L’AGENDA COMPLET du DEBAT PUBLIC CAPITAL sur la METROPOLE NORMANDE

L’Etoile de Normandie, le collectif citoyen et républicain « Bienvenue en Normandie » et le collectif des Quinze géographes universitaires normands vous invitent à venir nombreux aux séances du seul débat public qui réunifie la Normandie et qui va traiter le sujet qui détermine tous les autres, dans le cadre de la future Normandie unifiée…

A vos agendas ! (ci -dessous, la version actualisée)

Agenda_s_minaire_2014_2015

Mme la Ministre LEBRANCHU de passage chez nous pour… rebrancher les élus à la réforme territoriale

Réforme territoriale, loi de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles, nouvelle carte régionale, loi sur la nouvelle organisation territoriale de la République, l’avenir des départements, la réforme à venir de la présence de l’Etat déconcentré en régions… Bref! Malgré une lecture assidue de l’Etoile de Normandie, vous avez largement le droit d’y perdre votre latin, à commencer par les élus locaux !

C’est la raison pour laquelle, vendredi et samedi dernier, Marylise LEBRANCHU ministre de la Réforme de l’Etat était de passage à Rouen et à Caen pour expliquer ce long serpent de mer législatif de la réforme territoriale qui hésite entre une affirmation affichée du pouvoir régional (à moins qu’il ne s’agisse véritablement du contraire…) et une reconcentration de l’autorité et du pouvoir de l’Etat central décliné dans les futures 13 grandes régions sous l’autorité plus étroite que jamais du Premier ministre de grands préfets de région…

http://www.tendanceouest.com/actualite-85930-la-ministre-marylise-lebranchu-en-visite-a-caen-ce-midi.html

La ministre, accompagnée par une président de région en Normandie, dans le cloître d’une ancienne abbaye ducale et royale normande qui a toute légitimité pour demeurer un siège du futur pouvoir régional normand: Marylise s’est-elle entretenue avec Mathilde?

 

D’un côté un pseudo girondinisme régional (de grandes régions artificielles avec plus de compétences mais toujours véritable maîtrise financière et budhétaire) et de l’autre la fin de l’expérience de la décentralisation de l’Etat en région commencée en 1982 avec le grand retour du préfet jacobin appliquant des « Directives Nationales d’Orientation »…

Après la loi NOTRe qui sera présentée au débat parlementaire dans le courant du mois de janvier 2015 et qui aura pour but de réformer l’attribution des compétences entre les collectivités et d’encadrer clairement par la loi les pratiques (avec, par exemple, la création d’une conférence territoriale de l’action publique co-présidée par le préfet et le président de région), viendra au printemps prochain, (après les élections départementales de mars 2015) la présentation de la réforme de la présence de l’Etat « déconcentré » en régions, avec la suppression de l’actuel réseau des 22 préfectures régionales (remplacées par 13 directions régionales), la nécessaire répartition des agences et directions au profit des villes qui devraient perdre leur actuel titre de « capitale régionale » (en tant que siège de la préfecture régionale et du conseil régional) et la suppression des sous-préfectures remplacées par des « maisons de l’Etat » dans les territoires les plus éloignés d’une métropole…

La visite normande de Marylise LEBRANCHU confirme donc bien ce que nous cessions de dire sur l’Etoile de Normandie: la Normandie est le cas d’école sinon le laboratoire de la réforme territoriale, notamment, dans la nécessité d’inventer tant pour la Normandie que pour les futures grandes néo-régions machins des réseaux coopératifs de villes centres:

La proposition d’une métropole régionale en réseau de villes défendue contre vents et marées par nos amis du collectif des Quinze géographes universitaires normands va, peut -être, être enfin examinée avec sérieux par un cabinet ministériel !

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2014/11/28/invitee-du-jt-ce-midi-marylise-lebranchu-602006.html

http://www.normandie-actu.fr/la-capitale-de-la-normandie-la-ou-des-batiments-sont-deja-construits-selon-marylise-lebranchu_102344/

 

LNPN: quelques nouvelles…

Le dossier de la Ligne Nouvelle Paris Normandie n’occupe pas les feux de la rampe médiatique comme en 2012: cela ne veut pas dire que le dossier soit mort pour autant, bien au contraire!

La LNPN (du moins ce qu’il en reste): un projet d’amélioration de l’existant surtout pour la sortie Ouest de Paris pour garantir un Caen- Le Havre/ Paris en moins d’1h30 (et un Rouen/ Paris en moins d’1h00) à la vitesse intermédiaire de 260 km/h: la question de la desserte intercité normande reste entière (liaisons Caen-Le Havre- Rouen- Evreux) de même que celle du désenclavement du fret ferroviaire du port du Havre.

Le dossier est vivant et il ne se limite pas non plus au « débouchage du Mantois ». Un comité de pilotage technique s’est réuni pour la première fois en juillet dernier avec la programmation d’études approfondies pour anticiper l’extraordinaire complexité d’une sortie ferroviaire rapide de la banlieue Ouest de Paris (par ex: compatibilité des projets LNPN et EOLE). Pour mémoire, il s’agit de penser la sortie du magma ferroviaire parisien, le contournement du noeud ferroviaire de Mantes la Jolie,  la nouvelle gare de Rouen rive gauche et son tunnel sous fluvial vers Yvetot et le débranchement vers Evreux et la Basse-Normandie en aval de Mantes la Jolie, et surtout de penser à tout cela et de façon globale pour une première mise en service au delà de l’année… 2025 car il faut trouver le financement que ne permettra pas l’écotaxe.

Le samedi 19 décembre 2014 se réunira en conséquence, l’assemblée générale de l’association de promotion de la LNPN qui se tiendra à partir de 10h00, au siège du Conseil Régional de Haute-Normandie à Rouen (salle des séances).

La question, par exemple, de savoir si le projet de LNPN qui est officiellement au coeur du projet de CPIER « Axe Seine », pourrait être présenté par le gouvernement français à l’élection des grands projets européens financés par le fameux plan de relance doté de 300 millards d’euros présenté par la Commission européenne pourra être posée (non sans craindre la réponse !)

 

DIEPPE: NMR dans les pas de LE VERN… pour détruire le PONT COLBERT!

Doit-on faire de la politique avec une photocopieuse et avec des clones (toujours tristes)? C’est la question que l’on peut honnêtement se poser à la lecture de ce dernier message d’alerte de nos amis défenseurs du patrimoine martime et industriel normand à Dieppe !

Qui veut détruire le pont Colbert, à Dieppe ?

A l’heure où ce modèle d’architecture industrielle fait l’objet d’une demande de protection au titre des Monuments historiques auprès du préfet, on peut légitimement s’interroger sur les motivations qui poussent certains élus à réclamer cette destruction…

  • A commencer par Nicolas Mayer-Rossignol, président de la Région Haute-Normandie qui s’affirme pourtant publiquement, à l’image d’un certain nombre  d’autres élus nationaux et régionaux, comme un « fervent défenseur du patrimoine industriel local » (1) 
  • C’est pourtant le même Nicolas Mayer-Rossignol qui vient d‘accepter l’avis d’attribution du marché pour la « déconstruction » du pont.
Une démarche incohérente et contradictoire
Pourquoi cette destruction pose-t-elle problème ?
Depuis 10 ans l’exploitant (SMPD) a choisi de détruire ce pont qui appartient au patrimoine industriel  de la ville sans avoir étudié toutes les possibilités de le conserver.
Or, comme notre association de Sauvegarde du Pont Colbert l’a prouvé maintes fois depuis 10 années, cette destruction coûtera plus cher au contribuable que sa remise en état!

Une aberration financière

Alors que 3,5 M€ suffisent pour sa rénovation complète, ce qui permettrait de le conserver au moins 50 ans et plus, la Région lance un programme de plus de 10M€ de dépenses pour détruire le pont Colbert et le remplacer. De plus, aucune urgence technique ne justifie cette dépense fastueuse (Voir la récente étude technique de la SNCF – Dpt Ouvrages d’arts 2012 – disponible sur  simple demande)

Un pont digne des plus beaux patrimoines industriels Mondiaux
Le Pont Colbert est le seul pont au monde à fonctionner avec son mécanisme d’origine, et l’un des 3 derniers ponts tournants d’Europe. Des courbes si particulières en font un exemple de patrimoine industriel digne des meilleurs modèles européens et bien au-delà.

Aux côtés de notre association, plusieurs associations nationales et internationales se sont déclarées consternées par cette décision : CILAC, DoCoMoMo, AMHI, STRRES… et ont dénoncé dernièrement encore ce scandale incompréhensible (courriers disponibles sur simple demande).

Ce que nous voulons

  • Notre association, qui rassemble actuellement et depuis 10 ans un nombre croissant de défenseurs et d’associations (500 adhérents et plus de 2200 sympathisants facebook) , souhaite attirer l’attention des pouvoirs publics et des responsables sur l’urgence et l’importance qu’il y a à préserver ce pont
  • que les études que nous avons maintes fois réclamées sur la possibilité de le rénover durablement, par tranches, voire de l’automatiser soient menées et rendues publiques !
  • enfin, sauf à penser qu’il s’agit d’un scandale de plus et d’un nouvel exemple de décision prise sans concertation avec l’argent public, que l’on réponde  rapidement à cette question que se posent légitimement les Dieppois, les Normands et les 3000 sympathisants nationaux et internationaux qui nous accompagnent : 
« Pourquoi dépenser tant d’argent et détruire notre patrimoine sans raison valable, particulièrement en cette période d’austérité ? »
 
Merci d’avance du soutien que vous voudrez bien nous apporter à travers vos colonnes. Nous sommes à votre disposition pour tout reportage, questions, doc complémentaire.

Pour notre part, nous n’en resterons pas là.

Les actions entamées l’an dernier, dont certaines ont été spectaculaires, vont se poursuivre et s’étendre. 
 

Faudra t-il attendre qu’un nouveau drame comme celui du barrage de Sivens arrive pour avoir l’écoute de nos élus?
 
(1) La journée « friches industrielles » du 26 novembre dernier présidée par Mr Mayer Rossignol 

 

Le symbole de la réunification normande pourrait-il devenir gratuit?

En janvier 2015, il sera possible de fêter les 20 ans de l’inauguration du Pont de Normandie, trait d’union entre les deux rives de l’Estuaire de la Seine, entre les deux actuelles régions administratives normandes au point que sur le tablier du pont, les panneaux logotypés de la division n’ont jamais été installés par la CCI du Havre, propriétaire de l’ouvrage…

Dans les années 1960, Serge Antoine, le haut-fonctionnaire du Plan qui a autorisé la division normande en deux justifiait son choix par l’absence de ponts su la Basse Seine pour permettre l’existence d’une région normande d’un seul tenant. Depuis, ont été construits les ponts de Tancarville, Bretonne et de Normandie…

Aujourd’hui ce sont des milliers de « navetteurs » qui passent chaque semaine sur le pont qui est payant, péage qui est sensé participer au remboursement des emprunts faits par la CCI du Havre pour la construction de son ouvrage…

Or il se pourrait qu’en 2024…


 

http://www.normandie-actu.fr/reunification-et-si-le-passage-du-pont-de-normandie-devenait-gratuit_102222/

Réunification. Et si le passage du pont de Normandie devenait gratuit ?

Le pont de Normandie, symbole majestueux du lien entre les deux Normandie, pourra-t-il devenir gratuit après la « réunification » officielle des deux Régions ?

Dernière mise à jour : 27/11/2014

Il ne faudra pas espérer une gratuité du Pont de Normandie comme symbole de la réunification... (Photo : )

Il ne faudra pas espérer une gratuité du pont de Normandie comme symbole de la réunification… (Photo : ©Flickr/zigazou76 )

Mardi 25 novembre 2014, la réforme territoriale officialisant la réunification de la Normandie a été adoptée. Une réforme territoriale qui sera appliquée dès 2016. Les partisans de la réunification n’ont cessé de clamer « la formidable opportunité » (selon les présidents de Région Basse et Haute-Normandie),

« pour fédérer les forces de tous les territoires de la Normandie, territoires ruraux, façade maritime, réseau des villes moyennes, et, bien sûr, l’axe de la Vallée de la Seine ».


En 2008,
le ministre du Budget, Bernard Cazeneuve, avait annoncé « nous aurons des économies de fonctionnement, et nous aurons une Région ». Certes. Mais pour qui ? Peut-on, au lendemain du vote de la « réunification » , espérer un acte de réunification symbolique fort, telle que la gratuité du pont de Normandie ?

