ALSACE: UN REFERENDUM REGIONAL C’EST POSSIBLE!

L’Alsace en campagne pour la fin du millefeuille

territorial

Le Monde.fr | 15.02.2013 à 18h53 • Mis à jour le 15.02.2013 à 20h01 Par Eric Nunès

De gauche à droite : Philippe Richert, président (UMP) du conseil régional du Haut-Rhin ; Charles Buttner, président (UMP) du conseil général du Haut-Rhin et Guy-Dominique Kennel, président (UMP) du conseil général du Bas-Rhin, lors d'une réunion à Colmar, le 1er décembre 2011.

 

« L’avenir de l’Alsace est entre vos mains. Mobilisez-vous ! » Le message est impérieux, une touche d’inquiétude transpire dans le choix des mots. Les Alsaciens sont invités à se rendre aux urnes, dimanche 7 avril. Ils sont instamment priés de participer à un référendum régional, visant à approuver, ou non, la création d’un conseil territorial unique qui rassemblera les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin ainsi que le conseil régional. Les trois collectivités sont dirigées par l’UMP.

Le 25 janvier, la majorité des conseillers régionaux et généraux ont déjà voté favorablement (par 102 voix « pour » sur 122). Reste maintenant à obtenir l’aval des citoyens. Les promoteurs du projet sont relativement sereins quant au vote des Alsaciens : un sondage CSA, réalisé en mai 2011, n’a-t-il pas relevé que 60 % des habitants de la région sont favorables à la création d’un Conseil d’Alsace ? Une majorité de « oui » est donc attendue. Mais difficile d’évaluer quel sera le taux de participation, un paramètre d’importance.

300 000 EUROS DE BUDGET DE COMMUNICATION

En effet, pour que le « oui » l’emporte, selon la loi de décentralisation de 2010 qui prévoit cette consultation, il ne suffit pas d’obtenir la majorité absolue des suffrages exprimés. Il faut également que les votes positifs représentent au moins le quart des inscrits dans chacun des départements. Au gouvernement, comme dans l’exécutif alsacien, on reconnaît que le pari n’est pas gagné. « La priorité des citoyens va vers les problèmes sociaux et économiques, pas à une réforme institutionnelle », s’inquiète Philippe Richert, président UMP du conseil régional.

Les deux départements et la région ont donc décidé de mettre le paquet en communication et voté un budget de 300 000 euros. L’objectif : convaincre chaque Alsacien de se rendre  aux urnes lors de ce dimanche de printemps. La campagne, lancée vendredi 15 février, se décline en un appel au vote dans la presse quotidienne et hebdomadaire régionale, des spots sur France 3 et la chaîne de télévision Alsace 20. Les ondes des radios locales seront également occupées (France Bleu Alsace, Virgin, Dreyeckland…). Enfin, une campagne d’affichage est prévue à Mulhouse, Colmar et Strasbourg. Aucun Alsacien ne devrait y échapper.

« IL N’Y AURA PAS DE DEUXIÈME TOUR »

Le premier handicap de cette consultation est son calendrier. A un an des élections municipales, quelques élus socialistes strasbourgeois s’inquiètent de voir mener à bien un projet porté par un élu UMP. Le sénateur et maire PS de Strasbourg, Roland Ries assure qu’il se prnoncera contre. Tout comme Patrick Blinder, président du groupe FN au conseil régional.

Si « le référendum ne devait pas aboutir, c’en serait fini pour des décennies, car il n’y aura pas de deuxième tour », avertit Philippe Richert, le président du conseil régional, qui sait, sur son territoire, jouer sur la corde régionaliste.

Eric Nunès


 

Commentaires de Florestan:

1) Saluons d’abord le courage politique des élus locaux alsaciens qui osent enfin pour la première fois la réforme territoriale indispensable: il faut créer le précédent !

2) Pointons ensuite l’extrême médiocrité des arguments des élus locaux qui s’opposent à cette réforme: des élus socialistes qui jugent la réforme mauvaise car conduite par des UMP alors qu’elle fait finalement consensus et qui se retrouvent à penser la même chose que les jobards jacobins nationalistes du Front National… Plutôt nulle comme position!

