Ensemble contre le Sida.

mod-5429637-320x450.pngLe 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, est un événement annuel fort pour les acteurs de la lutte contre le sida. C’est l’occasion de rappeler la triste actualité de l’épidémie qui, malgré les progrès accomplis par la recherche, les nouvelles thérapies et le travail au quotidien des associations au plus près des personnes atteintes, continue sa progression incontrôlée. Pour autant, la lutte contre le VIH n’est pas uniquement une préoccupation médicale, c’est aussi un sujet politique.

 

Un sujet pour lequel les élus locaux que nous sommes peuvent faire beaucoup, tant par des valeurs d’humanisme et de solidarité que par un réel volontarisme politique. Car nous ne le savons que trop bien : lorsque le politique baisse la garde, c’est la maladie qui progresse ! L’élu local a toute légitimité pour intervenir en matière de lutte contre le sida. C’est pourquoi cette lutte a toute place dans la campagne pour les élections municipales dans le cadre d’une politique de santé publique que nous nous devons de porter et décliner localement en nous appuyant sur l’expérience des associations et des soignants et des demandes des personnes séropositives.

Lutter contre le sida, c’est d’abord sortir du tabou de la maladie. Certes, on meurt moins du Sida, en tout cas moins brutalement. Mais à la banalisation, nous devons collectivement porter une communication efficace en matière de prévention et cela de façon ambitieuse.

 

-En renforçant l’efficacité des campagnes de prévention via l’établissement d’un partenariat annuel avec les associations et le COREVIH.

 

-en mettant à disposition des lieux pour le dépistage TROD associé à des campagnes de sensibilisation et d’information.

 

-En mettant aussi sous les projecteurs les risques liés à l’hépatite C, épidémie (trop) mal connue par le grand public, en parlant aussi de cette maladie, ou en parlant différemment, via des animations ou des campagnes de communication comme c’est actuellement le cas dans d’autres villes par le biais de la culture, dans le cadre d’un festival de films où la réflexion sur le VIH est lancé.

Au-delà de la communication, le politique doit aussi prendre toute sa place auprès des acteurs de cette lutte tout autant qu’auprès des personnes touchées. Nous devons soutenir avec force les associations et continuer à le faire dans un contexte économique difficile, en faisant que les acteurs de terrain se concentrent sur leurs actions et non sur des soucis structurels, par exemple dans le cadre du Contrat Local de Santé et de l’Atelier Santé Ville où nous pourrions fédérer les associations de lutte contre le sida, mais aussi celles engagées dans la réduction des risques chez les usagers de drogues par une mutualisation des moyens.

Ce soutien aux associations apparaît prioritaire tant les besoins sont importants, notamment sur le plan social. Car c’est bien de cela dont il s’agit : le sida est aussi une maladie sociale. Une maladie qui stigmatise et précarise. Selon la dernière enquête Vespa 2, 31,5 % des personnes séropositives ne parviennent pas à faire face à leurs besoins sans s’endetter. Une personne sur cinq rencontre même des difficultés à se nourrir au quotidien par manque d’argent ! D’où cette question évidemment centrale du logement. Bien évidemment nous ne savons que trop bien que cette question est compliquée tant les difficultés sont grandes pour bon nombre de nos concitoyens. Pour autant, nous nous devons d’y réfléchir et proposer des pistes en liaison là aussi avec les associations.

Aujourd’hui, plus de 30 ans après le début de l’épidémie, et malgré les incessants progrès de la recherche, le sida reste une maladie obstinément mortelle. Nous devons donc porter une action forte et déterminée dans ce combat pour la vie, au travers d’une politique de lutte contre le sida efficace et pragmatique, innovante et mais surtout respectueuse des personnes.

 

A Rouen, pour les jours qui viennent différentes actions :

 

Aides tiendra plusieurs permanences pendant lesquelles l’association  proposera des Trod (test rapide à orientation de diagnostic).

– Mardi 3 décembre : Trod de 14h à 17h à France Terre d’Asile. Tout au long de l’année, des permanences avec offre de Trod ont lieu au siège de l’antenne rouennaise de l’association, 23 rue du Fardeau, tous les jeudis de 18h30 à 20h.

 

– La Consultation de dépistage anonyme et gratuit (Cdag) du CHU de Rouen propose une journée portes-ouvertes, sans rendez-vous lundi 2 décembre 2013, de 9h à 17h, cours Leschevin au CHU Charles-Nicolle.

 

– L’assocation Médecins du Monde tiendra deux permanences : mercredi 4 décembre, de 19h à 23h en itinérant sur Rouen (place Saint-Marc, Hôtel-de-Ville, Place Saint-Sever, gare). Pendant ces permanences, Médecins du Monde apportera au public une information sur le Sida et les hépatites, les modes de contamination, les protections possibles, les possibilités de dépistage. L’équipe présente réalisera également auprès de ceux qui le souhaitent un dépistage rapide du virus du Sida par prélèvement d’une goutte de sang (résultat immédiat et très fiable).

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