École de la marine marchande : le ministre répond

Bien que le financement ne soit pas bouclé, la Codah a déposé un permis de construire pour le futur ENSM

Bien que le financement ne soit pas bouclé, la Codah a déposé un permis de construire pour le futur ENSM.


La nouvelle École de la marine marchande (ENSM) devrait voir le jour en 2015, au Havre. Des doutes planent néanmoins sur la faisabilité du projet, dont le coût est très élevé : 27,8 millions d’euros. Même si le député-maire du Havre assure « qu’elle se fera ».
Jean-Louis Jegaden, conseiller général de Seine-Maritime, conseiller municipal du Havre et président du groupe des élus communistes, a interpellé le ministre des Transports, de la Mer et de la Pêche, Frédéric Cuvillier, soulignant qu’il était « nécessaire pour l’agglomération havraise, son port et la marine marchande, de disposer d’un établissement supérieur à la hauteur de ses ambitions ». Il a en outre demandé au ministre « la confirmation de l’engagement de l’État dans ce dossier. »

« Contexte budgétaire contraint »

Dans un courrier en date du 22 février 2013, le ministre lui répond :

« La construction de l’ENSM en un établissement public est encore récente et la nécessité de conforter l’établissement, tant au plan de sa gouvernance que de sa situation financière, demeure la première des priorités. »

Le ministre souhaite que l’école développe des partenariats locaux et qu’une réflexion soit menée sur la mutualisation en termes de services ou d’activités entre les quatre sites constituant l’ENSM. « Dans la situation de l’école et le contexte budgétaire contraint qui est le nôtre, cette réflexion ne pourra pas ignorer la question des économies qu’une meilleure organisation des services et des activités pourrait apporter. »

« J’attends la confirmation de l’engagement de l’État »

« Votre courrier apporte plus d’inquiétudes et de questionnements que de réponses concrètes aux interrogations des acteurs maritimes de la place havraise », rétorque Jean-Louis Jegaden dans un nouveau courrier daté du 25 mars.

« Le cadre budgétaire contraint, que vous évoquez, se traduit par la volonté de faire des économies et de mettre en œuvre une nouvelle organisation des services et des sites. Il est clair que le montage financier n’est pas bouclé, et que le périmètre de l’école n’est pas arrêté. Comment interpréter votre souhait de conforter la gouvernance et la situation financière de l’école en développant des partenariats avec les collectivités locales sans penser que l’ENSM recherche de nouveaux financements y compris pour son fonctionnement ?» interroge le conseiller municipal.

Et de conclure en répétant : « J’attends de votre part la confirmation de l’engagement de l’État dans ce dossier, qui permettra d’assurer sa pleine réussite.»

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