Il encourt une peine de réclusion criminelle à perpétuité de par la qualification des faits et de sa proximité avec la victime.
L’homme avait été interpellé par la brigade canine le jour même du crime, jeudi vers 18 heures, à Orival, à quelques kilomètres de là. Considéré comme un témoin important, il a été immédiatement placé en garde vue afin de pouvoir être entendu par les enquêteurs de la brigade criminelle de la Sûreté départementale.
« Indices graves et concordants »
Tout au long des interrogatoires successifs auxquels il a été soumis, le suspect s’est d’abord montré peu loquace. « Il dit des choses qui ne sont pas compatibles avec la scène de crime et les éléments recueillis par les enquêteurs. Mais il ne nie pas directement les faits », indiquait un magistrat du parquet de Rouen à Infonormandie vendredi soir alors que la garde à vue venait d’être prolongée de 24 heures.
Le compagnon de Nathalie Delaunay a-t-il fini par « craquer » ? Le parquet ne souhaite pas s’exprimer sur la question, compte tenu du fait qu’une information judiciaire a été ouverte. « Mais il y a des indices graves et concordants à l’encontre de l’intéressé », souligne une autre source judiciaire.
Les investigations policières ne sont pas terminées. La brigade criminelle va continuer de travailler sur l’environnement de la victime et de son meurtrier présumé.
L’autopsie du corps de la victime devrait être pratiquée en début de semaine prochaine à l’institut médico-légal (IML) de Rouen.