Rouen. Fourgon attaqué : “un appel à la mobilisation”

Le préfet de Seine-Maritime "assure du déploiement des moyens de police pour retrouver les individus qui ont usé d'armes lourdes menaçant la vie des convoyeurs".

Le préfet de Seine-Maritime "assure du déploiement des moyens de police pour retrouver les individus qui ont usé d'armes lourdes menaçant la vie des convoyeurs".


L’enquête menée depuis le braquage d’un fourgon blindé Loomis, lundi 18 février 2013, à Bois-Guillaume, aux portes de Rouen, piétine-t-elle ? Une semaine après les faits, les hommes du Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen, aidés de l’Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) étaient retournés sur les lieux pour refaire une enquête de voisinage. Ils ont interrogé un à un les automobilistes qui empruntent le secteur. En vain ?
Un mois après les faits, le préfet de Seine-Maritime, Pierre-Henry Maccioni, réagit à son tour. « À la demande des représentants des convoyeurs de fonds », il a réuni la commission départementale des transports de fonds, mercredi 20 mars.

« Tout témoin d’une scène doit composer le 17 »

S’il « assure du déploiement des moyens de police pour retrouver les individus qui ont usé d’armes lourdes menaçant la vie des convoyeurs », il demande, dans le même temps « une mobilisation collective et une réactivité vigilante, de la part des forces de l’ordre, mais aussi des collectivités et des citoyens. » « Tout témoin d’une scène ou observateur de repérages doit composer le 17 », rappelle-t-il.

Les faits. Lundi 18 février 2013, plusieurs millions d’euros allaient être déposés à la Banque de France de Rouen. Les malfaiteurs sont finalement repartis sans un centime, après avoir blessé deux convoyeurs de fonds, lors d’une’attaque d’une rare violence.
Le commando, composé de cinq membres, selon nos informations, n’avait visiblement pas imaginé que les convoyeurs feraient usage de leurs armes. Ils avaient pourtant minutieusement préparé l’attaque, lundi 18 février, à 14h25 précisément, chemin de Clères, à Bois-Guillaume. Le camion plateau – qui avait été « aménagé » afin de pouvoir perforer le fourgon – avait été dérobé quelques semaines auparavant. Les malfaiteurs avaient pris soin de mettre en place des fausses déviations, en amont, pour « coincer » le fourgon, puis avaient dispersé des clous sur la route, pour ralentir les policiers à leurs trousses…

Le témoignage d’une riveraine, sur 76actu

Sur 76actu, une voisine affirmait avoir vu des individus suspects, la veille de l’attaque, mais la police, prévenue, ne s’était pas déplacée.
Écoutez :

Dans son communiqué, mercredi 20 mars, le préfet met également en avant la nécessité de respecter les emplacements dédiés aux convoyeurs de fonds.

« Ces emplacements, permettant de réduire le trajet piétonnier des convoyeurs, doivent être respectés par tous. Un décret du 1er octobre 2012 augmente le montant des contraventions pour stationnement, passant ainsi de 35€ à 135 € », souligne-t-il.
« Une information des communes sur les travaux réalisés sur leur territoire doit également être systématiquement diffusée auprès des établissements bancaires et de transporteurs de fonds afin de réduire la vulnérabilité des trajets », insiste Pierre-Henry Maccioni.

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