(fil-fax 27/11/12)
La reconquête des quartiers Sud du Havre se poursuit : la seconde Opération programmée d’amélioration de l’habitat-Renouvellement urbain (OPAH-RU) dans le quartier de l’Eure, portant sur 200 logements pour une durée de trois ans, a été signée vendredi par la Ville, la communauté d’agglomération, le département de Seine-Maritime, la Caisse d’allocations familiales et l’Agence nationale de l’habitat (ANAH). Objectifs : « lutter contre le mal-logement, la vacance et l’indécence de certains logements du parc locatif privé, tout en maintenant les habitants dans les lieux ». Coût de ce programme : 8 M€.
Vendredi, 15h, quartier de l’Eure, rue Gravelotte : visite guidée pour le président de l’ANAH, Dominique Braye. L’architecte François Baillehache, le propriétaire bailleur Alain Rose, des représentants de l’Agence immobilière à vocation sociale (AIVS), de la Ville, de la Codah, de la CAF grimpent les étages d’un immeuble en pleins travaux. Tout un symbole, cet immeuble : Alain Rose, l’a acheté à la Ville et a reçu plus de 150.000 € d’aides de l’ANAH et de la Ville pour le rénover. Il s’est engagé en échange à louer, durant douze ans, quatre des six futurs appartements rénovés à un loyer conventionné (social et très social), l’AIVS gérant le logement des ménages. Cette OPAH-RU constitue l’une des nombreuses opérations de réhabilitation lancées, depuis une dizaine d’années, par la Ville dans le quartier de l’Eure qui compte 17.000 habitants. Après le dispositif européen PIC Urban (33 M€), le Projet urbain intégré (27 M€), la Convention ANRU (120 M€), les FISAC (30 commerçants en ont bénéficié), ce fut, lancée fin 2006, la première OPAH-RU destinée au logement privé. C’est ainsi que 349 logements ont été réhabilités ou améliorés, dans le souci de « préserver la mixité sociale », rappelle Agathe Cahierre, vice-présidente de la Codah.
Mais cette seconde OPAH-RU vise à renforcer le volet coercitif, à travers des arrêtés d’insalubrité ou de péril avec obligations de travaux jusqu’aux expropriations, après une déclaration de travaux d’utilité publique. « Nous sommes passés de 15 à 2,3 % d’habitat indigne en France », souligne Dominique Braye. Après une réduction de 25 % depuis trois ans, le budget de l’ANAH désormais financé par le produit des cessions de quotas carbone devrait remonter à 500 millions d’euros en 2013. L’agence finance cette opération havraise à hauteur de 2,3 M€, la Ville participant pour près de 600.000 euros, le Département 520.000 euros et la CODAH 750.000 euros.
