent participer au débat public régional qui doit préparer l’émergence de la future Normandie unifiée: d’où l’importance d’avoir des cadres syndicaux qui soient réellement au fait de la matière normande. C’est le cas à la CFDT et à la CGT: l’Etoile de Normandie ne peut que s’en réjouir !

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DEBAT PUBLIC OFFICIEL SUR LA REUNIFICATION: LE HAVRE, la ville (volontairement) ignorée?

Les deux exécutifs régionaux normands actuels ont décidé depuis la mi-octobre mais de façon séparée sur leur moitié de Normandie respective d’organiser un cycle de réunions publiques d’information sur la future unité normande ouvertes à tous.

En Basse-Normandie, Laurent Beauvais et son équipe a pris soin de visiter tous les recoins du territoire (avec notamment une réunion programmée à Avranches à deux pas de la Bretagne et au pied du Mont Saint Michel) avant de finir le 17 décembre prochain avec une 12ème réunion à Caen, l’actuelle capitale régionale de la Basse-Normandie qui s’annonce décisive pour enfin présenter dans le débat public les enjeux d’une métropole capitale normande en réseau de villes: l’exercice sera difficile mais avouons l’effort de Laurent Beauvais et du CRBN d’accepter à l’occasion d’une réunion publique ouverte à tous toutes les conséquences des enjeux normands…

Chose qui semble plus difficile en Haute-Normandie où le cycle de réunions présidées par Nicolas Mayer-Rossignol évite soigneusement… l’agglomération et la ville du Havre dont le député-maire Edouard PHILIPPE fut pourtant le seul député UMP a voter  la nouvelle carte régionale car il s’agissait aussi de dire OUI à l’unité normande.

Le Havre, la ville oubliée dans l’actuel débat public sur la réunification normande…

Outre le manque d’élégance de ce regrettable oubli il faut donc dire clairement ceci:

La Normandie unifiée qui va devoir inventer pour tous les autres nouveaux territoires régionaux issus de la réforme en cours un nouveau modèle de gouvernance territoriale fondée sur la coopération et la mutualisation des collectivités, à commencer par l’exercice des fonctions de direction, ne peut pas être gouvernée par une clique d’élus aussi sectaires !


 

 

Pour preuve, la liste officielle des réunions publiques en Haute-Normandie publiée sur le site officiel commun aux deux conseils régionaux normands:

http://www.normandie2016.fr/

En Haute-Normandie

Nicolas Mayer-Rossignol, Président de la Région Haute-Normandie, tient régulièrement des réunions publiques pour présenter l’action régionale et échanger sur les enjeux de la  réforme territoriale, en particulier la fusion des Normandie.

Métropole rouennaise (Rouen, Salle Sainte Croix des Pelletiers, 22 rue Sainte Croix des Pelletiers) : 12 novembre à 18h
Austreberthe (Canteleu, salle du Conseil municipal, Hôtel de Ville, rue Jean Jaures) : 19 novembre à 18h30
Sud de l’Eure (Verneuil-sur-Avre, Salle Temmen, Espace André Malraux/MJC, avenue André Chasles) : 25 novembre à 20h30
Centre de l’Eure (Conches-en-Ouche, Salle de spectacles, Pôle culturel, 14 rue Jacques Villon) : 1er décembre à 19h15

Pays dieppois (Saint-Martin-en-Campagne, Salle de conférences, 3 rue du Val des Comtes) : 8 décembre à 18h30

Pays de Bray (Mesnières-en-Bray) : 10 décembre à 20h

Réunions échues 
Risle-Charentonne – Ouest de l’Eure (Serquigny) : 3 décembre 2013 à 18h30
Pays de Caux (Yvetot) : 3 février 2014 à 18h30
Est de l’Eure- (Gaillon) : 20 mai 2014 à 18h30
Caux Maritime (Saint Valéry en Caux) : 11 juin 2014 à 18h30
Agglomération Seine-Eure (Val-de-Reuil) : 1er octobre 2014 à 17h30
Territoire elbeuvien (Elbeuf) : 17 octobre 2014 à 19h30
Hautes falaises – Pointe de Caux (Fécamp): 5 novembre 2014 à 20h30

Le mariage capital de raison: L’ATHENES NORMANDE (CAEN) va convoler avec la BABYLONE NORMANDE (ROUEN)

Il faudrait peut-être en parler dans les réunions publiques officielles organisées de façon séparée par les deux exécutifs régionaux normands pour présenter les perspectives et projets de la Normandie unifiée (la seule nouvelle région qui, sur la nouvelle carte, portera son nom… historique).

