Lutte contre le racisme : Rouen est-elle suffisamment impliquée ?

CarteNew2-982x1024.pngCombien d’adjoints issus de la diversité? La mairie finance-t-elle des associations antiracistes? Prend-elle en compte le bilan des entreprises en la matière quand elle attribue des marchés publics?

Le think tank « République et diversité » et le Conseil représentatif des associations noires (Cran), tous deux présidés par Louis-Georges Tin, ont adressé aux 50 plus grandes villes de France un questionnaire pour évaluer leurs actions concrètes en matière de lutte contre le racisme.

En recoupant leurs réponses avec des visites de terrain, des recherches et des échanges avec les associations, un jury – composé de membres des deux organisations mais aussi du sociologue Eric Fassin et de l’historien François Durpaire – a attribué une note à chaque ville, sur une échelle de un à zéro puis un A, B, C…G, sur le modèle des agences de notation.

Résultat: les notes vont de 10 ou G (Marseille) à 79 ou A (Villeurbanne) avec une moyenne de 42,26/100.

 

Rouen, sur les réponses de l’équipe municipale actuelle, est 26ème ex-aequo, avec une notation E (79), quand le Havre nous dépasse très largement avec une notation B (60), en 10ème position.

 

Alors que certains seraient peut-être tentés de dire que parce que plus à droite, nous serions moins à même d’endiguer les nouvelles formes de racisme, l’exemple havrais montre s’il en faut, que cette lutte quotidienne, garante de l’égalité des droits, mais aussi des devoirs opposables à chaque citoyen, quelle que soit sa couleur de peau, ses origines, ses croyances ou ses orientations sexuelles…., est l’affaire de tous, et non pas le pré carré d’une gauche, qui trente ans après la Marche contre le racisme, veut y trouver là son dernier repère consensuel.

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