L’info est reprise en boucle sur toutes les chaines : on parle de Rouen et de sa fuite de gaz, inoffensive pour les habitants et les enfants dans les écoles, mais peut-être pas si suffisamment que cela au point d’annuler une rencontre sportive de coupe de France.
Voici ce qu’alors nous écrivions : « AZF, Xynthia…. des noms que personne n’a oublié et qui font qu’aujourd’hui, il faut penser les risques, même les plus inimaginables dans la vie de tous les jours ; Ainsi est né le PPRT, un nouvel instrument de maîtrise de l’urbanisation pour protéger la population des risques technologiques.
Institué par la loi Risque du 30 juillet 2003, le Plan de Prévention des Risques concerne l’ensemble des établissements industriels à forts enjeux risqués ( classés SEVESO seuil haut).
A Rouen, Un nouveau site Seveso seuil haut a vu le jour en 2009, en raison essentiellement des modifications intervenues dans la classification des matières dangereuses mises en oeuvre ; il s’agit du site LUBRIZOL à Rouen ; l’exploitant a produit en 2009 l’ensemble des études permettant d’arrêter la liste des phénomènes dangereux à retenir pour le PPRT et donc de proposer au préfet le lancement de la démarche d’élaboration.
Présenté au dernier Conseil Municipal, le groupe Centre, Démocrates et Indépendants a préféré s’abstenir sur la délibération saisissant le Conseil Municipal sur la prescription du PPRT Lubrizol, votée pour autant par une majorité PS-PC et UMP (à l’exception de notre collègue Bruno Devaux au sein de son groupe Rouen Social et Libéral qui s’était lui aussi abstenu).
S’il n’est pas question de stigmatiser Lubrizol, présent sur le site depuis de nombreuses années, respectueux de ses obligations en matière de sécurité et gros employeur de l’Agglomération, force est en effet de constater que le flou sur le périmètre d’étude du plan porte à interrogation dès lors que celui-ci colle à peu près, aux vues des documents fournis, au site occupé par l’entreprise, sans prendre en compte les effets de projections si accident il devait y avoir.
Une épée de Damoclès au dessus du futur quartier Flaubert et de ses 10 000 habitants attendus, qui risque fort ici de perdre son futur label d’éco-quartier avant même de sortir de terre, et au delà l’avenir d’un futur quartier de l’agglomération qui vise à devenir le pôle majeur de Rouen sérieusement remis en question. »
Presque 3 ans plus tard, on voit que nos craintes étaient justement fondées.
Prémonitoire ?