Nous l’avons déjà dit et notamment dit tout particulièrement à qui de droit, qu’il était vain voire absurde de vouloir présenter la future Normandie unie sans évoquer la façon dont les fonctions et pouvoirs seront répartis et organisés entre les trois villes-agglomérations têtes d’une Normandie urbaine profondément polycentrique

Répétons-le:

50% des 3,3 millions de Normands vivent ailleurs que dans les agglomérations de Caen, Rouen ou Le Havre. En Normandie: une ville de moins de 10 000 habitants tous les 20 km.

L’Etoile de Normandie soutenant en cela les réflexions et propositions du collectif des Quinze géographes universitaires normands invités par le collectif « Bienvenue en Normandie » au séminaire de l’Université Populaire de Caen, a toujours défendu le principe d’un réseau métropolitain capitale régionale Caen-Rouen- Le Havre via une distribution raisonnée et équilibrée des fonctions et centres de pouvoir, sur la base d’un réseau coopératif des différences complémentaires entre les trois villes.

Mais force est de constater que notre idéalisme normand nous a fait sous-estimer la puissance de certaines forces obscures et archaïques qui règnent encore dans le monde antédiluvien de la vie politique: notre ami le philosophe Michel Onfray n’avait pas totalement tort lorsqu’il évoquait certains « requins » grands prédateurs qui imposent un rapport de force aux bancs de poissons, même si la Nature peut nous démontrer qu’un banc de petits poissons bien coordonnés peut mettre en fuite un grand requin blanc. Mais l’état du rapport des forces politiques intra-normand ne permettra pas hélas de filer cette métaphore animalière plus avant: le patron c’est Fabius et Fabius est à Paris donc à Rouen.

Selon de récentes informations que nous avons pu recouper, (à moins qu’il ne s’agisse d’un nouveau ballon d’essai des socialistes fabiusiens rouenno-rouennais), le partage des rôles entre Caen et Rouen se ferait non pas sur la base des fonctions à répartir (par ex: la préfecture d’un côté et le conseil régional de l’autre) mais bien sur le profil géographique, économique, institutionnel déjà en place dans chaque ville…

Ainsi, c’est bien le couple CAEN TECHNOPOLE / ROUEN METROPOLE qui est pertinent pour toute la Normandie mais ce choix a pour conséquence immédiate la perte du statut et rôle de « capitale régionale » pour Caen au profit de Rouen avec la nécessité de reconstruire un nouveau rayonnement régional normand pour Caen, ce qui à Caen sera politiquement difficilement acceptable si l’on continue à mettre systématiquement la question « capitale » sous la moquette des salles de réunion d’un pseudo débat public régional!

Nous avons beaucoup réfléchi aux effets de cette nouvelle clef de répartition normande entre Caen et Rouen (et Le Havre?) qui semble donc avoir la corde désormais du côté des grands élus socialistes normands même si la consigne officielle demeure de n’en rien dire !

Et tout compte fait, nous pourrions nous en réjouir doublement pour l’avenir de la Normandie car il s’agirait du grand retour de l’ATHENES NORMANDE (CAEN) et de la renaissance de NOTRE BABYLONE NORMANDE (ROUEN) selon le mot célèbre de Gustave Flaubert.

Carte postale du début du XXe siècle: les toits de l’ancienne « Athènes normande » vus depuis le clocher de l’église Saint Pierre avant le désastre de 1944. Cet épithète « d’Athènes Normande » attribué à Caen par Segrais, secrétaire de l’académie des arts et belles lettres et ami de Madame de Sévigné évoque le prestige et l’ancienneté de l’université de Caen fondée en 1432 par le roi d’Angleterre Henry VI, détruite en 1944 et reconstruite en 1957 dans le cadre du grand palais universitaire Henry Bernard (classé MH depuis 2012)

http://normandie.canalblog.com/archives/2013/06/11/27379853.html

Vue d’artiste depuis la terrasse du futur siège de Rouen Métropole Normandie: au loin les flèches de la cathédrale primatiale de Normandie depuis 2004: la cathédrale de Rouen est à nouveau l’église « métropolitaine » des diocèses catholiques normands, renouant en cela avec une histoire multiséculaire remontant au IIIème siècle après Jésus Christ…

CONCRETEMENT:

