Musique et danse à l’affiche de Yes or notes

Sur quatre scènes, ce vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 mai, le festival de musiques actuelles Yes or notes renforce, pour sa neuvième édition, ses liens avec la danse contemporaine et les cultures urbaines. Chaque édition du festival est l’occasion d’un renouvellement. Mais l’idée fondatrice est toujours là, bien installée dans le paysage stéphanais: permettre aux musiciens amateurs de se confronter au public, dans des conditions scéniques professionnelles.
D’abord stéphanaises, les scènes du festival se sont ouvertes aux musiciens de la région, issus pour la plupart des écoles ou conservatoires normands. Puis il y a eu, lors de l’édition précédente, l’accueil de la culture hip-hop. Les rappeurs de la scène ouverte Jeunes talents, qui se produisaient jusqu’alors la veille de la fête de la musique, ont rejoint le festival, le vendredi soir. "Yes or notes, c’est une occasion de se rencontrer, d’entendre les autres jouer, de découvrir leur répertoire, explique Luc Gosselin, l’organisateur du festival. C’est un moment où des projets se nouent entre les différents styles de musique."
De ces rencontres, sont nées des collaborations entre rockeurs et rappeurs, note Bénito Lopy, quant à lui organisateur de la partie Jeunes talents. "Le festival a donné envie aux jeunes du centre Jean-Prévost et aux musiciens du conservatoire de jouer ensemble dans le cadre de l’atelier Pôl’art", précise-t-il.
Bénito Lopy observe que cette association a également permis d’insuffler une nouvelle énergie à la scène stéphanaise. « Jeunes talents était jusque-là réservé aux professionnels. On a changé de dispositif. Maintenant, le festival est ouvert aux amateurs, ça permet aux jeunes des quartiers de se valoriser dans des conditions pro. » Il est d’ailleurs à noter que, sur les six groupes qui se produiront vendredi soir, les Stéphanais sont plutôt des rockeurs, cette année. Mais la tête d’affiche de la soirée d’ouverture sera Dokou, un rappeur originaire de… Rouen, quant à lui déjà engagé dans une carrière semi-professionnelle.
Une autre nouveauté de l’édition 2013 est l’activation des quatre scènes sur chacun des trois jours. "L’offre est plus importante et bien présente sur l’ensemble du festival, se réjouit Luc Gosselin. La danse est ainsi plus visible que l’an passé." Fabienne Grosjant se félicite de cette visibilité renforcée, bien entendu. La professeure de danse contemporaine du centre Georges-Déziré est en charge du programme danse. "Je veux montrer que la musique est très raccordée au corps", explique-t-elle. La professeure a notamment mis en place un atelier de travail qui étudiera la relation corps et musique, le vendredi soir, parallèlement à la scène ouverte.
La tête d’affiche "danse" sera quant à elle dédiée à la compagnie du Là de Fabienne Grosjant. L’artiste se livrera à une improvisation musique et danse en duo avec Éric Salvat, puis laissera la place à un autre duo, composé de Sylvie Blasco et de Jorge Lopez Palacio. "Ils travailleront sur la musique amérindienne, précise Fabienne Grosjant, quarante-cinq minutes avec voix, danse et musique."

• Festival Yes or notes, vendredi 10, samedi 11 et dimanche 12 mai. Renseignements au 02 35 02 76 89 (conservatoire), au 02 35 65 70 56 (Périph') ou au 02 35 02 76 90 (centre socioculturel Georges-Déziré).

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