« L’utilisateur-payeur »

Ceux qui empruntent fréquemment le majestueux pont de Normandie le savent : son péage est cher. 5,40 euros pour un véhicule léger (classe 1, sans abonnement), et jusqu’à 13,40 euros pour les véhicules les plus lourds (classe 4, sans abonnement). Les automobilistes peuvent alors s’interroger : si la Normandie est réunifiée, pourquoi ne pas baisser le prix du péage ? Pourquoi ne pas prendre exemple sur la région bretonne, où les autoroutes ne sont pas payantes ?  Sur cette question, la directrice des concessions de la CCI Seine Estuaire (en charge de la gestion des ponts de Tancarville et du pont de Normandie) offre des éléments de réponses :

« Le pont de Normandie, mis en service en 1995, a coûté 420 millions d’euros et le montant de l’emprunt restant dû est de 300 millions d’euros. 2012 a été la fin du remboursement des intérêts de l’emprunt. La fin du remboursement de la construction, elle, est prévue pour 2024. La CCI, en charge de la construction et de l’entretien des ponts, ne peut pas aller à l’encontre du cahier des charges qui a été signé avec l’État :  le principe de remboursement de ce pont est basé sur le concept économique de l’utilisateur-payeur. C’est donc le seul paiement du péage par les automobilistes qui rembourse le coût de ce pont. En 2013, le chiffre d’affaires du pont de Normandie était de 50 millions d’euros », explique avec clarté à Normandie-actu la directrice des concessions, Claire Grivel.

Et après 2024 … ?

En d’autres termes, peut importe donc le vote de la nouvelle réforme territoriale de 2014. Le remboursement du pont ne sera pas effectif avant 2024, et d’autres frais, tels que des chantiers sur le pont de Tancarville (de l’ordre de 60 millions d’euros) sont à enregistrer dans les dépenses supplémentaires. Le pont de Normandie appartient à l’État, et l’État reprendra ses pleins droits en 2027, date de fin de l’accord de gestion de la construction avec la CCI. Le pont, construit grâce à un emprunt, et non sur de l’argent public, sera, alors, remboursé.

« C’est un pont qui a été construit avec zéro euro d’argent public. Aujourd’hui, un automobiliste qui emprunte le pont verse 56 % de cette somme pour rembourser la construction. Le reste de l’argent sert à l’entretien du pont lui-même, à la constitution de provisions pour les gros travaux, ou encore à la constitution d’un fonds de réserve exigé par l’État », détaille Claire Grivel.

En suivant la logique économique du projet (et non pas en croyant très fort aux généreuses intentions politiques), ce n’est donc qu’à partir de 2027, lorsque l’État reprendra ses pleins droits sur le pont, que l’utilisateur pourra espérer bénéficier d’une remise lors de son passage au péage.
Le 22 janvier 2015, le pont de Normandie fêtera ses 20 ans.
Un geste pour les parrains du pont, les « utilisateurs-payeurs » ?

Pont de Normandie, France

Le magazine GEO célèbre les NORMANDS

Dans le cadre d’une série consacrée aux identités régionales en France, le magazine de voyages « GEO » nous propose à partir de la page 130 un petit dossier bien écrit sur l’image, l’identité de la Normandie et les mentalités des Normands, le tout  agrémenté de jolies photos symboliques. Un bémol cependant, une grossière erreur de géographie quant à l’évocation d’un maraîcher travaillant dans la « baie de Créances dans le Calvados »…

Malgré cela, même si fondamentalement, les Normands chevronnés que vous êtes, n’y apprendront rien de plus, c’est agréable à lire et c’est sympathique de voir une « une » consacrée pour une fois à la Normandie sur le présentoir à journeaux d’un kiosque en gare…

GEO_NORMANDS

UNITE NORMANDE: ENTOUSIASME de PARIS-NORMANDIE et… DEFAITISME MESQUIN de OUEST-FRANCE

Au surlendemain de la journée historique du vote à l’Assemblée Nationale de la Réunification de la Normandie, la presse régionale normande rend compte comme elle le peut de cet événement ainsi que de ces conséquences. Alors qu’un enthousiasme normand  s’est littéralement emparé des journalistes de la rédaction de Paris-Normandie, dans une ambiance de « printemps normand » au point que, selon nos informations, le préfet de région de Haute-Normandie Pierre-Henry Maccioni a fait pavoiser son bureau aux couleurs normandes, on constatera que de « l’autre côté de l’eau » (doit-on parler du « rideau de fer ») la ligne officielle anti-normande de la Pravda ligéro-bretonne (alias Ouest France) persiste comme une obsolescence d’un autre temps:

Jean-Jacques LEROSIER, rédacteur en chef à Ouest-France Caen mène un vrai combat d’arrière garde ! Qu’il prenne garde que son combat d’arrière garde anti-normand ne lui vale, un jour, quelques problèmes d’arrière… train !

En tout cas, le « défaitisme » bas-normand fustigé non sans raisons par Laurent Beauvais, président de région en Normandie depuis 2008, a son épicentre à la rédaction Ouest-France de… Rennes !

Le Christ lui-même ne disait-il pas qu’il ne fallait pas mettre le vin nouveau dans de vieilles outres ?

La réunification normande est notre seul vin nouveau pour nous permettre de nouvelles réjouissances collectives et un avenir ici et maintenant: certaines vieilles outres qui ont fait leur temps devraient sans tarder partir à la retraite !

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La une enthousiaste et 100% normande de Paris Normandie en date du 26 novembre 2014: depuis juin dernier et la confirmation de l’unité normande, les articles pédagogiques plutôt « pro-actifs » normands se succèdent dans les pages du quotidien régional rouennais…

Mais de l’autre côté de l’eau, tout autre musique…

Par exemple, ce 27 novembre 2014 dans les pages « normandes » de l’édition caennaise de Ouest-France, journal qui n’a traité qu’en pages intérieures, le vote historique des députés normands à l’Assemblée Nationale le 25 novembre 2014.

« LA NORMANDIE, C’EST LOIN D’ETRE UNE EVIDENCE «  titre de façon sententieuse l’organe de la propagande bretonne dans le Grand Ouest ! En ayant à l’esprit ce que certains aspects de l’identité régionale bretonne peuvent produire, on aurait preque envie de rétorquer: TANT MIEUX !

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Commentaires de Florestan:

Jean QUELLIEN, professeur émérite d’histoire à l’université de Caen n’est pas dupe de la manoeuvre et sa présentation de l’histoire normande est objective. Mais qu’il nous permette seulement d’ajouter quelques éléments omis dans cet entretien qui montrent que la complexité et la richesse de l’histoire normande interdisent d’en faire une évidence identitaire ce qui n’interdit pas pour autant l’existence d’une identité régionale normande qui, visiblement, n’intéresse pas le journaliste de Ouest-France puisque ce dernier n’y croit pas.

1) Effectivement l’idée de Basse et Haute Normandie se met en place sous l’Ancien Régime: il faut rappeler que la frontière se situait sur les marais de la Dives ce qui fait que l’Est de l’actuel département du Calvados (Pays d’Auge) est Haut-Normand et que le Sud-Ouest de l’actuel département de l’Eure (Pays d’Ouche) est Bas-Normand: la réunification de la Normandie c’est donc la réunification de la Basse-Normandie et de la Haute-Normandie.

2) Les Constituants de 1790 n’ont pas fait éclater la Normandie ! Bien au contraire: ils en ont refondé l’unité en supprimant les divisions fiscales de l’Ancien Régime et en les transcendant par le nouveau découpage départemental en cinq départements (le Calvados, département de l’unité normande)

3) L’historien François Guillet a montré que la Normandie fut la première région de France où, dès 1820, s’est reformulée l’idée de province ou de région après la Révolution sur la base d’une identité non identitaire faite de contemplation intellectuelle et esthétique d’un patrimoine architectural, historique et naturel prestigieux, attirant les touristes Anglais, les peintres et les tous premiers archéologues médiévistes…

4) L’historien Jean Quellien a omis d’évoquer les circonstances de la mise en oeuvre en Normandie de la réforme créant les Etablissements Publics Régionaux (EPR) ancêtres de nos actuels conseils régionaux en 1972 car le débat a fait rage au point que le président du conseil général de l’Eure et sénateur-maire de Bernay Gustave Héon a refusé de siéger ainsi que les autres élus de l’Eure au nouvel EPR de Haute-Normandie pour protester contre la division normande: l’EPR de Haute-Normandie ainsi paralysé par cette grève du siège des élus de l’Eure sera placé sous la tutelle du préfet de région jusqu’en 1982.

5) Enfin, un historien émérite de l’université de Caen aurait dû ne pas oublier de rappeler que l’académie de Caen s’étendait sur les cinq départements Normands plus la Sarthe jusqu’à l’orée des années 1970 !

Comme quoi l’histoire de la Normandie est trop compliquée pour Ouest-France !

L’Etoile vous annonce la réunification de la Normandie.

Je ne pensais pas vous annoncer la réunification de la Normandie si rapidement. L’Etoile et son équipe de rédacteurs aura tenu bon 10 années à une semaine près (date de la création du Blog 04  décembre 2004). Jamais nous ne renoncions ! Jamais nous ne fléchissions. Alors OUF et merci qui?

La Normandie officiellement réunifiée, c’est la réparation d’une erreur décrétée en 1956 par l’Etat jacobin.

Si réparation morale il y a, il manquera surtout la réparation économique. Combien d’argent perdu à entretenir des doublons, à l’image de deux Présidents que nous avons souvent mis au pilori sur l’EN, et qui Bretons ne voulaient rien savoir de la Normandie. Garrec et Le Vern, étaient à la tête des deux régions normandes, nos têtes de Turc, nos défouloirs et ce dès la création du blog. Si seulement les Normands arrêtaient de voter pour des horsains…

Eux partis, tout semblait possible…

Il y eut une période de flottaison durant laquelle leurs successeurs respectifs accéléraient les coopérations interrégionales entre les deux Normandie, à mon avis pour masquer le besoin de réunification et pour nous maintenir en sommeil.

BOUM!

Le réveil fut brusque ! Voilà qu’un Président de la République issu de la Gauche, né à Rouen, au plus bas dans les sondages, décide d’enlever le haut et le bas. Un striptease qui ne déplait pas aux réunificateurs de tous bords.

MERCI au Normand François !

OUI mais…

 

On se pose des questions concernant l’avenir de l’Etoile de Normandie :

–        Devons-nous fermer le blog réunificateur ?

–        Voulons-nous museler nos gueules réunificatrices ?

Une seule réponse : NON, car la donne pourrait changer en 2017 et l’Etoile continuera de briller sur la Normandie.

Nous veillerons à l’entente cordiale et nous défendrons l’utilité d’une métropole capitale Caen-Le Havre-Rouen. Nous contribuerons par nos idées et critiques à mettre la Normandie sur la bonne voie, et surtout nous réclamerons les infrastructures nécessaires à son essor.

La Normandie retrouvant sa grandeur, il appartient aux Normands de lui faire retrouver sa splendeur.

 

Merci à tous ceux qui nous ont suivis les dix années passées dans la division régionale. Merci aux réunificateurs comme aux diviseurs qui s’exprimaient sur notre blog. Nous sommes tous Normands aujourd’hui. Restez nous fidèles.

 

Michel H. A. Patin, Administrateur du blog.

BEAUREGARD vs ROUEN: La réunification mise à l’épreuve de la guerre du ROCK !

Albérik sur l’Etoile de Normandie nous proposait d’organiser une grosse fête pour la réunification… Ce ne sera pas hélas possible en juillet 2015 car la guerre des scènes fera rage dans une belle cacophonie entre le festival de Beauregard (payant) et celui organisé par le conseil régional de Haute Normandie à Rouen (gratuit).

« La Normandie par la preuve » disait un certain Le Vern cela ne doit pas être « la Normandie par l’épreuve » comme nous le disions quand ledit Le Vern sabotait systématiquement toute initiative harmonieusement commune entre les deux parties de la Normandie…

En dépit de moments historiques sincèrement (?) vécus comme tels, certaines vieilles habitudes demeurent: le clochemerle cacophonique accoustique ou électro est un genre musical qui a encore, semble-t-il, quelques adeptes haut placés. Nous, on trouve ce type de musique plutôt ringard… surtout depuis hier !


 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2014/11/26/beauregard-vs-les-concerts-gratuits-de-rouen-une-concurrence-deloyale-l-heure-de-la-reunification-600756.html

Rouen : « une concurrence déloyale » à l’heure de la réunification ?

