Après la destruction du portique installé au rond-point des Mariniers, dans le but d’interdir l’accès au centre ville aux camions de plus de 7,5 tonnes, la Ville de Rouen a mené aujourd’hui une opération « coup de poing » afin de verbaliser les contrevenants.
Une opération sensée faire respecter l’arrêté préfectoral pris le 29 octobre 2012, après l’incendie du Pont Mathilde et qui interdit le passage de poids lourds qui ne peuvent justifier d’une livraison dans le centre, et qui jusqu’ici, on doit bien le reconnaître, subit des entorses régulières.
On ne pourra que s’en féliciter, et souhaiter qu’à l’instar de ce qui est fait pour verbaliser les automobilistes prenant quelques légèretés avec le stationnement sur l’espace public, la ville mette autant d’ardeur à faire respecter un arrêté rendu nécessaire pour fluidifier le trafic et faire respirer la ville.
Au delà de la communication à travers cette opération – en une demie heure, pas moins de six camions, qui voulaient rentrer dans la ville sans autorisation, ont été arrêtés et verbalisés, alors combien sur une journée ?- la ville se doit de se donner les moyens d’effectuer ces contrôles. Face à une amende forfaitaire peu dissuasive (90€) et des conducteurs « indélicats » n’hésitant pas à forcer les barrières de limitation de gabarit, la dissuasion se doit d’être quotidienne, la police municipale ne pouvant pas tout.
La présence de l’Etat, au travers de la gendarmerie et de la police nationale, face à une situation qui dure, est devenu plus que nécessaire. Nous demandons donc au Maire de Rouen de se rapprocher de Monsieur le Préfet afin d’oeuvrer à une collaboration accrue pour péréniser les contrôles.
image 76 Actu- Isabelle Villy