Karachi expliqué aux vieillards

Karachi vomit ses vérités

L’affaire que l’on pourrait résumer du nom de la plus grande ville du Pakistan ne tient qu’en quelques mots et pourtant, à ce jour aucun
procès n’a véritablement permis de sortir cette vérité de polichinelle : des rétros commissions ont servi à alimenter la campagne présidentielle d’Édouard Balladur soutenue à l’époque par
Nicolas Sarkozy.

 

Ces bakchichs étaient la contrepartie d’un contrat d’armement portant sur des sous-marins. L’arrêt du versement de pots-de-vin par la partie
française a entraîné la pose d’une bombe par les services secrets pakistanais et tués des ouvriers travaillant sur le site de production du  sou marin
agosta. Ces commissions dépassaient le million d’euros !

 

On comprend pourquoi la vie de quelques hommes pesait peu. Continuer à chercher des œufs de Pâques dans un jardin de polichinelle comme
l’affirme aujourd’hui le juge d’instruction Trévidic reviendrait à diluer ce Watergate français dans l’océan des non-lieux. Tous les gouvernements qui se sont succédé jusqu’à aujourd’hui ont
maintenu le secret défense sur les pièces les importantes du dossier.

 

Ce grand mensonge d’État que l’on peut résumer par « je te tiens, tu me tiens par la barbichette “en dit long sur les pratiques
politiques de notre pays. Je ne sais si pour la Justice Édouard Balladur et Nicolas Sarkozy sont coupables. Ils le sont pour la justice des hommes.

 

Coupables et responsables. Des mains sales… qui à défaut d’être exposées en place publique sur un gibet pourraient avoir la décence de ne pas
parler de fable lorsque les preuves et les témoignages les désignent sans compassion.

Igor Deperraz  

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