Christian PASCHETTA : Nouveau Président de l’UMEP

Après quinze années de  » bons et loyaux services  » – et cinq mandats successifs-,
Christian Leroux n’a pas souhaité se représenter à la présidence de l’Union
maritime et portuaire (UMEP) du Havre. Le 22 octobre, c’est à Christian Paschetta
qu’il a transmis le flambeau, à l’issue du vote des 30 administrateurs qui composent
la fédération. Christian Leroux confie volontiers la
richesse mais aussi la dureté des luttes engagées
au cours des années
passées à la tête de l’UMEP où cohabitent armateurs, manutentionnaires et transitaires.
Vice-président du Grand port maritime du Havre, il demeure président d’honneur
de l’UMEP en remerciement de son implication pendant les quinze années passées.

Son successeur, Christian Paschetta, 64 ans, compte parmi les grands
acteurs de la réforme portuaire
. Président de l’Union nationale des
industries de la manutention (UNIM) jusqu’au 21 juin dernier, l’ancien responsable
de la Générale de manutention portuaire au Havre est un expert de ce dossier
sur lequel il a travaillé sans relâche de 2007 à 2011. Marseillais d’origine,
il ne cache pas son attachement au Havre  » qui lui a tant donné « . Il
prend pour trois ans les rênes de l’une des plus puissantes fédérations normandes
qui représente au Havre et dans sa région près de 600 entreprises et 16 000
salariés. Il sera entouré de deux vice-présidents, Jean-Louis Le Yondre (Tramar)
et Bernard Mazuel (APL). Alain Chenebaux (CNMP) et Pascal Olier (Syndicat du
pilotage) ont également été élus au Bureau.

Interrogé par le quotidien L’Antenne (29 octbe 2012), le nouveau président
définit le rôle majeur que doit jouer l’UMEP : celui de médiateur
et de force de proposition pour "contribuer
au developpement des activités maritimes et portuaires du Havre
"
.
A ses yeux, le succès total de la réforme portuaire – à
laquelle il est très attaché – repose sur le développement
de ce trafic qui permettra aux entreprises d’obtenir un "retour sur
investissement
". Ici se situe la deuxième et indispensable étape
de cette réforme tant attendue : "les entreprises ont beaucoup
donné pour la mise en place de cette réforme
; elles n’en  » toucheront
les dividendes  » que si l’activité se développe
".

Interrogé sur sa "profession de foi", Christian Paschetta
déclare : "Pour contribuer au développement du Havre, soyons
d’abord des médiateurs pour que les facteurs de résistance soient résolus ;
soyons aussi force de proposition et de créativité. Gardons-nous de nous substituer
aux problèmes endogènes des entreprises, mais répondons présents si la contribution
de l’UMEP est jugée nécessaire sur les difficultés exogènes. Enfin et surtout,
n’oublions jamais l’enjeu unique : notre réussite collective
dépend du développement des activités
".

Enfin, le regard que porte l’ancien président de l’UNIM sur Haropa et
sur Le Havre ne manque pas d’intérêt : "Je n’ai aucune
réserve sur la constitution de ce GIE. Les ports de Rouen, Paris et Le Havre
doivent s’inscrire dans une compréhension réciproque, sans que rien ne se fasse
au détriment de l’une ou de l’autre des places. Le Havre quant à lui n’a pas
à rougir de comparaisons en matière d’organisation, d’efficacité et de savoir-faire
; notre port a beaucoup d’atouts pour être un acteur qui compte sur le range
nord. L’espace dont nous disposons et la proximité de la région parisienne nous
autorisent à espérer des développements significatifs. […] Je me réjouis de
recevoir des témoignages de satisfaction de clients qui reprennent confiance
au Havre. Mais soyons prudents car le temps de la reconquête
est long…
"

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