La polémique est relancée. La Haute-Normandie annonce la deuxième édition de ses « 4 jours de concerts gratuits« , à Rouen. Le même week-end que la 7ème édition du festival Beauregard à Hérouville-Saint-Clair. Le maire Rodolphe Thomas, très attaché à ce festival, ne décolère pas 

  • Par Pauline Latrouitte
  • Publié le 26/11/2014 | 15:40, mis à jour le 26/11/2014 | 17:16
Concert Agnes Obel le 6 juillet 2014 au Festival Beauregard 2014 © FRançois Brillet, France 3 Basse-Normandie
© François Brillet, France 3 Basse-Normandie Concert Agnes Obel le 6 juillet 2014 au Festival Beauregard 2014
Le premier week end de juillet représente un moment phare : C’est la fin de l’école, les lycéens fêtent le bac, les parents ne sont pas encore partis en vacances bref c’est la période idéale pour un festival de musique « populaire ».

Les concerts gratuits de Rouen

La région Haute-Normandie l’a bien compris et depuis l’an dernier, elle programme ses concerts gratuits à ce moment là Metronomy, Skip the use, Martin Garrix, Texas, Ayo, Gaëtan Roussel et les artistes régionaux ont d’ailleurs fait un carton :
« plus de 150 000 personnes sur 4 jours, les concerts gratuits de la Région sont un incontestable succès. Cet événement constitue un bel exemple de la vitalité culturelle haut-normande et de nos talents régionaux. » se réjouit Nicolas Mayer-Rossignol, le président de la région Haute-Normandie.  

Et ce tweet relance le débat :

Payants vs gratuits : Concurrence déloyale ?

Le festival Beauregard à Hérouville-Saint-Clair s’auto-finance à hauteur de 95% et peut difficilement s’aligner sur cette nouvelle forme de concurrence. A titre d’exemple, le pass 3 jours coûte 98 €. Même si l’an dernier, Beauregard a battu des records de fréquentation – 89 000 personnes en 4 jours – les organisateurs et le maire d’Hérouville-Saint-Clair craignent de voir de moins en moins de Haut-Normands.  

Rodolphe Thomas, le maire d’Hérouville s’en prend même au président de la Région Basse-Normandie.

« Il est scandaleux que Laurent Beauvais, président de la Région Basse-Normandie, ne prenne pas la mesure de cette décision hégémonique prise par son collègue de Haute-Normandie auquel il semble totalement inféodé. »

Reportage Laurent Marvyle et Louise Simondet-Luce, 

avec les réactions de Laurent Beauvais, président de Région Basse Normandie
et Nicolas Mayer-Rossignol, le président de la région Haute-Normandie.

PROFESSION DE FOI NORMANDE

L’Etoile de Normandie vous propose de lire ci-après une Profession de Foi Normande contre signée par un certain nombre d’élus, députés, sénateurs et élus locaux de l’actuelle majorité socialiste en faveur de l’unité normande:

Les ouvriers de la 25ème heure toujours très nombreux, doivent cohabiter avec des travailleurs plus anciens et plus expérimentés. Une première chose à faire pour beaucoup d’élus en Normandie c’est de découvrir d’urgence une « matière normande », géographique, historique, culturelle, économique et sociale d’une très grande richesse et que beaucoup d’entre eux ne connaissent pas ou pas assez.

L’université de Caen propose depuis des années un diplôme d’Etudes Normandes qui pourrait être intégré dans un cursus de formation des futurs élus qui auront à accomplir un mandat en responsabilité dans le futur cadre normand: c’est une proposition sérieuse qu’il faudrait retenir… à verser aux propositions pour reconstruire l’unité normande et valoriser un patrimoine commun prestigieux et un intérêt général normand qui a aussi un intérêt national et européen…


 

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/1962706/actualites+politique/haut-et-bas-normands-en-avant-la-normandie-

Haut et Bas-Normands « En avant la Normandie ! »

Les députés socialistes de Haute et de Basse-Normandie réunis hier à l’Assemblée nationale à l’issue du vote sur la réforme territoriale autour de Nicolas Mayer-Rossignol et Laurent Beauvais, présidents des Régions Haute et Basse-Normandie (photo D. R.)
Haut et Bas-Normands « En avant la Normandie ! »

 

 

«Mardi 25 novembre 2014 restera dans l’Histoire de la Normandie. Les députés de notre majorité, [avec quelques parlementaires d’opposition dont le sens de l’intérêt général doit être reconnu], ont voté la loi dessinant la nouvelle carte des Régions qui entérine la création d’une seule et grande Normandie. Pour la France, c’est un troisième acte de décentralisation en faveur d’une action publique plus simple, plus claire et donc plus démocratique. Pour les Normands, c’est une nouvelle page qui s’ouvre et le début d’une formidable aventure collective. Nous entendons y prendre toute notre part.

Normandie ! Voilà bien un sujet dont on parle depuis des dizaines d’années. D’autres gouvernements ont eu, par le passé, cent occasions d’agir : qu’ont-ils fait ? D’autres parlementaires, pourtant prodigues en belles paroles, aiment tellement la Normandie qu’ils ont votée… contre sa création ! Tout cela importe peu. L’Histoire retiendra que c’est ce gouvernement, celui des Normands Laurent Fabius et Bernard Cazeneuve, dont nous saluons l’action, qui a eu le courage de moderniser notre organisation territoriale en dépit des conservatismes. Comme en 1981, c’est une majorité de gauche emmenée par les socialistes qui a permis d’avancer vers plus de décentralisation. C’est cette majorité qui, en 2013, a voté des mesures fortes contre le cumul des mandats et pour la parité. C’est cette majorité qui aujourd’hui fait la grande Normandie.

Le cadre est fixé. Et telle une toile de nos maîtres impressionnistes, Monet ou Boudin, il nous faut désormais imaginer le tableau. Car au-delà des frontières, le véritable enjeu de la grande Normandie est ce que nous souhaitons en faire. Haut ou Bas-Normands, nous nous connaissons bien et portons ensemble, depuis longtemps déjà, de nombreuses coopérations utiles : ligne nouvelle Paris-Normandie, Festival Normandie Impressionniste, pôles de compétitivité, partenariats portuaires, surveillance du littoral, aéroport de Deauville… Nous partageons la volonté d’agir, nous en faisons la preuve au quotidien, à la tête des deux Régions avec nos partenaires. Face à la droite et à l’extrême droite, mesurons tous à quel point ce rassemblement des forces de progrès est indispensable.

La Normandie doit se faire pour les Normands, elle doit aussi se faire avec eux. La concertation est bien engagée : de nombreuses réunions publiques se tiennent sur l’ensemble du territoire ; un site internet commun aux deux Régions est en ligne (www.normandie2016.fr < http://www.normandie2016.fr/>); les conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux ont été saisis et sont au travail. Partout jaillissent colloques, conférences, séminaires. Et déjà apparaissent les grandes lignes de force de ce qui pourrait, demain, constituer le projet normand.

Celui de l’excellence, d’une Normandie rayonnante, saute aux yeux tant nos atouts sont nombreux. La Normandie c’est le Mont-Saint-Michel, ce sont aussi les moteurs de la fusée Ariane. C’est Jeanne d’Arc, c’est aussi l’hadronthérapie [méthode de radiothérapie pour le traitement du cancer, N.D.L.R.] ou la silver economy. L’excellence normande, c’est ‘l’or bleu’que constituent notre façade maritime et nos ports, les énergies marines renouvelables, notre ressource halieutique. Ce sont nos pôles économiques autour de l’aéronautique, la chimie et la plasturgie, la santé, l’automobile du futur, l’électronique et le sans contact, la filière équine et l’agriculture durable, la pêche et la conchyliculture, le commerce et l’artisanat, notre gastronomie exceptionnelle. Des plages du Débarquement à la forêt d’Eu, du centre-ville du Havre au village de Giverny, de la Basilique de Lisieux à Château Gaillard, notre région est la deuxième la plus connue au monde ! À nous d’en tirer parti, avec un seul objectif, une seule boussole : l’emploi et le développement de la Normandie.

La Normandie qu’attendent les Normands, c’est celle où il fait bon vivre. Dans un territoire de 30 000 km² et 3,3 millions d’habitants, l’égalité et la solidarité seront primordiales. Elles passent par des services publics de proximité, auxquels nous sommes très attachés. Les territoires ruraux devront faire l’objet d’un effort particulier, notamment en matière de santé, de numérique, de lutte contre la dépendance, d’accès à la culture et au sport. Nous défendrons le train du quotidien tout en continuant d’investir pour les grandes infrastructures normandes, ferroviaires, routières, fluviales, aéroportuaires, qui sont attendues par nos concitoyens.

Troisième axe enfin, celui des territoires. Une question, notamment, porte sur le choix de la capitale, et c’est compréhensible. Mais le projet normand ne se réduit pas à cela ! Chaque territoire doit être respecté, valorisé, soutenu. Rouen est la seule métropole normande. Caen ne manque pas d’atouts, notamment en tant que pôle tertiaire, d’éducation et de culture, d’enseignement supérieur et de recherche. Le Havre, au sein d’HaRoPa (Le Havre-Rouen-Paris), est le premier port industriel et logistique. La force de cette grande Région de 3,3 millions d’habitants sera celle de ses territoires. Cherbourg, Dieppe, Evreux, Alençon, Fécamp, Argentan, Saint-Lô, Flers, Pont-Audemer, Vire… C’est cette richesse qui est, véritablement, capitale.

Surtout, arrêtons d’opposer. La Normandie de demain, de part et d’autre de la vallée de la Seine, ce sont d’abord des Normands, ouvriers, salariés, entrepreneurs, chercheurs, artistes, commerçants, artisans et producteurs, agriculteurs et pêcheurs, qui n’aspirent qu’à vivre et travailler ensemble. Dans la grande Normandie, 1+1 doit faire plus que deux. Pour dire notre fierté et notre espoir, nous appelons dès maintenant les Normands à se rassembler. L’année qui vient nous en offrira plusieurs occasions : dès janvier, en célébrant les vingt ans du pont de Normandie. Et bien sûr en juillet, avec le Tour de France qui en 2015 fera escale au Havre pour repartir de Livarot… Et revenir au Mont-Saint-Michel dès 2016 ! Comme un symbole. La Normandie est à un tournant de son Histoire. Nous invitons toutes celles et ceux qui le souhaitent à porter avec nous, rassemblés, ce beau projet ».

Les signataires pour la Haute-Normandie: Nicolas Mayer-Rossinol, président de la Région Haute-Normandie; Nicolas Rouly, président du département de Seine-Maritime; Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie; Yvon Robert, maire de Rouen; les députés Guillaume Bachelay, Luce pane, Christophe Bouillon, Sandrine Hurel, Jean Louis Destans, Dominique Chauvel, Estelle Grelier, Catherine Troallic, Valérie Fourneyron, François Loncle, les sénateurs Didier Marie, Nelly Tocqueville.

Pour la Basse-Normandie: Laurent Beauvais, président de la Région Basse-Normandie, les députés Philippe Duron, Laurence Dumont, Clotilde Valter, Geneviève Gosselin-Fleury, Stéphane Travert, Yves Goasdoue, Joaquim Pueyo, le sénateur François Aubey, la vice-présidence de Caen la Mer, Hélène Mialon-Burgat, le maire de Cherbourg, Jean-Michel Houllegatte, Benoït Arrivé, le président de la communauté urbaine de Cherbourg.

Sur FRANCE 3 (Basse) Normandie, petit cours de rattrapage d’HERALDIQUE NORMANDE

Tout arrive ! Cela faisait plus de 40 années que l’on attendait de voir ce type de reportage sur France 3 (Basse/ Haute) Normandie…

La mystérieuse histoire du drapeau normand : à deux ou trois « cats » ?

Le drapeau normand a toujours fait débat. Doit on parler de léopards ou de lions ? Faut il en mettre deux ou trois ? 

  • Par Pauline Latrouitte
  • Publié le 26/11/2014 | 12:04, mis à jour le 26/11/2014 | 12:31
© Louise Simondet-Luce
© Louise Simondet-Luce

Des léopards ou des lions ? 

L’emblème historique de la Normandie est un drapeau rouge à deux léopards jaunes (surnommé « cats » (chats) en normand.)
On parle parfois, par erreur,  des « lions » du drapeau normand mais ce sont bien deux « léopards passants » (c’est-à-dire marchant sur trois pattes).

  • Le drapeau  à deux « cats ».

Les mairies et collectivités hissent le drapeau avec les deux léopards d’or (surnommé en normand les p’tits cats). Il est très majoritairement reconnu comme l’emblème de la Normandie. 

drapeau_deux_leopards.jpg

 

Les origines du drapeau 

Ces léopards proviennent du plus ancien blason connu des Plantagenêts. Geoffroy, par son mariage avec Mathilde (la dernière descendante directe des Ducs de Normandie) devint Duc de Normandie en 1128. Il fait transposer les symboles de « l’émail du Mans » sur son blason qui allait devenir les couleurs de la Normandie, à savoir l’Or (jaune) sur fond de « gueules » (rouge)

C’ est Henri II Plantagenêt (1133-1189) qui a choisi le blason à 2 léopards. Son fils, Richard Coeur de lion, ajoutera un 3e léopard.

