Christophe de Barallon, un moment de détente musicale en perspective. (Photo Fred)
76actu : Comment avez-vous rencontré Marc Jolivet ? Quel est l’élément qui a fait que vous vous êtes suivis pendant 1000 dates ?
Christophe de Barallon : Je l’ai rencontré à l’époque ou je travaillais dans une maison de disques à Paris, Polygramm, où je réalisais des enregistrements en studio pour des artistes signés. Marc Jolivet cherchait un compositeur pour les musiques de ses spectacles et il avait en projet d’enregistrer un album de sketches et de chansons. J’ai donc composé et réalisé des musiques pour la scène et des chansons pour son album.
Par la suite, après lui avoir montré le film dans lequel j’avais fait mes premiers pas de comédien (film avec Michel Piccoli : Le Divorcement), il m’a proposé de monter sur scène avec lui pour faire des sketches et des premières parties avec ma guitare. Ce que j’ai fait pendant dix ans et cela à travers la France ainsi qu’à Paris : l’Olympia, le Casino de Paris, le Palais des glaces, le Théâtre Tristan Bernard…
La scène, c’est toujours formateur. Que vous a appris cette grande complicité ?
Je ne suis évidemment pas sorti indemne de cette experience qui m’a donné le goût de l’improvisation avec le public.
La 404 de Chris2bar
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« Je passe mon temps à faire le pitre »
Qu’est ce qui vous a décidé à lancer Chris2bar ?
Au bout de dix ans de scène et mille représentations avec Marc, j’ai eu envie de monter mon propre spectacle. Ce n’est pas un spectacle d’humour, mais en effet il m’est resté ce plaisir de m’amuser avec le public. De toute façon dans la vie, je passe mon temps à faire le pitre. Comme te dirait Jolivet, c’est une nature ! Parallèlement, j’ai rencontré Jean Fauque qui a co-écrit cinq albums avec Alain Bashung et qui m’a donné un coup de main sur quatre de mes cinq albums. Je suis donc parti faire des concerts avec trois musiciens (batterie/basse et claviers).
Une boîte de gâteaux bretons
Pour être honnête, j’ai trouvé ce que l’on faisait sympa mais assez commun finalement. Alors j’ai cogité un concept plus original un one man band. J’ai commencé à bidouiller des objets qui pourraient faire office de percussions. Finalement, j’utilise un cousin marocain comme grosse caisse, une boîte de gâteaux bretons sur laquelle j’ai ajouté quelques clous pour simuler un timbre de caisse claire et je me suis mis à bosser comme un malade pour réussir à jouer de la guitare, chanter, taper avec le pied droit sur mon coussin et taper avec le pied gauche sur ma boîte de gâteaux tout en m’occupant du public. Ce fut un gros boulot mais finalement, c’est mécanique. Il m’a suffit d’y passer des heures de répétition. Le résultat a apporté une vrai personnalité à mes chansons et une grande liberté sur scène pour partager des moments d’impro avec le public.
Envie, tourné au Chat Vert :
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Si tu devais travailler à nouveau avec quelqu’un, avec qui aimerais tu le faire ?
Avec Prince… J’rigole !
- Informations pratiques :
Au Chat vert, rue de l’ancienne prison, à Rouen, à 21h. Entrée libre.