Recueillement dans la raffinerie silencieuse.
Maurice Cadot, Jean Lagarrigue, Roger Bonnet… Ces noms qui, dans l’agglomération indiquent souvent des rues ou des lieux, font partie des 38 inscriptions figurant sur la plaque commémorative installée dans l’enceinte de la raffinerie Pétroplus et rappelant que ces hommes et femmes sont tombés durant la seconde guerre mondiale lors de bombardements ou exécutés pour des faits de résistance. En ce jour de mémoire de l’armistice de 1918, une délégation d’ex salariés s’est rendue sur place pour y déposer des gerbes et honorer leur mémoire. A leur tête, les syndicalistes Yvon Scornet et Jean-Luc Brouté, déclarant « que ces gens se sont battus pour l’Indépendance du pays tandis que nous bataillons pour un certain sens de la vie, une manière de voir le monde! ». Parmi la douzaine de présents, un élu de la république, Gérard Letailleur, conseiller municipal d’opposition avait « fait le choix de ce déplacement alors que dans le même temps se tenait une commémoration au monument du cimetière municipal ». « Je reste cohérent dans ma démarche de soutien aux salariés Pétroplus et je veux ainsi marquer ma solidarité avec leur combat de même que je tiens à honorer la mémoire de ces Petit-Couronnais morts pour des idées qui, dans une certaine mesure, rejoignent celles défendues aujourd’hui ».