On peut donc dire que ces léopards sont à la fois anglais (Henri était roi d’Angleterre), angevins (il était aussi comte d’Anjou) et normands (son père Geoffroy et lui étaient aussi ducs de Normandie).

Combien de léopards sur le drapeau normand ?

C’est LE sujet polémique.
Les trois léopards d’or apparaissent clairement sur le blason de Richard Coeur-de-Lion (fils d’Henry II), duc de Normandie et roi d’Angleterre, en 1198. 

En 1204, Philippe II rattache la Normandie à la couronne de France sans y nommer de duc. Du coup, le blason à 3 léopards ne subsiste que dans les Iles (Jersey et Guernesey) où Edouard Ier demeure duc.

Néanmoins, cet usage reste très minoritaire. Il se retrouve chez les partisans de la thèse selon laquelle le blason originel de la Normandie comportait trois lions, conservé sur le blason de l’Angleterre et partant, des îles Anglo-Normandes. 

drapeau_trois_leopards.jpg

 

Le drapeau hissé ce matin au Conseil Régional, à Rouen

Images signées Louise Simondet-Luce

http://france3-regions.francetvinfo.fr/basse-normandie/2014/11/26/la-mysterieuse-histoire-du-drapeau-normand-deux-ou-trois-cats-600550.html

Video collector d’un Nicolas MAYER-ROSSIGNOL levant les couleurs normandes devant la Caserne Jeanne d’Arc à Rouen…


 

Commentaire de Florestan:

Effectivement « l’émail du Mans », un vitrail toujours en place dans une fenêtre haute du déambulatoire de la cathédrale du Mans dans l’axe de la nef est la plus ancienne représentation connue de l’emblème normand aux « lions passant et gardant » ce qui fait de l’emblème normand le plus ancien emblème des régions françaises, donc dans le domaine public depuis plus de 800 ans ! Pas la peine donc de se ruiner pour une boîte de com pour pondre un logo débile ou choisir un acronyme en guise de nom !

Choeur de la cathédrale du Mans, au style normand apparenté à celui de la cathédrale de Coutances ( XIIIe siècle): au centre, le blason aux léopards normands…

http://normandie.canalblog.com/archives/2014/08/09/30382692.html

Enfin, le terme de « léopard » ou bâtards de lion provient de la propagande capétienne contre les derniers Plantagenêts (Henri II excommunié par le pape après le meurtre de Thomas Becket et surtout, Jean Sans Terre) pour rappeler la descendance de Guillaume le Conquérant.

 

25 novembre 2014: TABLEAU D’HONNEUR DES 17 DEPUTES NORMANDS QUI ONT VOTE POUR L’UNITE NORMANDE

L’Histoire se fait à hauteur d’hommes, la politique aussi… Nous qui sommes trop souvent sévères avec nos élu(e)s qui représentent les quelques 3,5 millions de nos concitoyens Normands, parce que depuis 10 ANS, depuis que l’Etoile de Normandie existe, nous n’avons jamais perdu de vue l’intérêt général de la Normandie, en cette année historique pour la Normandie qui a reçu l’hommage de la Nation en la personne du Président de la République François Hollande, le 6 juin 2014 devant le Mémorial de Caen, en souvenir du martyre des Normands pour la Libération de l’Europe en 1944 et qui vient d’être enfin reconnue dans son intégrité territoriale, nous nous faisons une joie de dresser le TABLEAU d’HONNEUR des députés Normands de la Nation qui en cette journée historique du 25 novembre 2014 ont choisi de dire OUI à l’UNITE NORMANDE en laissant, enfin, un peu de côté les égoïsmes partisans…

Nous nous permettrons de dédier ici ce vote OUI à la mémoire des 29000 victimes civiles normandes de l’année terrible de 1944 et de le dédier aussi aux générations futures qui vont grandir dans la cadre d’une Normandie qui va reconstruire son unité:

1944 – 2014, l’Après Guerre se termine en Normandie.

VIVE L’AVENIR !

Transmettre

 

TABLEAU D’HONNEUR DES DIX-SEPT DEPUTES NORMANDS DE LA NATION QUI ONT VOTE POUR L’UNITE NORMANDE

ASSEMBLEE NATIONALE, PARIS

LE 25 NOVEMBRE 2014

 

CALVADOS

Mme Laurence DUMONT (PS)

Laurence Dumont

M. Philippe DURON (PS)

Philippe Duron

M. Alain TOURRET (PRG)

Alain Tourret

Mme Clotilde VALTER (PS)

Clotilde Valter

EURE

Jean-Louis Destans

M. Jean-Louis DESTANS (PS)

François Loncle

M. François LONCLE (PS)

MANCHE

Stéphane Travert

M. Stéphane TRAVERT (PS)

ORNE

Yves Goasdoué

M. Yves GOASDOUE (PS)

Joaquim Pueyo

M. Joaquim PUEYO (PS)

SEINE-MARITIME

Guillaume Bachelay

M. Guillaume BACHELAY (PS)

Christophe Bouillon

M. Christophe BOUILLON (PS)

Dominique Chauvel

Mme Dominique CHAUVEL (PS)

Valérie Fourneyron

Mme Valérie FOURNEYRON (PS)

Estelle Grelier

Mme Estelle GRELIER (PS)

Edouard Philippe

M. Edouard PHILIPPE (UMP)

Sandrine Hurel

Mme Sandrine HUREL (PS) (mais oui…)

Luce Pane

Mme Luce PANE (PS)


Se sont abstenus:

Isabelle ATTARD (Calvados, apparentée écologiste dans le genre isolationniste)

Hervé MORIN (Eure, UDI) (le serment des peignes… Encore et toujours!)

Guénhaël HUET (Manche, UMP) (avec un nom pareil il aurait pu voter contre…)

Les autres ont voté contre, dont Bruno LEMAIRE (Eure, UMP) n’en parlons pas !

 

 

ROUEN fête la réunification: Des dythirambes « néo-normands » trop joyeux pour être honnêtes…

25 novembre 2014: la date pourra rester comme la date officielle de la « Réunification de la Normandie »… On nous signale ce matin, la une très normande et historique de l’édition rouennaise de Paris-Normandie (qui devrait se rebaptiser: le « PARI de la NORMANDIE ») avec photo panoramique montrant à la fois le Mont Saint Michel et les falaises d’Etretat avec le drapeau normand… A l’intérieur, articles et déclarations dythirambiques sur notre belle Normandie enfin retrouvée: les nouveaux convertis se pressent nombreux sur le chemin de Damas de l’Unité normande. Que de changement ! On dirait que ça ressemble à une destalinisation, au dégel brutal d’un pays dit « de l’Est »:

La « glasnost normande » post-Le Vern se poursuit et elle se fait, désormais, joyeusement bruyante du côté de la Caserne Jeanne d’Arc !

Celui qui espérait encore à la mi-octobre une dilution alsacienne de l’unité normande dans un grand machin néo-neustrien du Mont Saint Michel à la frontière belge, nous annonce ce jour une cérémonie officielle de lever des couleurs normande au conseil régional de Haute-Normandie !

Cependant, ne boudons plus notre plaisir !

L’époque d’un léopard solitaire nageant dans la Seine contre le courant au risque de la noyade pour rejoindre Paris est révolue !

De même l’époque où un demi-drakkar bas-normand prenait le large vers la Bretagne au risque du naufrage s’achève heureusement !

On espère surtout voir prochainement et officiellement sur nos plaques d’immatriculation, comme déjà sur l’épaule de nos gendarmes… nos cats préférés!

 


 

http://www.paris-normandie.fr/detail_article/articles/1961758/accueil/la-normandie-se-dit-oui#.VHW-4cmK4aQ

C’est maintenant officiel : la Normandie enlève le Haut et le Bas

Publié le 25/11/2014 á 23H03
 Symbole depuis près de vingt ans du rapprochement entre les deux rives de l’estuaire de la Seine, le Pont de Normandie prend aujourd’hui une envergure politique (photo d’archives)
C’est maintenant officiel : la Normandie enlève le Haut et le Bas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le redécoupage territorial a été voté hier à l’Assemblée nationale. Loin du bruit des envolées écologiques qui, par la voix du député Paul Molac, ont majoritairement voté contre au nom «du choix de la décentralisation contre le bonapartisme jacobin», des élus avaient à peine attendu la proclamation du vote pour sortir sur le perron. Une photo de groupe. La première réunissant les élus de Haute et de Basse-Normandie – socialistes – en tant qu’élus normands, simplement.

Ils anticipent un peu ; la création des treize nouvelles régions métropolitaines ne sera effective qu’au 1er janvier 2016. Mais Nicolas Mayer-Rossignol, président de la – toujours – Haute-Normandie, et son homologue bas-normand Laurent Beauvais voulaient marquer le coup hier. «Nous sommes la seule région, je crois, à fêter ça officiellement», vantent les deux présidents, entourés de quelques députés socialistes des deux territoires.

«ni perdant, ni gagnant»

Socialistes uniquement car les autres couleurs politiques ont largement voté contre cette réforme. En Haute-Normandie, seul le député-maire du Havre, l’UMP Édouard Philippe, a choisi de voter « pour » (lire par ailleurs). Pour sa consœur Françoise Guégot (député de la 2e circonscription de Seine-Maritime), l’opposition au projet était indiscutable. Pourtant, la fusion des deux Normandie, elle ne la désapprouve pas : «Mais je n’ai pas voté contre la fusion des deux régions, j’ai voté contre le redécoupage territorial. Regardez l’Alsace, ils sont furieux! Le gouvernement passe en force sur le projet. Le calendrier est insensé, la question des compétences va être gérée a posteriori. Il aurait fallu poser d’abord la question du mille-feuille territorial et résoudre la question des métropoles et des départements avant de voter cette fusion», martèle-t-elle.

Ces récriminations, les élus socialistes s’en amusent presque. «Ce que pointe l’opposition, c’est un problème d’arrière-garde, tranche la députée du Calvados Clotilde Valter. Sur le terrain, les gens sont déjà des Normands. La réunification va crée des dynamiques. Il suffit de voir les attentes autour de la nouvelle ligne Paris-Normandie: les habitants attendent des projets.»

Tout de même, ne fallait-il pas connaître le devenir des départements et savoir qui ferait quoi avant de dessiner une nouvelle carte de France ? À l’échelle normande, la majorité assure que ce n’est pas la question. «En fusionnant, nous réparons une erreur historique, assure Yves Goasoudé, député de l’Orne. Je vois tout le bénéfice que la région peut tirer de cette réunification: la croissance bleue avec la Normandie comme deuxième littoral français, c’est une force! La filière du nucléaire et de l’énergie marine renouvelable aussi!»

Pour Nicolas Mayer-Rossignol, la fusion est plus une «évolution» qu’une «révolution». «Toutes les régions ne fusionnent pas. Pour nous, c’est important de nous mettre en ordre de marche.» Les compétences finales, ça sera un autre débat : «Ce serait problématique si cela nous empêchait d’avancer. Ça n’est pas le cas», assure-t-il. Tout comme la question de la capitale – ou plutôt du futur chef-lieu – de la Normandie réunifiée ne semble inquiéter personne. Laurent Beauvais : «On va aborder cette question, mettre à plat tout ce qui peut être fait de façon partagée. L’objectif, c’est qu’il n’y ait ni gagnant, ni perdant.» Rendez-vous quand alors ? «Dans quelque temps.»

Rouen ? Caen ? « p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non », semblent répondre les élus. La réponse de Normand, après tout, s’est toujours jouée des frontières entre les deux régions.

à Paris, Anthony Quindroit

a.quindroit@presse-normande.com

Treize nouvelles grandes régions pour redessiner la France

La nouvelle carte des régions aété adoptée par 277 voix contre 253.

L’Assemblée a voté hier en seconde lecture la loi sur le découpage des régions lors d’un scrutin nettement plus serré qu’en première lecture, en raison principalement d’un durcissement des écologistes et de certains centristes qui ont basculé de l’abstention à un vote hostile.

Les députés ont adopté le texte, par 277 voix pour, 253 contre et 30 abstentions, alors qu’à la première lecture, ils l’avaient voté par 261 pour, 205 contre et 85 abstentions. Jamais, depuis le début du quinquennat, on n’avait compté autant de votes contre.

Le projet de loi crée donc 13 régions métropolitaines, au lieu de 22, alors que le Sénat en proposait 15. Il fusionne l’Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardenne, le Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie, et Midi-Pyrenées avec Languedoc-Roussillon, trois fusions vivement contestées. Les autres regroupements sont moins polémiques : Poitou-Charentes avec Limousin et Aquitaine, les deux Normandie, Bourgogne et Franche-Comté, Rhône-Alpes avec Auvergne.

