Espace Public ?

Rollon-tagué-.jpgNous nous en étions déjà émus en conseil Municipal, et avions interpellé l’adjointe en charge de la culture au détour d’une délibération portant sur le mécénat.

 

Si par mécénat, on tente d’aider et peut être par la suite de promouvoir des arts et des lettres par des commandes ou des aides financières privées, que le mécène soit une personne physique ou une personne morale, comme une entreprise, attention toutefois comme responsable public, à ne pas décourager cet engagement par une absence de contrôle ou d’entretien de l’objet,de l’oeuvre ou de l’espace public qui aurait pu en bénéficier.

 

Piqûre de rappel avec la tête d’un navigateur de Jean Marc de Pas disparue sans laisser de trace parce que mal fixée et non remplacée un certain temps, ou un hommage à Aimé Cesaire, le Gyro de Laurent Saksik, payé par l’entreprise Ferrero, caillassée et laissée en l’état sans la municipalité là aussi s’en émeuve…la liste des incivilités ou plus communément de la bétise de certains comme de l’inertie de la municipalité est plutôt longue.

 

Aujourd’hui, c’est l’Association P’tit Pat’ Rouennais  qui nous interpelle, après que la statue de Rollon du sculpteur Alphonse Guilloux  Arsène Letellier, située dans les jardins de l’Hôtel de Ville et rénovée dernièrement, ait fait aujourd’hui l’objet de vandalisme en venant d’être amputée et son socle tagué. (© Bruno Girault)

 

S’il n’est évidemmnt pas question de mettre une caméra ou un policier derrière chaque endroit susceptible d’être vandalisé, il est de notre devoir d’engager rapidement une réflexion et d’apporter des réponses.

 

En détériorant le mobilier urbain, les transports en commun, les façades de bâtiments… , les graffitis et le vandalisme en général  entraînent des coûts importants pour les collectivités locales et participent au sentiment d’insécurité dans certains quartiers. Des expériences menées ici et là (mais pas à Rouen)  montrent qu’une lutte efficace contre les tags ou le vandalisme requiert des actions de répression mais aussi de prévention impliquant tous les services locaux concernés, les jeunes et la population sous forme de différentes actions possibles :

• Le nettoyage systématique et rapide des inscriptions et dessins décourage les graffiteurs et permet d’éviter l’effet tâche d’huile.

• Réglementer, identifier et poursuivre effectivement les auteurs des dégradations en leur réclamant entre autres, les frais de nettoyage.

 

Montrer l’exemple et ne pas lorsqu’on est élu et membre d’un parti politique s’affranchir de certaines règles en pratiquant l’affichage sauvage.

• Sensibiliser la population locale et l’impliquer dans la lutte contre le vandalisme.

• Développer des espaces de pratique légale de graffitis pour les jeunes voire leur confier des projets artistiques.

• Prendre en compte, dans les projets de réaménagement ou création d’espaces publics, des revêtements du mobilier urbain empêchant l’apparition des graffitis.

 

Des pistes dont il devient urgent de débattre et de tester aussi chez nous.

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