David Douillet a donc jeté l'éponge avant même de concourir rejoignant la longue liste des figures de la droite annoncées dans la capitale régionale depuis vingt ans et censées relever le flambeau du roi Jean.
Dès l'annonce de cette nouvelle tentative de parachutage du très misogyne champion brayonnais, les réactions des habitants laissaient déjà peu d'espoir à une concrétisation de cette candidature et le secrétaire local de l'UMP, Jack Duval avait d'ailleurs réagi en bon normand: " Ce matin (18 avril), je croyais à une blague. Ce qui est sûr, c'est que cette idée ne sort pas des brumes rouennaises. Est-ce qu'elle est bonne ? Ça ne va sûrement pas faire plaisir à ceux qui travaillent depuis des semaines sur un projet avec l'ambition de le porter, mais si le national le décide…"
En effet et au delà d'une tête d'affiche qui pourrait tirer une liste d'opposition vers le haut, les tenors droitiers qui se sont penchés un temps vers la cité rouennaise, ont toujours reculé devant les édiles locaux et la difficulté croissante à s'y retrouver tant l'opposition locale est divisée (la liste des 11 élus conduite par pierre Albertini a réussi un temps à se scinder en 4 groupes avant de multiples recompositions). Incapables depuis plusieurs années d'avancer la moindre proposition concrète pour les rouennais, David Douillet laisse ainsi les locaux à leur marasme ambiant et les appétits des uns prendre ou pas le dessus sur celui des autres !
