De septembre à janvier, les Stéphanais étaient invités à discuter de l'Agenda 21 en préparation. Ces débats seront synthétisés en un document – un diagnostic partagé –, qui sera présenté au conseil municipal de juin. Avant cela, pendant cinq mois, on a un peu refait le monde, mais de façon méthodique, en pointant sur chaque sujet les atouts, les faiblesses de la commune, les opportunités et les risques. L'objectif de ces débats : que les Stéphanais, habitants, associations, acteurs locaux, donnent leur avis sur le prédiagnostic réalisé pour viser un développement durable de la ville. Tous les sujets étaient sur la table : l'environnement, l'emploi, l'alimentation dans les écoles, l'habitat, les transports, le traitement des déchets, la santé, la vie associative, la place de la jeunesse…
"Nous avons eu un noyau de participants réguliers, plus ou moins mobilisés selon les thèmes, analyse Julia Poulain, chargée de mission sur l'Agenda 21. Les gens ont apprécié le travail en petits groupes. Cela a permis de répondre à des interrogations, mais aussi d'enregistrer des suggestions et d'enrichir le débat." Parmi les sujets récurrents, Julia Poulain pointe les transports et l'environnement. "Ce sont des sujets liés à tout le quotidien, à l'habitat comme à l'emploi", souligne-t-elle.
Ceux et celles qui y ont participé se disent prêts à poursuivre la réflexion collective. "J'ai appris plein de choses. En fait, c'est tellement vaste qu'on devait parler de tout, juge Jean-Luc Delapierre, membre de l'association de jardins ouvriers La Glèbe et du RC76. S'il y a d'autres réunions, je continuerai parce que ça permet d'évoluer, que ce soit nous ou la Ville."
Serge Sonnet, ancien ambulancier et responsable d'une association de secouristes, avait choisi de suivre le thème "santé et environnement". "J'ai trouvé ça bien et j'ai continué. C'était l'occasion d'apprendre des choses, de donner son avis, de voir ce qui est envisagé et ce qui pourrait changer. Je trouve intéressant que la mairie s'occupe de l'avis de la population."
L'évolution de l'habitat, les transports et le sport – il considère qu'il "manque des pistes d’entraînement" – ont retenu l'attention de Jean-Luc Delapierre. Serge Sonnet juge que l'enjeu de l'information a été souvent soulevé sur plusieurs sujets : "L'information existe, mais comment est-elle perçue ? Comment peut-elle sensibiliser les gens à participer ?" interroge-t-il. La faible participation, une cinquantaine de participants, est une déception de ces rencontres. Mais il est encore temps de participer, le débat va se poursuivre.