Les députés ont refusé d’assouplir, par rapport à la version votée en juillet, le droit d’option permettant à un département de changer de région, important aux yeux des élus bretons pour «récupérer» la Loire-Atlantique. Après une tentative de conciliation avec les sénateurs, jeudi, et une ultime navette, l’Assemblée devrait adopter définitivement le texte d’ici la fin de l’année.

Comme en première lecture, la majorité des députés UMP, qui ne pardonnent pas au gouvernement d’avoir abrogé la création du conseiller territorial (commun aux départements et aux régions) votée sous Nicolas Sarkozy, se sont prononcés contre la réforme, à quelques exceptions près. La totalité du Front de gauche, qui refuse «la mise en concurrence des territoires et l’éclatement à terme de la République».

Défendre la Normandie sur ACTU 76 alias « Normandie Actu » (un site contôlé par Ouest-France)

AVIS AUX MILITANTS NORMANDS !

Sur le site d’informations régionales « 76 ACTU » qui vient d’être rebaptisé « Normandie ACTU » par son propriétaire, à savoir le groupe de presse ligéro-breton Ouest-France, qui comme vous le savez, a l’amour de la Normandie chevillé aux tripes ( à la mode de Rennes) on trouvera assez curieux ce déchaînement anti-normand constaté sur les files de commentaires que propose ce site d’information, qui décidement ! aime la Normandie sans modération…

Paranoïa normande anti-bretonne, pourrait-on nous objecter?

A priori, la rédaction n’est pas en cause, bien au contraire: ce sont plutôt les commentaires qui suivent…

A vous de juger et d’agir pour défendre la Normandie !


 

http://www.normandie-actu.fr/reactions-reunification-de-la-normandie-cest-vote-lever-de-drapeau-a-rouen_101824/

Rouen [Réactions] Réunification de la Normandie, c’est voté ! Lever de drapeau, à Rouen

Le vote solennel de la nouvelle carte des Régions a eu lieu mardi 25 novembre 2014 à l’Assemblée nationale. La réunification de la Normandie, c’est fait ! Réactions.

Dernière mise à jour : 25/11/2014 à 18:40

(Photo archives Côté Caen)

Lever de drapeau symbolique à Rouen, mercredi 26 novembre 2014.

La réforme territoriale verra la réduction du nombre de Régions métropolitaines passer de 22 à 13 à compter de 2016. La réforme territoriale, avec treize Régions, a été définitivement adoptée, en deuxième lecture, mardi 25 novembre 2014 à l’Assemblée nationale. Pour marquer ce vote, « une levée du drapeau normand » sera effectuée à l’Hôtel de Région, à Rouen, mercredi 26 novembre 2014, à 9h45.

La réaction de Nicolas Mayer-Rossignol et de Laurent Beauvais, Présidents des Régions Haute et Basse-Normandie :
« Nous saluons ce vote historique qui conforte les Régions au cœur du développement de notre pays », soulignent Laurent Beauvais et Nicolas Mayer-Rossignol. Concernant la fusion des deux Régions normandes, voilà un sujet dont on parle depuis des années. D’autres gouvernements, d’autres élus ont eu tous les leviers pour agir. Cela n’a pas été fait. C’est désormais une réalité grâce à l’initiative du Président de la République, de ce Gouvernement et des parlementaires qui ont voté en faveur de ce texte. Notre priorité commune est claire : préparer ce que sera la Normandie de demain, avec une vision stratégique pour notre territoire. Bâtir une Normandie avec les Normands et pour les Normands. Nous y consacrerons toute notre énergie. La tâche est immense pour relever ce défi, c’est également une formidable opportunité pour fédérer les forces de tous les territoires de la Normandie, territoires ruraux, façade maritime, réseau des villes moyennes et, bien sûr, l’axe de la Vallée de la Seine. Nos deux régions sont dotées d’atouts complémentaires qui doivent permettre de construire ensemble une Normandie de l’excellence, une Normandie rayonnante, une Normandie des solidarités. Nous sommes d’ores et déjà mobilisés pour faire de cette réforme une réussite. Les deux Régions préparent un budget commun pour 2016. Des réunions publiques sont organisées sur toute la Normandie pour expliquer et débattre des enjeux. Un site internet (www.normandie2016.fr) a été lancé pour recueillir les avis des Normands. La société civile est également associée, les CESER rendront prochainement un rapport sur le rapprochement des politiques menées par nos deux collectivités. La Normandie est en marche. »

La réaction du groupe PS et DVG au Conseil régional. « Les conseillers régionaux socialistes et divers gauche se félicitent de l’adoption par l’Assemblée Nationale du projet de loi sur la délimitation des Régions françaises. La Grande Normandie, c’est une vraie chance pour tous les Normands. Haute et Basse Normandie coopèrent déjà dans de nombreux domaines. La fusion n’est donc pas une révolution, mais une évolution. C’est une opportunité de peser davantage en France et en Europe, de poursuivre une politique industrielle régionale volontaire et de renforcer les services publics dans une Normandie plus solidaire. Avec une seule boussole: l’emploi et le développement de la Normandie. C’est aussi une belle victoire pour la Gauche. A droite ceux qui prétendaient défendre la fusion de la Haute et de la Basse Normandie, mais qui n’ont jamais agi, s’y opposent aujourd’hui. Les masques tombent. L’histoire retiendra que c’est la Gauche, c’est ce gouvernement qui fait la Grande Normandie. Il est temps maintenant de dépasser cela, pour que tous les Normands participent à cette aventure collective. Nous les invitons à venir nombreux aux réunions publiques organisées par le Président Nicolas Mayer Rossignol, à s’informer et à débattre via le site Normandie2016.fr. Soyons fiers de notre Région, faisons ensemble de 2015 l’année de tous les Normands ! »


 

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Après le vote de la carte à 13 régions confirmant l’unité normande, les députés normands qui ont voté pour l’unité normande ont posé devant l’Assemblée Nationale avec les deux présidents de région. A noter que le député-maire UMP du Havre Edouard Philippe a voté pour aussi contrairement à son collègue UMP de l’Eure, Bruno Lemaire… On notera aussi, au premier plan, quelques converti(e)s de la dernière heure ! Mieux vaut tard que jamais…

REFORME TERRITORIALE: la nouvelle carte régionale adpotée… provisoirement jusqu’en 2017

Ce mardi 25 novembre 2014, pour la première fois depuis 1944, l’unité régionale normande est pleinement et entièrement reconnue par le législateur au prix de la disparition de l’Alsace, de l’amputation de la Bretagne, de la confusion dans le Val de Loire, le Sud-Ouest ou entre Alpes, Rhône et Massif central:

Le choix arbitraire de ne fusionner que les régions entre elles ne marche finalement que pour la Normandie. Presque partout ailleurs, la réforme fait débat et ignore volontairement la géo-histoire des régions les plus « identitaires », l’Alsace et la Bretagne au risque d’enliser la réforme territoriale régionale: l’opposition de droite promet, d’ores et déjà, qu’à son probable retour aux responsabilités en 2017, elle remettra tout l’ouvrage sur le métier. Osera-t-elle défaire la fusion régionale la plus légitime de cette réforme? On peut tout de même espérer que non et saluer dès maintenant, comme nous l’avons déjà fait ici, l’arbitrage historique du président de la République François Hollande en faveur de l’unité normande, stricto sensu, à l’occasion des commémorations du 70ème anniversaire du Débarquement de 1944.

C’est donc la carte à 13 régions qui a été validée par les députés en seconde lecture avec un résultat majoritaire plus serré qu’en juillet dernier: 277 voix pour, 230 contre (dont les voix du groupe écologiste très remonté contre la posture néo-jacobine de Bernard Cazeneuve) et 30 abstentions (dont de nombreuses voix de députés socialistes du Nord Pas de Calais refusant la fusion forcée, selon Martine Aubry, avec la Picardie)

Le marathon législatif n’est pas terminé car la commission mixte paritaire Sénat / Assemblée Nationale va se réunir jeudi 27 novembre puisque les deux chambres du Parlement ont voté deux textes totalement différents ou presque: le Sénat ayant validé une carte plus réaliste à 15 régions (avec l’Alsace et Midi-Pyrénées restant séparé du Languedoc Roussillon) avec un droit d’option réellement ouvert pour permettre le passage du département de la Loire Atlantique des Pays de Loire à la Bretagne dans une période transitoire de 2016 à 2020 et la possibilité donnée à l’Alsace et à la Savoie de fusionner en collectivité territoriale unique.

Il est probable, vu l’âpreté des débats, que les positions vont demeurer inconciliables et qu’il faudra une ultime lecture navette entre les deux chambres début décembre 2014: pour éviter des crispations qui pourraient vraiment s’envenimer du côté alsacien et breton, le Gouvernement osera-t-il certaines concessions?

Car des difficultés immenses vont commencer dans les non moins immenses néo-régions fusionnées, de nombreuses incertitudes vont émerger, des blessures identitaires vont aussi s’infecter notamment du côté de la Bretagne et de l’Alsace: au lieu de résoudre la question régionale en France en transformant en douceur la décentralisation d’Etat en régionalisation démocratique, cette réforme néo-jacobine au forceps risque de poser la question régionale en France comme jamais avec le risque de radicaliser les identités régionales en créant des irrédentismes qu’il aurait été sage d’éviter en traçant du premier coup la meilleure carte possible si le Gouvernement s’était réellement donné les moyens de s’intéresser sérieusement à la question régionale en commandant une véritable expertise géographique, historique, sociale, culturelle et économique préalable, en s’appuyant sur l’expérience de l’Association des Régions de France et en provoquant un vrai débat national sur l’idée de région pour en tirer les synthèses nécessaires à partir desquelles, il aurait été possible de dessiner la carte régionale la plus consensuelle possible, à partir des départements, socles territoriaux qui préservent depuis plus de deux siècles, la mémoire géo-historique de la France…

Bref! Pourquoi faire compliqué alors que l’on pouvait faire simple?

Seule consolation:

La Normandie va, de fait, devenir, pour un temps qu’elle pourra mettre à son profit, la seule véritable région de France à taille humaine et parfaitement identifiée quant à son territoire.

Après avoir défini dans des douleurs inutiles les néo-régions, la réforme va se poursuivre avec la présentation devant le Parlement à la fin de janvier 2015 de la loi NOTRe « Nouvelle organisation territoriale de la République » qui prévoit la fin de la clause générale de compétences, la spécialisation des compétences entre métropoles, régions, départements et intercommunalités, la création d’une conférence territoriale de l’action publique co-présidée par le préfet et le président de région, la généralisation de la coopération entre collectivités avec le « chef de filat », la création d’intercommunalités plus larges (seuil des 20000 habitants)  et la création de trois types différents de départements pour tenir compte des territoires tels qu’ils sont.

En revanche et ce sera, à n’en pas douter, une nouvelle et rude bataille, le projet de loi dont le rapporteur à l’Assemblée Nationale sera le député-maire PS d’Annonay (Ardèche) Olivier Dussopt, ne prévoit aucune disposition particulière pour créer enfin le début du commencement de finances autonomes pour des collectivités territoriales qui continueront de dépendre de l’arbitraire gouvernemental fixant la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) et du vote de la loi de finances par la représentation nationale.

Or, quand on sait que le gouvernement a annoncé une baisse drastique de la DGF pour les trois ans à venir obligeant les collectivités à faire d’importantes économies et que les prochaines élections départementales et régionales, qui vont se tenir dans le nouveau cadre régional, risquent de faire basculer à droite un nombre très important de départements et régions, le climat politique pourrait devenir particulièrement tendu jusqu’en 2017 avec les conséquences qu’on vous laissera imaginer !

Enfin, ultime réforme et non la moindre, réforme encore mystérieuse dont on parle encore peu (on en saura davantage au printemps 2015) la réforme de la présence de l’Etat déconcentré dans les nouvelles régions que prépare déjà les services de Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur:

D’ores et déjà, on peut imaginer que ce redéploiement de la présence de l’Etat en région aura pour principale fonction de distribuer des lots de consolation à toutes les villes qui vont perdre leur statut de « capitale régionale »:

S’il était confirmé que la métropole de Rouen devienne « capitale régionale » normande avec le siège du conseil régional, il est probable que Caen puisse bénéficier pleinement de ce redéploiement de l’Etat en Normandie, alors que les enjeux de la géographie normande auraient exigé la présence d’une préfecture interrégionale Nord-Ouest à Rouen afin de piloter l’AXE SEINE depuis la Normandie.