3) La mobilisation de la population alsacienne qui, consultée par sondage (60% pour la fusion alsacienne et la création d’un Conseil d’Alsace) ferait penser au problème normand: les gens sont pour car c’est pour eux évident tout en reprochant à la classe politique de n’avoir pas pu ou voulu résoudre cette question plus tôt alors qu’il y a l’urgence de la crise sociale et économique…

4) S’il réussit, le pari alsacien va aussi ringardiser quelque peu les modestes avancées proposées par le gouvernement socialiste en guise d’Acte III de la décentralisation qui ne sera pas « un grand soir des collectivités territoriales » (sic!) dixit Anne-Marie Escoffier, la ministre déléguée en charge de la décentralisation auprès de Mme Lebranchu ministre de la Réforme de l’Etat qui, dans des temps pas si lointains, co-signait un amendement à l’Assemblée Nationale avec le député UMP du Finistère Marc Le Fur réclamant la « réunification de la Bretagne »: décidément, l’air qu’on respire dans les ministères est délétère…

Pas de « grand soir » en effet mais une aube nouvelle se lève en Alsace…

L’Etoile de Normandie vous tiendra régulièrement informée de l’expérience alsacienne…

Danemark ou Norvège.

Hai , je voudrais savoir ( dans la mesure du possible ) si je serais plus d’origines Norvègiennes ou Danoises ? Sachant que je me situe actuellement dans le Cotentin mais ma famille vient plus du Calvados , près de Flers , Falaise , Caen etc ..

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Policiers tués sur le périphérique: les deux suspects mis en examen et écroués

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Les deux fonctionnaires ont été tués par un chauffard de 22 ans, ivre et sans permis qui a percuté leur véhicule sur le périphérique après une course-poursuite avec la police. Un troisième policier se trouvait toujours vendredi soir entre la vie et la mort.

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Souffrant d’un important traumatisme crânien, cet élève en 5ème au collège public Joseph-Bédier, « est décédé à 15H00 » à l’hôpital lyonnais où il avait été héliporté, a déclaré le procureur de la République de Valence, Antoine Paganelli.

Bien vivre la Ville.

ifop-logo.jpgDu 29 janvier au 1er février 2013, l’IFOP a réalisé une enquète auprès des habitants des villes de plus de 20.000 habitants.

 

Objet : mesurer l’état de satisfaction des habitants sur la gestion et le dévelopement de leur ville, et mesurer les attentes.

 

Que peut-on en retenir : que 85% de la population est globalement satisfaite de le gestion municipale, toutes villes confondues, mais que les attentes sont grandes en matière de proximité et d’attractivité : 65% des personnes interrogées sont insatisfaites en matière de stationnement, 59% du développement économique et de l’emploi, 40% de l’offre de commerce de proximité en centre-ville….

 

Poussant plus loin le questionnement, l’IFOP quand il interroge sur ce que serait la ville idéale, recueille les priorités suivantes :

 

  • le cadre de vie et l’environnement
  • les transports
  • la sécurité
  • le social

 

Alors que d’ici un an auront lieu les prochaines échéances municipales, confortant une équipe municipale ou bien la sanctionnant sur sa gestion passée, on le voit bien, la proximité sera au centre des débats : vivre la ville au quotidien, améliorer le cadre de vie et les solidarités devront être les fers de lance des propositions des candidats, et les décisions prises avec les habitants, puisque toujours selon ce sondage, 56% de nos concitoyens estiment que leur participation y est nécessaire.

 

Pourtant, certains sur ces sujets entendent partir à l’élection et confisquer le débat en misant sur le diagnostic émis par des experts, et semblent vouloir tout décider au nom de leur famille politique quand les habitants réclament déjà de l’écoute, de la proximité avec leurs élus, et surtout, un peu plus de démocratie participative et de disponibilité pour régler le quotidien.

 

C’est sur cette proximité et cette notion que chacun doit être à même d’apporter sa pièce à l’élaboration d’un projet municipal que l’on entend partager, que nous, élus du groupe Rouen Perspectives essayons d’oeuvrer quotidiennement aux attentes des Rouennais. Sans esprit partisan, nous ne sommes pas à condamner systématiquement tout ce qui est décidé par l’actuelle majorité municipale, mais n’hésitons pas à pointer les manquements dès lors que ceux-ci se font sentir et qu’ils ne nous semblent pas aller dans l’intérêt commun. Tel a toujours été notre fil conducteur, et c’est aussi ce que réclament nos concitoyens.

 

Cette recherche d’un nouveau mode de fonctionnement municipal nous a conduit, au sein de Rouen Ensemble, à imaginer et construire un projet que nous entendrons défendre pour les échéances futures, avec toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans la méthode. Un projet pragmatique, répondant aux attentes, tenant compte des contraintes financières qui se feront de plus en plus sentir, et s’appuyant sur l’ensemble des personnels municipaux, qui entend être d’abord le projet des Rouennais pour leur Ville.

 

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Accompagné de nombreuses personnalités du Centre dont François Bayrou, mais aussi des locaux Pierre Albertini ou encore de la sénatrice Catherine Morin-Desailly et le député Patrick Herr, l’ancien Président de la République – qui a fêté ses 87 ans, le 2 février – était au premier rang lors d’une cérémonie hommage à Jean Lecanuet. Il […]

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