Plan de soutien à la filière automobile et affaire des PRV-Renault : Estelle GRELIER et Guillaume BACHELAY écrivent au Premier ministre

Les Députés Estelle GRELIER et Guillaume BACHELAY ont adressé ce mardi 11 septembre 2012 un courrier au Premier ministre. Ils invitent Jean-Marc AYRAULT à se saisir, en lien avec les ministres concernés, de la situation concernant plusieurs centaines d’anciens salariés de Renault ayant quitté l’entreprise dans le cadre du « Plan Renault volontariat » (PRV) mis en œuvre entre 2008 et 2009 avec le soutien financier des autorités françaises et européennes, ces dernières ayant contribué à hauteur de 24,5M€ dans le cadre du Fonds d’ajustement à la mondialisation (FEM).

Cette démarche intervient dans un contexte particulier  : la présentation cet été du plan gouvernemental de soutien à la filière automobile, et le jugement rendu fin juillet du Conseil des Prud’hommes du Havre déclarant le constructeur – qui a fait appel de cette décision- responsable de « préjudice moral et d’anxiété » à l’encontre de 91 anciens salariés de l’usine de Sandouville concernés par le dispositif de départs volontaires.

Députés de la 9ème et de la 4ème circonscriptions de Seine-Maritime, où se trouvent les usines-fleurons de Sandouville et Cléon, Estelle GRELIER et Guillaume BACHELAY se réjouissent du soutien gouvernemental apporté à la filière automobile, un « secteur particulièrement stratégique pour l’économie et l’emploi dans nos territoires » qui nécessite la « mobilisation de tous les acteurs», à commencer par celle de l’Etat, des collectivités territoriales et des constructeurs.

Ils soulignent toutefois que « l’Etat devra veiller au respect des engagements de chacun et aux légitimes contreparties qui devront être apportées à l’effort public exceptionnel consenti en faveur de notre industrie automobile ».

Considérant que « l’une des premières exigences à faire valoir devrait concerner l’exemplarité des entreprises aidées en matière de responsabilité sociale » ils sollicitent « une réponse politique forte de la part de l’Etat (premier actionnaire de Renault) et du Gouvernement » dans l’affaire des PRV-Renault.

Les députés expriment « la conviction qu’il faut savoir solder le passé pour bien préparer l’avenir » et, dans cette perspective, estiment qu’ »il pourrait être demandé à Renault, en tant qu’entreprise liée à l’Etat et bénéficiaire du plan de soutien à la filière automobile, d’apporter les solutions humainement adaptées aux différentes situations signalées. A défaut de pouvoir obtenir ces légitimes contreparties, des solutions alternatives, relevant des différents.

En savoir plus…

Consultez l’article de presse du Paris-Normandie sur le sujet

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