Pour revoir les débats et le vote de la carte à 13 régions (provisoires sauf en Normandie) par l’Assemblée Nationale mardi 25 novembre 2014:

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6122.2eme-seance–questions-au-gouvernement–delimitation-des-regions-et-modification-du-calendrier-ele-25-novembre-2014

DEAUVILLE: XXIème ARRONDISSEMENT de PARIS (mais pas seulement…)

Certaines caricatures ont la vie dure mais c’est aussi parce qu’elles correspondent à une part de vérité… Sauf que la question de savoir qui maîtrise l’image de la Normandie, de qui la diffuse ou la manipule est toujours posée. Notamment à Deauville, terminus balnéaire et autoroutier pour beaucoup de Parisiens le temps d’un week-end que d’aucuns croient romantique depuis le film de Lelouch avec un minimum de pouvoir d’achat. Les vrais Deauvillais diront qu’il y a peut-être mieux à faire que d’être seulement une caricature, « Paris sur Mer, 21ème arrondissement ».

C’est tout l’enjeu de la politique menée par le maire UDI de Deauville, Philippe AUGIER qui voudrait faire de la station balnéaire fondée par le Duc de Morny, la capitale internationale de la future Normandie en développant l’accueil de salons et conférences associés à un hébergement hôtelier de très haut de gamme, bref, bien plus que le XXIème arrondissement de Paris…

Mais certains clichés perdurent, ainsi cet article paru dans le gratuit d’informations immobilières Logic-immo (24/11/14 n°250)

Paris_sur_Mer

 

 

LA NORMANDIE? Pour eux aussi…

La « Glasnost » normande se poursuit de plus belle du côté de Rouen, depuis le départ d’Alain LE VERN de la vie politique en septembre 2013… Une preuve supplémentaire, avec la fête de l’Humanité « en Normandie »!

Il y a quelques années, notre ami Léo Le Passant, grand contributeur de l’Etoile de Normandie à ses débuts, nous avait proposé la plaisanterie suivante:

A l’heure où il faut enfin construire la maison commune normande, ce drapeau « communiste » normand pourrait être brandi à Rouen contre l’égoïsme de circonscription d’élus qui se disent « socialistes »…

L’ARCHANGE ST MICHEL sauvé par l’UNESCO: Quand OUEST FRANCE sert l’avoine à la partie ruminante de l’électorat…

A la lecture d’un article proprement surréaliste célébrant le coup de gueule plus qu’intéressé d’élus « Normands et Bretons la main dans la main » contre le projet de protection et de valorisation du paysage autour de la baie du Mont Saint Michel exigé par l’UNESCO et décidé par l’Etat parce que désormais, en notre République bananière, seules les associations citoyennes sont capables de porter et de défendre réellement l’intérêt général et le respect des lois, nous revient en mémoire l’ironie piquante d’un Alexis de TOCQUEVILLE, le célèbre essayiste et député de Valognes, qui lors des premières élections au suffrage universel organisées en France après la Révolution de 1848, s’inquiétait de « l’opinion de la « partie ruminante de l’électorat »

Assurément, à lire les mugissements excessifs et finalement ineptes de certains « barons » du coin car ils ne pourront plus bétonner en rond, en enlaidissant le paysage à grand coup de ronds-points, de zones de ceci ou de cela, de lotissements pavillonnaires sans âme, ou de zones commerciales livrées clef en main avec leurs couleurs criardes et autres panneaux publicitaires style Jean-Claude Decaux, on peut raisonnablement penser que les vaches qui paissent placidement dans les prés et bocages des environs, ont peut-être plus l’habitude de contempler et de considérer le paysage que cette brochette d’écharpés tricolores ridicules !

 

http://avranchesinfos.canalblog.com/archives/2012/04/25/24103674.html

La zone commerciale de la « Caserne », (on dit aussi « Las Vegas ») :  un bel exemple de la magnifique politique de valorisation touristique des abords du Mont Saint Michel laissée à la discrétion de nos chers élus locaux ! Concrètement, c’est une exposition en plein air, quelque peu désuète et disparate  du mobilier urbain proposé par Jean-Claude Decaux…

Ce nouveau périmètre de protection imposé par l’UNESCO autour du Mont Saint Michel et de sa baie, devrait être pourtant une bénédiction et une vraie opportunité: obliger enfin nos élus locaux à être plus intelligents, à donner dans le qualitatif plus que dans le quantitatif et la facilité de solutions livrées clef en main par des promoteurs immobiliers qui industrialisent l’architecture et l’urbanisme au risque d’une banalisation et d’un enlaidissement généralisé!

On notera enfin que ce bien joli cheptel a été rameuté par un chef de bande, en l’occurrence Guénhaël Huet député UMP ci-devant maire d’Avranches, président de l’intercommunalité du Pays de la baie du Mt St Michel, autrement dit, une carpette bas-normande à l’entrée Nord de la future métropole de Rennes (Ouest France adore ça…) pour ce nouveau mauvais coup porté contre l’intérêt général de la Merveille et, en conséquence, contre l’intérêt touristique de la Normandie, de la Bretagne et de la France.

Bien entendu, manque sur la photo diffusée par la Pravda ligéro-bretonne, le nouveau maire d’Avranches, David Nicolas-Méry, qui en tant qu’historien et ancien administrateur de musée, sait fort bien qu’il est absurde de tuer la poule aux oeufs d’or surtout lorsqu’il s’agit d’un patrimoine historique, naturel et culturel inscrit sur la liste mondiale de l’UNESCO qui attire plus de 3 millions de visiteurs annuels: il faudrait d’ailleurs qu’un élu local, ne faisant pas partie de la « partie ruminante de l’électorat », puisse représenter le site de la baie du Mont Saint Michel auprès de l’UNESCO…

On aurait souhaité que le journaliste de Ouest France fît son travail plus honnêtement: en interrogeant, par exemple, le nouveau maire d’Avranches… Mais il faut croire que certains élus et certains journalistes sont depuis longtemps, trop longtemps, sous la même cloche et c’est une des raisons pour laquelle, notre démocratie … cloche.


 

A lire ci-après:

Mugissements_d__lus


 

Commentaire de Florestan:

Sur la même page de Ouest-France, juste en dessous de l’article cité, on pouvait avoir des nouvelles judiciaires d’un épicier ancien maire du Mont Saint Michel: l’UNESCO a donc bien raison de mettre un « périmètre de protection élargi en extension du site classé » pour éloigner la Merveille de tous ces… Ténardier !

COQUILLE SAINT JACQUES: quand les pêcheurs Normands font dans la qualité, les Bretons prennent le bouillon…

Une preuve supplémentaire qu’il ne fallait pas se précipiter dans une improbable coopération bas-normande avec la Bretagne sur le dossier essentiel tant pour la Normandie que pour la Bretagne du développement d’une économie littorale et maritime performante et écologiquement responsable…

A lire ci-dessous, cet article de Ouest-France: édifiant !!!

Coquille_st_Jacques

NORMANDIE REUNIFIEE: LA DROITE LA PLUS BETE DU MONDE !!!

Disons-le d’emblée, Bruno LEMAIRE, député UMP de l’Eure, chef de l’opposition régionale au Conseil Régional de Haute-Normandie et aspirant aux plus hautes fonctions de la République nous déçoit beaucoup mais vraiment beaucoup !

Vendredi 21 novembre dernier dans les pages de Paris-Normandie, celui qui se voit (seulement) à la tête de l’UMP donnait un grand entretien et franchement pour le Normand que je suis, il y avait vraiment trop d’informations à digérer en une seule lecture ! Car quand le gars Bruno a des choses à dire ça déménage… Sauf que la Normandie, dans ce déménagement verbal très ambitieux ne compte vraiment pour rien, mais vraiment pour rien du tout !

En clair, Bruno LEMAIRE, tel un Laurent FABIUS de droite, se contrefiche totalement de la Normandie !

Dans le même entretien (à lire ci-dessous) on apprendra que:

1) Bruno LEMAIRE ne sera pas tête de liste de l’UMP aux premières élections régionales démocratiques de l’histoire normande. Cet important a d’autres chats à fouetter que les nôtres semble-t-il…

2) Bruno LEMAIRE qui prétend sur tous les tons oeuvrer pour l’unité normande a voté contre l’unité normande historiquement adoptée par les députés de l’Assemblée Nationale le 20 novembre 2014

3) Bruno LEMAIRE qui semble s’y connaître en géographie normande déclare de façon péremptoire qu’il ne peut y avoir qu’une métropole capitale régionale unique en Normandie, à savoir, Rouen: les supporters Bas-Normands de Monsieur Bruno Lemaire apprécieront tout comme le maire UMP de Caen, Joël BRUNEAU qui a contre lui de soutenir… Nicolas SARKOZY. Pas sûr non plus que le député-maire UMP du Havre Edouard PHILIPPE apprécie davantage la plaisanterie géographique du nouveau Fabius de droite !

4) Et pendant que Môssieur LEMAIRE cause dans LE journal « PARIS-normandie » (qui jamais n’aura aussi bien justifié son nom), ses petits amis politiques de l’Eure font le pari de la banlieue normande avec des villes de la région parisienne, faute de savoir partager un intérêt général normand: l’affrontement gauche-droite en demi-région Haute-Normandie est tellement mesquin depuis des années (merci encore à Alain LE VERN) que certains élus de l’Eure préfèrent tenter le risque d’être cocus dans l’heure alors qu’il y aurait matière à rapprochement avec les élus Bas-Normands qui partagent avec ceux de l’Eure nombre d’enjeux et défis communs…

La vie politique française est donc plus que jamais un théâtre d’ombres dont les acteurs tous professionnels d’eux-mêmes ou presque n’ont plus aucun pouvoir sur la réalité sauf celui de parasiter, d’embrumer, d’obscurcir tous les projets qui doivent faire notre avenir:

Il est plus que temps que la société civile normande, en plein réveil, s’empare enfin de l’intérêt général de la Normandie !


 

Ce qui concerne la Normandie, dans ce grand entretien de Bruno LEMAIRE donné à Paris-Normandie est à lire ci-après:

Lemaire_1

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Cocus dans l'heure

VILLEQUIER: du veau normand au goût de cidre pour les meilleures tables de PARIS

De l’étable (une vraie, en Normandie) aux meilleures tables de Paris, voilà que se renoue enfin les fils d’une belle et ancienne évidence:

La qualité agronomique et gustative des produits agro-alimentaires normands se retrouve sur les tables de la grande gastronomie parisienne. L’histoire qui a été oubliée depuis 40 ou 50 ans dans les obsessions  un peu stupides de la Reconstruction et des Trentes Glorieuses qui ne voulaient plus de paysans agriculteurs mais seulement des exploitants agricoles produisant toujours plus pour toujours moins cher au risque de détruire les équilibres écologiques, culturels, sociaux et … économiques, au mépris le plus absolu du bien être animal mais aussi du bien être des hommes, revient enfin: ce cauchemar (qui se poursuit dans une Bretagne qui s’en réveille aussi mais avec la « gueule de bois ») s’éloigne d’une Normandie qui ne l’a jamais totalement embrassé, parce que le souvenir d’une Normandie fournissant la meilleure qualité organoleptique ou gustative possibles pour les palais parisiens s’est resté…

Vieille histoire que l’on peut faire remonter au XVIe siècle déjà avec l’exportation à Paris d’un beurre ultra-frais non salé depuis les vaches et les près du Nord-Cotentin, via la voie maritime et fluviale, par le Sire de Gouberville, qui s’est poursuvie par la « marée de Dieppe » arrivant au galop sur la table de Louis XIV, par le « Petit Parisien » en fait, un boeuf normand arrivant vivant et sur pied sur les berges parisiennes de la Seine depuis les pays d’embouche normands du Bessin ou du Pays d’Auge en piétinant « un chemin aux boeufs » contournant par le Sud la ville de Caen, traversant les marais de la Dives (où les troupeaux faisaient relâche) avant de reprendre leur route jusqu’aux ports de la Basse Seine pour être embarqués jusqu’à Paris.

