Si j’étais un homme
DGSE, DRM, DPSD… bienvenue dans le monde très fermé du renseignement. Alors que
le Ministère de la Défenses s’ apprête à perdre 34675 postes les prochaines années, ce secteur ministériel échappe aux restrictions budgétaires.
Il va même recruter plusieurs centaines d’agents pour continuer à percer les grands mystères de la
subversion.
La loi
de programmation militaire 2014- 2016 donne aux agents des pouvoirs exorbitants du droit commun et dans son article 13 autorise l’intrusion sans
contrôle judiciaire dans les données informatiques et électroniques. Big Brother l’avait rêvé, les services de renseignement l’ont obtenu. Récolté du renseignement à l’air du web .2 pourrait
paraître logique et porteur de sens, mais il faut quand même admettre que les mouvements terroristes ou les mouvements représentants une menace pour le territoire ont largement déserté ce terrain miné par les ’écoutes.
On peut faire de l’interception préventive et obtenir des résultats sur des apprentis trublions, mais pas sur des
professionnels. À quoi bon laisser des services de renseignement s’immiscer dans la vie privée des citoyens ordinaires si ce n’est pour y exercer une intrusion abusive ou potentiellement
liberticide…Sous le prétexte de protéger la société du péril extérieur ,la démocratie se déshabille au profit d’une mise sous surveillance sans le
moindre contrôle judiciaire .
Il est regrettable que la stratégie du fil en
aiguille nous conduise tous vers la culpabilité .sommes-nous tous des terroristes qui s’ignorent…et devrons-nous vivre nus sous le regard goguenard de quelques fonctionnaires de la DGSE sans
manifester sinon de la gène, mais aussi de la pudeur…
Igor déperraz