1) ROUEN METROPOLE siège de la préfecture régionale et de l’hôtel de région (sachant que les assemblées plénières des futurs 102 conseillers régionaux Normands pourront se réunir aussi à l’abbaye aux Dames à Caen):

Le principal intérêt serait d’obliger la nouvelle métropole rouennaise à la Normandie, à faire clairement le choix de la Normandie pour mettre enfin à distance l’influence parisienne et éviter la « Normandie parisienne »: le pilotage des pôles de compétitivité stratégiques (ex Movéo) et le contrôle de l’Axe Seine sont les enjeux les plus essentiels et les plus urgents. La principale difficulté sera aussi d’éviter la « Normandie rouennaise » car il faudra bien tenir compte des autres villes normandes, à commencer par Le Havre et Caen: sauf que le sectarisme légendaire des élus fabiusiens rouenno-rouennais n’est pas la culture politique idoine pour développer un réseau coopératif…

2) CAEN TECHNOPOLE siège de la CUE Normandie Universités, du rectorat de l’académie de Normandie (retour à la situation d’avant les années 1970), de la DRAC de Normandie et de la politique régionale en matière culturelle, scientifique, formation supérieure:

Caen deviendrait alors la capitale culturelle, intellectuelle, scientifique et créative de la Normandie, un rôle plus qu’honorable que l’actuelle matière grise caennaise assume déjà totalement. Si le grand retour de l’ATHENES NORMANDE se précisait ainsi, il pourrait être renforcé par la présence d’une grande école nationale supérieure en lien avec le potentiel technopolitain et de recherche fondamentale déjà installé à Caen.

Mais il faudrait surtout que CAEN et LE HAVRE puissent coopérer enfin clairement en créant un pôle métropolitain commun de part et d’autre de l’Estuaire pour dialoguer d’égal à égal avec la future métropole capitale régionale rouennaise…

Sauf que nous en prenons guère le chemin hélas si devait se confirmer la volonté de l’actuelle majorité municipale caennaise de créer autour de l’agglomération de Caen la Mer, un pôle métropolitain en propre ! Si tel devait être le cas, nous risquerions d’ajouter le ridicule à la confusion alors que depuis des années, le cas d’école normand d’une métropole tripolaire inspire toutes les initiatives gouvernementales en matière de coopération métropolitaine, à commencer par la loi de 2010 sur les pôles métropolitains !

De toute façon, le suspense « capital » et normand ne fait que débuter ! Il ne pourrait prendre fin qu’au 1er juillet 2016 au plus tard, date à laquelle le Conseil d’Etat pourrait fixer par décret la ville siège de l’hôtel de région au cas où la nouvelle assemblée régionale issue des prochaines élections de décembre 2015 n’aurait pas pu s’entendre sur le nom d’une ville siège avec une majorité des 3/5ème, sachant qu’en cas de désaccord, la pluralité des sites d’exercice du conseil régional pourrait être maintenu ! (Merci encore au député PRG du Calvados Alain Tourret pour avoir discrètement glissé l’amendement indispensable !) 

Mais comme il y a tout lieu de craindre que l’actuelle majorité régionale risque de ne pas être aux affaires après les élections régionales de décembre 2015, pas sûr que l’hégémonisme rouenno-rouennais si indispensable à l’équilibre intellectuel de quelques élus fabiusiens ne soit si … sûr que cela !

Notons enfin pour être complet que dans le texte de loi dont l’examen parlementaire se terminera le 20 décembre prochain, la notion de « chef lieu » concerne la ville siège de la préfecture régionale et ne concerne pas la ville où pourrait siéger le futur conseil régional: si la nouvelle majorité régionale issue des élections de décembre 2015 voulait se réunir ailleurs qu’à Rouen, la loi (en l’état actuel du texte) pourrait le permettre…

En attendant, la fin de ce suspense insoutenable, rappelons que 50% des populations normandes vivent bien loin des agglomérations caennaise, havraise et rouennaise (Paris- Normandie 05/12/14)

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Enfin, signalons la tenue d’un grand raout décentralisé « en région » organisé à Rouen par le quotidien parisien Libération qui aura lieu le mardi 16 décembre 2014 sur le thème: « La France des métropoles, demain, des villes mondiales? »

Il faudrait faire trainer des oreilles normandes à cette réunion pour s’assurer que l’on ose enfin parler de Normandie dans la nouvelle métropole rouennaise…

http://www.liberation.fr/evenements/11-la-france-des-metropoles/

La France des métropoles

16 décembre 2014

Programme des débats

L’objectif du Forum Libération de Rouen est de donner une réalité à la métropole, pour que ses habitants s’approprient ce nouveau territoire.