On peut évoquer aussi les ceintures maraichères, fruitières et laitières qui entouraient Paris et dont l’éloignement correspondait au degré de fraicheur exigible à Paris: les fromages normands à pâte molle sont à 200 km à l’ouest de Paris, la distance qui permet le temps qu’il faut pour les faire venir à Paris et pour les affiner. Aujourd’hui, les AMAP normandes poursuivent avec succès cette vieille histoire…

Le « couchage en herbe » de la Normandie ou sa « pasteurisation » commencée dès le XVIIIe siècle (développement des prairies de bocage pour l’élevage laitier, début de la sélection rationnelle de la race de vache normande) avec l’importation des nouvelles méthodes agronomiques anglaises (création de prairies artificielles de trèfles, luzerne, sainfoin pour regénérer les sols entre deux périodes de labours pour cultiver les céréales mises en oeuvre sur les terres de grands propriétaires « physiocrates »), révolution agronomique qui triomphera sous le Second Empire, qui, chemin de fer aidant, sera un véritable âge d’or de l’agriculture normande, a recrée dans l’imaginaire collectif l’identité régionale normande, pays de cocagne, d’art et de bonheur de vivre symbolisé par une jolie vache normande heureuse et placide dans l’herbe de son pré sous le doux ombrage de pommiers en fleurs…

 

Le cauchemar FNSEA britannophile s’estompe: les éleveurs Normands sont de plus en plus nombreux à retrouver les vrais valeurs de la Normandie agricole…


 

La preuve:

http://www.ouest-france.fr/insolite-ses-boeufs-ecoutent-mozart-et-boivent-15-l-de-cidre-par-jour-2997895

Insolite. Ses bœufs écoutent Mozart et boivent 15 l de cidre par jour !

France – 23 Novembre
  • Un bœuf cidré boit un saut de 15 litres de cidre par jour
  • Un bœuf cidré boit un saut de 15 litres de cidre par jour | Photo Ouest-France

Guillaume LE DU.

François-Xavier Craquelin, éleveur à Villequier (Seine-Maritime), livrent des « boeufs normands cidrés » aux meilleures tables, comme celle du Fouquet’s à Paris.

Ce matin-là, la symphonie 41, « Jupiter », de Mozart diffuse sa douce mélodie dans l’étable. Impassibles, les boeufs ruminent leur ration d’herbe et de luzerne. « Le week-end, je leur mets du jazz. La musique semble les apaiser », commente François-Xavier Craquelin.

À Villequier, une petite commune de Seine-Maritime située sur les bords de la Seine, un village cher à Victor Hugo, à une encablure du pont de Normandie, l’ancien diplômé de l’Essec, une grande école de commerce, n’a pas hésité à bousculer les codes traditionnels de l’élevage.

Tout à l’herbe… et au cidre

Ses boeufs, de beaux spécimens de la race normande, affichant près d’une tonne à la balance, sont chouchoutés comme des stars. Un balai-brosse automatique est mis à leur disposition pour qu’ils puissent se masser les flancs.

Et comble du raffinement, l’élite du troupeau reçoit tous les jours, un seau de 15 litres de cidre. La cure dure près de quatre mois. Soit environ 1 500 litres ingurgités avant l’abattoir.

Les animaux raffolent de la friandise aux pommes fermentées. « Le cidre permet de répandre le gras dans le muscle et d’en améliorer le persillé, autrement dit le fondant », assure l’éleveur.

Une recette calquée sur celle du fameux boeuf de Kobé (Japon), le Wagyu, dont la viande est attendrie à la bière.

Le « boeuf cidré » constitue le haut de gamme de la production de François-Xavier Craquelin. « Douze des trente bêtes abattus cette année. » L’éleveur laisse le temps au temps. Environ 40 mois sont nécessaires pour obtenir un boeuf de 550 kg de carcasse.

Ici, la centaine d’animaux gambade dans les 40 ha de prairies, huit mois de l’année. L’hiver, ils reçoivent une ration de luzerne, de pois, de féverole, de lin et de betterave récoltés à la ferme, sur les 120 ha dédiés aux grandes cultures.

« Et surtout pas de maïs, ni d’OGM », s’enorgueillit l’éleveur. Il produit aussi 20 000 bouteilles de cidre fermier bio qu’il vend aux cavistes, aux restaurants de Normandie, dans les magasins Biocoop.

Du cheptel hérité de son père il y a quatre ans, François-Xavier n’a conservé que cinq femelles. Elles ont assuré la descendance du troupeau. Il achète aussi des veaux aux exploitations laitières qui ne savent pas quoi faire de leurs mâles.

À la table du Meurice

« Je voulais prendre à contre-pied le système. Il y a quatre ans, j’ai choisi d’abandonner le lait. C’était un pari. » Et une façon de démontrer que la normande ne fournit pas que du bon lait, de l’excellent beurre ou une fameuse crème; mais aussi d’excellents steaks ! « J’ai la conviction que c’est une race à viande d’exception », affirme l’éleveur qui vend toute sa production aux restaurateurs et à des collectivités locales.Il y a deux ans, le steak normand a gagné un test à l’aveugle organisé par Gault et Millau. Devançant les boeufs des plus belles races à viande : race charolaise, limousine, blonde d’Aquitaine ou rouge des prés.Depuis cet exploit, le « boeuf cidré » a conquis les meilleures tables de l’hexagone. Comme celle du Fouquet’s à Paris ou le Meurice du triple étoilé, Alain Ducasse.

Les meilleurs chefs normands s’y mettent aussi comme Gill, deux macarons, à Rouen. Tous plébiscitent le persillé de la viande. Surtout après une maturation d’au moins dix jours !

Au-delà ce marché de niche, François-Xavier Craquelin cherche à promouvoir, avec l’organisme de sélection, une appellation d’origine contrôlée (AOC) pour la viande normande. Le dossier est à l’instruction. Le chemin sera encore long.

MEUH ! MEUH ! Nouveau coup de gueule des présidents de région normands contre la SNCF: qu’en pense Alain LE VERN?

Alors que le service rendu aux usagers se dégrade scandaleusement sur la ligne Intercités CORAIL Paris-Cherbourg, que les services TER du côté de Fécamp Bréauté ou de Dieppe sont réduits au minimum, que la perspective de la LNPN demeure lointaine, la souffrance de la Normandie ferroviaire atteint le seuil du tolérable: l’étape suivante ne serait-elle pas l’accident avec des conséquences humaines qui pourraient être dramatiques?

L’action et le volontarisme des deux conseils régionaux normands n’est pas en cause, bien au contraire car c’est grâce au soutien financier régional que nous échappons, pour l’instant, au pire…

Car c’est bien la SNCF qui déraille totalement en Normandie avec un sous financement qui perdure, un service qui se dégrade, une « guerre civile du rail » entre SNCF et RFF qui se poursuit: en conséquence, les présidents de région normands Laurent Beauvais et Nicolas Mayer -Rossignol s’obligent, une nouvelle fois, à une gueulante normande contre la SNCF, véritable figure imposée, à la suite de la grève du titre de transport engagée par les usagers usés du Paris-Cherbourg.

Cet énième MEUH BN MEUH HN !!!! venu de Normandie sera t-il entendu par un certain LE VERN qui occupe un fauteuil dans un placard de la direction nationale de la Société Nationale du Cocufiage Féroce? (SNCF)

 

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EQUILAND: La Normandie doit elle devenir un parc d’attractions pour Parisiens friqués?

La Normandie profite naturellement de sa proximité d’avec la région parisienne et ses 11 millions d’habitants: cette proximité permet de valoriser la Normandie comme destination de courts séjours de haute qualité culturelle, patrimoniale, esthétique…

Déjà au début du XXe siècle, la Normandie était la destination la plus « huppée » de France avec la Côte d’Azur. Mais faut-il pour autant tout sacrifier à l’objectif d’attirer les Parisiens à hauts revenus chez nous? Au risque de développer ici une économie locale de services plutôt inégalitaire dont les tristes effets humains étaient déjà dépeints dans ce si beau et si triste roman de Gustave Flaubert, « un coeur simple »,  l’histoire émouvante de cette brave et généreuse fille de ferme normande du Pays d’Auge qui trouve un emploi de domestique dans une maison bourgeoise de la Côte…

La Normandie doit garder sa souveraineté économique et sociale pour échapper au sort de n’être qu’une banlieue ludique et récréative au seul profit de consommateurs au gousset plein et parfois égocentriques: les Normands qui vivent et travaillent à Deauville en savent quelque chose. Mais dans l’arrière pays, la leçon est méditée aussi, en témoigne ce projet  « Equiland », intéressant et intelligent au départ dans sa valorisation de la tradition normande du cheval, mais dont l’évolution récente du « standing » (une résidence privée de type « Gated community » à l’américaine) n’est pas du goût de tous !

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PENSER NORMAND et NORMANDIE AVEC INTELLIGENCE: à vos agendas !

Il devient urgent de faire connaître dans le débat public régional normand qui démarre enfin les bonnes idées, les idées intelligentes et généreuses ou volontaristes qui nous permettront d’échapper à la résignation, à la soumission, à la répétition accablante de vieilles habitudes engendrées par les archaïsmes du monde politique:

soit on laisse les rapports de force politiques décider de la mise en oeuvre d’un réseau hiérarchique autour d’une tête rouennaise unique, soit on invente après un débat public de qualité et approfondi, un réseau coopératif des différences complémentaires autour de Rouen, Caen et Le Havre.

Les intelligences normandes, les experts de la question régionale normande se mobilisent et vous proposent à Caen et à Rouen ou ailleurs, plusieurs réunions pour penser Normand et Normandie avec intelligence !

 

VEN 28 NOVEMBRE 2014 FLERS  AU FORUM 20H30 – 22H00

Yves LOIR de l’Union pour la Région Normande: « Métropole normande: connaître le passé pour inventer l’avenir »

Philippe CLERIS du collectif « Bienvenue en Normandie »:

« présentation critique de la réforme territoriale et enjeux de la future Normandie fusionnée« 

MAR 02 DECEMBRE 2014 CAEN auditorium Musée des Beaux Arts 18H00-20H00

Séminaire Normandie Université Populaire de Caen (2ème séance): Y. LOIR « Métropole normande: connaître le passé pour inventer l’avenir »

VEN 12 DECEMBRE 2014 ROUEN université Faculté de droit AMPHI 150 17H30- 19H30

« Normandie: la renaissance d’une région? » avec: Arnaud BRENNETOT (géographe à l’université de Rouen, CNRS laboratoire IDEES), Fabrice DESNOS (historien du droit à l’université de Rouen, laboratoire CUREJ)  et Gérard GRANIER (agrégé de géographie)

MAR 06 JANVIER 2015 CAEN auditorium du Musée des Beaux Arts 18H00- 20H00

Séminaire Normandie Université Populaire de Caen (3ème séance): « Une métropole capitale régionale normande en réseau pour exister dans le Bassin Parisien: réponse à Jacques Lévy » avec les géographes du groupe des Quinze

VEN 16 JANVIER 2015 ROUEN université Faculté de droit AMPHI 150 18H00- 20H00

« Comment gouverner la Normandie demain? » avec: Pascal BULEON (géographe à l’université de Caen, CNRS laboratoire IDEES) et Michel BUSSI (écrivain et géographe à l’université de Rouen)

MAR 27 JANVIER 2015 CAEN ( à confirmer) café Le Bernières 20H00- 22H00

« projets et enjeux de la Normandie fusionnée »

café de géographie organisé par l’association des professeurs d’histoire géographie de l’académie de Caen

MAR 13 FEVRIER 2015 ROUEN université Faculté de droit AMPHI 150 18H00 -20H00

« La Normandie face aux défis du développement » avec: Madeleine BROCARD (géographe à l’université du Havre), Pascal BULEON, Gérard DUTHIL (économiste à l’université de Rouen)

MAR 17 FEVRIER 2015 CAEN auditorium du Musée des Beaux Arts 18H00- 20H00

Séminaire Normandie Université Populaire de Caen (4ème séance): « une métropole-capitale régionale normande en réseau pour unifier la Normandie: réponse à Christophe Guilluy » avec les géographes du groupe des Quinze.

VEN 20 MARS 2015 ROUEN université Faculté de droit AMPHI 150 18H00 – 20H00

« Région, départements, intercommunalités: comment mettre les institutions en cohérence? » avec: Lilian LOUBET (géographe à l’université du Havre, CNRS laboratoire IDEES), Pierre-Henri EMANGARD (géographe CNRS laboratoire IDEES) et Guy GUINTANE (doyen de la faculté de droit de l’université de Rouen, laboratoire CUREJ)

MAR 12 MAI 2015 CAEN auditorium du Musée des Beaux Arts 18H00 – 20H00

Séminaire Normandie Université Populaire de Caen (5ème séance): « comment réussir une métropole-capitale régionale normande en réseau? » avec les géographes du groupe des Quinze.

 


 

Nota Bene:

Cet agenda est encore provisoire: des réunions supplémentaires seront certainement annoncées prochainement. L’entrée à ces réunions est libre et ouvert à tous, dans la mesure des places disponibles.

