Cette munition historique avait été relevée dans ses filets par un chalutier, événement relativement courant en Manche (*).
"Remettre à l’eau un tel engin sans consulter les autorités maritimes représentent une prise de risque importante, non seulement pour le pêcheur mais aussi pour les suivants qui chaluteront peut-être à leur tour ce même engin", rappelle la préfecture maritime de Cherbourg.
Des vestiges toujours dangereux
"Les mines, bombes ou obus de la seconde guerre mondiale, dont le chargement pouvait être explosif ou incendiaire, disposaient de moyens de mise à feu mécaniques, de pièges anti-démontage, anti-relevage et d’autodestruction.
Ces dispositifs n’attendent qu’un mouvement suffisant pour percuter leur amorce et mettre à feu la charge militaire. Malgré la corrosion et l’immersion prolongée, une chute sur le pont, un choc, un mauvais élingage constituent encore un risque pour les découvreurs. 70 ans après avoir été largués ces engins restent dangereux."
(*) Dans un tel cas, il est important de contacter sans délai le CROSS ou sémaphore le plus proche. Alertés, les spécialistes du Groupe de plongeurs démineurs de la Manche (GPD) procèderont à une analyse à distance, laquelle doit s’effectuer idéalement à l’aide d’une photographie intégrant des éléments de comparaison (homme, bouteille…) pour évaluer les dimensions.