Pourquoi, nous étions si nombreux à Paris pour manifester dimanche 30 septembre.

Dimanche à Paris, le soleil nous a accompagnés, lors de la manifestation contre le Pacte budgétaire européen. Des dizaines de milliers de personnes exprimant une
demande de référendum et leur mécontentement devant un tel déni de démocratie.
DSCF0467 paris 30 oct

Il y a de quoi être mécontent.

Des manifestations massives contre ce Traité,
et plus globalement les politiques européennes austéritaires, il y en a partout en Europe en ce moment. En Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, partout où ces politiques ont asphyxié les
États et les peuples.

Le sentiment européen décline,  profondément européen, je le regrette.

Et je regrette encore plus qu’un gouvernement
et un Président de gauche élu, qui a fait campagne en promettant la renégociation du Traité « Merkozy »,  n’en a rien fait. Qu’il essaie de nous
amadouer avec son pacte de croissance de 120 milliards. Ce n’est en réalité que moins de 1 % du PIB de l’Union Européenne. Une goutte d’eau, qui ne changera en rien la destinée économique des
pays qui s’enfoncent dans la crise.

Et voilà qu’on tente de faire suivre le même chemin à la France.

On nous rabâche les oreilles avec la dette,
qui ne représente que 12 % du PIB et un coût annuel de 2,5 % du PIB… Sans faire la distinction entre la « bonne » dette (les investissements dont le pays a besoin, étalés sur plusieurs
générations) et la « mauvaise » dette (les emprunts pour rembourser les intérêts de la dette, à cause des taux d’intérêts pratiquées par les banques privées alors qu’une banque centrale publique
pourrait permettre de prêter à 0 %).
DSCF0473paris OCT 30

On nous rabâche les oreilles avec la dette sans même nous dire d’où vient cette dette et par quoi elle a été
faite.

La seule possibilité évoquée serait la
compression des dépenses. Jamais on n’évoque l’augmentation des recettes. C’est pourtant possible avec une autre répartition des richesses. « Impossible », nous disent les « spécialistes » qu’on
entend à longueur de journées sur nos ondes ? « Possible et nécessaire », répondent de plus en plus d’économistes patentés, dont certains ont un Prix Nobel d’Économie !

Mais non, François Hollande continue de parler d’équilibre budgétaire en 2016… Sans croissance du PIB, ça promet d’être épique : des dizaines de
milliards supprimés chaque année dans les services publics, des hausses d’impôts, de taxes et que va-t-il encore inventer, demain…. L’austérité qui provoque de l’austérité, c’est tout ce que ça
donne. Voilà pourquoi nous étions si nombreux dimanche 30 septembre à Paris
.

 

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