INDISCRET: on préparerait le déménagement du CONSEIL REGIONAL de CAEN à… ROUEN

La rédaction de l’Etoile de Normandie a depuis longtemps ses propres sources d’information sur le dossier normand et nous avons souhaité attendre quelques confirmations de ce qui suit pour, enfin, vous en faire part…

Selon une source fiable et autorisée, les discussions seraient bien engagées du côté des responsables de service des deux actuelles administrations régionales normandes, pour organiser le redéploiement et la fusion de l’administration territoriale régionale dans le cadre de la future Normandie. Selon cette source, ces discussions se feraient sur le principe de l’établissement du futur conseil régional de Normandie à … Rouen, avec une antenne à Caen.

 

En tant que Normand, pour les assemblées plénières d’un Conseil Régional de Normandie, on peut raisonnablement préférer le cadre prestigieux de l’abbaye aux Dames de Caen qui abrite toujours la dépouille de la Reine Mathilde et qui a toujours pavoisé aux deux cats à un hémicycle quoique moderne et confortable installé derrière une ancienne caserne à Rouen…

Voir aussi ce billet tiré de nos archives:

http://normandie.canalblog.com/archives/2012/11/26/25670012.html

 

 

A moins de considérer que le vrai siège légitime pour un conseil régional de Normandie à Rouen ne soit …

L’ancien Parlement de Normandie, actuel palais de Justice de Rouen dont les magnifiques salles peuvent être louées pour certaines occasions prestigieuses: la séance plénière inaugurale du premier conseil régional de Normandie pourrait s’y tenir… pour le symbole !

Cette perspective, si elle devait se confirmer, fait bruisser d’inquiétude les couloirs de l’abbaye aux Dames à Caen d’autant que les deux Directeurs Généraux des Services concernés (DGS) qui se seraient rencontrés récemment, auraient fait état de leurs désaccords quant à la méthode à choisir pour harmoniser les statuts et situations des personnels administratifs des deux actuels conseils régionaux normands…

L’usage voudrait pourtant que cette harmonisation se fasse « par le haut » ce qui impliquerait de généraliser le cadre Haut-Normand, plus favorable, à l’ensemble de la Normandie.

Du côté des élus régionaux de l’actuelle majorité, c’est « motus et bouche cousue » sur cette question au point que la représentation politique régionale (au conseil régional de Basse-Normandie) ne semble pas être informée ou participer à ces réflexions très « internes »: du moins, il n’y a aucune communication sur ce sujet extrêmement sensible si ce n’est pour dire qu’il ne devrait pas y avoir de « plan social » dans la fonction publique territoriale régionale en Normandie. A la rigueur, on pourrait trouver normal qu’il y ait des bruits de couloir dans un ancien cloître !

Officiellement, il n’est pour lors question que de l’harmonisation des chiffres et des normes comptables pour préparer le premier budget régional normand pour 2016 alors que l’harmonisation du travail et des personnels a peut-être déjà débuté… au profit de Rouen et au détriment de Caen?

Garder le secret sur cette affaire n’est pas une bonne méthode: cela risque de compliquer inutilement nos affaires normandes en alimentant la suspicion et la méfiance alors que nous avons besoin de travailler enfin dans la confiance entre Normands.

Au lieu de garder un secret qui finira par s’ébruiter (ici même et bientôt peut-être lors d’une prochaine Assemblée Plénière du CRBN), on devrait plutôt ouvrir clairement le débat car il est vain d’organiser des réunions publiques pour présenter au bon peuple l’unité normande et un projet normand si on ne profite pas de cette occasion pour l’expliquer concrètement en présentant, par exemple, l’organisation des choses entre Caen, Rouen et Le Havre:  il est absurde de parler de la réunification normande sans présenter la formule choisie pour répartir les rôles entre Caen, Rouen et Le Havre…

Au lieu de faire murmurer les murs d’une abbaye caennaise ou de faire bruisser la rumeur à travers la vigne, certains « hauts responsables » devraient se replonger dans la dernière partie du rapport Edater de 2008 qui propose une étude d’impact précise des divers scénarios de répartition entre Caen et Rouen ou, mieux encore, de prendre connaissance de la dernière note de synthèse de nos amis géographes sur une métropole capitale normande en réseau !

Bref! qu’ils lisent d’urgence l’Etoile de Normandie où ces informations sont disponibles pour que nous ayons enfin un vrai débat public régional normand responsable et intelligent en mettant toutes les informations et options sur la table !

Pour mémoire, nous rappelons ci-après notre proposition de répartition des rôles qui nous semble convenir le mieux aux réalités géographiques normandes:

CAEN TECHNOPOLE UNIVERSITAIRE CAPITALE REGIONALE siège du conseil régional pour l’Unité Normande

ROUEN METROPOLE CHEF LIEU siège de la préfecture régional et interrégionale Nord -Ouest pour l’Axe Seine

LE HAVRE PORT INTERNATIONAL siège de la chambre régionale de commerce et d’industrie de Normandie

REFORME TERRITORIALE: une carte à 13 REGIONS ça peut porter malheur…

A une heure du matin, après des débats aussi houleux qu’inutiles car tous les amendements discutés en séance ont été rejetés, les députés ont voté à nouveau pour la même carte à 13 régions qu’ils avaient validé en juillet dernier lors de la première lecture. L’Alsace disparait à nouveau dans un improbable Grand Est techno-machin, la Bretagne demeure amputée avec un droit d’option départemental totalement verrouillé tandis que la fusion Nord-Picardie est imposée aux amis politiques de Martine Aubry, seule bonne nouvelle avec la confirmation de la réunification normande…

Questions: à quoi sert le Parlement sous la 5ème République si l’on ne peut pas faire évoluer ce qui a été au préalable verrouillé en commission des lois qui fonctionne en véritable « parlement croupion » et qui transforme des hémicycles solennels et grandiloquents en chambres d’enregistrements cyniques ou pathétiques !

En témoigne ces deux jours derniers, les colères alsacienne et bretonne qui ne comprennent pas pourquoi le Gouvernement refuse de reconnaître pleinement les identités régionales les plus fortes, le droit à l’expérimentation (créer une collectivité territoriale unique en Alsace, en Savoie ou en Bretagne) alors, comme l’a rappelé justement le député UMP breton Marc Le Fur, que le projet accepte de réunifier une vieille région-province, à savoir, la Normandie.

La commission mixte paritaire entre Assemblée Nationale et Sénat va se réunir car la première a démoli entièrement le travail législatif du second (notamment une carte à 15 régions plus réaliste). Le vote final n’interviendra qu’en décembre prochain.

En attendant, les colères bretonne et alsacienne vont s’amplifier, des recours pour annulation auprès du conseil constitutionnel vont être déposés de même qu’un recours auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme en dépit des dénégations du Gouvernement. Enfin, la droite a annoncé évidement qu’en cas d’alternance en 2017, elle remettrait l’ensemble de la réforme territoriale à plat avec une nouvelle proposition de carte régionale, sachant qu’elle pourrait remporter aussi les prochaines élections régionales de décembre 2015 qui doivent avoir lieu dans le nouveau cadre territorial qui vient d’être adopté dans la confusion et la contestation…

REUNIFICATION: Le striptease de Valérie FOURNEYRON à l’Assemblée Nationale…

« J’enlève le haut, j’enlève le bas » le slogan d’abord éprouvé par la célèbre Myriam baigneuse de l’agence Avenir (l’annonceur qui, lui, tenait ses promesses dès 1981) a semble-t-il profondément inspiré Madame Valérie Fourneyron, députée PS de la Seine-Maritime lors de son intervention hier soir en séance dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale à l’occasion de la seconde lecture du projet de carte régionale. Les députés présents en séance, goguenards, en ont bien profité !

 

Chaude séance ! Le « striptease » (en fait, un « comming out » normand) de Valérie Fourneyron à l’Assemblée Nationale, c’est par ici:

http://videos.assemblee-nationale.fr/video.6089.2eme-seance–delimitation-des-regions-et-modification-du-calendrier-electoral-deuxieme-lecture-s-18-novembre-2014

 

Bien entendu, et cela fera plaisir à notre ami normand Sadviking, les bas normands n’ont pas besoin de porte-jarretelles haut-normands pour tenir sur de belles cuisses normandes !

FESTIVALS DOUBLONS: L’Automne mandie du bien de la région en Nord…

C’est sous titre quelque peu énigmatique (on dirait l’un de ces codes poétiques diffusés par Radio Londres la veille du Six juin 1944)  que nous proposons aux deux conseils régionaux normands qui s’apprêtent à n’en former plus qu’un seul, de fusionner ou de rebaptiser les deux plus grands festivals littéraires et culturels de Normandie qui existent depuis 25 ans pour l’un et depuis 22 ans pour l’autre, qui rayonne depuis Caen pour l’un et depuis Rouen pour l’autre et qui, stupide division normande oblige, se tiennent forcément aux mêmes dates de ce beau mois mélancolique de novembre pourtant propice à toutes les méditations mais à condition que le festivalier caennais ne puisse surtout pas emmerder la contemplation du festivalier rouennais… et réciproquement !

Récapitulons:

A l’Ouest « côté Caen », du 13 au 30 novembre 2014, la 25ème édition du festival des Boréales, consacré aux littératures des pays nordiques et scandinaves

A l’Est « côté Rouen », du  12 novembre au 9 décembre 2014, la 22ème édition du festival Automne en Normandie, consacré aux diverses formes contemporaines de la création artistique…

Sauf que la 22ème édition d’Automne en Normandie sera la dernière…

Bor_ales_2014

 

Bor_ales_2014_2

 

 

http://automne-en-normandie.com/fr


 

http://www.lemonde.fr/scenes/article/2014/11/14/un-dernier-automne-en-normandie_4523548_1654999.html

Un dernier Automne en Normandie

Le Monde.fr | 14.11.2014 à 09h06 • Mis à jour le 14.11.2014 à 17h26 

|Par Brigitte Salino (Le Petit-Quevilly, envoyée spéciale)

 
Irène Jacob dans

 

L’ambiance n’était pas à la fête, mercredi 12 novembre, pour l’ouverture du festival Automne en Normandie. Avant le premier spectacle, une version androïde de La Métamorphose, de Kafka, mise en scène par le Japonais Oriza Hirata, l’équipe du festival est venue sur la scène du Théâtre de la Foudre pour faire entendre, à travers un texte de Victor Hugo, que la société doit donner à la culture la place qu’elle mérite. Directement adressé aux élus locaux, dont certains étaient présents dans la salle, ce message s’appuyait sur un constat : 2014 est la dernière édition d’Automne en Normandie. Le conseil régional de Seine-Maritime, la région Haute-Normandie et le conseil général de l’Eure, qui financent le festival, ont en effet décidé d’en finir avec cette manifestation et d’en créer une autre, avec un budget amputé d’un tiers. C’est un coup dur pour le festival, et pour la culture dans la région.

Automne en Normandie, qui s’appelait jusqu’en 2005 Octobre en Normandie, a été créé il y a vingt-deux ans. Il dispose d’un budget de 3,2 millions d’euros, dont 2,2 de subventions, entièrement locales. L’Etat ne met pas un centime dans ce festival, qui organise deux temps dans la saison : Automne en Normandie, en novembre-décembre, qui mêle théâtre, danse et musique, et Terres de paroles, au printemps, qui est consacré à la littérature contemporaine, qui intervient à hauteur de 300 000 euros dans le budget, et dont la dernière édition aura lieu en 2015. En 2016, tout va changer, avec la fusion des deux festivals et la baisse des subventions…


 

Commentaire de Florestan: 

Contrairement à ce que dit la journaliste du Monde, ce n’est pas deux festivals qu’il va falloir enfin coordonner mais… trois, entre le mois de novembre et de mars (et ne parlons même pas de la guéguerre du rock qui menace de reprendre début juillet 2015 entre Caen-Beauregard et Rouen)

A savoir: les Boréales, Automne en Normandie et Terres de paroles.

Réunifier la Normandie c’est d’abord ouvrir son agenda et consulter celui des autres ! Car l’automne est magnifique partout en Normandie ! Quant à la « région en Nord » cela devrait tout autant concerner Rouen qui a des liens privilégiés avec la Norvège que Caen qui a su en créer avec tous les éditeurs et écrivains des pays nordiques et scandinaves grâce au travail remarquable du centre régional des lettres de Basse-Normandie (qui devrait reprendre l’ensemble de la politique régionale normande en cette matière après 2016).

Un festival littéraire et artistique en Normand du mois de novembre au mois de mars serait donc possible: des Boréales étendues à toute la Normandie comme un Automne en Normandie qui le soit vraiment partout dans la future région unifiée. Et c’est le festival multi-sites et polyvalent « Normandie Impressionniste » qui donne l’exemple de ce qui serait possible de faire. Normandie Impressionniste qui reviendra en 2016 avec le portrait pour thème principal…

http://www.region-basse-normandie.fr/sites/default/files/documents/region/actualites/cp-normandie-impressionniste.pdf

 

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