Chaque année, des actions sont organisées dans le département en partenariat avec l’Éducation Nationale dans le cadre de la journée internationale de la prévention des catastrophes sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies. Il a été proposé, ces deux dernières années, à plus de 1400 établissements scolaires, de mettre en oeuvre leur plan particulier de mise en sûreté (PPMS) afin de développer l’éducation aux risques. Cet exercice s’est déroulé hier dans toute la Seine-Maritime et notamment au lycée professionnel Jean-Baptiste Colbert où le préfet Pierre de Bousquet de Florian, Florence Robine, recteur de l’académie de Rouen et Philippe Carrière, directeur académique, avaient fait le déplacement. A 10 heures précises, alertée par la mairie du Petit-Quevilly, la proviseure du lycée, Laurence Corlosquet a donc déclenché l’alerte. Selon les prévisions fictives de Météo France, de forts vents et orages s’apprêtaient à s’abattre sur le secteur. Dans le calme et la discipline les élèves ont alors été dirigés par les personnels enseignants vers différents endroits de confinement répartis dans l’établissement. Sur place, des professeurs ont de suite préparé des malles de produits de première nécessité comme des trousses de secours, une lampe torche, une radio portative afin de suivre l’évolution des recommandations sur les fréquences prévues à cet effet, et même des jeux de société afin de passer le temps. Pour Laurence Corlosquet, «Ce plan vise à prépare les personnels, les enseignants et les élèves à assurer leur protection en appliquant les consignes de sécurité définies par les autorités lors d’un accident technologique ou d’une catastrophe naturelle. Il est bon d’en faire répétition pour le jour où… ». Le préfet a, pour sa part, considéré que « ce genre d’exercice permettait toujours de revoir des éléments à améliorer dans la prévention. C’est important que cela s’effectue dès le plus jeune âge afin d’inculquer aux élèves et à leur famille, une certaine culture du risque ». A 11 heures l’alerte a été levée sans incident majeur si ce n’est une jeune fille qui, contrainte au confinement, a présenté des symptômes de spasmophilie rapidement traités par l’équipe éducative.