Avec l’adoption de la loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles en janvier 2014, la France a entériné le fait urbain en créant une nouvelle collectivité territoriale : la Métropole.

Dans la démarche du législateur, il s’agissait d’abord de constater un état de fait : l’émergence de grandes agglomérations intégrées. Mais aussi de noter que ces agglomérations sont désormais soumises à une concurrence importance des autres métropoles européennes. Onze métropoles, établissements publics de coopération intercommunale, ont donc été créées par la loi pour être des outils au service de la croissance.

Qu’est-ce qui caractérise une métropole ?

Sa taille d’abord, avec une population d’au moins 400000 habitants. Mais aussi des fonctions métropolitaines diversifiées, allant de l’économie à la formation en passant par la culture. La métropole efficace est un espace de solidarité qui développe des approches économiques, sociales, environnementales et culturelles. Elle est le moteur du territoire qui l’entoure mais aussi l’un des maillons du réseau métropolitain français et européen. Elle est un soutien à l’activité des entreprises et à leur créativité. Avec des compétences renforcées, transférées par les communes qui en sont membres mais aussi par l’Etat, la métropole doit pouvoir tenir son rang dans la compétition internationale et offrir à ses habitants le cadre de leur parcours de vie.

Tous ces enjeux seront abordés à l’occasion du Forum Libération qui se tiendra mardi 16 novembre au 106. Le 1er janvier 2015, Rouen Métropole Normandie remplacera la CREA (Communauté d’agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe). L’objectif du Forum Libération est de donner une réalité à cette métropole, afin que les habitants s’approprient ce nouveau territoire.

Intervenants

  • Laurent Fabius le 28 juillet à Paris.
  • Laurent Fabius
  • French architect Antoine Grumbach poses on April 27, 2009 at the Cite de l'architecture dedicated to French architecture through the centuries, in Paris. Grumbach's architectural work will be shown during an exhibition called
  • Antoine Grumbach
  • Frédéric Sanchez
  • Michel Bussi
  • French architect Roland Castro poses on March 13, 2009 at his workshop in Paris. Castro and 9 other Europe's cutting edge architects unveiled yesterday their grand vision for a bigger and greener city of Paris. French gouvernment asked, in June 2008, 10 teams of architects and urban planners to imagine a
  • Roland Castro
  • Austrian-born artist of Iranian origin Yadegar Asisi poses at his exhibition called
  • Yadegar Asisi
  • Aurélien Bellanger
  • (auteur du roman « l’aménagement du territoire »)
  • Adeline Lescanne

AVRANCHES: Affirmations normandes, à deux pas de la Bretagne !

La toute récente réunion publique organisée à Avranches par Laurent Beauvais et les élus du conseil régional de Basse Normandie s’est déroulée dans une bonne ambiance normande: oui c’est vrai, on est proche de la Bretagne et on va plus souvent à Rennes qu’à Caen, on ne va jamais au Havre ou à Rouen… Mais, on est Normands, c’est bien que le Mont Saint Michel soit Normand et que, finalement, la Normandie soit réunifiée… Voilà! c’est dit tout à fait tranquillement, à deux pas de la Bretagne qui reste en échec sur son projet aussi ancien que le nôtre d’unité territoriale régionale…

A lire dans la dernière livraison de l’hebdomadaire « La Manche Libre » qui appartient au seul groupe multi-médias indépendant de Normandie, 100% Normand:

Affirmations_normandes_1

Affirmations_normandes_2

A noter aussi: LUNDI 8 DECEMBRE 2014 MIDI sur l’ANTENNE de TENDANCE OUEST CAEN, LE PREMIER GRAND DEBAT POLITIQUE NORMAND avec 4 présidents de départements normands (Calvados, Seine-Maritime, Orne et Manche: manque l’Eure, dommage…)

D_bat_Tendance_Ouest_8_dec_2014

 

Et pour finir, une tribune de VOLONTARISME NORMAND proposée par Laurent BEAUVAIS et Nicolas MAYER-ROSSIGNOL qui a été publiée au nom des élus Normands de la majorité gouvernementale après le vote historique du 25 novembre dernier à l’Assemblée Nationale (voir aussi ici même un billet précédent):

Tribune_normande

 

LA RENAISSANCE MARITIME DE LA FRANCE PASSE PAR LA NORMANDIE (DOSSIER SPECIAL)

