
Manifestation de Rouen 10h30 cours CLEMENCEAU
près de 300 manifestations organisées par la CGT, la CFDT, la FSU, Solidaires et l’Unsa, pour l’emploi, les salaires et la garantie des retraites. La première occasion de se faire entendre sur la réforme des retraites.
Les propos du ministre du Travail, jeudi matin sur France Inter, ne contribueront sûrement pas à rassurer les salariés. Éric Woerth, qui continue à ne rien révéler de concret quant aux projets réels du gouvernement, assène que la réforme est “indispensable”, qu’on “travaillera plus longtemps” et qu’on “cotisera plus longtemps”, et qu’il n’y aura pas à cela de contrepartie. “La contrepartie, c’est que le système sera sauvé” prétend-il en substance. Et lorsqu’un journaliste lui demande si la réforme des retraites n’est pas un gage donné aux agences de notation, Éric Woerth confirme implicitement : “C’est un signe envoyé au monde entier. (…) La réforme des retraites est l’illustration de notre sérieux”. Une affirmation qui apporte de l’eau au moulin de Bernard Thibault, le secrétaire général de la CGT, qui accuse les agences de notation, “milices privées au service de la défense des intérêts du capital”, de “jouer les gendarmes” lorsqu’elles estiment que “les dépenses publiques ou les systèmes sociaux d’un pays sont trop coûteux”.
Les 284 manifestations prévues le 1er mai peuvent être la première occasion d’exprimer massivement son opposition à toute régression du système des retraites, son attachement à l’ouverture du droit au départ en retraite à soixante ans, son refus de l’allongement de la durée de cotisation et de la baisse des pensions. Si, comme tous les syndicats s’y emploient, le rendez-vous est réussi, les termes du débat s’en trouveront modifiés.
