L’abattoir de la 5eme

“Abattoir 5″ est une oeuvre de Kurt Vonnegut que j’ai lue et aimée dans ma jeunesse. L’auteur y décrit, notamment, l’ambiance d’un abattoir de Chicago, les bruits, les murs, les bêtes. Ces descriptions me sont revenues en mémoire, mardi matin, tôt, en me rendant au à l’abattoir du Trait, avec Pierrette Canu, la conseillère du canton de Duclair, Jean-Marie Aline, le maire du Trait et Thierry Vion, le directeur de l’établissement. J’ai découvert les lieux mais j’étais moins là pour découvrir (même si la visite était fort intéressante) que pour suivre attentivement et jusqu’au bout le dossier que je défends depuis plusieurs semaines. En effet, en décembre, l’abattoir du Trait a figuré sur la liste des abattoirs menacé de perdre son agrément, eu égard à la nécessité de procéder à une mise aux normes.  Je me suis rapidement saisi de cette question pour éviter la fermeture de cet établissement structurant pour notre territoire, pour le secteur de l’agriculture, pour la promotion de la filière courte, pour le commerce, pour les prix pratiqués et pour l’emploi local. En janvier, j’ai voulu associer les exploitants agricoles en leur demandant leurs avis et leur soutien. J’ai reçu de nombreux témoignages d’éleveurs mais aussi de bouchers et de chevillards, attachés à cet établissement. Un attachement moins sur le registre du “sentimental” que sur l’intérêt, pour tous, de disposer d’un tel établissement à proximité. Il faut noter que si l’abattoir du Trait fermait, c’est à Cany-Barville que les éleveurs devraient se rendre. J’ai beau aimer Cany pour y avoir passé une partie de ma jeunesse et y garder des attaches fortes, pas question de sacrifier un établissement de notre territoire ! Le 23 janvier, le Préfet avait rassemblé les différents acteurs de ce sujet et, ensemble, nous étions convenus de l’importance du maintien de l’agrément pour cet abattoir. Un sursis a donc été accordé afin de permettre au gérant de l’abattoir de produire les engagements indispensables et obligatoires, pour le respect des règles sanitaires, pour conserver son agrément. Mardi matin, nous avons pu constater que les travaux auxquels le directeur de l’établissement s’était engagé sont, pour une bonne partie, effectués. D’autres investissements doivent être réalisés. Déjà, le directeur réfléchit au développement de son activité.  C’est une nouvelle encourageante, pour notre territoire, pour les salariés de l’établissement, pour l’économie locale.

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