Les Assises de l’Economie de la Mer de Nantes avec 1700 participants professionnels des diverses filières de l’économie maritime nationale viennent de se conclure: les grands médias parisiens en retiendront un énième discours volontariste du Premier ministre, le catalan Manuel Valls et le coup de gueule de Jean-Luc Mélenchon qui est aussi un fervent partisan de la « croissance bleue » contre le pipeau gouvernemental qui, faute de moyens budgétaires suffisants, ne permettra aucune réalisation concrète d’envergure…

En lisant attentivement Ouest-France depuis la veille, on en apprendra, bien entendu davantage puisque la Pravda ligéro-bretonne était chez elle à Nantes en tant que co-organisatrice de ce grand raout censé nous ramener l’air du large jusqu’à Paris…

On objectera que la remontée de la Loire peut poser plus de problèmes que celle de la Seine: bien entendu, ce n’est pas dans les pages de Ouest-France que l’on aura pu voir, à cette occasion une mise en scène de la Normandie nouvellement unifiée, fêtée comme telle, autour de sa façade maritime et de la Seine, qui, si les Normands coopèrent enfin entre eux et si les Parisiens se découvrent enfin une vocation maritime, pourraient faire de la Normandie, la première région maritime de France en tant que premier avant-port européen ouvert sur la mer la plus fréquentée du Monde.

En effet, sur les 610 km du littoral normand on trouvera l’éventail complet de toutes les activités humaines possibles liées à la mer: du bain de mer au porte-conteneur, en Normandie, on sait tout faire !

Le développement et la valorisation volontariste, stratégique du plus précieux des grands potentiels normands, à savoir, l’économie maritime doit devenir la priorité NUMERO 1 du futur et premier conseil régional de Normandie: et au coeur de cette urgence, il y aura l’urgence de la gouvernance de l’AXE SEINE pour que la façade portuaire normande soit enfin en état de piloter et de développer son espace logistique (Hinterland) au coeur duquel se trouvent les 12 millions d’habitants de la région parisienne.

A l’occasion de ces Assises de l’économie maritime, l’Etoile de Normandie vous propose une revue de presse complète sur ce potentiel maritime normand qu’à Nantes ou à Paris, il serait vain de continuer à ignorer !

1° A lire dans l’excellent hebdomadaire spécialisé « le Marin »: nous avons pris soin d’améliorer l’infographie originelle…

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L’avenir du trafic transmanche suscite des inquiétudes: la position géographique médiane de la Normandie permettra à ce trafic de survivre…

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Transmanche_avenir_2

Rouen est le premier port exportateur de céréales d’Europe: le sait-on du côté de Nantes?

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La_Seine_Afrique_2

Le Pays d’Auge, au coeur de la future Normandie unifiée pourrait devenir l’arrière pays logistique du grand port maritime du Havre. Mais le potentiel peine à se concrétiser ! D’où l’intérêt de l’unité normande pour en finir avec le bilan peu flateur de 40 années de division normande, bilan qui échappe visiblement au journaliste de Ouest-France… Car le coeur du problème, c’est le désenclavement du fret ferroviaire du port du Havre vers la rive Sud de l’estuaire de la Seine: on en parle depuis plus de 100 ans de cette affaire !

Pays_d_Auge_estuaire_1

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Le potentiel logistique augeron, au coeur de la Normandie est pourtant là: ce sera à un futur conseil régional de Normandie de le valoriser enfin totalement: les fonds FEDER européens seront déterminants !

Pays_d_Auge_estuaire_3

Pays_d_Auge_estuaire_4

Le port de Cherbourg attend beaucoup du démarrage industriel de la filière des EMR (Energies Marines Renouvelables) avec les éoliennes marines et les hydroliennes: ne pas oublier cependant que Cherbourg est encore un port transmanche avec un potentiel géographique exceptionnel qui pourrait en faire un avant-port du Havre (chose déjà envisagée dès les années 1960) mais aussi de Portsmouth (qui frise la saturation foncière) sans oublier les îles anglo-normandes avec un trafic fret en expansion avec la Normandie continentale

Hydroliennes_cherbourg

Pour finir, le discours volontariste à Nantes de Manuel VALLS, Premier ministre d’un pays qui possède le second domaine maritime mondial suivi du coup de gueule de… Jean-Luc MELENCHON.

On connaît la chanson: il y a les diseux et les faiseux. Les faiseux sont déjà à l’oeuvre en Normandie !

Pipeau_maritime_nantais

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